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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 16:51

Nous ne reviendrons pas sur le film (mauvais film reconnaissons-le) insultant l’Islam et qui fait partie du domaine artistique et de la liberté d’expression. Par contre il est absolument important pour nos démocraties de soutenir Charlie Hebdo ! Oui Charlie Hebdo a jugé bon de récidiver avec les caricatures supposant toucher les Musulmans. Certes certains diront que Charlie Hebdo avait besoin de vendre des journaux, oui et alors ? Est-ce aux Musulmans d’interdire de faire du business ? La liberté d’expression c’est la liberté de dire ce que l’on veut, et quand on le veut ! Et puis supposer qu’ils ont fait cela parce que « cela fait vendre », cela est du domaine du procès d’intention. 

intouchable3.jpg

 

Deux poids deux mesures ?

Pour dénoncer un supposé deux poids deux mesures, voici l’immonde Shoah Hebdo et « Intouchables 3 », soit toujours la même rhétorique : les Juifs dominent le monde et seraient intouchables ! Quand bien même cela était vrai (encore faudrait-il le démontrer), au nom de quoi les Musulmans voudraient eux-aussi être intouchables ? Les Musulmans (et d’autres) ne comprennent pas pourquoi on peut parodier leur prophète et pourquoi on ne peut parodier la Shoah. De grâce n’entrons pas dans le piège de justifier l’injustifiable ! La Shoah est très certainement (et loin devant, le reste n’étant que des « détails de l’histoire ») le crime le plus abject de l’histoire de l’humanité. Tous les historiens sérieux le disent. Et cela est reconnu par tous les citoyens responsables.

Nous n’oserons pas faire le rapprochement avec le « péché originel chrétien »… quoique ! Nous sommes tous responsables de ce qui s’est passé sous le Troisième Reich, c’est évident. La preuve en est que certains pour se déculpabiliser vont jusqu’à se justifier (et ils ont raison de le faire) en disant : « Oui mais moi mes parents (ou mes grands-parents) ont caché des juifs pendant la guerre ». Ce n’est pas un hasard d’être rongé par le remord ! Neuro-physiologiquement  nous sommes trahis par nos processus psychiques ne pouvant supporter ce que NOUS avons fait. Le poids de notre collaboration, le poids de notre insouciance, le poids même de notre humour déplacé, tout cela fait que des associations telles que le CRIF, la LICRA, etc. ont toutes les raisons du monde de pousser à légiférer sur ce qui est permis de discuter et ce qui n’est pas permis !

 

Revenons-en à nos Musulmans intégristes-hystériques-fondementalistes-obscurantistes-contre-la-liberté-d’expression-et-antisémites

Certains d’entre eux osent poser la question pourquoi il y a une forme de sacralisation de la Shoah et pas pour leur religion. La réponse est simple, au nom de la Laïcité (qui est tolérante et anti-fondamentaliste par essence, il n’y a qu’à voir nos lumières qui s’en revendiquent parmi nos contemporains), on se doit de se moquer des religions justement pour les désacraliser. Par contre désacraliser la Shoah est absolument impensable, il faudrait être le diable en personne pour oser contester le caractère sacré de la Shoah ! Non, il n’y a pas de guillemets dans l’utilisation du mot sacré, au contraire nous devrions dire Sacré avec une majuscule ! Qu’est-ce qui rassemble l’humanité contre l’infamie si ce n’est la Shoah ? Connaissez-vous un autre pèlerinage plus important que la visite des camps d’Auschwitz qui émeut des milliers de visiteurs chaque année ? Celui qui n’a pas visité les camps au moins une fois dans sa vie ne pourra jamais se soigner de ses névroses, le poids de la culpabilité, ne pourra jamais atteindre le salut (dans un langage plus métaphysique). 

Que les Musulmans (ou même les Chrétiens, ou d’autres hérétiques) en arrivent à vouloir concurrencer la – comme ils le disent – « religion de la Shoah », ils ont dans un sens raison de le faire… à condition qu’ils ne s’en raillent pas ! Montrant par là toute leur inhumanité. Ce qui permet de classer celui qui fait partie de l’humanité et celui qui s’en détourne. 

 

Si se moquer de la religion fait partie de la liberté d’expression, se railler de la Shoah fait partie des pathologies universelles. Et au nom de la Laïcité il faut combattre cela.

 

Il faut que les Musulmans (et les autres aussi) comprennent que le caractère « intouchable » de la communauté la plus persécutée au monde doit être reconnue, car c’est à travers cela qu’ils pourront se soigner et faire à nouveau partie de l’humanité dont ils prennent des distances jour après jour en refoulant leur culpabilité. D’ailleurs l’éminent Jacques Attali avec un recul et une absence totale de parti pris, avec une humilité profonde disait à juste titre : « L’antisémitisme c’est l’ingratitude ».*

Il a sûrement raison : tant que l’humanité ne reconnaîtra pas le caractère supérieur des Juifs (la raison pour laquelle ils ont toujours été persécutés, l’Éternelle Ingratitude) elle ne pourra que s’enliser dans l’antisémitisme et la haine. 

Nous espérons que ce petit papier sera utilisé par le plus de monde possible comme argument décisif par rapport à ceux qui pensent que la liberté d’expression doit être équitable pour tous. Bien évidemment qu’elle doit être équitable pour tous, mais remettre en question l’existence des chambres à gaz et la façon dont cela s’est passé (ou s’en railler, ce qui est pire encore !) c’est refouler sa culpabilité, ce qui signifie que les vraies victimes de l’antisémitisme ne sont pas les Juifs (au contraire, ces derniers veulent le bien de l’humanité) mais bien ceux qui sont tombés dans cette pathologie. C’est laisser ces gens sombrer dans la haine qui n’est pas équitable ! Des âmes damnées en quelque sorte que le bon sens, c’est-à-dire le combat contre l’antisémitisme latent dans chacun d’entre nous, vise à sauver. 

 

 

* Bonus : l'altruisme désintéressé

 

 

  
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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 03:59

Génération M fut particulièrement attentif au développement philosophique et psychanalytique de l’Islam par Madame Caroline Fourest (1), une militante féministe et laïque dont l’opinion semble indispensable au monde tant ses analyses sont d’une finesse inégalée. Si on considère le génie humain comme étant de voir et comprendre les problématiques avant que le commun des mortels ne puisse avoir même le temps de comprendre la question, nul doute que Caroline Fourest fait partie de cette élite dont sa présence en son sein est une bénédiction pour toute l’humanité.

 

caroline_fourest_psychanaliste2.png

« Et pour preuve, la seule religion pacifique qui sied est celle qui s'est dépouillée de son aspect "fondamental" pour ne devenir que culturel à l'image de ces juifs parfaitement laïques et qui [n']ont gardé que la part culturelle de leur religion ; c'est donc bien la preuve que même si un texte est très violent (sic!), on peut en faire quelque chose de très compatible avec la vie en société - à condition d'imposer les exégètes... comme ont fait les rabbins avec le Talmud, c'est-à-dire le commentaire... »

- Caroline Fourest -

 

Son sens de l’humour et de la dérision qui l’animent embellit un personnage haut en couleur.

Au-delà des éloges d’introduction bien légitimes, entrons dans la thèse qu’elle développe : L’Islam serait-il fondamentalement intégriste ?

Autant la question peut choquer certains croyants – sans doute ont-ils atteint un tel niveau d’aliénation qui ne leur permet pas d’avoir le flegme et le pragmatisme dont peut s’enorgueillir Madame Fourest – autant le développement de la chroniqueuse au prestigieux journal le Monde développe une analyse pertinente. A savoir : à quel niveau la crainte du châtiment divin peut effriter la psyché humaine ?

 

Caroline Fourest parle d’un « Dieu Vengeur qui traumatise ses fidèles » et qui laisserait des traces dans l’inconscient collectif… Certes elle reconnait que ce « Dieu Vengeur très violent » était présent dans l’ancien testament mais que les juifs ont réussi à en faire quelque chose de « parfaitement compatible avec la vie en société » (nous nous permettons de noter que « compatible avec la vie en société » résulte d’un certain « modèle du monde » que l’on peut avoir, sur base de notions archaïques telles que peuvent être « le bien et le mal », soit des notions parfaitement subjectives validées par des critères tout à fait personnels) (2), grâce notamment aux rabbins et aux commentaires (Talmud). Elle rejoint alors un autre maître à penser contemporain, j’ai nommé l’inatteignable  Bernard-Henri Levy, qui invite également – à sa manière – les Musulmans de s’émanciper de leur intégrisme inné en s’inspirant du Talmud. (3)

Nous ne rentrerons pas trop dans les détails à propos de ce que le monde doit au judaïsme (et d’une certaine façon de l’ingratitude à l’égard du peuple juif, comme le dit si bien Jacques Attali) (4), par contre c’est intéressant du point de vue d’une militante féministe, laïque, et lesbienne de surcroît d’évoquer ce que peut ressentir un Musulman malgré lui.

N’importe quel Musulman aurait pu être une personne respectable, malheureusement le poids de l’inconscient collectif emprisonne à jamais l’individu dans l’intégrisme. Quand on est convaincu qu’à chaque instant Dieu nous regarde, on peut être animé d’une certaine crainte, entre ce qui est permis, illicite, recommandé, etc. Imaginez par exemple que les Musulmans prient cinq fois par jour, et qu’ils sont convaincus que s’ils ne le faisaient pas, ils risquent de courroucer leur Dieu. Cela peut développer des pathologies évidentes (du point de vue d’un individu « libre » non soumis à ces rites dont il ne perçoit pas le sens... et dont il peut se préserver de vouloir en saisir le sens). Certes, il serait honnête de noter que les Musulmans évoquent un style de vie, rempli de spiritualité, de méditation, et que la prière les aide à se rapprocher de leur Seigneur ceci afin d’atteindre des états de quiétude, en particulier quand on sait que la vie mondaine peut être particulièrement stressante et éprouvante. D’ailleurs le Coran reconnait qu’il faut un certain détachement pour tolérer ces prières rituelles : « Certes, la prière est une lourde obligation, sauf pour les humbles. » (Sourate 2 v45)

Mais revenons-en à Caroline Fourest et les laïques engagés qu’elle représente (avec une note particulière pour les laïcs juifs, ceux qui ont pu s’émanciper de « Textes violents » comme elle le dit elle-même), les Musulmans voient en leur religion une façon de se rapprocher de leur Seigneur, pour vivre au mieux – avec des valeurs transcendantes – dans ce bas-monde en espérant recevoir leur salut et la Vie Éternelle. Si l’on comprend bien Caroline Fourest,elle y verrait de l’intégrisme filtré à travers l’ADN de l’inconscient collectif. Ainsi un Musulman qu’on pourrait qualifier de « Musulman éclairé », tel que Tariq Ramadan par exemple, serait au final beaucoup plus dangereux qu’un intégriste primaire dans le sens où « l’éclairé » aura refoulé (ou mis en boîte) son intégrisme, ce qui serait pire encore ! Car à cause d’eux certains pourraient penser que l’Islam serait compatible avec une société moderne. Même si certains (si on est honnête, l’immense majorité des Musulmans) arrivent à faire croire que l’Islam ne pose pas de problèmes au quotidien, Caroline Fourest nous incite à la méfiance car l’inconscient collectif est par définition inconscient, et on connait l’adage : méfiez-vous de l’eau qui dort…

D’aucuns pourraient penser que Caroline Fourest est sur une ligne d’extrême-droite, anti-Islam, mais ce n’est que pour mieux caricaturer un génie des temps modernes, elle qui est – et elle a bien raison – convaincue d’avoir raison. Ce sont des sagesses d’un temps moyenâgeux qui incitent à douter de tout ce que l’on sait et de tout ce que l’on dit. Socrate disait par exemple : « Tout ce qu'on m'a enseigné, toutes les sciences humaines que j'ai étudiées et approfondies, toutes les recherches enfin que j'ai faites sur le principe et l'essence des choses, ne m'ont servi qu'à savoir que je ne sais rien ».

 

Aujourd’hui nous avons des outils modernes qui permettent de mesurer la justesse des opinions, et Madame Fourest fait partie de ceux qui maîtrisent ces outils. N’en déplaise aux mal-pensants convaincus qu’elle développe une idéologie parfaitement compatible avec l’idéologie dominante, en particulier la pensée néoconservatrice américaine que les élites européennes ont embrassée. (5) Une pensée qui fort logiquement, de par le bien inné par lequel elle est animée est en guerre avec une partie de ce monde (6), la partie où l’intégrisme inné est présent. C’est la guerre juste, la guerre sans l’aimer, c’est la guerre contre les lois de la jungle et pour la démocratie et les droits de l’homme. Des principes que seuls les intégristes sanguinaires s’obstinent à combattre.

 

Caroline Fourest incarne bien évidemment la voix (et la voie) de la raison, de la justice, et surtout de la justesse.

 

 

Le lesbianisme, fondamentalement névrotique ?

 

Certes Caroline Fourest est en guerre avec les Musulmans intégristes (pléonasme ?) qui pensent que la critique de l’Islam c’est de l’islamophobie, soit le faux argument pour éluder toute discussion à propos de l’Islam ! Discutons donc posément du lesbianisme, critiquons-le même, et laissons les intégristes prendre ça pour de l’homophobie. Nul doute que Caroline Fourest qui invite les Musulmans à faire leur introspection personnelle acceptera de se livrer au même exercice à propos d’elle-même.

 

Le terme lesbianisme serait apparu au XXe siècle, pour différencier l’homosexualité féminine de l’homosexualité masculine (déjà une victoire pour le féminisme !). Le lesbianisme est donc l’attirance sexuelle d’une femme pour une autre femme.

Pourquoi, et surtout comment, l’attirance sexuelle d’une femme pour une femme développerait des névroses ? L’argument décisif se retrouve dans l’inconscient collectif (eh oui !), car en effet si l’on en croit les lois universelles, nous sommes tous là sur cette Terre grâce à l’union d’un homme avec une femme, et ce depuis des millénaires. Une lesbienne, aussi épanouie soit-elle (en apparence, car c’est comme les Musulmans qui disent être libres alors qu’ils sont au fond terrorisé par un « Dieu Vengeur ») ne fait que refouler la partie d’humanité qu’il y a en elle, car il est évident que refuser de la semence mâle ne peut que stopper le processus d’évolution à travers la procréation. Chaque être humain sur cette Terre a le potentiel de laisser une partie de lui-même après sa mort. Une lesbienne sait que son œuvre sur cette Terre se terminera par un énième « broutage de gazon » (terme non scientifique évoquant le rapport sexuel femme-femme). Cette acide réalité se retrouve dans l’inconscient collectif auquel est soumise chaque lesbienne et qui fait que – comme le Musulman, de par son intégrisme inné, ne peut accéder à des hauts niveaux de réalisation personnelle – chaque lesbienne vivra avec le complexe, non pas d’un Dieu Vengeur, mais avec celui qui contient une petite voix qui dit « Il ne restera rien de toi, ni de tes cendres, et pourtant le monde dévoilera ses merveilles encore après toi, et sans qu’il ne reste rien de toi ».

Nous comprenons qu’une telle analyse peut paraître brutale pour la personne qui pourrait être concernée par ce que nous décrivons, mais nous rassurons tout le monde : cette analyse n’a rien de scientifique !

 

Il s’agit simplement de la transposition d’une certaine méthodologie, à savoir celle de Caroline Fourest. Transposition qui a pour but de vérifier sa pertinence.

Autrement dit, les pauvres malheureux qui n’ont rien compris au bon sens de Caroline Fourest peuvent jeter à la poubelle toute l’analyse qui vient d’être faite au sujet de la prétendue névrose lesbienne.

Les autres peuvent valider les deux analyses (l’Islam fondamentalement intégriste et le lesbianisme fondamentalement névrotique) et rejoindre la pensée que d’aucuns nomment : la pensée réactionnaire, anti-Islam, anti-gays,... bref la pensée fasciste.



(1) L’Islam est-il fondamentalement intégriste, par Caroline Fourest

 

 


 

Note : que les spécialistes en théologie islamique pardonnent la grossièreté de l’analyse de Caroline Fourest, elle est bien plus spécialiste en psychanalyse nous en convenons certes.

 

 

(2) Gay pride à Tel Aviv, est-ce bien ? est-ce mal ?

 

 


 

 

 (3) Et si le Talmud était le salut des Musulmans ?

 

 


 

 

 

(4) La dette envers le peuple juif selon Attali

 

 

 

(5) Georges Bush père, fer de lance des politiques menées actuellement par les Etats-Unis et leurs alliés

 

 

 

 

(6) Les Etats-Unis et le monde

 

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Cette carte est un bon indice pour comprendre à partir de quel point de vue Caroline Fourest se place.

« Ou vous êtes avec nous, ou vous êtes avec les terroristes. » (Georges Bush, fils)


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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 01:22

Avant de mettre en forme le texte de Mohsin Mouedden, une petite introduction s’impose pour comprendre ce qui s’est passé le 7 février 2012 à l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Caroline Fourest fut de passage à Bruxelles, et grâce à certaines personnes, elle a rentabilisé son week-end comme elle n’aurait pas pu rêver de le faire.

 

ULB-Fourest6.jpg ULB-Fourest


Des personnes bien intentionnées (notons que n’importe qui est à priori « bien intentionné ») ont décidé d’empêcher Caroline Fourest de s’exprimer. Certes Caroline Fourest a depuis quelques temps pris un rôle essentiel dans sa croisade contre l’Islam ; en dépit du mythique éparpillement « façon puzzle » par celui qui lui a permis d’être ce qu’elle est (à savoir un personnage public, spécialiste de l’extrémisme religieux, titre auto-revendiqué bien entendu), Caroline Fourest est sur tous les fronts. Chroniqueuse au Monde, elle est reçue dans tous les médias pour vendre sa soupe. On peut pousser la (mauvaise) plaisanterie jusqu’au bout depuis qu’elle est récemment devenue spécialiste de la Tunisie, plus précisément depuis la chute du dictateur Ben Ali – avant cela ne faisait pas partie de ses sujets (étrange n’est-ce pas…). Le parcours de Caroline Fourest montre bien pour qui elle travaille et pour quelle idéologie. Le personnage ne m’intéresse pas suffisamment que pour m’étendre à son sujet.

 

Le contexte : Caroline Fourest est invitée à l’Université Libre de Bruxelles pour débattre sur l’extrême-droite, sans contradicteurs (comme souvent), et puis sans avoir la moindre honte par rapport au fait que personne ne peut mieux nourrir l’extrême-droite – en particulier l’Islamophobie – que Caroline Fourest elle-même ! On peut comprendre que cela puisse exciter certaines susceptibilités, en particulier ceux qui se disent « les sans-voix »...

 

En résumé : des militants ont empêché la tenue du « débat ».

Ne voulant pas entrer dans la « polémique », pour éviter entre autres de faire davantage de publicité à Madame Fourest, qui – encore une fois – ne pouvait pas espérer mieux, je me suis contenté d’un laconique commentaire sur Facebook, qui était davantage une question.

