Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 21:55

Facebook est, quoiqu’on en dise, un espace privilégié pour rechercher de l’information découpée fine. C’est aussi un espace plus qu’intéressant pour jauger – à travers les interventions et autres publications quotidiennes – la qualité de ceux qui transmettent à travers leur page des informations ou qui défendent des convictions.

A ce titre quand on a des contacts assez actifs sur Facebook – qui de surcroît jouissent d’une certaine crédibilité auprès de leurs publics respectifs – qui ont l’occasion d’avoir une discussion sérieuse et intéressante. La tentation est très forte de relayer la discussion quand on anime un blog, d’autant qu’en un seul clic tout peut disparaître sur Facebook, ce qui dans certains cas peut s’avérer dommage !


blanrue_piccinin.jpg


Voici donc l’échange entre Paul-Éric Blanrue et Pierre Piccinin, se présentant tous les deux comme historiens. Le fil de la discussion évoque le « volte-face » de Pierre Piccinin (déjà commentée sur ce blog) sur la question du conflit en Syrie.

Aucun des propos n’a bien évidemment été retouché, le tout mis en forme par Génération M. Les coquilles ont néamoins été corrigées pour le confort du lecteur.


Note : certains propos provenant d’autres intervenants ont été conservés pour ne pas à devoir couper les échanges entre Paul-Éric Blanrue et Pierre Piccinin qui ont rebondi sur l’un ou l’autre commentaire. Certains passages jugés pertinents ont été mis en gras, pour le lecteur pressé d’aller à l’essentiel.

 

(Cela démarre par l’image suivante publiée par Paul-Éric Blanrue sur sa page et à laquelle Pierre Piccinin a réagi)

 

democratie_toc-toc.jpg

 

20 juin, 12:10 · Pierre Piccinin

 

C'est peut-être un tout petit peu plus complexe que ça (je parle de la Syrie).

 

 

20 juin, 12:10 · Paul-Éric Blanrue

 

Vrai ou faux, Pierre ? => Avec l'appui financier du Qatar et de l'Arabie saoudite, les néo-Ottomans ont ouvert une sorte de couloir de trafic d'armes et de terroristes, à destination de la Syrie, écrit le numéro de lundi du journal syrien Al-Watan. Entre 1 200 et 2 000 combattants de différentes nationalités, ayant reçu les formations nécessaires pour mener leur mission, se sont infiltrés, ces derniers jours, en Syrie, ajoute le journal. Des missiles hyper sophistiqués anti-blindés, des missiles sol-air de courte portée, des équipements modernes de télécommunication et plusieurs tonnes d'explosifs, ont aussi été́ achemines en l'espace de quelques jours vers la Syrie. Toujours selon ce journal syrien, des dizaines d'assaillants, dont certains de leurs chefs, ont été́ tués dans des affrontements, ces derniers jours, entre les forces gouvernementales et des éléments armés, ont été transférés vers la Turquie.

 

(La voix de la République islamique d'Iran, le 11-06-2012)

 

La Syrie accuse de nouveau la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar de prêter assistance aux rebelles en leur fournissant des armes et de la logistique. Le quotidien syrien Al-Watan rapporte en effet que ces trois pays ont mis en place un corridor en territoire syrien pour livrer des armes aux rebelles. Selon le quotidien, ces rebelles disposent à présent d'armes sophistiquées et notamment de missiles sol-air, ainsi que des tonnes d'explosifs et des systèmes de communication et de diffusion par satellite.

 

(Kol Israël, le 11-06-2012)

 

Selon des sources bien informées à Idleb, au nord-ouest de la Syrie, plus de 2 000 terroristes de différentes nationalités, armés et équipés, ont réussi à franchir les frontières turco-syriennes et à entrer en Syrie. L'opération est financée par le Qatar et l'Arabie saoudite. Ces terroristes sont bien entrainés dans des bases militaires sur le sol turc. Toujours selon ces sources, les hélicoptères turcs évacuent quotidiennement des mercenaires armés vers des hôpitaux de fortune dressés sur les frontières. Ces derniers jours ont été marqués par une intensification sans précédent des attaques contre l'armée syrienne, attaques auxquelles les soldats ont répondu au prix de leur vie. Le bilan des pertes dans les deux camps ne cesse de s'alourdir. À Idleb, les habitants affirment que le nombre de terroristes ne cesse d'augmenter et toutes ces évolutions se déroulent sous les yeux des observateurs internationaux qui multiplient les rencontres avec les chefs de bandes. Selon Al-Watan, l'axe Riyad-Doha a équipé ses mercenaires de roquettes anti-blindés, de roquettes thermiques et de missiles sol-air Law.

 

(La voix de la République islamique d'Iran, le 12-06-2012)

 

http://blanrue.blogspot.fr/2012/06/la-derniere-reunion-du-mondialiste.html

 


21 juin, à 06:48 · Pierre Piccinin

 

‎Paul-Éric, dans l'ensemble, faux.

 


21 juin, 09:35 · Pierre Piccinin

 

Les rebelles disposent de kalachnikovs et grenades à main, pour l'essentiel; parfois quelques bazookas, mais exceptionnellement. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle ils demandent de l'aide et pour laquelle ils sont partout écrasés par les forces gouvernementales (autrement mieux équipées en Syrie que l'étaient celles de Saddam ou de Kadhafi, et qui n'ont pas même besoin de déployer tout leur arsenal). Quand je lis que les rebelles disposent de missiles sol-air, pour les avoir côtoyés à plusieurs reprises (les rebelles), j'ai envie de rire; mais le caractère tragique de la situation me fait me raviser immédiatement.

 

 

21 juin, 09:40 · Paul-Éric Blanrue ‎

 

Pierre, en l'espèce, regardez bien les dates, ces hommes et ces armes sont arrivés APRÈS votre départ, donc, fort logiquement, vous n'avez pu les voir. Il s'agit d'un débarquement attesté de mercenaires du Qatar, d'Arabie Saoudite et de la Turquie (entre autres, car vous savez que la France participe elle-même à l'entrainement secret de groupes rebelles sur le sol turc) dans un pays souverain. Sauf à dire que ces pays n'agissent que par esprit humanitaire (ce qui doit vous faire sourire vous-même), ce simple fait démontre l'importance géostratégique qu'accordent ces pays à la Syrie, démentant en cela votre thèse d'une intervention "pour l'honneur". La présence, cette année, du porte-parole du Conseil national syrien au Groupe Bilderberg, aux États-Unis, me paraît instructive sur la nature des soutiens extérieurs apportés à la "résistance" à Bachar. Je m'étonne aussi qu'un catholique comme vous ne se sente pas gêné par le surgissement d'une guerre civile, qui aura pour inévitable effet le massacre (et/ou l'exil) de nombreux chrétiens.

J'ose enfin espérer qu'en appelant à la guerre de libération en Syrie, vous irez vous-même vous porter volontaire pour combattre les armes à la main, comme vous poussez nos pays (et nos enfants) à le faire.

 

 

21 juin, 10:20 · Pierre Piccinin

 

Si un tel arsenal a effectivement été fourni aux insurgés, alors, nous en verrons les effets prochainement. Mais je doute que ces "infos" soient vérifiées. En tout cas, jusqu'à présent, mes différents contacts continuent de m'informer du recul de la rébellion. Que les USA et d'autres acteurs se satisfassent de l'affaiblissement du régime, c'est certain; il n'en sera que plus malléable. Par contre, le but n'est pas de le faire tomber (d'où ce sous-armement dont souffrent les rebelles). Ne pensez-vous pas, en effet, que les rebelles auraient depuis longtemps reçu les armes dont vous parlez (et mieux ! ; en Libye, j'ai vu des chars d'assaut fournis par le Qatar), si l'OTAN ou quiconque avait résolu de démolir Assad? Quant à la guerre civile, elle n'est plus d'actualité depuis les élections du 7 mai. Je m'expliquerai en détail dans un gros rapport à sortir tout prochainement. ps : une intervention (qui n'aura pas lieu, car les guerres atlantistes n'ont lieu que lorsqu'il y a des intérêts économiques ou géostratégiques à promouvoir; ce qui n'est pas le cas en Syrie - au contraire) n'impliquerait pas nécessairement le déploiement de troupes au sol; mais une aide tactique aux insurgés. Et, pour répondre à votre dernière question : j'y pense.