 

ULB-Fourest-fb-comment.jpg

 

Ensuite, un des protagonistes, en l’occurrence un chercheur de l’Université Libre de Bruxelles, a réussi à être l’objet d’une procédure disciplinaire à son encontre. Ce qui bien entendu lui a valu un élan de soutien sur Facebook (entre autres). Caroline Fourest, quant à elle, pouvait crier à la censure (ce qui est quand même formidable) et lâcher des phrases choc du style : « nous ne cèderons pas ! »

Bref, des excités qui ont eu la chance de se rencontrer…

 

Avant de tomber sur l’excellent papier de Mohsin Mouedden, un Bruxellois actif dans le milieu associatif, j’ai publié le commentaire suivant :

 

ULB-Fourest-fb-comment2.jpg

 

Mohsin Mouedden n’a pas hésité à mettre les pieds dans le plat, et comme il allait vraiment dans le sens de ce que je pensais, je ne pouvais que relayer ce qu’il a écrit. Sortir de l’émotion pour agir efficacement, voilà en synthèse la pensée qui m’anime.

 

Pour être honnête, certains passages m’ont mis un peu mal à l’aise, car je sais que certains militants (ceux d’Égalité pour ne pas les citer) ont un très bon fond, ils ne sont de surcroît pas particulièrement polémistes (ce qui ne les empêche pas de militer pour les causes qui leur semblent justes), et encore moins violents. Les concernant Mohsin Mouedden n’a pas spécialement été très tendre… Chacun pourra juger si ses griefs à leur égard sont fondés ou pas.

Cela dit, la vie du militant n’est pas supposé espérer « de la tendresse », le petit papier de Mohsin Mouedden pourrait les aider à se remettre en question (éventuellement, car ils peuvent aussi ne pas en tenir compte et continuer à agir comme ils le font – et malheureusement leurs actions ne sont pas toujours productives, eu égards à cette récente affaire).

 

Certes, le courageux Mohsin Mouedden risque d’être perçu par certains comme « un traître faisant le jeu des racistes et des islamophobes » (j’essaie d’imaginer quel degré peut atteindre les susceptibilités lorsqu’elles ne sont pas canalisées par un minimum de raison), mais la vraie question ici est : qui réellement fait le jeu des racistes (des vrais racistes) et des islamophobes ?

 

Un des protagonistes n’en est malheureusement pas à son coup d’essai – (très) borderline antisémite, grossier et nerveux, la mémoire d’Internet ne plaide pas en sa faveur… pour la plus grande joie des militants sionistes ! – et je ne parle pas là d’Égalité qui sont humainement, du moins pour les militants que je connais, des personnes généreuses et très respectables.

Que chacun observe son niveau d’implication et surtout des répercussions de ses actions. Comme j’ai horreur de recevoir des leçons, je m’abstiens d’en donner. Néanmoins, – le feedback est probablement toujours intéressant à prendre – je me permets de constater que Caroline Fourest s’en sort magnifiquement bien, et cela c’est sûrement grâce à certains. Qu’ils l’acceptent ou pas, ce n’est pas mon problème. Il s’agit d’un simple constat qui veut dire pour faire court : tout ce qui brille n’est pas or, et les ennemis de mes ennemis ne sont pas toujours de bons compagnons dans un contexte de lutte commune. Surtout quand « la foule » peut être récupérée par un leader dont on peut s’interroger sur sa « stabilité émotionnelle ». C’est le danger de tous les mouvements par ailleurs.

 

 

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Mes pensées vont en particulier chez des jeunes (et des moins jeunes) musulmans tentés de suivre l’impulsion de certains « leaders ». Il arrive que des personnes issues de la communauté « arabo-musulmane » (terme abstrait qui sociologiquement ne veut rien dire), sans être très religieux – ce qui n’est pas un problème en soi – tentent d’exploiter leur origine arabe (présumé de « culture musulmane ») – pour toucher une clientèle « arabo-musulmane » et de faire passer leur message (qui n’est au final que de l’ethno-gauchisme) au nom de l’Islam. Caroline Fourest exploitera les raccourcis qu’on lui offre…

 

« Accepte ce qu'on t'offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants. »

- Sourate 7 v199 -

 

« Sois modeste dans ta démarche, et baisse ta voix, car la plus détestée des voix, c'est bien la voix des ânes. »

- Sourate 31 v19 -

 

 

 

« C'est le propre de la censure violente d'accréditer les opinions qu'elle attaque. »

- Voltaire -

 

 

De l’irresponsabilité d’un groupe de farfelus à la manipulation de Caroline Fourest

Ou comment faire le jeu de la laïcité radicale !

Par Mohsin Mouedden

 

C’est avec consternation que j’ai pris connaissance comme beaucoup de deux vidéos tournant sur facebook et youtube nous dévoilant une action d’un groupe radical, marginal qui avait pour but de censurer le débat de Caroline Fourest, hier soir à l’ULB pour ses combats islamophobes.

 

Mettons les choses au clair. Le groupe radical instrumentalisé semble-t-il par le chercheur Souhail Chichah qui n’est pas à sa première provocation et quelques membres du parti radical Egalité n’est aucunement une action défendant les intérêts de la communauté musulmane. Pire, cette action n’a qu’un objectif : « brasser du vent en vue des élections communales qui auront lieu en octobre 2012 ».

 

A l’appel du chercheur de l’ULB qui invitait ses émules sur Facebook à venir éructer les « burquas blabla », une dizaine de jeunes séduits et instrumentalisés ont dès lors pris le chemin de l’ULB pour en « découdre » avec le symbole de la laïcité radicale en France.

 

L’action menée est une aubaine pour celle qui pourra ainsi se faire passer pour une victime en rappelant qu’elle combat tous les intégrismes et l’extrême droite. A lire les tribunes offertes à cette dernière et notamment dans le Soir ou elle en profite pour faire un lien odieux entre l’intellectuel Tariq Ramadan, son ennemi de toujours et le groupe d’excités, qui ainsi devient « le bras armé » de l’intellectuel suisse.

 

Car ne nous y trompons pas. Caroline Fourest est dangereuse, utilisant l’amalgame, le mensonge et la manipulation. Et en tant que telle, on combat ses idées en argumentant, en débusquant son double discours et non en la privant de parole d’autant plus qu’elle pourra aisément passer pour une victime.

 

Ceux qui lui ont offert cette tribune inespérée sont par conséquent les idiots utiles de l’intégrisme laïc. Madame Fourest reste un danger pour la laïcité, non par son discours qui pourrait sembler consensuel, mais parce qu’elle a été pendant des années, celle qui a allumé les flammes de la haine en France pour stigmatiser les musulmans et l’Islam qu’elle amalgame à l’islamisme. Débordée depuis trois ans par sa frange radicale (Riposte Laïque et l’extrême droite, etc…), elle a nuancé son discours depuis qu’elle travaille au journal Le Monde et qu’elle est devenue une égérie du combat de la « laïcité contre l’obscurantisme ». Son discours ne trompe personne, récemment elle a fustigé le nouveau président tunisien, le très démocrate et universaliste Moncef Marzouki, lui reprochant d’avoir fait alliance avec le parti islamiste Ennahda et d’avoir ainsi trahit ses valeurs.

 

Madame Fourest et le groupe radical venu à l’ULB sont les deux faces d’une même pièce. Ils ont besoin l’un de l’autre pour exister.

 

Cette consternante sortie d’un groupe plus farfelus que dangereux et les instrumentalisations de Madame Fourest sont là pour nous démontrer que la radicalité excessive où l’on mêle le conflit israélo-palestinien, la laïcité et le sionisme ne sert que les intérêts d’une élite laïciste et de quelques groupes marginaux.

 

Au contraire, combattre les idées de Madame Fourest sur son terrain, en privilégiant le débat (même déséquilibré), à la censure est un devoir. Nous ne pouvons pas en même temps reprocher aux ennemis de la liberté d’annuler les conférences de Monsieur Ramadan et en même temps agir de la même façon en ce qui concerne Madame Fourest.

 

Par conséquent, l’action isolée menée par le petit parti Egalité et Souhail Chichah est une ineptie qui démontre combien le sens des responsabilités manquent cruellement à ceux qui aujourd’hui se considèrent comme le porte-drapeau de la question « palestinienne, de l’islam, de l’anti-racisme et des minorités ».

 

Ceux qui aujourd’hui pensent rendre service aux musulmans via ce type d’actions, sont à mon sens ses principaux adversaires. Utilisant souvent le discours de feu Malcolm X, certains au sein de ce groupe ferait mieux de relire la biographie et l’histoire de ce grand monsieur. Le groupe radical ayant sévit à l’ULB ressemble plus à une secte des Blacks Muslims qu’au noble combat du frère Malcolm qui comprit à la fin de sa vie, et c’est une des raisons de son assassinat, combien la radicalité outrancière servait les intérêts du pouvoir blanc. En comprenant cela et en prenant ses distances avec la secte d’Elijah Muhammad, il venait de quitter la posture stérile du radical de service, à celui du musulman responsable et universaliste.

 

Apparemment, les émules de Souhail Chichah n’ont pas encore saisi la subtilité et la pensée profonde du frère Malcolm. En plus d’être irresponsable, le groupe manque apparemment de culture militante.

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 20:18

En réponse à une caricature de Charlie Hebdo baptisé « Charia Hebdo », des haineux antisémites n’ont rien trouvé de mieux que de parodier cette caricature pour véhiculer toute leur haine sous couvert de (soi-disant) « liberté d’expression ».

 

shoah_hebdo.jpg

 

Certains ne manqueront pas de se demander : mais quelle est en fait la différence entre faire une caricature touchant les Musulmans et une caricature touchant les Juifs ? Cette question peut sembler légitime, mais en réalité se poser la question est en soi ce qu’il y a de plus malsain (oui oui !!). Faut-il rappeler que la Shoah a coûté la vie à 6 millions de Juifs pendant la seconde guerre mondiale ? Jusqu’à preuve du contraire aucune – absolument aucune ! – communauté humaine n’a subi pareille barbarie. Alors légitimer une telle caricature c’est retourner à l’âge de la barbarie la plus avancée que n’ait connu l’histoire de l’humanité.

 

Et puis, en vérité « Charia Hebdo », c’est rigolo. « Si vous n’êtes pas mort de rire, vous aurez cent coups de fouet ». Avouez que c’est drôle non ? La liberté d’expression permet d’être drôle ; elle ne permet pas de déverser sa haine profonde sur l’autre. Voilà la vraie différence entre les deux caricatures !

 

Tout le monde espère que les Musulmans apprendront à rire d’eux-mêmes (des associations musulmanes courageuses devraient militer pour le droit au blasphème – en contactant les bonnes personnes des « Musulmans éclairés et ouverts » pourraient même obtenir des subsides), et surtout apprendre à ne plus rire de ceux qui ont réellement souffert. Comprendre cela est faire preuve de bon sens le plus élémentaire.

 

Cela dit, il serait honnête de rappeler que la parodie de la caricature (l’immonde, l’infecte, – que dis-je – l’abjecte !) « Shoah Hebdo » n’a – à priori – pas été réalisée par des Musulmans… et cela est sans doute pire encore ! Qu’un Musulman exprime tout son côté haineux, c’est en soi « normal » (tout le monde n’a pas la chance d’être humaniste-universaliste-laïque), par contre il est inquiétant de constater que les Musulmans ont aujourd’hui pour alliés les plus vils antisémites. Pour le bien de tous il faudrait passer tout ça au Karcher ! Rejoindre le camp des démocrates-laïques est la seule alternative qui vaille. Autrement c’est plonger dans les ténèbres de l’obscurantisme, de la haine, et pire encore : de l’antisémitisme – qui n’est que l’expression la plus avancée de la haine sur Terre.

 

Plutôt que de s’allier à un journal qui parle de tolérance et de liberté, certains ont détourné le but d’un journal qui a le mérite d’aller loin dans la subversion, là où personne n'ose aller pour faire rire et divertir ses lecteurs ; car caricaturer les Musulmans aujourd’hui, quand on connait la puissance des lobbies qui les soutiennent, c’est vraiment une leçon de courage. Malheureusement nous en sommes réduits à constater que l’antisémitisme n’est pas mort en France, loin de là ! L’antisémitisme est l’idéologie des lâches.

 

Rappelons que soutenir la liberté d’expression ne signifie pas soutenir la barbarie et la haine. Et cela il faudra que tout le monde le comprenne une bonne fois pour toute.

 

Condamnons du plus profond de notre âme cette caricature de mauvais goût qui détourne le sens de la liberté d’expression.  Et n’oublions pas d’être drôle. Ca détend…

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 02:51

Alain Soral, personnage controversé s’il en est, reste un intellectuel incontournable pour quiconque s’intéresse à la politique et aux débats d’idées. Incontournable ne veut pas dire infaillible – ce qu’il n’a, à ma connaissance, jamais prétendu être –, cela dit son côté marginal un peu « tête brûlée » offre une grille de lecture intéressante sur le monde, intéressante car alignée sur aucune idéologie particulière – n’en déplaise à ses détracteurs bien souvent « étiquetés » qui n'écoutent pas Soral, ou de manière partielle et partiale – si ce n’est un regard critique, et un désir d’aller au bout, on fond des choses, là où les choses ne sont pas toujours belles, et où les « dissidents du dimanche » n’aiment pas toujours aller, un indice sur pourquoi Alain Soral suscite autant d’inimitié. Et si Soral était un révélateur du manque de courage de ceux qui font de la dissidence un commerce pour promouvoir leur produit ? On dit ce qu'on veut, les coups il les prend, et en tant que père de famille il me semble évident qu'il s'en passerait bien.

 

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- En bas de page, interview d'Alain Soral par Franck Abed à propos du bouquin -

 

Les critiques sont toujours les mêmes, et elles proviennent toujours du même côté : Alain Soral est un vilain fasciste d’extrême-droite qui fut un temps conseiller de l’immonde Jean-Marie le Pen ; rien qu’avec ça, Alain Soral mérite d’être bâillonné (ou écartelé pour les plus extrêmes). Et si vous lui trouvez quelque crédibilité, vous êtes ni plus ni moins qu’un fasciste d’extrême-droite qui ne mérite que sarcasmes et ignominie. Ca a l’air caricatural certes, mais je vous promets qu’il y a des universitaires revendiqués sérieux qui cautionnent ce simplisme ! Et en même temps ces crétins (ben oui à un moment il faut bien trouver un qualificatif adéquat) militent pour la liberté d’expression. Comprenez qu’ils militent pour la liberté de leur expression, les libertés qui contredisent leur dogme sont bien entendu combattues…  Pas avec des arguments ni via le débat contradictoire – et loyal – évidemment, puisque leurs contradicteurs sont des gens avec qui il ne faut pas débattre (« ben oui, on ne va pas leur offrir une tribune », pensent-ils le plus sérieusement du monde, et ne leur parlez surtout pas de censure).

 

Ceux qui lisent et écoutent Alain Soral honnêtement (ce qui est très difficile quand on sert une église qui peut vous excommunier par le simple fait de l’écouter ou de le lire) peuvent certes lui trouver un côté « réac’ » et un style « sans formules de politesse », mais peuvent aussi lui trouver quelque pertinence, et – ben oui aussi – une certaine cohérence, voire même de la  pertinence (oh oh !!). Il a maintes fois expliqué son parcours, notamment son passage au parti communiste et au front national (je ne reprendrai rien les divers témoignages de son parcours dans cet article qui n’est pas « une apologie du génial Soral », mais qui se veut être honnête et juste – et celui qui prend ça pour « une apologie du génial Soral » continue à vivre dans ses certitudes, je fais partie de ces gens qui doutent en permanence et qui ne se contentent pas de ce qu’il y en « en surface »), et son parcours est en cohérence totale avec la ligne qu’il s’est fixée, c'est-à-dire celle d’être un libre penseur qui bosse pour son compte et qui diffuse les idées auxquelles il croit à ceux qui veulent l'entendre et qui peuvent éventuellement être concernés. L'indépendance de Soral peut se manifester par ce qui peut être perçu comme une certaine « paranoïa », le fait qu’il interpelle parfois ses contradicteurs en leur demandant « pour qui tu bosses !? », ce fut le cas notamment de Marc-Edouard Nabe que Soral interpelle pour sa complaisance envers la version officielle des attentats du 11 septembre (qui justifie les guerres en Irak et en Afghanistan,  et le « clash des civilisations ») ; ou Paul-Eric Blanrue à qui Soral reproche d’être un peu trop exagérément à charge sur Marine le Pen – que Soral n’hésite pourtant pas à critiquer dans ses vidéos – au nom d'un « puritanisme antisioniste » ; ou encore Asselineau pour les mêmes raisons (le « puritanisme antisioniste » en moins) ; mon avis personnel est que Soral sait très bien que ces personnages ont une certaine intégrité et de la pertinence à revendre – d'ailleurs il les cite assez souvent dans ses interventions – et qu’il souhaite sans doute les émoustiller légèrement – avec son style pas toujours très conventionnel certes – pour susciter du débat. C’est mon avis, il vaut ce qu’il vaut. Celui qui préfère en rester à « Soral est juste un gros connard », c’est son droit. Pas certain que ça fasse avancer les choses, mais ça reste son droit.

 

Ce qui est certain, c’est que Soral aurait pu avoir une carrière à la Zemmour (ce qui n’est sans doute pas plus glorieux auprès des « gauchos-réacs »), c'est-à-dire faire ce qu’il fait en se taisant sur les sujets qui peuvent fâcher (les responsables des chaînes ou des stations radios soumis à un pouvoir supranational ; ça c’est pour le côté parano) et se contenter à un rôle de baudruche bien rémunérée. Au lieu de ça le personnage a préféré jouer la carte de l’authenticité, quitte à en prendre plein la gueule… et de tous les bords !

 

 

L’affaire Guillon devenue l’affaire « Soral et les antisionistes belges »

 

Ca a fait le buzz, Soral a – pour reprendre une expression à la mode – envoyé une belle quenelle à Stéphane Guillon qui a eu la fausse bonne idée de parler de Soral au Grand Journal de Canal + en des termes pas vraiment très classes, ce qui a débouché sur une attaque de Soral à propos d’un passé commun, et vraisemblablement « furtif » avec la femme de Guillon (ce dernier ayant sans doute oublié le dossier à disposition de celui qu’il décidé de prendre à partie ; ce qui n'est pas vraiment très malin).

 

La suite on la connait… (humiliation nationale pour Guillon, Voici qui reprend l'affaire,...) jusqu’à ce que Soral s’énerve un peu (avec ce qu’il ramasse tous les jours comme insultes et agressions – physiques celles-là  –, il y a peut être de quoi, du moins avec un peu d'empathie on peut comprendre les éventuels débordements) de lire des commentaires de gens qui se sont – on peut le présupposer – délectés de l’intervention. Il y a par exemple le laconique « droite des valeurs ? » de Jean Bricmont publié sur Facebook (sans manquer de joindre la vidéo des fameuses deux minutes – sur un entretien de cinquante minutes), et là Alain Soral a « pété les plombs »…

 

Je n’ai pas manqué de mettre des guillemets car Soral a – vraisemblablement – eu une attitude très réfléchie, celle qui consistait à « rentrer dedans » par rapport aux antisionistes belges dont il a décidé de révéler leurs présumées incohérences.

 

Il a notamment évoqué Michel Collon qui aurait – selon un sympathisant d’E&R, l’association présidée par Alain Soral – déconseillé l’achat du livre d’Alain Soral, « Comprendre l’Empire » à ce sympathisant en question. Recoupant cette info (isolée) avec d’autres infos (notamment des pressions exercées par des militants extrémistes présumés antifascistes pour empêcher Soral de présenter son livre à Bruxelles en avril), la « paranoïa » de Soral a fait un tour et en est arrivé à la conclusion : les antisionistes belges ont organisé un boycott contre son livre.

 

Est-ce que ça ressemble à Michel Collon de déconseiller la lecture d’Alain Soral ? Ceux qui connaissent Monsieur Collon vous diront que c’est un homme charmant (je l’ai rencontré quelques fois et je confirme que c’est effectivement un monsieur charmant) – rien à dire à ce niveau là –, et ceux qui le connaissent pourront également vous répondre s’il est capable ou pas de déconseiller la lecture d’Alain Soral. Sur cette question, je sors mon joker. Si cette anecdote a paru crédible à Soral, je peux comprendre que cela a pu ne pas lui faire plaisir, voire pas faire plaisir du tout…

 

Est-ce que les « antisionistes belges » (entité abstraite, il faudrait nommer clairement) ont fait pression pour annuler une conférence d’Alain Soral ? Disons que – pour avoir été témoin de ce qui se passait dans les coulisses (les coulisses de Facebook où certains ne se cachent pas pour témoigner de leur haine ; un bon défouloir d’une époque formidable sans doute), ce n’est vraisembleblement pas dénué de fondements.

 

Pour résumé la situation, voilà un peu où on en est : Alain Soral a vendu 25.000 exemplaires de son livre « Comprendre l’Empire », avec un boycott total des médias ; fair play, Soral a toujours relayé – sur le site d’Egalité & Réconciliation – les travaux de tous ceux qu’il trouvait pertinents (et même s’ils ne sont pas – à priori – « de son bord »), et là après avoir vu ces « petits coups bas », et  convaincu qu’il n’a besoin de personne (25.000 bouquins c’est plus que ce que vend Bernard-Henri Levy, en ayant carte blanche dans les médias), il a manifestement décidé de les attaquer frontalement, tout simplement. On peut trouver ça pas chouette, mais en faisant un petit effort on peut comprendre comment le gars en est arrivé à en avoir rien à foutre. Soral défend des idées, pas une idéologie sacralisée.

 

Au final, rien de grave, ce sont justes des anecdotes et des différents entre personnes. Par contre, s’il est vrai que Soral peut drainer derrière lui des militants pas toujours recommandables (dans le sens « borderline » – toute organisation a ses brebis galeuses (Soral fait le ménage de temps en temps) –, il faut avoir l’honnêteté de dire que c’est la même chose derrière Michel Collon et Jean Bricmont ! Je cite ces deux personnes qui ont une œuvre derrière eux, et qui n’ont rien à prouver à personne ; mais derrière eux, il existe aussi des gens assez réactionnaires (ce qui ne semble pas être une qualité ni de Michel Collon ni de Jean Bricmont) – au potentiel haineux largement présent – qui veulent exploiter « la clientèle », et malheureusement ça décrédibilise fortement le mouvement « antisioniste » (pour ne pas dire « le mouvement des gauchistes engagés »).

 

Il y a une personne en particulier sur qui je n’avais pas spécialement envie de revenir, un odieux personnage que j’ai récemment surpris sur Facebook en train de parler de moi en des termes assez crétins…

 

 

Soral, les antisionistes belges,… et moi

 

J’ai donc surpris cet odieux personnage qui a le profil de « l’idiot du village » en train de parler de moi (sur Facebook) en ces termes : « le VRP carolo d’Alain Soral » (pour arriver à dire cela, ça nécessite un certain raffinement intellectuel, convenons-en).

 

Pour rappel, l’association d’Alain Soral se veut une association patriote (pas nationaliste) qui promeut une réconciliation nationale (sans être d'accord sur la ligne, on peut au moins louer l'intention). Quand bien même je trouve les opinions et analyses d’Alain Soral intéressantes (voire pertinentes), en quoi pourrais-je être concerné par le patriotisme français et une réconciliation nationale… en France ? Certes, créer une association en Belgique pour réconcilier Flamands et Wallons pourrait être intéressant, mais ça ne fait pas spécialement partie de mes projets. Donc dire « le VRP carolo d’Alain Soral » est une ineptie proportionnelle à la qualité du personnage (dont je n’avais à vrai dire pas imaginé à quel point il pouvait être aussi déficient).

 

Il est aussi ridicule de dire que le carolo que je suis (carolo est le diminutif de carolorégien, nom des habitants de Charleroi) milite pour une réconciliation nationale EN FRANCE que de dire que Soral est le défenseur inconditionnel des musulmans (oui il y a aussi des idiots qui pensent ça, et ceux là sont vraiment à droite toute !). Soral a ses opinions sur les musulmans (il dénonce entre autres la stigmatisation des musulmans… mais condamne ceux qu’il appelle « les islamo-racailles »), tandis que je m’intéresse à la politique et aux débats de société (et entre autres à ce qui se passe chez mes voisins français). Aller manifester pour une réconciliation nationale en France n’est pas le genre d’événement qui pourrait susciter mon engouement, pas plus que Soral puisse être motivé pour aller manifester en faveur du port de la burka.  Ces diverses priorités dont la subjectivité est totale n’empêchent évidemment pas d’échanger cordialement entre personnes qui ont des idées et qui aiment discuter dans un esprit de camaraderie (un terme – en principe – apprécié chez les gauchistes).

 

Donc aux crétins (pourquoi j’utilise le pluriel ?) qui pensent que j’anime une antenne E&R à Charleroi, ben non c’est pas le cas. L’intensité toute relative avec laquelle je publie de nouveaux articles sur ce blog peut être une indication sur le fait que j’ai aussi une vie en dehors de Facebook et du « militantisme » (on devrait remplacer le mot « militants » par « fidèles » tellement certains sont d’un sectarisme ; un dogme à défendre : « tu suis ma ligne et tu es orthodoxe [et tu gagneras le paradis des gauchistes athées], ou bien tu es déviant et là tu es bon pour le bûcher »).

 

Ce blog se veut ouvert et critique. Je continuerai de l’animer avec des sources toujours aussi diverses, ce qui ne m’oblige pas à être à 100% sur la ligne de ceux dont je relaie leurs travaux, c’est pour cela que « le public » de ce blog est lui aussi très divers (et non-étiqueté) et c’est pour cela que j’envoie ce message :

 

Si quelqu’un vous oblige à penser comme lui, ou vous dresse une liste des gens à boycotter, c’est un bon signe pour partir en courant. Gardez votre esprit critique, écoutez, pesez, soumettez les infos que vous trouvez sur le web à vos valeurs, et sachez accepter que quelqu’idée que ce soit, elle est émise par un être humain, sujet à l’erreur. Restez tolérants et ouverts. Et ne tombez pas dans ces groupuscules qui aimeraient tellement prendre le contrôle de votre cerveau.

 

C’était le mot de la fin.


 

En bonus : une excellente interview d’Alain Soral que je recommande d’écouter entièrement

Interview de Franck Abed

 

Alain Soral évoque notamment pourquoi il a quitté le magazine Flash (la cohérence des explications devrait donner des pistes à ceux qui ne voient en lui qu'un roquet de l'extrême-droite) ; il revient sur l'affaire Guillon et évoque les antisionistes belges ; et enfin il parle de certains sujets abordés dans son livre dont il n'a pas vraiment développé dans d'autres interviews (Vatican II entre autres).

 

Une interview très intéressante qui permet de situer le personnage Alain Soral, il y évoque les sujets qui lui sont sensibles, dans une atmosphère assez sereine.

 

 

 

 

2e partie 

 

 

 

alain_soral_franckabed.jpg

 

 

Pour commander Comprendre l'empire cliquez ici

 


 

PS Mes valeurs et ma subjectivité font que les travaux (et les idées) de gens résolument racistes, antisémites, islamophobes, personnes faisant l'apologie de l'impérialisme, sionistes avérés, ainsi que les sectaires (ou que sais-je encore) continueront à être contredits.

 

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 22:28

Les ennemis de mes ennemis ne sont pas spécialement mes amis, mais je suis néanmoins ok de discuter avec eux au nom de l’échange et le débat d’idées. Malheureusement certains ne l’entendent pas spécialement de cette oreille… Ces bien-pensants faux-rebelles (issus de la mouvance « ethno-gauchistes », version intégriste – une espèce de dégénérescence du gauchisme communautaire) sont les premiers à parler de liberté d’expression, mais n’acceptent pas forcément le débat d’idée lors qu’on les met face à leurs contradictions, ou tout simplement quand on rend public leurs pratiques staliniennes, telles que la désinformation, la citation de propos (coupés et hors contextes) pour discréditer leurs contradicteurs. Leur unique but étant – sous couvert d’antiracisme – d’exciter leur masse (poignée est sans doute plus adéquat) de fidèles, dans une logique de confrontation.

 

gauchisme.jpg

Et puis, je suis obligé de nuancer, dans le sens ou ces « ethno-gauchistes » ne représentent pas un bloc monolithique. Je ne peux pas mettre tout le monde dans le même sac, car il y a des gens très bien – qui ont leurs idées, et qui les expriment – avec qui on peut discuter et qui défendent proprement des intérêts communautaires dans les règles de bienséance, j’ai rien contre. Concernant les profils potentiellement « plus allumés », si vous connaissez un peu les susceptibilités de quelques « cercles fermés » et que vous n’êtes pas de tendance « provocateur », vous connaîtrez les sujets à ne pas aborder avec eux. Par contre il y a certains leaders, fanatiques, dont il est intéressant de dénoncer les méthodes, car cela relève de certaines constantes historiques (les mêmes qu’ils dénoncent par ailleurs, et c’est cela qui est drôle).

 

C’est très facile d’utiliser la Palestine, ou l’islamophobie (pas besoin d'une grande rhétorique pour dénoncer la colonisation, le non-respect des droits de l’homme – et des conventions internationales – ou la stigmatisation des Musulmans par des laïcards extrémistes et autres identitaires de la droite dure) pour exciter émotionnellement une communauté et la rallier à ses idées.

 

L’idée de base – dans son excès est assez sommaire : c’est exister à travers la haine présumée de l’autre. L’antiracisme étant la pierre angulaire de leur pensée, sans racisme ils n’existent plus. Ces gens (qui peuvent au final se révéler très sectaires) n'ont – vraisemblablement – pas su se créer une identité assez forte pour résister au-delà des idées qu’ils véhiculent. Ils ne prennent pas beaucoup de recul, ne dissocient pas leur personne de leurs idées, ils n’admettent que rarement se tromper, et donc quand vous remettez en question un comportement ou une croyance, ils le prennent comme si vous vous attaquez à leur identité, à ce qu'ils sont, et de là, ils sortent les griffes… (réflexe pavlovien où la critique – ou ce qui ressemble à de la critique – déclenche systématiquement l’agression et/ou la condescendance)

 

J’avoue que c’est surprenant quand on a l’habitude d’échanger avec des gens capables d’assumer un débat contradictoire, de tomber sur des « zigotos » qui s’excitent en deux temps trois mouvements. Une attitude très adolescente qui peut surprendre quand on pense avoir affaire à un adulte. Mais en même temps ça fait sourire. La tentation d’être cynique est tellement forte qu’on considère que se retenir – c'est-à-dire à vouloir rester dans un échange cordial en dépit des agressions – est un acte de bienveillance. C’est prendre en compte les tares émotionnelles de son interlocuteur et ainsi ne pas brusquer davantage. Si néamoins votre contradicteur se sent  « attaqué », nous risquons le cercle infernal : de la schizophrénie vers la crise de nerfs – et de la crise de nerfs vers la schizophréni. Sa névrose enrichit son orgueil, et vice et versa.

 

Cette personne finira par vous censurer si elle le peut, vous serez diabolisé (et calomnié) car vous serez le miroir de ses tares intellectuelles (sans savoir s’il n’y a pas derrière des causes d’ordre plus psychopathologiques, ce qui est probable, mais au fond on s’en fout).

 

 

La vedette se nomme Souhail Chichah, chercheur (sulfureux) à l’ULB

 

Vraiment ça m’emmerde de devoir faire ça, mais je me sens obligé de montrer jusqu’où peut amener le sectarisme idéologique (j'assume le pléonasme). Soyons clairs, je n’ai rien contre le garçon, et je ne veux pas que cela soit interprété comme un « lynchage ». Certes, j’eus été grand seigneur si j’avais laissé tomber, mais j'y ai trouvé l'opportunité de montrer qu’il existe des gens intègres qui ont des idées et qui les défendent dans les règles de l’art (ce qui n’oblige bien évidemment pas de les partager), et d’autres terroristes intellectuels (reprenant les principes ayant appuyés les régimes les plus obscurs) qui ont – malgré eux – développés  quelques troubles « psychopathologiques » qui peuvent les amener à être particulièrement odieux et complètement névrosés.

 

Faux rebelles, ils peuvent potentiellement agiter une bande d'excités (suiveurs aveugles), et comme c'est souvent la raison et la passion qui dictent la « ligne de conduite », le danger de voir émerger de nouveaux groupes extrémistes existe. Cela dit, et pour rester réaliste, quand la caricature est poussée à l'extrême, ces gens finissent par ne plus être crédibles auprès de ceux supposés partager leurs combats.*   

 

« L’intégrisme, c’est la prétention de posséder la vérité absolue – un peu comme si on était Dieu –, et par conséquent nous avons non seulement le droit, mais le devoir de l’imposer aux autres. »

- Roger Garaudy -

 

 

* Le même phénomène existe chez des groupuscules identitaires – non sponsoriés – voire même chez certains (jeunes) musulmans – suivis par personne, et contribuant à faire augmenter l'islamophobie. C'est bien entendu aussi le cas dans certains cercles Chrétiens, Juifs,... Quasi aucun cercle communautaire (réactionnaire) n'y échappe en fait. Et malheureusement, dans l'excès, ce sont des idées obscures qui peuvent être véhiculées ; d'où le danger.


Le contexte :

 

L’écrivain polémiste français, Alain Soral, devait se rendre à Bruxelles pour parler de son livre (Comprendre l’Empire), tandis que Souhail Chichah aurait souhaité un débat – pour ne pas laisser une tribune libre à un « zélateur du racisme » (un peu comme si Caroline Fourest aurait souhaité un débat avec Tariq Ramadan, qui aurait voulu présenter un livre, pour ne pas laisser une tribune libre à un « islamiste fondamentaliste » (voyez comment les procédés sont identiques).

 

J’ai réagi sur la page du groupe Facebook « Collectif Réflexion Indigènes » sur un propos de Souhail Chichah, administrateur du groupe, que je trouvais plutôt déplacé, et surtout qui pouvait s’appliquer à sa propre personne ; lui qui fut embourbé dans une polémique à l’ULB (il fut notamment accusé d’antisémitisme, et je l’ai soutenu – à travers l’une ou l’autre publication sur ma page Facebook – dans cette campagne de diabolisation menée contre lui (avec le recul, les contraires s’attirant sans doute).

 

L’affaire Souhail Chichah à l’ULB : http://www.lesoir.be/debats/cartes_blanches/2010-10-07/est-il-antisemite-de-critiquer-l-etat-juif-797046.php

 

Voici la conversation, avant que M. Chichah m’ait exclu du groupe (moi ainsi qu’un autre contradicteur – procédé stalinien classique ; et d’autres apparemment sont passés à la moulinette ensuite). Il a finalement décidé de le fermer (plus précisément de  rendre l’accès au groupe privé), sans doute pour rester à huit clos avec les 80 membres… Il ne faudrait pas que ces « adeptes » puissent entendre un autre son de cloche, c’est trop dangereux pour eux (l’intégriste sectaire sait mieux que quiconque ce qu’il y a de bien pour ses moutons incapables de comprendre les choses d’eux-mêmes, sans « guide-suprême »).

 

souhail_chichah.jpg

 

La suite de l’échange, je l’ai récupérée grâce aux notifications Facebook reçues par email.

 

Souhail Chichah

 

"Il est vraiment stupide mais comme, de plus, il est borné ça limite sa bêtise." Grégoire Lacroix

 

 

Souhail Chichah

 

La sympathie dont jouit Soral auprès d'un nombre croissant d'indigènes démontre l'urgence qu'il y a réagir! Merci donc de poster sur ce mur les nombreuses expressions racistes ou anti-immigrées de Soral. Ma contribution à l'ouvrage: " Moi, j'ai peur que les Musulmans restent Musulmans" : http://www.youtube.com/watch?v=blablabla

 

=> J’ai « censuré » le lien, car dans l’esprit d’un intégriste stalinien, une personne qui évolue est une personne « trouble ». On doit être fidèle à ses principes jusqu’à sa mort, et si on en change c’est qu’on « cache quelque chose », qu’on est « pas clair ».

 

Je suis loin d’être d’accord avec Alain Soral sur bien des positions, il n’en demeure pas moins que la méthode qui consiste à « rechercher » d’anciens propos (décontextualisés ou obsolètes, car les gens ont aussi le droit d’évoluer – n’en déplaise aux intégristes) et les coller à son postulat est EXACTEMENT ce que Caroline Fourest fait lorsqu’elle cite (et tronque) Tariq Ramadan.* 

 

Un procédé stalinien dénué de toute objectivité et volontairement malhonnête (ces gens réfutant d’être malhonnêtes – évidemment – voient en fait les choses à travers le prisme de leurs fantasmes, et ils ont ensuite l'audance de se présenter comme des intellectuels).

 

 

* Caroline Fourest va, par exemple, jusqu'à rechercher de très vieilles cassettes, alors que l'on est à  l'ère du MP3, pour démontrer un présumé « double discours ».

 

 

 

Mouhsine

 

Assez d'accord avec Mr Derouiche: on ne peut être "censeur" tout en dénonçant la "censure". Le fait que Mr Soral soit "zélateur" ou pas, membre du FN ou pas, "raciste" ou pas ne retire rien au droit qu'il a de s'exprimer. Ce sont aux cours et tribunaux de décider qui a droit à dire quoi...Donc tant que ces organes juridictionnels n'auront pas stipulé le contraire, Mr Soral aura le droit de s'exprimer dans notre pays. Je me méfie donc des accusations légères, particulièrement lorsqu'elles paraissent plus résulter d'une frustration que d'un raisonnement (d'abord je veux débattre avec Soral, mais au final Mr Chichah nous dit: " Qu'il le sache: le CRI ne laissera jamais une tribune libre aux zélateurs du racisme. Que le reste de la classe politique l'entende également"). Donc hier il était fréquentable et tout à coup il est devenu zélateur du racisme ! Finalement qu'est ce que le CRI? est-ce vous Mr Chichah?