 


21 juin, 11:16 · Pierre Piccinin

 

http://www.silviacattori.net/article3351.html (Réponse de Pierre Piccinin à Silvia Cattori)

 

 

21 juin, 11:24 · Paul-Éric Blanrue

 

Si "l'Occident" n'intervient pas directement ni davantage pour le moment, c'est surtout qu'il existe aujourd'hui une donnée nouvelle : la décision russe de ne pas lâcher Assad (pour le moment), avec Pékin à l'arrière-plan. On est dans un cas "à la Suez". Kadhafi n'a pas eu cette chance. Quant à la géostratégie, il n'est que trop évident qu'une guerre serait profitable à Israël, qui depuis des années veut faire tomber l'axe Téhéran- Bagdad -Damas, avec le Hezbollah et le Hamas dans les tuyaux, pour le remplacer par l'axe Israël - Syrie épurée - Turquie - Jordanie - Arabie saoudite - Qatar. Je m'étonne que cette évidence ne vous saute pas aux yeux.

 

 

21 juin, 12:09 · Pierre Piccinin

 

Tout au contraire : vous vous enfermez dans des grilles de lecture bien trop théoriques et rigides; Israël et Assad sont des alliés objectifs; à me lire prochainement sur Grotius.fr.

 

 

21 juin, 12:13 · Papa Moi 

 

Alliés objectifs, lol, M.r Piccinin, je crois que vous vous trompez

 

 

21 juin, 12:14 · Papa Moi

 

L’axe américano-sioniste est a l’oeuvre pour faire tomber Assad.

 

 

21 juin, 12:15 · Pierre Piccinin

 

Et les Francs-Maçons aussi?

 

 

21 juin, 12:17 · Pierre Piccinin

 

Et les extra-terrestres?

 

 

21 juin, 12:17 · Paul-Éric Blanrue

 

Pourquoi tomber dans la caricature ? Israël a très clairement appuyé les insurgés syriens : http://www.lefigaro.fr/international/2012/06/11/01003-20120611ARTFIG00751-israel-prend-position-en-faveur-des-insurges-syriens.php

 

 

21 juin, 12:18 · Papa Moi

 

M. Piccinin, au lieu d essayer d’être drôle, soyez un petit peu objectif, cela vous grandira ;0)

 

 

21 juin, 12:20 · Pierre Piccinin

 

Oui, depuis que cet article fumeux est sorti, tout le monde me le ressert : le gvt israélien a timidement soutenu l'idée d'une "aide médicale" (c'est qd même le moins qu'il pouvait faire vis-à-vis de sa propre opinion publique, après le massacre de Houla et après s'être tu depuis plus d'un an, non?). Allons, même les Palestiniens de Syrie sont en train de rejoindre la rébellion et, du coup, de remplir les prisons, car ils espèrent qu'un changement de régime à Damas permettra à la Syrie de redevenir offensive contre Israël.

 

 

21 juin, 12:21 · Papa Moi

 

Je suppose que c'est de l’humour belge, haha

 

 

21 juin, 12:22 · Paul-Éric Blanrue

 

Je place ici l'article récent (12 juin). Je ne vois pas en quoi il est "fumeux". Chacun pourra se rendre compte des arguments stratégiques d'Israël dans le fil de discussion. Le voici : L'État hébreu renonce à sa « neutralité » en estimant que la chute de Bachar el-Assad affaiblirait aussi l'Iran.