 

 

Souhail Chichah

 

Mouhsine, tu as visiblement quelques difficultés d'entendement...Je reprends donc spécialement pour toi mon chéri 1) Il ne s'agit ni de censurer Soral ni l'extrême-droite de manière générale mais bien au contraire d'avoir un débat ouvert MAIS sans concession avec elle! 2) Ne pas laisser une tribune libre aux racistes signifie ne pas les laisser s'exprimer sans apporter une contradiction à leur discours...ce qui n'a rien avoir avec la censure 3) Je développe mon refus de la diabolisation de l'extrême-droite dans mon intervention du 20, je t'y renvoie si tu souhaites plus de développement. 4) Qui est le CRI? Comme son nom l'indique, un collectif ;-)

 

NDGM : « Mouhsine, tu as visiblement quelques difficultés d'entendement... » (Vraiment la névrose d’intégriste, c’est Caroline Fourest en plus bourrin)

 

 

Mouhsine

 

Enfin, dans le cadre d'un débat, il est, me semble-t-il vital de montrer du respect à l'égard de ses interlocuteurs ! Je dis les choses comme je les pense et voilà ce que je pense: Outre le fait de stériliser le débat, les remarques du genre " "Il est vraiment stupide mais comme, de plus, il est borné ça limite sa bêtise." ou "je doute que tu aies les outils conceptuels pour suivre" ou encore "braire".....sont le signe d'une conduite prétentieuse. Et puisque l'heure est aux citations, je dirai que :" Le crétin prétentieux est celui qui se croit plus intelligent que ceux qui sont aussi bêtes que lui".

 

 

Souhail Chichah

 

Merci Mouhsine pour ta brillante citation qui éclaire d'un jour nouveau la question débattue sur ce mur. Je te propose de clore ici l'échange sauf à revenir sur le fond. Si tu aimes l'ad personam, je te conseille le site http://www. rendez-vous.be.

 

 

Saïd Derouiche

 

Merci Mouhsine, mais je doute que tu aies les outils conceptuels pour comprendre le sens de la démarche du noble et vénérable (et infaillible) Souhail Chichah ^^

 

Je l'ai dit et je le répète : tout est une question de valeurs.

 

(Je m'assume volontiers "stupide" aux yeux de l'arrogant méprisant, et si j'étais méchant je rajouterais complètement névrosé)

 

Vas-y crache ton venin Souhail, affiche ta superbe, les Indigènes te regardent (et t'admirent ?).

 

 

Souhail Chichah

 

@ Said, tiens tu as oublié ton éducation et ton sens du respect tout à coup ;-)

 

 

Saïd Derouiche

 

Je ne t'ai pas insulté cher Souhail ni même manqué de respect. Au contraire j'ai beaucoup d'empathie envers ta personne, toi qui a du mal – pour des raisons que je n'ai même pas envie d'explorer, freudologiquement parlant – à maîtriser tes émotions.

 

Te mépriser m'est impossible.

 

N'hésite pas à prendre des vacances (ou plus vulgairement, pète un coup), mais fais quelque chose car je te promets que c'est pas bon ni pour tes proches, ni pour ta santé.

 

 

Souhail Chichah

 

@ Said: je prends l'entame de ton intervention comme une insulte. Reprendre une citation me traitant d'antisémite ...alors que la vie de ma famille fut un cauchemar en raison des menaces de mort et de l'agression au couteau que j'ai subies au lendemain de ma conference le 20/9 est bien une insulte à l'intelligence. Pour le reste, ce que tu penses de moi m'indiffère. L'objet de ce mur est dédicacé à la question indigène, celui de cette page est la dénonciation des propos racistes de Soral. Je te le répète une dernière fois, tu t'inscris dans ce débat ou tu vas voir ailleurs. Quant à ton ton sentencieux, reserve le à ceux qui t'accordent quelques crédibilités. Je n'en suis pas. Je considere en effet comme le comble de la bêtise de se revendiquer Musulman et soutenir même indirectement Le Pen via Soral. La deuxième insulte que tu fais à ta propre intelligence est de passer totalement à côté des termes du débat...mais cela ne regarde que toi. Je te demande une dernière fois avec courtoisie mais fermeté de cesser de polluer les débats en cours. Nous ne sommes ici ni pour parler de ton nombril ni du mien.

 

 

Saïd Derouiche

 

[Contenu effacé ?]

 

Comme tout bon censeur qui se respecte, eh bien que je sois resté dans la même intonation (à savoir ne pas le suivre dans son hystérie), ce grand amoureux de la liberté d’expression (et de l’antiracisme, après tout on peut pousser la plaisanterie jusqu’au bout) a – semble-t-il – effacé mon commentaire. Avant de faire mieux encore : me supprimer du groupe Facebook – auquel je n’ai pas adhéré de moi-même, car maintenant sur Facebook vos amis vous invitent dans des groupes sans demander votre avis – et fermer le groupe. De cette manière le contenu n’est plus visible que par les 80 membres du groupe (moins les quelques uns qu’il a ensuite supprimé suite au soutien dont ils m’ont témoigné ; oui je sais, c’est à la fois drôle et pathétique).

 

Quant à ceux qui me donnent quelque crédibilité, sans doute n’ont-ils pas les outils conceptuels du grand et vénérable Souhail Chichah pour comprendre l’imposture que je représente. On ne peut cependant pas reprocher l’extrême cohérence du personnage, qui est un archétype parfait de ce qu’il représente pour l’élaboration de cet article. J’ai trouvé là le sparring partner idéal.

 

Le contenu de mon commentaire disait en gros ceci :

 

« Reprendre une citation me traitant d'antisémite ...alors que la vie de ma famille fut un cauchemar en raison des menaces de mort et de l'agression au couteau que j'ai subies au lendemain de ma conference le 20/9 est bien une insulte à l'intelligence. »

 

J’avais vraiment visé dans le mille. Cette expérience avec ses contradicteurs sionistes de l’ULB (qu’il a légèrement provoqué avec un discours très borderline*) l’a rendu complètement parano et schizophrène (la mégalomanie semblant être un trait naturel du personnage – témoignage de gens qui le connaissent personnellement). Je conçois que vivre une pareille expérience – menaces de mort impliquant la famille, ça ne doit pas spécialement être facile à vivre – l’ait affaibli psychologiquement, et je compatis naturellement.

 

Je l’avais invité – en rappelant que ce fut sans sarcasme et sans ironie ! – à suivre une thérapie car seul un aveugle ne peut voir que le garçon ne va pas bien du tout (des gens qui le connaissent bien m’ont dit que depuis l’événement il n’est plus vraiment le même ; je n’ajoute pas ceci pour en remettre une couche, mais pour ne pas que ce commentaire soit pris pour un pur sarcasme). On ne rigole pas avec la santé mentale, car une fois que l’on perd la raison, c’est la déchéance totale qui vous menace (et là le processus semble avancé à un niveau inquiétant).

 

Des gens menacés de mort se font suivre psychologiquement, il n’y a aucune honte à avoir avec ça. Par contre, projeter ses tares est un autre problème, et je ne suis pas d'accord avec le principe. 

 

Quant à mon soutien présumé à l’extrême-droite (c’est là qu’on voit que le gars a une santé mentale plus qu’inquiétante), j’y reviens plus bas.

 


* Discours « borderline » de M. Chichah : (parlant des Juifs, lors d’un débat avec des contradicteurs sionistes ; appréciez la délicatesse, puisque la génération qu’il évoque fut celle des parents des contradicteurs qu’il avait en face de lui. Oui, le Souhail est un champion dans sa catégorie...)

 

« 90 à 95 % selon les sources, des Juifs en Belgique dans les années 40, étaient des immigrés (...) qui venaient de Pologne, et donc vous voyez que c’étaient des gens qui parlaient pas bien le français, qui étaient pas très propres (...). C’étaient des gens qui étaient sales, c’étaient des gens qui étaient pauvres, c’étaient des gens qui posaient des problèmes à l’école ».

- Souhail Chichah, chercheur à l’ULB -

 

Souhail Chichah n’est donc pas antisémite, il justifie seulement l’antisémitisme de ceux qui ont moyennement apprécié ces gens « sales et pauvres qui posaient problème à l’école »... (je laisse à chacun apprécier la nuance, si tant est qu’il y en a une)

 

Le postulat de M. Chichah en image :

 

antisemitisme_juifs_ecole.jpg

« Maintenant tout ira bien dans cette école parce que les Juifs s'en vont. »

Extrait d'un livre de propagande antisémite nazie destinée aux enfants d'Elvira Bauer, édition Stürmer, Nuremberg, 1938.

 

 

 Souhail Chichah

 

Je reprends donc : La sympathie dont jouit Soral auprès d'un nombre croissant d'indigènes démontre l'urgence qu'il y a réagir! Merci donc de poster sur ce mur les nombreuses expressions racistes et anti-immigrées de Soral. Ma contribution à l'ouvrage : http://www.youtube.com/watch?v=blablabla

 

(il a dû poster le même commentaire cinq fois !)

 

 

Saïd Derouiche

 

[en réponse à un commentaire que je n’ai pu récupérer et qui fut un questionnement de M. Chichah : « comment peut-on être cohérent en se disant musulman et en se revendiquant et d’Alain Soral, et de Tariq Ramadan ? »]

 

Le côté obscur de Tariq Ramadan...

 

http://lesogres.info/IMG/arton4271.jpg

 

soral_dieudo_ramadan.jpg

 

 

Souhail Chichah

 

Qu'est censé "dire" ce cliché ? Que Ramadan soutient ou n'aurait ne fut-ce que de la sympathie pour Soral? Pour avoir discuté avec Ramadan sur le sujet, je suis persuadé qu'il se désolidarise totalement de Soral (et peut-même de Dieudo aujourd'hui)...mais je lui demanderais par acquis de conscience.

 

[Plus de tonalité]

 

Là encore j’aurais aimé pouvoir répondre.

 

Parce que ce monsieur, décidémment ultra-réac, pense que j’ai voulu dire à travers ce cliché que Tariq Ramadan est un inconditionnel de Soral. Nous sommes là dans l'apologie de la pensée simpliste. 

 

Non Monsieur Chichah vous n’y êtes pas du tout, ce cliché veut éventuellement dire qu’on peut ne pas être d’accord avec son interlocuteur – et le génie que vous êtes avez deviné que Tariq Ramadan n’est pas spécialement sur la ligne d’Alain Soral (un sens du discernement qui nécessite d’avoir des outils conceptuels que tout le monde n’a pas) – mais de quand même pouvoir dialoguer avec une certaine sérénité.

 

Eh oui, par acquis de conscience, allez demander à Tariq Ramadan s’il est solidaire de « shoahnanas » ou « Guerlain petite putain », on ne sait jamais, Tariq Ramadan a peut-être lui aussi ses moments de légèreté…

 

 

Souhail Chichah

 

[Sans déconner il a quand même fait ses recherches !]

 

« J’ai dit et répété que rien, jamais, ne peut justifier un rapprochement avec l’extrême droite dont l’idéologie et les projets politiques sont à l’antithèse de ce que je défends. Je l’avais dit à des militants d’extrême droite comme à Marine Le Pen. Lors de notre courte rencontre au Bourget, c’est ce que j’ai dit et répété à Dieudonné et à Soral. Je n’adhère pas à cette stratégie et je ne partage pas (et ne partagerai jamais) ce type d’alliances politiques quelles que soient les circonstances et les conditions. »  Tarek Ramadan. On ne peut plus clair

 

=> Effectivement on ne peut être plus clair ! Monsieur Chichah a découvert que Tariq Ramadan est contre tout type d’alliance politique avec l’extrême-droite. Ce qui est quand même un niveau d’investigation remarquable !

 

Je n’ai plus accès aux commentaires, mais il m’avait tancé sur le fait qu’il était contradictoire de se revendiquer et d’Alain Soral et de Tariq Ramadan. Ah bon ? Sans blague ? C’est vrai ?

 

Souhail Chichah (dans la pensée extrême du gauchisme) est adepte de la pensée binaire (pensée binaire qui existe dans tous les courants de pensée évidemment) dont l'application est : on doit tout prendre de quelqu’un ou tout rejeter. Ceux qui me suivent sur Facebook pourront témoigner que j’ai un discours sans ambigüités à propos des alliances folles avec Marine le Pen. Et si c’était pas clair, c’est l’occasion que ça le soit ! Je respecte néanmoins ceux qui ont un autre avis concernant les présidentielles de 2012 en France (où je ne suis par ailleurs pas concerné du tout), la démocratie c'est laisser le peuple décider, même si on pense qu'ils ont tort. 

 

 

Oui j’apprécie les analyses d’Alain Soral, et non je ne suis pas un suiveur aveugle, et oui je trouve que Soral fait preuve d’une certaine maladresse à vouloir rapprocher Marine le Pen des Musulmans, ou l’inverse plutôt (maladresse qui n’annule cependant pas toute son œuvre).

 

Marine le Pen, laïcarde rigoriste (face B du gauchiste Mélanchon), qui utilise la frustration comme segment de marché (sous cet angle, M. Chichah est très proche de Marine le Pen, dans le sens ou tous les deux visent le même « segment de marché ») a tout pour ne pas me plaire, surtout quand les frustrations sont expiées sur un bouc émissaire bien défini...

 

Donc oui, vouloir subrepticement rapprocher les Musulmans à Marine le Pen est une erreur, ou tout du moins cela peut être perçu comme une grosse incohérence. Le discours de Mme le Pen sur « les rues occupées » – par les prières – comme au temps de l’occupation allemande lui donne plus l’impression de vouloir se rapprocher de l’extrême-droite de l’extrême-droite… ; Alain Soral ayant néanmoins l’honnêteté de dire que ce discours est inaudible pour un Musulman ; sans blague…

 

Je pourrais très bien faire un article critique sur Alain Soral, ça pourrait même être très intéressant car il serait fait honnêtement (sans démagogie ni mensonges), mais je ne le ferai pas pour au moins trois raisons :

 

1) Je n’ai pas envie que ce type d’article puisse servir la cause d’intégristes (ethno)gauchistes dont je n’ai absolument rien à voir avec les méthodes staliniennes (et donc, un service que je ne veux pas rendre). Mon combat n’est pas le leur ; et en tant qu’arabe, musulman, pratiquant, (avec une épouse voilée, qui travaille depuis qu’elle est en Belgique), je dénonce les démagogies antiracistes (si le racisme existe effectivement, ce n’est pas spécialement celui que les « antiracistes » nous décrivent, ils sont au contraire un maillon exploité de ce « racisme » au sens global du terme!).

 

2) Je n’ai pas envie que ces adeptes de la pensée binaire et sclérosée nous disent ensuite : « Soral se fait remettre à sa place par "un soralien" ». Si ça peux éclairer ceux qui chercheraient à connaître « ma ligne » (un vrai casse-tête d’intégriste !), je suis musulman et ma ligne est l’Islam, ouvert et tolérant, ce qui est en principe un pléonasme. Disons tendance orthodoxe et progressiste (ce qui est – selon moi – un second pléonasme).

 

« Il incombe au musulman de suivre le comportement du Prophète,... (paix et bénédiction sur lui), dans l'acceptation de la vérité de celui qui l'apporte, qu'il soit un allié, un ennemi, un bien-aimé, une personne détestable, un pieux, ou un pervers ; ainsi que dans le rejet du faux de celui qui l'apporte, quel qu'il soit. »

- Ibnou-l-Qayyim al Jawziyya, théologien du XIVe siècle) -

 

3) Je n’ai pas envie de me créer une identité à travers la critique d’un personnage public tel que peut s’amuser à le faire un certain sioniste identitaire, Jean Quelque-Chose (non, il n’aura pas de pub ici), qui pleure aussi après son débat avec Alain Soral, comme un club de CFA pleurerait pour faire un match avec le Real de Madrid.

 

J’aurais pu ajouter une quatrième raison : Soral en prend tellement sur la gueule par des gens malhonnêtes, rien que pour ça il ne mérite pas spécialement qu’un travail honnête soit fait pour mettre à jour d’éventuelles incohérences.

 

Je ne vise donc pas la personne de Souhail Chichah en tant qu’individu car je n’ai aucun intérêt particulier à le faire. Je ne suis personne (et je revendique n’être personne !), je n’ai rien à vendre, et, la haine n’étant pas mon moteur, je ne lui souhaite que du bien. Je me doute que rendre cette « affaire » publique ne va pas lui faire plaisir, mais – au delà du fait que je n'ai pas spécialement comme objectif, à travers ce blog, de faire plaisir – il me semble intéressant de faire certains parallèles, et de montrer que l'orgueil et la condescendance sont souvent le signe d'une pensée qui manque de profondeur. La fragilité émotionnelle étant aussi un trait de caractère du mégalomane.

 

Je n'ai aucun souci avec ces gens qui s'assument tels qu'ils sont (je loue même leur authenticité), par contre sur le terrain des idées ils sont faciles à combattre. Les roses ne poussent pas sur des cactus. 

  

En conclusion :

 

Ne combattez jamais la perfidie de vos ennemis en utilisant leur propre perfidie, vous ne serez pas authentique, vous deviendriez alors une projection en étant l’ « anti-l’autre », soit le comportement inversé de l’autre, en miroir.

 

Car finalement Souhail Chichah n’est-il pas le miroir d’un Finkielkraut, autre névrosé de la dernière heure ?

 

L’un voit de l’antisémitisme partout ; l’autre voit du racisme partout. Les deux se nourrissent de la haine présumée de l’autre. Les deux ont le visage renfrogné. Les deux ont une posture physique ressemblante (ne sourient jamais). Les deux sont en permanence dans la diabolisation de l’autre. Les deux sont dans l’inversion accusatoire. Les deux ont fait de la malhonnêteté intellectuelle un dogme. Les deux sont méprisants envers leurs contradicteurs.

 

Les similitudes entre les deux typologies de personnage se voient comme le nez au milieu du visage pour tous ceux qui ont les outils conceptuels adéquats, outils à la disposition de tous ceux qui voient avec leur raison ; plus difficiles d’accès à ceux qui voient les choses avec la boule qu’ils ont dans leur ventre (et dont la vibration leur donne cette posture physique spécifique). En fait quand ils hurlent, ils n’élèvent pas la voix, ils ont juste mal.

 

Les pauvres.

 

 

Bonus track :

 

Jusqu'où tout cela peut amener...

 

 

 

Et un dernier hurlement pour la fin…

 

Souhail Chichah

 

A ceux qui auraient quelques doutes sur l'objectif de notre soralien épris de respect et de bons sentiments, à savoir empêcher la critique de Soral, qu'ils se rendent sur son mur où il vient d'entamer une campagneke de dénigrement contre moi.

 

=> Eh non ; à ce moment précis aucune campagne n’avait démarré, mais reconnaissons lui ce sens de l’anticipation. Quoique « campagne de dénigrement » est plutôt exagéré. Campagne de mise en garde contre l’intégrisme (sous couvert) antiraciste eut été plus adéquat, mais cela notre ami à la pensée sclérosée ne peut pas l’admettre. Car le comble du fou est de se convaincre qu’il ne l’est pas. Les contradicteurs n’étant que des incultes qui n’ont pas les « outils conceptuels adéquats », un état de fait qui justifie une attitude hautaine et condescendante. En trois lettes : un fou (ou moins méprisant : un mégalo).

 

Il a présupposé un présumé objectif : « empêcher la critique de Soral » ; non Monsieur Chichah, encore une fois vous n’y êtes pas, vous êtes totalement déconnecté de la réalité, et plus vous trainez à faire un travail sur vous-même et plus vous vous enfoncerez dans votre intégrisme.