 

« Je souhaite la victoire des rebelles syriens que j'admire pour leur courage » : cette petite phrase du président Shimon Pérès traduit le changement de ton d'Israël. Il y a un mois encore, la discrétion restait de rigueur. Mais cette prudence n'est plus de mise.

 

Bachar el-Assad a été longtemps considéré comme un moindre mal. Officiellement les deux pays sont en état de guerre. Mais la frontière sur le plateau du Golan conquis et annexé par Israël sur la Syrie est la plus calme de toutes depuis près de quarante ans. La coalition des opposants avec des islamistes, voire de sympathisants d'al-Qaida évoquée par des responsables des services de renseignements israéliens, n'avait pas de quoi susciter un élan de sympathie.

 

Malgré tout, les dirigeants israéliens ont choisi leur camp. Officiellement, ce tournant a été provoqué par la « barbarie » des partisans de Bachar el-Assad, qui apparaît de plus en plus comme un homme aux abois. « Nous n'agissons pas par opportunisme, mais tout simplement parce que les massacres ont atteint un niveau sans précéden t», assure Yigal Palmor, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

 

D'autres considérations entrent aussi en ligne de compte. Selon Moshé Maoz, spécialiste du Moyen-Orient à l'Université hébraïque de Jérusalem, la nouvelle tactique résulte d'un calcul: « Pendant longtemps, les responsables israéliens ont caressé l'espoir que la Syrie renonce à son alliance avec l'Iran chiite et devienne plus modérée en se rapprochant des pays sunnites du Golfe. Or ce scénario est désormais impensable. L'ampleur des tueries commises contre les sunnites, qui forment le gros des insurgés, rend désormais tout renversement d'alliances impossible», affirme cet universitaire. Bref, plus la répression se durcit, plus le régime de Bachar el-Assad se trouve pieds et poing liés vis-à-vis de l'Iran, considéré par Israël comme l'ennemi le plus dangereux avec son programme nucléaire.

Éviter une attaque syrienne

 

Meïr Dagan, ancien patron du Mossad, les services de renseignements, qui est hostile à une attaque militaire israélienne contre les installations nucléaires iraniennes, estime lui aussi que « la chute de Bachar el-Assad constituerait le meilleur moyen d'affaiblir l'Iran ». Il n'est toutefois pas question pour Israël d'intervenir directement. « Nous sommes considérés comme des satans par les deux côtés. Le régime syrien nous accuse de soutenir les insurgés et les insurgés proclament que nous soutenons Bachar el-Assad », affirme Yigal Palmor. Israël se contente de proposer une aide humanitaire et médicale, notamment pour les réfugiés syriens en Jordanie - offre rejetée jusqu'ici. Israël espère ainsi éviter de donner le moindre prétexte à une attaque syrienne. La menace est prise très au sérieux. «Si la Syrie en avait la possibilité, elle nous traiterait de la même façon qu'elle traite son peuple. Or ce pays dispose du plus grand arsenal d'armes chimiques au monde, ainsi que des missiles capables d'atteindre l'ensemble du territoire israélien», a prévenu lundi le général Yaïr Naveh, le chef d'état-major adjoint. L'autre hantise des responsables israéliens serait de voir cet armement tomber dans les mains du Hezbollah libanais, allié de Damas.

 

 

21 juin, 12:25 · Papa Moi

 

C’est l’hopital qui se fout de la charité, le massacreur sioniste qui vient aider les pauvres syriens massacrés, c’est drole, c’est peut-être quelque chose que Dieudo pourrait exploiter dans un de ses sketchs

 

 

21 juin, 12:26 · Paul-Éric Blanrue

 

C'est évidemment toujours la même rengaine humanitaro-pouêt-pouêt. Mais que l'on ne me dise pas qu'Israël soutient Assad alors que l'État juif appelle à son éviction et explique pourquoi.