 

L’objectif ne fut pas d’empêcher la critique (quelle critique au fait ? « visage qui suinte la haine », voilà le genre de critique que l’on peut lire chez nos amis antiracistes, quel dommage que – censure et exclusion du débat aidant –  je ne puisse pas faire une copie d’écran), mais plutôt de recadrer les choses en expliquant qu’on ne peut se poser en victime d’une campagne à son encontre… en utilisant les mêmes méthodes envers autrui !

 

Je laisse chacun juger de la perfidie du comportement.

 

Le fascisme n’est pas spécialement là où on le croit…

 

http://2.bp.blogspot.com/_punX9hMdXKo/S51Toug4KcI/AAAAAAAAAIc/5EFhpDfdxXg/s320/anti-nazi.gif

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 01:47

par Mauranne Hogne

(Merci à elle pour ce très beau texte)

 

La télévision est un temple. Quelle jouissance de rester là devant elle. Moi, ça me donne envie de prier. Autour, le temps s'arrête. Rien n'existe. C'est le miroir du monde. En grand, en vrai, en couleur. Aujourd'hui j'ai passé ma journée devant elle, le temps est passé comme une seconde, il était 11h du matin, et lorsque je l'ai éteinte-machine sacrée- il devait être 19h. Quelle merveille !

 

medium_television.jpg

 

C'est pas tous les jours que j'ai l'occasion de la regarder. C'est comme si j'étais revenu d'un long voyage, un voyage sans télévision. Parce que là où je passe la plupart de mon temps, il n'y a pas de télévision. Télévision. Quel mot magnifique. Quelle douce vision de la réalité... Alors parfois, je m'y plonge, je m'installe, c'est le moment, je vais la regarder. Je vais regarder toutes les chaines, une part une. Même les chaines flamandes. C'est le jour-j. C'est le bon. Je le sens. Il n'y a qu'à m'allonger et à appuyer sur la télécommande. Et ça commande. Tout seul. Comme par magie.

 

Je zappe.

 

Mozart Opéra Rock.

 

Je zappe.

 

reichmannUn jeu télévisé. Chaîne publique française. Tf1 ! Un type qui présente, avec une tâche de vin sur la gueule, un air sympathique, les petits vieux l'adorent. Personne ne se rends compte à quel point son air pincé est trafiqué au fond de teint, et qu'il a mal au crâne tellement les beaufs de français qui participent à cette émission sont des cons de première catégorie.

 

Aujourd'hui, des couples de parents-enfants. Génial. La mère célibataire, la quarantaine, bien conservée, qui a mis les fringues de sa gamine de 19 ans qui, quant à elle, considère sa maman comme sa Super-copine ! Elle rigole tout le temps à deux de tout, tout le temps, et surtout des blagues de cul, quelle connivences ! Admirable. Elles sont implacables à ce jeu, la marche, elles ne comptent pas la rater. Elles se sont entraînées des semaines devant le miroir. Elles gloussent à chaque applaudissement.

 

A côté d'elle, un type du même âge que la gamine, et son papa. Papa  super cool et bien dans ses baskets, la cinquantaine, qui a décidé de participer à cette émission, il pensait que ça les rapprocherait... La télé, les caméras, tout ça... rien de tel pour une initiation entre père et fils.

 

Juste à côté, un papa fière de sa fille – elle est parfaite – taille fine, long cheveux, bouche pulpeuse. La production l'a choisie pour faire de l'audience. D'ailleurs, elle lui a fait passer son quart d'heure de célébrité. Son rêve ... « être présentatrice télé » – Quelle perche tendue pour la prod' ! La voilà en direct lire son texte, fixant la caméra, et rouler des mécaniques, c'est presque gênant pour le téléspectateur – elle y croit ! bon dieu ! elle se dit, c'est du tout cuit, quelqu'un va me remarquer ! c'est sûr ! Elle nous lâche un « Ouplaboom » à la fin de ses répliques, en rougit « oh je sais pas pourquoi j'ai dit ça » – le présentateur la trouve géniale. Géniale ! Les quelques gars dans le public parlent entres eux, caméra sur eux, « elle est bonne celle là ! » –  Ouplaboom. Ouplaboom. C'est son moment de gloire. Dommage qu'elle se soit faite virée dès la première question. La réponse ? C'était « Dutronc » ! ... Pauvre Jacques.

 

Je zappe.

 

Des fesses qui bougent. Une salle de gym. Quoi un porno à cette heure-ci ? Non. Jennyfer elle s'appelle. Elle est doublée par une voix française ; Jennyfer nous explique qu'elle a perdu du poids. Beaucoup de poids. Ca y est, je suis absorbée, putain – elle est devenue vachement bien la Jenny. Quel thon c'était avant cela. Une photo d'elle avant-après. C'est affolant. Comment elle a fait ? C'est pas la même que je me dis. Captivant. Des filles super bien roulées avec des fringues en quasi latex qui leur moulent le cul et la poitrine qui ressort à quatre pattes sur une machine qui tourne. Elles sont souriantes. Même pas mal ! Des reportages sur la difficulté des gens à ne pas être « beaux ». Le premier, un mec plutôt banal en noir et blanc, explique que sa femme a prit du poids après la naissance de leurs trois enfants ... Mais depuis qu'elle a acheté l'appareil extraordinaire de Jennyfer, ... « c'est comme si elle n'avait jamais eu d'enfants » ... Tonnerre d'applaudissements !regime avant-apres

 

Jenny revient à l'écran et nous explique qu'il faut oser être beaux, être parfaits et reprendre une vie normale. Un autre couple, plus âgé, l'appareil de Jennyfer pour eux, ca a été la révélation... « on peut même faire ses exercices devant la télévision »... Alors ça, ça va vendre. Le standard explose. 3 minutes de musculation intense devant sa télévision, et ce quotidiennement, afin d'être enfin beau et désirable....89,99euro ! Seulement ! C'est extraordinaire ! La télévision nous rend beaux. Merci Jenny !

 

Je zappe.

 

C'est ce type là, qui a pété un câble dans l'avion. Tout le monde lui pardonne. C'est bien ça son charme. Il est si secret. Il a l'air tellement à l'écoute de ses invités. Comment il a pu être aussidelarue.jpg méchant avec cette hôtesse de l'air. C'est ça le piment de son émission. Son côté bipolaire fait vendre, ça fait de l'audience. Toute une histoire on en a fait ! Mais l'émission existe encore et ça marche ! C'est une psychanalyse en accéléré. Les gens se sentent mieux après. Le couple exceptionnel de Marie 16 ans et George 55 ans, nous l'explique. Grâce à l'émission ils ont enfin été reconnus comme un « couple normal », et ... vous savez quoi ? C'est arrivé ! Ils ont pu se « pacser »!

 

Comme des vrais marginaux ! La communauté homosexuelle, lesbians, et tous les pédophiles se donnent la main ! ... it's a good good good world ... La ballade des gens heureux ! Ils avaient été si malheureux... 36 ans de différence. Ca fait un choc, mais la télévision ça sert à ça aussi ... A rendre normal ce qui ne l'est pas aux yeux du monde entier. A 14 ans quand elle a embrassé George pour la première fois, ça lui a rappelé son père à Marie...Effet pareil pour George, il a toujours rêvé d'avoir une fille ! Ca y est ! C'est pacsé ! Merci Jean Luc !

 

Je zappe.

 

Un débat sur une chaine belge publique. Cours de Religion VS Cours de Morale. Un évêque, bien dans sa peau, explique que la connaissance de la religion est une discipline importante à acquérir à notre époque. Sa rivale, La Laïcité, trouve que le cours de Religion, c'est franchement « démodé »... Elle trouve que c'est normal que les élèves préfèrent parler de l'adoption des homosexuels que de la différence entre le sacré et le profane. Faut être dans le coup l'abbé ! Ca n'intéresse plus personne ces histoires de Jésus ressuscité. Les gosses à 8-9 ans, ils regardent les Experts, ils savent bien que c'est impossible ce genre de sacrifices ; quand on meurt, on meurt ! ... La religion est morte mon pauvre père ! Place à la modernité, la connaissance de soi, de sa sexualité, et du monde magnifique qui nous entoure. Les élèves de primaire iront voir la gay pride avec leur prof gay l'année prochaine, vous pourrez peut être y venir et vous pacser avec votre jeune petit ami. Tout est permis m'sieur !

 

Je zappe.

 

Lady Gaga.

 

Je zappe.

 

Retour sur le psycho verbiage. Une thérapeute pour couple explique aux parents comment il faut se comporter pour être un bon parent dans le coup. « L'amour à l'adolescence ». Quel beau thème...Que des mamans bien pensantes sur le plateau, dans le coup ! Dans le vent ! C'est la libération sexuelle totale... Madame donne des capotes à ses enfants, elle leur en a donné, à sa fille, comme à son fils dès 15 ans. « On ne sait jamais ». Une femme explique timidement que bien sûr elle a parlé de sexualité et de l’amour à sa fille … Bien sûr ! C’est normal ! … Elle lui a parlé du sida, des maladies sexuellement transmissibles….Bien sûr elle lui a parlé de la sexualité et de l’amour ! Elle a été avec elle lui acheter des capotes … Faut se protéger ! Bien sûr ! C’est dangereux ! C’est mal la sexualité et l’amour ! Faut pas faire confiance en ces machins là. C’est normal !

 

Une autre dame intervient, elle aussi parle librement de la sexualité de son fils, sa petite amie dort deux trois fois par semaine chez eux... C'est le père de la famille désormais ! Un petit homme ! En parlant d'homme, y'en a qui n'est pas à sa place au milieu de la foule hystérique. Un papa. Un grand et fort. Il explique que chez lui, ça ne se passera pas comme cela, sa fille de deux ans est amoureuse de son papa, et il refuse de lui donner la contraception quand elle sera ado, et est catégorique, il ne laissera pas de capote sur sa table de nuit … Hululement dans le foule … « Egoïste! » hurle une femme au scandale dans le public. Le père finit par se résigner, sa petite fille sur le plateau est interrogée par le pape, Jean-Luc, qui lui demande si elle a un amoureux, elle dit « oui, Thomas », et tout le monde rit de joie ! La belle enfant a un amoureux ! Elle est normale tout compte fait, même si son père est un connard de macho viril … Le Mal en personne ! La petite est libre ! Vive l’Amour ! …

 

Mais n’oubliez pas de vous camoufler, de mettre du spray anti odeur, du plastique autour de la queue, une crème pour tuer les spermatozoïdes, de vous lavez les mains juste après ! Surtout la première fois, c’est important !

 

Je zappe.

 

Christophe Maé.

 

Je zappe.

 

L’Amérique ! Les américains ! Le rêve. Une black toute fine est triste de ne pas avoir de poitrine. Elle tire la gueule. Sa mère lui dit que si elle veut rentrer à l’université pour être pom-pom girl elle doit se faire opérer. Kimberley hésite. Se tâte. C’est un investissement. Sa mère a trouvé un site internet pour se faire payer des seins. Ca lui changera la vie à la petite ! Elle est plate comme une planche à repasser, précise sa mère, c’est une honte pour toute la famille.

 

En parallèle. Une chinoise. Le même problème. Elle est gogo danseuse et elle est plate. Elle déprime. Il faut qu’elle trouve une solution. Son petit ami amoureux dit qu’il l’aime comme elle est, mais ce n’est pas suffisant. Il lui faut des seins, de la viande, de la chair. Elle lui en veut de ne pas comprendre ça. Elle n’arrive plus à se regarder dans le miroir.

 

Kimberley décide de se rendre chez un coach de vie. Elle y fait de la méditation, et réfléchit sur elle-même. Quand elle annonce à sa mère qu’elle ne veut pas se faire opérer des seins, et qu’elle a choisi de se faire « aider » et de s’aimer comme elle est, celle-ci lève les yeux au ciel. Elle a pris rendez vous pour elle chez un médecin, pour elle, il n’y a que la chirurgie qui l’aidera à régler ses problèmes. Kimberley s’effondre, elle se rend chez un spécialiste pour se faire liposucer, elle pense que la graisse se posera sur ses seins au lieu de ses fesses, mais le médecin n’est pas convaincu, elle pleure.

 

La chinoise s’est acheté une crème et des gélules pour ses lolos. Elle se les induit chaque soir de crème et avale une gélule qui la rend faible et malade. Mais aucun résultat. Sa meilleure amie vient la consoler. Avoir refait ses seins, ça l’a aidé elle ! Elle est convaincue que pour elle aussi ça marchera. Elles prennent rendez-vous. Son petit ami est désespéré.

 

Kimberley n’est plus complexée grâce à son coach de vie. On la voit se rendre fièrement dans une boutique de bikinis et en essaie un. Elle l’achète, fière d’elle et souriante !

 

Je zappe.

 

En plein milieu d’après midi, des gens super beaux, supers propres, font des recherches scientifiques sur un corps à moitié ouvert. Une enquête de police. Tam Tam ! Le suspens continue…Chaque jour, un meurtre, une victime, un assassin ! Chaque jour, et même plusieurs fois par jour ! Du sang, des corps, … Pour mener ces enquêtes. Des acteurs « bruchingués » qui ne doivent surtout, jamais, jamais, jamais sourire. Ils tirent la gueule. Tout le long de l’émission. Un épisode. Deux épisodes. Parfois jusqu’à quatre. Et jamais … Jamais un sourire. De quoi mettre du baume au cœur au milieu du salon !

 

Je zappe.

 

Yannick Noah.

 

Je peux plus.

 

J’éteins la télévision. C’est trop pour moi. Trop d’émotions. Chaque jour. Chaque chaine. Pour tous. Dans chaque salon. A chaque heure. Quelle merveille ! C’est le nouveau dieu, la fierté des hommes sur écran couleur… Putain quand je pense qu’y en a qui achète des écrans plasma et tout le matos qui va avec… Tout ça, pour ça ! Finalement, c’est tellement facile de rendre le peuple con, asservi, et aliéné. Plus rien ne m’étonne après cela. Je viens de tout comprendre. En une journée.

 

Maurane Hogne

 

Source : http://petit-pois-carottes.blogspot.com/2010/05/televisions-nous.html

 

petitspoiscarottes.jpg

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 00:04

Samedi 24 avril 2010, Caroline Fourest est venue présenter son livre « libres de le dire » coécrit avec Taslima Nasreen. En face, elle avait deux interlocuteurs qui furent également libres de dire ce qu’ils pensaient des idées d’une femme autoproclamée humaniste ; la formule ne serait pas complète sans ajouter les qualificatifs qui animent sont combat : (humaniste) féministe et laïque.

 

caroline fourest onpc

 

Soyons clairs, je n’ai pas de sentiments méprisants vis à vis de Caroline Fourest. Je sais différencier une personne et ses idées ; je sais cependant que les idées font (une partie de) la personne, mais il vaut mieux aller au-delà de ça. Ceci pour éviter de transposer le mépris des idées sur la personne. La conciliation plutôt que la haine, tel est mon crédo !  

 

Le fait d’avancer sans « mépris haineux » de la personne permet de s’attaquer sereinement aux idées (ce qui n’empêche pas de le faire avec une certaine virulence) et de dévoiler ce qui semble contraire au bon sens commun (dans un climat de débats d’idées et d’échanges). 

 

Cela dans le respect de tout le monde, y compris des différences ethnico-raciales, culturelles et cultuelles. Les acquis des uns ne sont pas les acquis des autres (je ne rentre pas dans le débat de l’inné, trop d’idéologies boiteuses derrière cela). Si vous ajoutez à cela la sensibilité intrinsèque des individus, vous obtenez une alchimie d’une société temporelle. Avançons de manière dépassionnée et annihilons les climats de haine (et canalisons les problèmes sociaux) avec pour socle : la Justice et la Liberté.  

 

Malheureusement ce n’est pas toujours le but de certains idéologues intégristes … 

 

C’est grâce à ces agents d’un système spécifique (on va y revenir) qu’on peut comprendre les desseins de l’oligarchie (inter)nationale. J’assume le fait que ce genre d’introduction puisse éventuellement amener à ce qu’on vous colle une étiquette de « complotiste » (démarche stalinienne : coller une étiquette au plus vite, ça évite de débattre sur le fond), mais objectivement Madame Fourest doit bien se rendre compte que ce n’est pas pour sa capacité à produire du raisonnement qu’elle passe à la télévision.

 

Avant, on passait à la télévision parce qu’on écrivait des livres ; aujourd’hui on écrit des livres parce qu’on passe à la télévision.

 

Analyser le discours de Caroline Fourest est loin d’être ce qu’il y a de plus compliqué, elle qui est tellement prévisible, et en même temps tellement peu consistante (je vais donner des exemples, attendez !). D’ailleurs nos deux chroniqueurs les plus redoutés du PAF (j’adore cette formule) s’en sont donnés à cœur joie. Et encore, certains disent qu’ils furent peu inspirés. Heureusement pour elle ! 

 

Je ne vais pas revenir sur sa légendaire mauvaise foi, ni sur sa façon de défendre – en dépit du bon sens – ses postulats de départ (c’est le contraire du journalisme). Sa malhonnêteté intellectuelle, on ne va pas y revenir, ça ressemblerait trop à du lynchage et ce n’est pas vraiment l’angle que j’ai prévu pour développer cet article. 

 

En préambule : Madame Fourest, vous qui avez eu l’indélicatesse de signaler ce blog à propos d’un article que vous n’avez pas apprécié (réflexe stalinien, je ne vous en veux pas – chacun sa sensibilité idéologique)*, sachez que je condamnerai tout commentaire dégradant à votre égard. Vous avez peut-être mal compris ma démarche (je vous accorde le bénéfice du doute), mais je tâche – modestement – de relever le niveau du débat (je vous accorde que l’article qui ne vous a pas plu fut léger, mais jamais insultant !). Je ne m’associe pas aux éventuelles menaces dont vous auriez été victime par mes supposés coreligionnaires (ce sont eux qui devraient rester dans leur tanière). Mais comme promis, je ne manquerai pas de combattre vos idées sur le terrain de la dialectique.

 

* Voir : « Message à Caroline Fourest suite à son appel à la censure » ainsi que l’article censuré (version fourestement correcte) : « Caroline Fourest et sa fascination pour l’Islam »

 

 

Caroline Fourest et la désacralisation des religions 

 

Il y a quelques « perles » prononcées par Dame Caroline dans l’émission de Laurent Ruquier, ce 24 avril 2010. Ca commence par : « Le blasphème rend les religions meilleures » … elle part ensuite dans des théories fumeuses amalgamant tous ce qui est « amalgamable ».

 

C’est, selon elle, grâce au blasphème qu’on a, aujourd’hui, la liberté d’expression, la liberté des femmes, etc. On a là déjà après une minute d’interview, un échantillon de la pensée fourestienne, d’une femme autoproclamée humaniste qui n’envisage en aucun cas de se mettre à la place des autres, se mettre à la place du croyant respectueux de son prochain (on ne parle pas des 0,001% d’extrémistes-intolérants), qui peut éventuellement être choqué s’il entend des paroles désobligeantes par rapport au Christ ou n’importe quel autre personnage biblique ou coranique (ce sont les mêmes). 

 

Par contre il est « blasphématoire » (au sens « moralement méprisable ») de tenir des propos – à connotations – antisémites, ou – à connotations – homophobes (ce que j’approuve. Pourquoi insulter et mépriser des gens gratuitement au non d’une liberté qui deviendrait elle-même méprisable ?). L’intégrisme laïque tolère qu’on insulte le caractère sacré de la Religion, et donc tolère qu’on insulte le croyant – qui a une relation transcendantale avec Dieu – dans sa foi.  

 

L’humanisme c’est aussi concevoir ce genre de principe : aller au-delà de certaines conceptions sclérosées, profondément anti-religions.

 

Caroline Fourest ne peut malheureusement pas cacher sa haine (tout du moins son mépris) pour la religion et le spirituel. Attention, je ne disconviens pas que les religions ont, dans le passé, commis des injustices au nom d’un modèle universel de vertu et d’émancipation des peuples (faites le lien avec l’humanisme-laïque au bout du fusil de l’impérialisme). Je peux même très bien comprendre qu’une femme, féministe, puisse s’enorgueillir des combats qui ont libéré les femmes (les hommes aussi) des jougs du pouvoir en place, et de l’ordre établi. 

 

A un certain moment, la rancœur extrême (je me doute que c’est de là que vient une haine pas toujours dissimulée des intégristes-laïques) peut, à son tour, commettre des injustices et oppresser les gens d’une autre manière. Cela – de surcroît quand on se proclame humaniste –, il faut être capable de le comprendre. Le cas échéant on devrait immédiatement être déchu de ses titres tels que : humaniste, intellectuel, (ou pire) philosophe. 

 

Il faudrait peut-être expliquer à Caroline Fourest que ce ne sont pas les principes qui oppressent (qu’ils soient théologiques, républicains, démocrates, humanistes, laïques), mais bien ce que font les hommes au pouvoir lorsqu’ils trahissent ces principes à la source, pour en faire un « alibi » objectif de bienveillance universaliste. 

 

C’est ainsi « au nom de Dieu », « au nom de la démocratie », « au nom de la laïcité », que l’homme a commis (et commet toujours) les pire dégueulasseries. Les agents de ces systèmes corrompus à la source seront les intermédiaires choisis par l’élite (jamais élus) entre le pouvoir et le peuple, dans le but de répéter le catéchisme des principes de base (de l’idéologie au nom de laquelle ils se revendiquent), en fermant les yeux sur les injustices que leurs maîtres puissent éventuellement commettre.

 

« Puisqu’on est ‘bon par nature’, que – par essence – on détient la vérité ultime, les dommages collatéraux issus de nos principes ne peuvent être que la cause de l’intégrisme (supposé) des autres ; jamais à cause de sa propre folie, jamais à cause de sa propre hérésie. »

- Névrose d’intégriste -

 

Caroline Fourest n’est qu’une missionnaire d’une nouvelle Eglise dont elle promeut le courant le plus fondamentaliste : l’intégrisme Laïque. Par ailleurs, lorsqu’elle tombe la robe et qu’elle s’exprime en tant que femme ou citoyenne (intellectuelle, il faut arrêter de plaisanter), il ne reste que du vide intersidéral. Pour illustrer mon propos, je pense à une ineptie d’une tristesse indescriptible : lorsqu’elle dit que « pute est la plus belle insulte qu’on puisse faire aux femmes ». Elle en tirerait une fierté particulière, car l’expression de cette faiblesse masculine (oui, insulter est une faiblesse) serait dû au fait que la femme puisse être trop affirmée – parce qu’elle tiendrait « des propos qui dérangent ». 

 

Mais c’est quoi cette façon de voir les choses ? Quels que soient les griefs que l’on peut avoir à l’encontre d’une personne du sexe faible (clin d’œil à une féministe), traiter une femme de pute ou de n’importe quelle autre insulte, traduit le niveau de bassesse de l’homme, point à la ligne ! Un homme qui ne peut maitriser ses émotions verbales – au point d’être insultant envers les autres, envers les femmes de surcroît – doit être laissé pour ce qu’il est, c'est-à-dire : un être perfectible qui doit s’assumer avec ses tares. 

 

Je trouve ça affligeant qu’une femme puisse considérer cela comme « des médailles d’honneur », et c’est bien un point où j’agiterais un drapeau rouge à destination de toutes ces « naïves » qui imagineraient à un moment que ces courants féministes postmodernes avaient pour but de défendre les femmes et leur honneur.

 

Caroline Fourest considère comme une médaille le fait de se faire insulter par les plus vils parmi les hommes ; alors que les femmes aimantes, dignes, qui se respectent en tant que femmes n’aspirent qu’à s’attirer les grâces parmi les plus nobles, et les plus respectueux des hommes.

 

J’aime beaucoup le verset 26 de la sourate 24 (la Lumière) : « Les mauvaises [femmes] aux mauvais [hommes], et les mauvais [hommes] aux mauvaises [femmes]. De même, les bonnes [femmes] aux bons [hommes], et les bons [hommes] aux bonnes [femmes]. »  

 

Ce verset résume le principe des relations humaines et des lois liées au « magnétisme » (l’interaction naturelle entre les gens) : on attire à soi les gens qui nous ressemblent.  

 

De même que l’on voit le monde selon l’angle de vision qui est le sien. Une vue étriquée ne permettra jamais de voir les choses en perspectives. Et c’est pour ça que certaines pensées sclérosées vont considérer les insultes comme étant le fruit de sa pertinence. C’est l’aliénation dans toute sa splendeur ! 

 

Et c’est précisément ce genre de femme qui appelle à désacraliser les religions, c'est-à-dire annihiler le caractère sacré de Dieu ou de la religion ; ce qui veut dire au final, tuer la religion dans son essence en vue de créer « un truc » culturel. Soit quelque chose qui sera amené à disparaître avec le temps. C’est tellement peu consistant, tellement prévisible (comme dessein) que ce projet restera au niveau de leurs auteurs. Je fais référence au néo-croisés post-stalinistes et leur projet de religion synthétique appelé « humanisme-laïque ». 

 

« Qu’est-ce que c’est beau d’être humaniste » comme se plaisait à dire Eric Zemmour, se raillant de l’autosatisfaction continue de Caroline Fourest, tout au long de son bouquin. Elle qui, avec ses positions ultra-rigides au nom de la sacro-sainte Laïcité (avec L majuscule), qui fait notamment fi de la sensibilité des femmes qui ne veulent pas être libres à sa manière, est tout sauf une humaniste. Elle est en contradiction totale avec ces principes élémentaires qui consistent à vouloir comprendre les autres, et appeler à l’échange dépassionné, non empreint de certitudes. Le contraire de cela s’appelle l’intégrisme, n’en déplaise à ceux qui se contredisent en même temps qu’ils parlent. 

 

Des oxymorons personnifiés qui dévoilent l’imposture en temps réel, sans décodeur.

 

 

Eric Naulleau : « Le stalinisme, c’est le contraire de l’humanisme » 

 

Eric Naulleau a bien résumé la pensée fourestienne lors de cette émission. Ses positions n’étaient pas spécialement soutenue par le public, ni par Laurent Ruquier … et c’est tant mieux ! Le cas échéant, Caroline Fourest aurait pu plaider pour un lynchage, mais non ! Les opinions de Dame Caroline furent applaudies (avec un public acquis à sa cause – ce qui est loin d’être un problème, après tout Tariq Ramadan avait aussi « son » public lorsqu’il fut invité dans la même émission). Elle a également bénéficié du soutien de l’animateur, Laurent Ruquier.  

 

On peut donc tranquillement s’attarder sur le fond, entre autres sur ce qu’a dit Eric Naulleau. 


 

A propos du débat avec Tariq Ramadan (chez Taddei) :

 

« Vous êtes allée débattre avec Tariq Ramadan chez Frédéric Taddei et vous vous êtes faites éparpillée façon puzzle ! Je ne suis pas spécialement favorable à vos essais, mais j’avais mal pour vous. Il vous a ridiculisée. »

 

Et Caroline Fourest de répondre (à propos du passage de Tariq Ramadan dans ONPC) :

 

« Vous avez été lamentable, l’un comme l’autre. Vous avez invité un prédicateur intégriste (sic) représentant l’une des confréries les plus dangereuses qu’il soit, qui a fait échouer la réforme de l’Islam et qui est responsable d’un certain nombre de dégâts en Europe. » 

 

On peut quand même expliquer le contexte de « la réforme de l’Islam » dans ces années 30 – l’honnêteté intellectuelle et l’impartialité ne peut se permettre de balayer le contexte pour promouvoir ses simplifications de l’histoire : suite au démentiellement de l’Empire Ottoman, l’Egypte est dominée (culturellement) par les britanniques. Mustafa Kemal (alias Atatürk) impose en Turquie, suite à la chute du Khalifa, une laïcité militaire (je ne rentre pas dans les détails des politiques criminelles à l’encontre des musulmans qui n’avaient ne fusse que le tort de porter des « signes distinctifs islamiques », jusqu’aux pendaisons publiques).  

 

Sans spécialement légitimer toute l’œuvre des Frères Musulmans, c’est peut-être d’avoir fait échouer ce genre de « réforme » qui dérange Caroline Fourest ? La réforme par les occupants, c’est l’asservissement ultime par les puissances coloniales, quand bien même elles s’autoproclament « humanistes et démocrates » ; les schémas se répètent aujourd’hui encore, et les agents du système sont là pour légitimer ces crimes « au nom des droits de l’homme, des droits de la femme, etc. ».  

 

Toujours sans spécialement légitimer toute l’œuvre des Frères Musulmans, il faut avoir la décence intellectuelle de reconnaître que les forces de résistance ont toujours été cataloguée comme étant « criminelles » ou « terroristes », ou tout autre titre qui permet aux esprits simples de comprendre qui est « le méchant ». 

 

Quand on se fait le porte-parole – ou l’alliée objectif – de forces occupantes (ou ayant occupés), on peut nuancer la crédibilité et le bienfondé des propos. L’objectivité n’est pas le propre des impérialistes ou de leurs suppôts. Tout est donc permis, y compris pour Madame Fourest de prêter à Tariq Ramadan les pires intentions, au point que lorsqu’il parle, « il veut dire autre chose ». En faire un représentant d’un Islam obscur, « l’Islam des Frères Musulmans » est normal dans une politique de propagande. Heureusement que les individus ont le libre arbitre, et peuvent juger sur ce qu’ils voient et ressentent. Si c’est conforme à leurs aspirations, leurs attentes, et leurs sensibilités respectives, tant mieux (ou tant pis) pour eux. 

 

Malheureusement pour elle, Caroline Fourest ne jouit d’aucune finesse lorsqu’elle s’exprime (sauf aux yeux des adeptes de la pensée binaire qui voient la vie en noir et blanc, ceux qu’on a trop gavé de JT de TF1). Et on comprend immédiatement l’idéologie qu’elle représente ; il n’y a, on va insister, absolument rien d’humaniste au sens « j’aime les autres et je tolère les personnes pensant différemment », dans son discours.  

 

Je la laisse volontiers utiliser son argument stalinien (à défaut d’arguments rhétoriques, sans procès d’intention ni audition sélective, partiale et partielle) : « vous avez invité un prédicateur intégriste » qui – vous l’aurez compris – serait l’opposé d’elle-même, elle qui est la lumière et le bon sens incarné.  

 

L’avantage avec Caroline Fourest est qu’il suffit de la laisser parler pour comprendre tout le personnage. Elle est l’objet de sa propre caricature telle que l’a dénoncé à l’antenne le courageux – et très bon – Eric Naulleau.

 

« Vous entendez ce que vous voulez bien entendre … comme toutes les obsessionnelles. »

- Eric Naulleau -

 

 

Question de Laurent Ruquier : « Peut-on inviter Tariq Ramadan » ?

 

Réponse implicite : oui … à condition d’inviter Caroline Fourest pour traduire aux imbéciles pas à même de comprendre ce que Caroline Fourest, seule, peut comprendre. 

 

Elle n’a pas répondu ça quand même ? Non ? Eh bien voici la réponse « en live » :

 

« Quand quelqu’un défend l’Islam radical, politique, aussi dangereux que celui des frères musulmans, et que vous lui donnez une tribune dans une émission de grande écoute, et que sa spécialité est de mentir sur un plateau (sic), il l’a fait en l’occurrence trois fois ce soir là*, il passe pour un intellectuel brillant, sympathique, ouvert d’esprit, musulman moderniste … et il n’y a personne en face pour le mettre face à ses contradictions, oui c’est de la désinformation ! »

 

« et il n’y a personne en face pour le mettre face à ses contradictions », on en est bien là : il n’y a que Caroline Fourest qui peut comprendre (les autres sont tous des débiles manipulables à souhait). SAUF QUE Dame Caroline a eu, après le passage de Tariq Ramadan chez Ruquier, droit à son débat chez Frédéric Taddei où elle n’a rien pu produire, ni même pu mettre Tariq Ramadan face à ses supposées contradictions – « si tant est qu’elles existent », comme l’a répété Eric Naulleau.

 

* Démenti lors du débat chez Taddei où, au contraire, on a vu les mensonges de Caroline Fourest (qu’elle a acquiescé, en s’excusant même pour l’un de ses flagrants délits de contrevérité).

 

 

Caroline Fourest et les églises :

 

Discussion avec Taslima Nasreen : « Mais que devrions-nous faire de ces églises ? Je suis d’accord avec vous (avec Taslima Nasreen co-auteure du livre), il faudrait les convertir (en musée). »

 

Réponse cinglante d’Eric Naulleau :

 

« Ca c’est ce que faisaient les régimes communistes albanais. Vous êtes dans une sorte de stalinisme de la pensée, une anti-religion. Et vous vous prenez pour qui pour décider à la place de millions de gens qui sont dans l’erreur ? »

 

Elle a ensuite feint de présenter ça sous l’angle du second degré et de la plaisanterie. Nous y reviendrons en fin d’article (dans les annotations d’Eric Naulleau) après l’émission.

 

 

 

On termine par la burka :

 

Je ne vais pas reprendre la citation de Caroline Fourest où elle explique grosso modo que ces femmes se sont fourvoyées, qu’à une autre époque elles auraient été Témoins de Jéhova ou scientologues (« là elles sont salafistes et se bricolent un Islam sectaire »). 

 

Certes elle a le droit de le penser, et même de l’écrire. Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent dans une démocratie (clin d’œil aux censeurs étouffeurs d’opinions). Par contre, et c’est le principal grief d’Eric Naulleau à son encontre : il ne faut pas usurper le mot humaniste quand on est si méprisant à l’égard des gens qui ont d’autres croyances, et d’autres façon de vivre leur spiritualité.

 

« (Je ne vous dis pas de trouver la burka formidable), mais je vous demande simplement de ne pas usurper le mot humaniste quand vous êtes plutôt stalinienne. Le stalinisme c’est le contraire de l’humanisme. Vous avez une manière de trancher de tout, de jeter le bébé de la spiritualité avec l’eau de la religion que je trouve insupportable. Vous êtes une sectaire, vous êtes une doctrinaire. »

 

La réponse à cela de Caroline Fourest est une pure merveille de lieu commun (en même temps que peut-elle répondre lorsqu’elle se retrouve face à elle-même ?), c’est « l’argument bêton » des néo-fascistes de gauche qui s’enorgueillissent d’avoir milité dans des associations antiracistes (« touche pas à mon pote », « SOS Racisme », etc.) pour se défendre de toute idéologie raciste/fascisante/discriminante :

 

« Traiter de stalinienne quelqu’un qui est féministe et laïque, et pour la démocratie, et avoir été aussi complaisant comme vous l’avez été avec Tariq Ramadan, qui représente l’Islam des Frères Musulmans, c’est hallucinant et c‘est très représentatif de ce que je vous reproche. »

 

C’est un peu léger chère Caroline. D’autant que dans les faits le débat avec Tariq Ramadan fut très instructif*, alors qu’il n’est rien ressorti de celui avec elle … si ce n’est sa déconfiture. Je reprends toute l’analyse d’Eric Naulleau (décidément fort bien inspiré ce soir là, « seul contre tous », avec Zemmour qui acquiesçait le bon sens de ses propos), car il ne fait – objectivement – que relater des faits, de manière dépassionnée et non partisane.

 

* Tariq Ramadan VS Zemmour et Naulleau

 

 

Le seul argument de Caroline Fourest est toujours le même : elle seule est capable de comprendre les doubles discours. Car quand Tariq Ramadan (sa raison de vivre … ou d’écrire … donc de vivre !) dit quelque chose, il veut forcément dire autre chose. Il passe donc pour un intellectuel brillant, parce que le monde entier n’a pas été touché par la grâce tel que l’a été Caroline Fourest. Ce n’est donc pas la faute des autres de ne pas être au niveau de celle qui va libérer la France des carcans intégristes, fondamentalistes, extrémistes.

 

« Quand on est humaniste, féministe, et laïque, on ne peut avoir tort ni même être méprisant … surtout pas totalitaire ! »

- Rhétorique fourestienne -

 

Eh oui ! Quelle frustration de voir autant de complaisance envers un intégriste islamiste, la démocratie est en danger, et ce ne sont pas ces idiots utiles de l’islamisme (Zemmour est connu pour ça) qui vont arranger les choses. 

 

Je propose une chose : sanctifier Caroline Fourest pour la lumière et la clairvoyance qu’elle apporte au monde !

 

 

Caroline Fourest Vs Zemmour et Naulleau – partie 1

 

 

 

Caroline Fourest Vs Zemmour et Naulleau – partie 2

 

 

 

Bonus : les éclaircissements d’Eric Naulleau

 

Après le débat, quelques sympathisants de Caroline Fourest ont cru bon de prolonger la propagande fourestienne sur le mur (Facebook) d’Eric Naulleau, ce dernier n’a pas manqué de mettre – poliment – les choses au point, pour définitivement clore le débat.

 

Note importante : je n’ai pas demandé la permission à Eric Naulleau pour copier-coller ses éclaircissements, ceci pour la bonne et simple raison que je ne voudrais pas que l’autorisation d’Eric Naulleau soit considérée comme une tribune ouverte « gracieusement proposée » (et acceptée) pour qu'il puisse s’exprimer – après le débat – sur Génération M. Certes, qu'Eric Naulleau eut trouvé opportun de s'exprimer via ce blog été un honneur, mais ce n’est pas la réalité des faits. J’ai repris les commentaires sur une page publique tout simplement ; j’ai en effet l’honneur de l’avoir parmi mes Facebook-friends.

 

 

Message posté par Eric Naulleau sur sa page Facebook :

 

Un dernier mot sur le sujet, de crainte que le débat n'en finisse jamais. Ce que je conteste chez Melle Fourest, c'est une manière perverse de tordre la réalité des faits. Oui, Ramadan a bien évoqué la Palestine, non, il ne l'a jamais traitée de sioniste, encore moins d'agent sioniste comme elle l'a prétendu à ONPC. Oui, Ramadan a bien quitté l'université de Rotterdam, non, ce n'était pas en raison de ses activité télévisuelles, comme elle l'a aussi prétendu. Oui, Ramadan a bien dit « certains savants musulmans condamnent l'homosexualité », mais il a ajouté quelque chose comme « je ne suis pas du nombre », ce que Melle Fourest se garde bien de préciser (et qui évidemment change du tout au tout le sens de la phrase).