 

 

21 juin, 12:29 · Pierre Piccinin

 

Obama avait condamné le coup d'Etat au Honduras et la répression des manifestations au Bahreïn...

 

 

21 juin,  à 12:43 · Paul-Éric Blanrue

 

Restons dans le cadre de cette discussion précise. Puisque vous me dites que les intérêts sionistes et ceux des rebelles syriens sont opposés, comment expliquez-vous les relations privilégiées qu'entretiennent les rebelles et l'AIPAC, s'il vous plaît ? Est-ce l'effet de mon cerveau complotiste ? => http://thepassionateattachment.com/2012/06/21/winep-provides-forum-for-syrian-national-council-and-cover-for-israel  : It’s very revealing that the newly elected head of the Syrian National Council (SNC), Abdulbaset Sieda, gave his first extended Western media interview since assuming the post on June 10 to Fikra Forum, a project of the AIPAC-created Washington Institute for Near East Policy. As I revealed in “Fikra: An Israeli Forum for Arab Democrats,” WINEP has long been working closely with the SNC in pushing for foreign intervention to topple Assad.

 

In February, WINEP senior fellow and Fikra director David Pollock wrote in an e-mail to the forum’s subscribers:

 

As the international community struggles to halt the Syrian regime’s brutal assault on its people, Fikra Forum would like to share our newest piece by Radwan Ziadeh, an official with the Syrian National Council and executive director of the Syrian Center for Political and Strategic Studies. Ziadeh calls for intervention, urging the international community to form a coalition that legitimizes the SNC as the unified representative of the Syrian opposition and acknowledges the council’s plan for the future of Syria.

 

Meanwhile, Israel’s friends in the media provide cover for Israel’s support — via its American lobby — for the Syrian opposition. Foreign Policy’s Josh Rogin recently reported on Israeli vice prime minister Shaul Mofaz’s speech at “the Washington Institute for Near East Peace” [sic]:

 

“My expectations are that the Western countries should give humanitarian support to the Syrian people,” he said. “We cannot be part of it, and it is clear why.”

 

 

21 juin,  à 12:49 · Papa Moi

 

Voila comment on amène la démocratie, en distribuant des armes ....... http://www.nytimes.com/2012/06/21/world/middleeast/cia-said-to-aid-in-steering-arms-to-syrian-rebels.html?_r=1&smid=tw-share

 

A small number of American officers are operating secretly in southern Turkey, helping decide which Syrian rebel fighters across the border will receive arms.

 

 

21 juin,  à 13:22 · Papa Moi

 

M. Piccinin, il manque plus que les francs macs et les ovnis pour les extra terrestres.

 

 

21 juin,  à 13:24 · Papa Moi

 

M. Piccinin, Obama condamne la répression au Bahrein mais continue à livrer des armes aux despotes ? Vous avez dit démocratie ? Moi je dis l’axe américano-sioniste. http://www.reuters.com/article/2012/05/12/us-usa-bahrain-idUSBRE84A11R20120512

 

 

21 juin,  à 13:32 · Rachid Guedjal

 

La guerre civile pour les syriens n'est qu'un processus dans la défragmentation du proche orient. L'adage "Diviser pour mieux régner" n'a jamais été autant d'actualité. C'est en divisant entre eux les anciens états établis qu’Israël dominera la région et assurera la paix à ses frontières. Logique la plus basique. Croire ne serait ce qu'une minute aux bienfaits de la démocratie importable via l'armement est une ânerie.