 

Oui, Melle Fourest s'est bien fait éparpiller par M. Ramadan au terme d'un débat très confus chez Taddeï, d'où rien de bien intéressant n'est sorti. Non, nulle complaisance de ma part lors du débat avec M. Ramadan à ONPC : je souhaitais obtenir et j'ai obtenu des clarifications sur des points aussi précis que cruciaux : la condamnation ou pas de l'homosexualité (je n'y reviens pas), ce fameux « moratoire » sur la lapidation des femmes (qui m'avait fait bondir et au sujet duquel M. Ramadan s'était montré pour le moins ambigu lors de son débat avec Nicolas Sarkozy) et enfin la burqa dont M. Ramadan a confirmé qu'elle ne correspondait à aucun précepte religieux, ajoutant même en réponse à une question de ma part qu'il s'efforcerait de dissuader une convertie de la porter.

 

Dans l'un et l'autre des débats, j'ai lu avec attention les deux livres qui en constituaient le support et le prétexte (au sens littéral du mot) et je comprends fort bien que Melle Fourest n'apprécie pas que j'aie éclairé quelques-unes des contradictions et des intolérances de son ouvrage. C'est en partie mon travail de chroniqueur à ONPC.

 

Enfin, il paraît que le fait de proposer de reconvertir les églises en écoles scientifiques ou autres relevait de la plaisanterie. J'indique que la plaisanterie court de la p.193 à la p.197 de « Libres de le dire »avec notamment la proposition de Taslima Nasreen d'« interdire la construction de lieux de culte », remarque dont l'humour m'échappe et qui ne suscite chez Melle Fourest qu'une vague contradiction de pure forme.

 

 

« Ils prennent l’étiolement de leurs âmes pour de l'humanisme et de la générosité. »

- Stendhal, cité par Eric Zemmour -

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Published by Génération M - dans Société
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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 00:31

Elisabeth Levy, après avoir fait parler d’elle en faisant – malgré elle – la promotion de la liste antisioniste de Dieudonné, revient pour présenter un bouquin avec un titre improbable : « les français sont-ils antisémites ? ». Un bouquin qu’elle vient présenter chez Ruquier, et où ses principaux contradicteurs ne furent pas spécialement ceux qu’on pouvait imaginer. Quoique …

 

- Le titre de l’article aurait du être : l’antisémitisme historique s’est-il sournoisement déplacé en France ? -

 

Ce bouquin est en fait coécrit avec Robert Ménard, fondateur de l'association française Reporters sans frontières (RSF) – où il est aujourd’hui président d’honneur.  Ce dernier s’est finalement révélé être un contradicteur pertinent avec une vision moins « CRIFienne » de la question juive. Une vision sans doute plus proche de la réalité. Arguments et faits concrets à l’appui.

 

 

Elisabeth Levy, une sioniste qui se veut ouverte 

Elisabeth Levy commence très fort : « je suis pour qu’on puisse parler ouvertement d’Israël sans se faire accuser d’antisémitisme » ; « des fois on a tendance à tout dramatiser » ; … 

Apparemment il y a du progrès : c’est magnifique, on avance ! On devrait sans doute bientôt voir Paul-Eric Blanrue chez Ruquier présenter son livre « Israël, Sarkozy, et les Juifs », qui sait ?  

… cela reste à voir encore.

 

Elisabeth Levy une personne d’ouverture sur la question juive en France ? Une personne pour aplanir les tensions ? Je laisse chacun se faire son avis. Par contre quand on sort un bouquin avec un titre pareil (et un développement de la question qui est le sien), il eut été de bon goût de ne pas se faire remarquer en disant des bêtises énormes, de surcroît dans son introduction : « j’en ai marre de parler de ça, (j’avais proposé en rigolant) faisons une journée sans Juifs ! » (sic). Non seulement le titre du bouquin est une hérésie (on va y revenir), mais pour éviter que cela déchaine à nouveau les passions, il aurait fallu ne pas jouer au pompier pyromane. C'est-à-dire : j’éteins l’incendie que je vais créer avec mes potes du showbiz. 

Bien sûr que je soupçonne (et même plus que ça) France 2 d’être connivence ; je veux bien prendre toutes les précautions d’usage mais il ne faut pas se leurrer : Paul-Eric Blanrue aurait été un interlocuteur très intéressant pour ce genre de débat. Et lui, les précautions d’usage – contrairement à beaucoup de personnes –, il les prend ! 

Donc oui, l’appareil médiatique se place sous l’angle de Mme Levy puisqu’il n’y avait personne « de calibre » pour un débat contradictoire, ce qui n’a pas empêche que des choses intéressantes aient été dites, par Robert Ménard co-auteur du bouquin, et Eric Naulleau qui – à mon avis – ce soir là a pris quelques risques pour la suite de sa carrière « au plus haut niveau » …

 

 

Robert Ménard, un interlocuteur objectif

… qui connait – cela dit en passant – les limites à ne pas franchir.

 

« A trop parler d’antisémitisme quand il y en n’a pas, on donne des arguments à un certain nombre de gens à qui je n’ai pas envie d’en donner. »

 

Quand on a des contradicteurs de la politique israélienne qui sont bien élevés, ça nous donne droit à de très jolies formules ; parfois un peu creuses quand on a épluché le sujet auprès de sources plus indépendantes (des gens – souvent – dans le viseur du CRIF : une certaine vision paranoïaque que stigmatise M. Ménard) mais elles ont le mérite d’exister à la télé, de surcroît à une heure « de grande écoute » (pour ceux qui n’étaient pas couchés). 

C’est en bégayant qu’il stigmatise ensuite « la folie d’une partie … de l’intell … de quelques (j’ai dit quelques hein ! Attention ! Ne dites pas que je suis antisémite s’il vous plait.)* intellectuels Juifs qui voient de l’antisémitisme partout … ». 

Bien entendu Mme Levy a tenté de le couper, mais – au finish – il a pu aller jusqu’au bout pour dire :

 

« Il y a aussi une obsession, moi je le vois – et c’est pour ça que tu le disais tout à l’heure : il y a un certains nombre de propos que tu ne peux pas dire sur Israël. »

 

Ce qui n’a pas manqué de provoquer « une rechute d’hystérie » chez l’autre en face. 
Ce n’est pas grave, le « deuxième tour » avec Zemmour et Naulleau arrive …

 

* C’est l’expression que laissait transparaître son bégayement …

 

 

Zemmour reprend … de manière plutôt surprenante 

Zemmour accuse M. Ménard d’avoir enfermé Mme Levy dans la défense contrainte d’Israël. Car selon Zemmour, ce n’est pas le sujet. On prend acte. 

On ne va pas en rajouter davantage par rapport à cette accusation, car autrement on risque de rentrer dans un jeu de suspicions très particulières sur la personne d’Eric Zemmour (à propos d’Israël et des Juifs). 

La position de M. Ménard est claire et nette, il suffit de l’écoute. Il est très prudent et ultra-modéré (le sujet mérite bien cela). 

Le plus habile dans cet échange fut quand même Eric Zemmour ; je pense même que le CRIF devrait le recruter comme conseiller, car le Zemmour : il a une vision plus scientifique du sionisme et de l’apologie (volontaire ou involontaire) de l’injustice et des atrocités israéliennes au Moyen-Orient.

 

Quand on est un peu sérieux, on ne peut pas dire que cela n’influence pas les rapports qu’on a envers Israël et les sionistes – en France et dans le monde de manière plus générale.

 

Il détourne magistralement le problème en surenchérissant dans le délire d’Elisabeth Levy  avec : « l’antisémitisme nouveau » ! Un écran de fumée d’une grossièreté profonde ! 

Non seulement, il évite la question israélienne (« elle ne m’intéresse pas, parce que ce n’est pas le sujet » – sic), mais en plus il discrédite – du moins il essaie – le courageux Ménard, qui ne s’est – par ailleurs – pas laissé déboussolé par la supercherie, en martelant notamment sa position.

 

 

L’antisémitisme nouveau est né ! 

Israël est donc un prétexte.

 

« Le vieil antisémitisme classique : le sédentaire contre le nomade ; le national contre le sédentaire est (effectivement) en train de mourir. »

 

Le nouvel antisémitisme, c’est quoi alors ? 

Premièrement il n’existe(rait) que dans les banlieues. Zemmour est soit un grand sociologue et un grand expert des peuples sémites … soit un grand démagogue.

 

Le nouvel antisémitisme, c’est donc le principe du bouc émissaire : on choisit une cible pour unifier la communauté.

 

Entre les lignes – à moins que je ne sois très mauvais esprit – : le principe est d’unifier « la oumma » qui a déjà conquis la banlieue et qui menace Paris … et la France ! 

Blague à part, avec le lourd héritage historique que referme le mot « antisémitisme », il eut été sage de choisir un autre terme pour décrire un « climat social temporel ». Apparemment Zemmour ne sent pas le besoin de prendre des précautions particulières, ni de faire preuve du minimum de décence intellectuelle, en associant la sémantique « six millions de gazés » avec « les racailles des banlieues ». Et c’est du service public … 

Elisabeth Levy nous dit ensuite que ça va mieux (dans les banlieues) … mais en fait c’est parce qu’elle n’a pas compris – ou du moins, elle n’a pas pensé tout de suite à cet « argument » : la plupart des Juifs des banlieues ont précisément dû quitter leur banlieue ! Un fait sensé illustrer la thèse de l’ (énième) exil … 

Je note aussi que Zemmour n’a pas pensé citer « le gang des barbares » pour corroborer sa thèse (« la shoah recommence » disait la mère de la victime). Je disais dans un précédent article que Zemmour me semblait très proche de la ligne de Philippe de Villiers*, et je ne m’étais sans doute pas trompé. C’est loin d’être un procès d’intention, ce sont ses idées qui vont dans cette direction ! 

*Ce n’est pas non plus un hasard si ce dernier s’est (enfin) résolu à choisir le bon train à droite, pour lui jouer un rôle important en politique.

 

Il est plus que jamais temps de prendre les avertissements de Zemmour au sérieux car le contradicteur le plus redouté du PAF dénonce un vrai problème ! Et malheureusement, ce sont les Juifs qui sont – comme d’habitude – les premières victimes. Eux qui ne pouvaient plus – dans cet « émirat des banlieues » – bénéficier de la protection de l’Etat, et qui ont dû – encore une fois – émigrer vers une terre de plus grande tolérance. 

Le problème est assez grave pour ne pas laisser un Ménard créer des amalgames grossiers en faisant un lien avec Israël, qui n’est que l’excuse pour ne pas voir. Ne pas voir que Poitiers n’est pas si loin (et Vichy si proche dans nos mémoires).

 

« Nous défendrons ensemble, avec les Juifs, la civilisation contre la barbarie. »

- Philippe de Villiers, dans Israël magazine -

 

Si ce commentaire vous paraît être « du délire », la suite – signée Eric Zemmour – est tout aussi croustillante :

 

« Dans les écoles aujourd’hui dans les banlieues, il y a deux insultes qui sont à la mode : sale Juif, et sale Français. »

 

Où comment créer une alliance judéo-chrétienne face à la menace islamiste. Toujours sur la ligne de Philippe de Villiers ... et de nombreux autres. 

Robert Ménard a bien essayé d’expliquer à Zemmour que ceux qui se nourrissent du conflit israélo-palestinien pour éventuellement proférer des insultes « anti-Juifs », sont des jeunes non politisés (qui ne connaissent rien au conflit israélo-palestinien) qui habillent bien souvent « des mœurs de voyous » – et qui s’identifient aux jeteurs de pierres de l’intifada. 

Ah si seulement les médias n’usaient pas du deux poids deux mesures dans le traitement du conflit (et en particulier lors du récent massacre de Gaza). Peut-être que ces « voyous » seraient moins frustrés et diraient moins de bêtises. C’est ce qu’a l’air de penser M. Ménard ; et je pense qu’il développe une thèse bien plus proche de la réalité ; en opposition aux fantasmes névrotiques de Zemmour – qui avait, ce soir là, l’air de dire à Elisabeth Levy : « Ne dis rien, laisse-le moi, je suis plus habile que toi pour le coincer là où tu n’a pas su l’emmener ».

 

 

Quand Naulleau vient au secours de Ménard …

et des populations « arabo-musulmanes ; d’origine émigrées » qui en ont pris plein la gueule ce soir là ! 

Il commence par dire qu’il trouve le dîner annuel du CRIF être quelque chose d’hallucinant*, là  « les hommes politiques français viennent se faire remonter les bretelles sur base communautaire ». Sans doute une manière de dire en introduction, que les Juifs sont quand même un peu plus émancipés qu’en 1940. Et peut-être que le tableau dressé par Zemmour est un tant soit peu exagéré … 

* Zemmour partage cet avis, pour la bonne et simple raison que les autres communautés, lorsqu’elles seront mieux organisées, surenchériront dans cette voie pour obtenir « leurs lois » et seront à même d’être juridiquement protégées. Ce qui est en soi un vrai danger pour l’establishment, puisque que tout le monde sera traité égalitairement : cela signifierait la fin des campagnes de propagandes (et discriminatoires) supposés servir une certaine élite.

 

« L’antisémitisme « décontracté » d’antan s’est déporté du Juif à l’arabe, c'est-à-dire du judéo-bolchévique vers l’arabo-musulman. »

- Eric Naulleau –

 

(On appréciera Zemmour faire la moue à ce moment précis …)

 

Naulleau a ensuite, pour illustrer son propos, fait référence à des glissements sémantiques douteux, en citant en exemple : identité nationale =>  burka. 

Et il y en a d’autres bien entendu : laïcité => foulard ; terrorisme => islamisme ; … Tout cela se dit, en effet, de manière très décontractée sur nos antennes. 

Robert Ménard, sentant sans doute qu’il bénéficie d’un soutien pour lui aller plus loin dans son raisonnement, précise que le problème de la burka* n’est pas la burka en soi, mais bien la stigmatisation d’une minorité, d’une communauté. Et cette communauté n’est pas celle qui est le sujet central du livre coécrit avec Elisabeth Levy.

 

« Certes il existe un antisémitisme résiduel. Mais aujourd’hui, est-ce qu’il est plus difficile d’être Juif ou Arabe en France ? … Si tu as des problèmes pour trouver du travail, quand tu es Juif tu n’as aucun problème, quand tu es arabe tu as ces problèmes là ! »

- Robert Ménard –

 

(On notera que le public a été très bien sélectionné ce soir là, puisque cette déclaration n’a valu AUCUN applaudissement. Certes, le but n’est pas « d’amuser la galerie », mais cela mérite d’être noté.)

 

Robert Ménard, très courageux ce soir là, a ensuite poursuit avec le CRIF et ses aberrations  de manière pertinente … avant de se faire couper (il était plus que temps !) par Elisabeth Levy … pour revenir sur la burka. Heureusement qu’elle était là cette burka !

 

« Le principe du bouc émissaire : on choisit une cible pour unifier la communauté. »

- Eric Zemmour -

 

* La burka qui, par ailleurs, est une coutume afghane. En France il y aurait 2000 musulmanes qui cachent leur visage avec le niqab. Certes le résultat est « le même » (le grillage en moins) mais la sémantique « Afghanistan » est politiquement plus intéressante en matière de propagande, c’est grotesque mais ça n’échappe pas aux plus avisés.

 

 

En conclusion 

Tout le monde sur le plateau s’est finalement rejoint pour reconnaître qu’il n’y a plus d’antisémitisme en France, d’où l’hérésie du titre du bouquin. 

S’il existe « des résidus d’antisémitisme » dans les quartiers, mais qu’on ne veut pas reconnaître que l’état sioniste – qui occupe la Palestine militairement – ait un lien direct avec la manifestation d’une certaine hostilité envers les Juifs à des moments spécifiques – qui plus est dans un contexte social où les « français d’origine émigrés » (puisqu’ils ne sont visiblement pas français à part entière) sont ghettoïsés – alors ces « résidus d’antisémitisme » doivent être considérés comme quelque chose de différent de ce qui a mené à Vichy et Auschwitz ! 

Car si on met « le problème des banlieues » de côté, on est tous d’accord de dire qu’il n’y a plus d’antisémitisme avéré en France, comme il n’y a pas plus d’islamophobie par ailleurs. 

Les commentaires « judéophobes » ou « islamophobes » sont provoqués par des éléments extérieurs. Et c’est la mise en images de ces éléments (et les commentaires qui les accompagnent) qui frustrent ou donnent une certaines images d’une catégorie de personnes.

 

L’animosité anti-juive résulte – comme l’a dit M. Ménard – du deux poids deux mesures dans le traitement du conflit israélo-palestinien. Quant à l’animosité anti-islamique, elle résulte directement du 11 septembre et de la stigmatisation des musulmans.

 

Celui qui désire aller plus loin pour comprendre le fond des choses doit faire comme on m’a appris à l’école, au cours d’histoire : faire une analyse de document.

 

Qui donne les infos ? Qui a intérêt à présenter les choses de cette façon ? Qui finance l’édition ?

 

On ne porte ici aucune accusation, on décrit simplement une méthode d’analyse rigoureuse de documents (une méthode enseignée à des ados de secondaire).  

Que celui qui veut faire cette analyse la fasse pour lui, pour sa culture générale, et pour son impartialité. 

Quant à celui qui ne veut pas la faire, qu’il prenne pour argent comptant la ligne éditoriale des grandes chaînes nationales. Il aura l’impression d’être dans le bon camp, et aura l’occasion d’en replacer une le lendemain à la pause, auprès des collègues.

 

 

E. Zemmour - E. Levy Vs E. Naulleau - R. Ménard – partie 1


 


E. Zemmour - E. Levy Vs E. Naulleau - R. Ménard – partie 2


 

 

Ci-dessous, un commentaire trouvé sur Internet. Je n’aime pas trop la martyrologie, néanmoins ce commentaire décrit un peu ce qui a découlé de l’échange du 14 novembre 2009 chez Ruquier : 

Siné (Charlie Hebdo) écrit : « Plus je croise les femmes voilées qui prolifèrent dans mon quartier, plus j’ai envie de leur botter violemment le cul ! » 

C'est passé comme une lettre à la poste et sous des applaudissements ! 

Plus tard il crée une analogie, tirée par les cheveux, entre le succès et la conversion de Jean Sarkozy au Judaïsme, il est viré ! 

Effectivement, bottez l'arrière train des musulmans ! Non seulement vous ferez carrière, mais on vous acclamera. 

On essaye de nous vendre par un jeu de scène que la judéophobie serait intrinsèque à l'Islam puisqu'elle est le fruit des "musulmans refoulés de banlieue". Or la France n'a jamais été aussi judéophobe que sous le régime pétainiste qui jusqu'à preuve du contraire n'a jamais été alimenté par "des musulmans". 

Mais Pétain n'existe plus et les Musulmans prolifèrent ! (power951)

 

Ce deux poids deux mesure n’a pas échappé au journal Marianne >>> Cliquez ici

 

 

In fine 

Je ne peux m’empêcher d’ajouter une dernière note par rapport au « deux poids deux mesures » avec une remarque très explicite d’Elisabeth Levy, lorsqu’elle a parlé également d’un « deux poids deux mesures » dans le traitement des agissements d’Israël. 

Voici ce qu’elle dit sans aucune gêne apparente :

 

« Si je ne m’abuse il y a des horreurs et des atrocités et des injustices commises dans le monde entier, il n’y a pas un pays qu’on tient autant pour comptable pour chaque chose qu’il fait »

 

C’est absolument exceptionnel. Entre les lignes (et de manière plutôt apparente) ça veut dire : « il n’y a pas qu’Israël qui commet des atrocités (ce qui est très juste), essayez de regarder un petit peu ce qui se passe dans le monde pendant que la diplomatie israélienne fait ce qu’elle a à faire par rapport au peuple palestinien. » 

Certes elle n’a pas tort quand elle dit que des atrocités sont commises partout dans le monde, par contre c’est loin d’être un argument crédible (en même temps c’est Elisabeth Levy) pour nuancer quelque dénonciation que ce soit par rapport au régime sioniste et criminel qu’est l’état d’Israël ! 

Et cela n’a rien à voir avec l’antisémitisme, ça a à voir avec le droit international.

Comprenez Mme Levy ?

 

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Published by Génération M - dans Société
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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 02:14

Ceux qui n’étaient pas couchés samedi 28 septembre 2009 ont pu apprécier l’excellent échange entre Tariq Ramadan, et les deux Eric, Zemmour et Naulleau. Sans aller jusqu’à dire qu’on a appris des choses, nous avons pu voir une opinion d’un nationaliste sur la question de l’Islam, et ce qu’en dit un intellectuel musulman de culture européenne.

 

Cet article a pour objectif d’ouvrir quelques parenthèses sur quelques de points qui auraient – à eux seuls – mérité un autre débat :

1) La dédiabolisation de Ramadan par Eric Naulleau

2) Eric Zemmour, l’Islam, et la question du voile islamique

3) Le nationalisme particulier d’Eric Zemmour

4) Tariq Ramadan, un intellectuel controversé

5) Bonus : Zemmour peut-il parfois avoir tort ? 

 

Le débat

 

 

2e partie

 

 

3e partie




La dédiabolisation de Ramadan

Laurent Ruquier nous dit en introduction qu’ils (Ruquier et les deux Eric) ne retireraient pas une ligne du livre de Tariq Ramdan, « Mon intime conviction » ; c’est déjà ça de gagné ! Par ailleurs c’est officiel : Tariq Ramadan est un gars bien. Faites passer le message !

C’est Naulleau qui démarre avec un moment quasi d’anthologie : 

 

« On sort extrêmement dérouté de la lecture à la lecture de ce livre, parce qu’elle ne correspond pas à ce qu’on lit sur vous, et surtout parce que ce livre est exempt des ambiguïtés qu’on vous reproche »

 

Une excellente introduction où Naulleau dit en gros : « même moi je suis tombé dans le piège en prenant comme argent comptant tout ce qui a été sur Tariq Ramadan, au point qu’en le lisant je me demande si on parle bien de la même personne » Certes Naulleau ne l’a pas dit comme ça, mais cela pouvait éventuellement être compris de cette façon.

La suite de l’échange fut la réfutation des attaques de Caroline Fourest qui avait – ma foi – l’air de satisfaire Eric Naulleau. Table rase donc des polémiques passées, des polémiques que Tariq Ramadan portait un peu comme « une casserole »   cela en quelques minutes de plaidoirie.

Cela dit quand Naulleau nous dit « voilà qui est plus clair », j’avais quand même l’impression que Tariq Ramadan a répété exactement ce qu’il a dit précédemment. L’envie de comprendre doit sans doute jouer aussi.

Remarque sur Eric Naulleau : certaines personnalités lui reprochent sa virulence dans ses critiques (certains au point de ne plus vouloir aller chez Laurent Ruquier). L’écrivain Patrick Besson va même très loin en sous-entendant qu’il s’est créé un personnage méchant payé pour casser les œuvres des (supposés) artistes*. A mon sens, tout le monde n’a pas le même talent pour écrire, ni la même rhétorique pour se défendre de ses contradicteurs. Tariq Ramadan avait ce soir là « le niveau » que certains n’ont pas. La preuve : l’échange avec Naulleau – qu’on ne peut soupçonner de quelque complaisance particulière envers Ramadan – fut cordial. N’est pas « intello » qui veut.   

Comme lu dans un commentaire sur Internet : « Zemmour et Naulleau n’avaient pas affaire à Doc Gyneco ! »

 

 

* Voici le chroniqueur télé Eric Naulleau devenu, en quelques mois d'antenne sur France 2, la bête noire des éditeurs, la créature vomitive des hommes politiques, l'individu répulsif des philosophes, la persona non grata des écrivains, le raseur accablant des chanteurs. Il fait fuir les invités de Laurent Ruquier comme un clodo gueulard tombé d'une benne à ordures dans une présentation de lingerie fine. Dès que sa grosse bouche molle et dédaigneuse qu'il tente en vain désormais de faire disparaître sous la barbe de Frédéric Beigbeder-s'ouvre, un frisson de dégoût parcourt le plateau, le public et les téléspectateurs. Du moins tous ceux qui me parlent d'« On n'est pas couché ». Eric Naulleau est en train de devenir l'Erich von Stroheim de la télévision française : le gnome que vous aimerez haïr. (lire plus)

 

 

Place au menu consistant : Eric Zemmour

Sans diminuer la pertinence de Naulleau, tout le monde attendait l’échange Zemmour / Ramadan ; et le moins que l’on puisse dire est que l’échange fut riche et très instructif. Instructif dans le sens où les positions de nos deux rhétoriciens ont été clairement exposés. Qu’on soit d’accord avec eux ou pas est une autre histoire.

De nombreux observateurs ont reconnu que Tariq Ramadan a dominé l’échange. Personnellement je nuancerais ce terme, car il n’y a pas à dominer mais à exposer. Il fut néanmoins clair que Ramadan fut quand même un ton au dessus face à un Zemmour dans le rôle (surprenant ?) d’un Philippe de Villiers.

Mon avis sur le personnage d’Eric Zemmour est globalement positif dans le sens où, avec lui, on s’éloigne de standards du politiquement correct à la télévision. En dépit de ses positions – disons – « pas toujours conventionnelles » je dois reconnaître que je suis souvent – voire même très souvent – d’accord avec lui ; sans doute que le conventionnel télévisuel libertaire enrobé de niaiseries pseudos artistiques ne me convient pas.

Le problème avec Zemmour est que lorsqu’il se trompe, il ne se trompe jamais qu’un peu ! C’est même parfois très troublant de voir un personnage si cultivé (en apparence) s’embourber dans des sujets qu’il ne maîtrise pas. C’est parfois même, intellectuellement très grossier. Je citerai quelques exemples plus bas.

Pour bien rentrer dans le vif du sujet, Eric Zemmour attaque et nous dit :

 

« La tradition française est que quand on est étranger et qu’on devient français, c’est : à Rome fais comme les romains. C'est-à-dire que tu t’habilles comme eux et que tu t’assimiles à la tradition française. »

 

Un très beau message de bien-pensance républicaine. Seulement voilà : il existe plusieurs moyens pour aider Zemmour à comprendre le monde dans lequel il vit. On pourrait par exemple lui expliquer que des français (qu’ils soient descendants d’immigrés ou de souche : ils sont français, intégrés voire même assimilés) peuvent décider dans le respect des lois d’être ou de devenir musulmans (ou bouddhistes ou zoroastres …) sans que ça ne les empêche des s’habiller « comme les romains ». Ils portent des jeans, des chemises, des pull-overs, et certaines femmes couvrent leurs cheveux (comme d’autres citoyens portent un chapeau, une casquette, un bandana, un béret, …).

Que Zemmour n’intègre pas le voile, on s’en moque complètement en fait (ce partisan de lois liberticides voudrait même qu’on l’interdise dans la rue !). Tariq Ramadan a bien fait de souligner cette loi qu’on a dû changer, ce qui laisse à penser que « la tradition française » fut initialement moins « psychorigide » que certains mouvements post-modernes.

Il faudrait aussi « passer la bande » à un anglais lorsque Zemmour dit que l’immigration en Angleterre s’est faite au cours des trente dernières années. Par après il a rectifié en disant « après-guerre », et peut-être qu’en insistant un peu on serait arrivé au siècle. Mais là n’est pas la question, Tariq Ramadan a relevé – le problème français avec – cette projection sur l’Angleterre, mais ce n’est pas grave …

 

« Je n’intègre pas le voile, même au nom de la liberté … On s’en moque complètement qu’elles soient libres ou soumises … Le voile n’est pas le symbole de la liberté ou de la soumission des femmes ce n’est pas le problème … Le problème c’est l’endogamie »

 

On aurait pu demander à Zemmour s’il intègre la kipa ou pas, mais cela n’est pas le problème – la liberté des individus n’étant pas une affaire de commerce entre les différent « groupes ethniques » qui composent la société. La remarque n’a pas pour but de passionner le débat, car la kipa, la croix, ou le sapin de noël n’a jamais choqué personne. Les seuls à dire que le voile islamique « c’est pas la même chose » sont les mêmes qui ont voulu créer un problème et/ou qui l’enveniment. Pour reprendre une formule, c’est le voile qui voile les vraies problèmes (précarité, chômage, logement, …) et qui dévoile les vrais visages : les islamophobes néo-fascistes post 11 septembre qui croient en un modèle de civilisation supérieur et universel ; un modèle dans lequel la religion est refoulé à un cadré privé poussé à son paroxysme. C'est-à-dire qu’on est « musulman » à la maison, et « français laïque » à l’extérieur.

 

En résumé, selon la conception de certains, cacher ses cheveux avec un bonnet Nike (signe d’intégration ?) ne pose aucun problème. Par contre cacher ses cheveux avec quelque chose qui ressemble au voile islamique, c’est outrepasser la décence laïque.

 

Ce point de vue est tellement peu consistant – que ce soit par rapport à la loi ou au bon sens le plus élémentaire – qu’on ne peut s’empêcher de penser, sans pour autant entrer dans un processus de victimisation, qu’il y a avant tout un problème avec l’Islam. Un problème qui va bien au-delà des droits des femmes supposées soumises et persécutées.

Zemmour confirme cela dans son argumentaire anti-voile, puisqu’il reconnait que le problème n’est pas la soumission de la femme. Il a également raison lorsqu’il dit qu’ « on se moque complètement qu’elles soient libres ou soumises » ; j’ai la même position vis-à-vis de beaucoup de comportements de société : quelqu’un avec – par exemple – un piercing, je me moque de savoir si ce fut douloureux, si ce fut une décision murement réfléchie, si la décision fut le fruit de l’influence d’un certain milieu, ce n’est pas mon problème. Je suis ravi de voir que Zemmour ne veut pas s’ingérer directement dans la décision des femmes musulmanes qui ont décidé de porter le voile.

Par contre, LE problème pour Zemmour c’est l’endogamie :

 

« Vous savez bien que dans la tradition arabo-musulmane les mariages sont endogames. C'est-à-dire qu’on réserve les filles aux cousins … mais si c’est comme ça ! »

 

Si Zemmour dit que c’est comme ça, c’est que c’est comme ça ! Il aurait pu rajouter qu’en France on n’est pas polygame, on n’excise pas ses filles, et on n’égorge pas son mouton dans la baignoire. Je pense qu’il n’y a pas grand-chose à rajouter, si ce n’est qu’on a affaire à du grand  Zemmour (qui se plante) dans toute sa splendeur !

A tous ceux qui voudraient éprouver – plus que la thèse – la certitude de Zemmour, allez demander aux filles musulmanes si elles ont marié un cousin, ou si c’est le cas de leurs sœurs. Vous comprendrez que le personnage peut être très dangereux. Dangereux car c’est de là que naissent les amalgames, les préjugés, et la stigmatisation. C’est aussi éventuellement là que peuvent naître  des formes particulières de « nationalisme » : un nationalisme forgé dans un espèce de phantasme névrotique ; dans la stigmatisation de l’autre et dans la transcendance d’un modèle qu’on veut imposer, quitte à tronquer l’histoire et occulter la réalité.

Pour définitivement s’enfoncer, et bien montrer comment ce discours sonne faux, Zemmour n’hésite pas à affirmer que « la question religieuse » est liée aux problèmes des cités tels que la discrimination, le chômage, et à l’égalité des droits. Reste à savoir si le voile influence le réchauffement climatique …

 

 

Zemmour et son patriotisme particulier

Personne ne peut en vouloir à Zemmour d’aimer sa France comme il l’aime. Je dis sa France, car j’ai bien peur que ce qu’il décrit est quelque chose qui n’existe plus, mis à part dans son esprit. « Mais mon ami, la France a changé ! » disait Tariq Ramadan.

Justement, Francis Huster (qu’on aime ou qu’on n’aime pas) avait une excellente question : « vous sentez-vous français-juif ou juif-français ? ».

 

 

Que les nationalistes français en prennent bonne note :

 

Zemmour se définit comme étant un Juif français, ou comme disait sa mère disait : un Israélite français. Dans les deux formules, français est secondaire !

 

Sans vouloir spécialement ouvrir un autre débat (qui ceci dit est – pour le coup –  très lié à l’actualité), si Bernard Kouchner, Bernard-Henry Levy, Pierre Lelouche ou même Nicolas Sarkozy ont la même sensibilité « nationale » qu’Eric Zemmour (à savoir être juif avant d’être français), on comprend mieux la politique internationale menée par les néoconservateurs français*.

* Kouchner, BHL, Attali, Finkielkraut, Glucksman, Lelouche, Adler,
Bruckner, soit tous les néoconservateurs s’en va-t-en-guerre. Se sentent-ils d’abord juifs ou français? Il serait intéressant de leur poser la question … ou bien d’analyser leurs discours et leurs positions.

 

La formule « Right or wrong my country is my country » peut éventuellement être considéré comme un sentiment noble, mais cela peut également être d’une terrible dangerosité pour la souveraineté de la nation si « dans le wrong » il y a des choses qui incitent à penser que certaines décisions ne relèvent ni des intérêts de la nation (de la France en l’occurrence) ni ne correspondent aux valeurs historique de la nation.

Un débat entre Paul-Eric Blanrue* et Eric Zemmour à ce sujet aurait été intéressant car il y a matière à débattre, et surtout matière à informer le citoyen français sur les desseins de son gouvernement qui n’hésitera pas à envoyer ses fils se faire tuer en Afghanistan pour des intérêts qui ne sont sans doute pas les leurs, ni ceux de l’état français – au sens Français du terme.

* Paul-Eric Blanrue est l’auteur du livre Sarkozy, Israël, et les Juifs. Un livre passé sous silence en France. Ce livre dénonce les groupes de pressions qui influencent la politique française.
(lire plus)

 

 

Tariq Ramadan, un intellectuel controversé

Ceux qui ne connaissaient Tariq Ramadan qu’à travers ce qu’on dit sur lui furent bien inspirés d’avoir suivi le débat. Tout le monde a pu voir un personnage cultivé, nullement déstabilisé par les deux chroniqueurs les plus redoutés du PAF. A ceux qui disent que Zemmour fut mauvais, il faut rappeler qu’on connaît Eric Zemmour et ses positions. Si Tariq Ramadan semblait « plus convaincant » en apportant un autre point de vue, ça ne veut pas dire que Zemmour est un imbécile. C’est justement l’intérêt de débattre ; que chacun ensuite se forge son opinion.

A  ceux qui pensent que Tarik Ramadan est le porte-parole des musulmans en Europe, il faut distinguer plusieurs choses. Tariq Ramadan est plus dans le registre « philosophe-penseur musulman » que prédicateur au sens dogmatique du terme. On peut reprocher plein de choses à M. Ramadan, mais islamiste n’est certainement pas le terme qui convient, que du contraire !

Tariq Ramadan est quelqu’un qui prône le dialogue au sein de la communauté musulmane (et avec les autres, laïques ou d’autres confessions), dans un registre progressiste. Il est aussi – via ses livres – un ambassadeur de la pensée moderne d’un musulman ; je n’ai pas dit « de la pensée musulmane » car non seulement personne n’a le monopole de l’interprétation des textes*, mais en plus Tariq Ramadan n’est pas considéré comme un savant au sein de la communauté. Cela ne l’empêche pas d’être un intellectuel de talent, mais il ne sera jamais l’ambassadeur d’un quelconque Islam européen, comme le pensent certains.

* Il y a pour cela, la jurisprudence islamique avec des débats continus entre gens de science pour faire évoluer la pensée islamique sur base des textes authentiques, et sans esprit de sectarisme.

 

Tariq Ramadan prône un Islam « modéré », dans le sens d’apprendre la religion en douceur sans auto-marginalisation. Il est dans un sens, un éducateur ; bien loin de l’image de l’islamiste que l’on bien veut lui donner. Pourquoi alors ce procès ? Parce qu’il est plus facile de stigmatiser des musulmans marginaux ? Je n’ose pas le penser. Sachez néanmoins que Tariq Ramadan est loin d’être le seul à faire ce travail (d’éducation) au sein de la communauté.

 

« Votre passé est votre école, votre passé est votre identité.
Il s’agit de réconcilier, jamais de rompre »

- Tariq Ramadan -

 

Je suis également d’accord avec lui lorsqu’il parle des nouveaux convertis lorsqu’il dit qu’au lieu de se mettre en rupture avec leur société, ce qu’ils devraient pouvoir faire, c’est effectivement de permettre à ceux qui arrivent, aux émigrés nouveaux, aux citoyens anciens, de comprendre cette culture.

Que Dieu donne la sagesse aux musulmans pour comprendre leur religion et la transmettre de la meilleure des manières !

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En annexe, vous trouverez un résumé concis sur deux sujets « controversés » que sont la lapidation et le crime d’apostasie, des Textes utilisés sans modération par les détracteurs de l'Islam. Et si on regardait ce que disent précisément ces Textes ? Et surtout, la façon dont ils furent compris et appliqués dans l'âge d'or – période référence – de l'Islam. >>> Cliquez ici

 

 

Bonus : Zemmour peut-il parfois avoir tort ?

Pour résumer ce qui me dérange avec Zemmour, c'est son côté colonisateur décomplexé  (ou plutôt fils de colonisateurs qui n’a rien fait à part se contenter de naître). Un personnage parfois plus proche du comique que de « l’intello ». Un amoureux de la littérature française et de Jacques Brel* (ce qui lui donne de la crédibilité culturelle) qui raconte parfois – voire même souvent – l'histoire de la façon où ça l'arrange. A part ça j'essaie de rester nuancé et laisse chacun juger.

* 100% d’accord avec Zemmour : il y a Brel et les autres ! Tout ne se vaut pas, et tout n’est pas de l’art ni de la culture. Derrière un monument comme Brel, on ne peut pas dire que le rap soit de la musique.

Voir l’article « Y en a marre du rap » .

 

Cliquez ici pour lire « la parenthèse Zemmour ».

Vous découvrirez le Zemmour « comme on l’aime » !



 
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Published by Génération M - dans Société
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