 

 

21 juin,  à 15:03 via mobile · Paul-Éric Blanrue

 

Pas de réponse sur l'AIPAC, Pierre ? À propos, vous dites bien que "l'Occident" se moque de la Syrie ? Comment expliquez-vous cela ? C'est encore un exemple de non ingérence ? => http://www.nytimes.com/2012/06/21/world/middleeast/cia-said-to-aid-in-steering-arms-to-syrian-rebels.html?_r=1&emc=eta1 : "C.I.A. Said to Aid in Steering Arms to Syrian Opposition - A small number of C.I.A. officers are operating secretly in southern Turkey, helping allies decide which Syrian opposition fighters across the border will receive arms to fight the Syrian government, according to American officials and Arab intelligence officers. The weapons, including automatic rifles, rocket-propelled grenades, ammunition and some antitank weapons, are being funneled mostly across the Turkish border by way of a shadowy network of intermediaries including Syria’s Muslim Brotherhood and paid for by Turkey, Saudi Arabia and Qatar, the officials said.... etc. etc."

 

Tout est à lire. C'est dans le NY Times : un quotidien complotiste ?

 

 

21 juin, 18:03 · Pierre Piccinin

 

Désolé : j'avais une présentation de livre, une conférence au Parlement européen et un pot avec des amis... Mais que pouvais-je de toute façon répondre à vos arguments : vous me citez des sources qui tournent en rond. Non, mais, allez, sérieux : le pire, pour Israël, ce serait une guerre civile ou un Etat islamiste à sa porte. D'où le soutien tacite (c'est le cas de le dire) à Bashar. ps : Papa Moi, qd je parlais du Honduras et du Barhein, c'était des contre-exemples pour montrer que les déclarations ne coûtent rien; enfin, comprendra qui voudra (heu, qui pourra).



22 juin, à 03:10 · Paul-Éric Blanrue ‎

 

Pierre, les faits parlent contre votre théorie, puisque Israël soutient dans la réalité les rebelles. On peut penser que cet État connaît mieux son intérêt que vous.

 

Je vous adresse la dernière info : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/06/21/97001-20120621FILWWW00671-syrie-une-intervention-massive-israel.php  Le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a estimé aujourd'hui à Paris que la communauté internationale devait préparer "une intervention massive" en Syrie, pour éviter "une extension du conflit au Liban et en Irak". "Plus on attend, plus il y aura de chaos et de victimes. Il n'y a pas grand chose qu'Israël puisse faire, c'est au peuple syrien, à l'Occident et à la Russie de trouver une solution pour arrêter les massacres", a dit à quelques journalistes Danny Ayalon, lors d'une visite en France.

 

"La solution la plus efficace serait une intervention massive de la communauté internationale, sur le modèle de ce qui s'est passé en Bosnie", a-t-il poursuivi, évoquant le déploiement d'une force armée d'interposition. "Il est nécessaire d'y associer tous les pays concernés, y compris et surtout la Russie. Il faudra certainement trouver une solution pour (le président) Bachar el-Assad et sa famille", a souligné Ayalon.

 

"Si rien ne se passe, il y a un grand risque d'une extension du conflit au Liban et en Irak, deux pays qui partagent de nombreuses similitudes avec la Syrie", a mis en garde le ministre, qui devait s'entretenir dans la journée avec le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. Le président israélien Shimon Peres avait déclaré le 10 juin qu'il souhaitait la victoire des rebelles en Syrie. Israël est formellement en état de guerre avec la Syrie, son voisin au nord, mais la frontière entre les deux pays n'a connu aucun incident notable depuis la fin de la guerre israélo-arabe en octobre 1973.

 

La Syrie est en proie depuis mars 2011 à une révolte sans précédent contre le régime de Bachar el-Assad. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la répression et les combats entre armée et rebelles ont déjà fait plus de 15.000 morts, en majorité des civils.

 

 

22 juin, à 14:03 · Guillaume Fabien

 

Que c'est rassurant de voir Israël s'opposer à des massacres. Assiste-t-on à la naissance du siono-humanitarisme ?

 

Quant aux pratiques médiatiques constantes, elles ne tournent pas en rond du tout mais foncent toujours dans le même sens, celui de la guerre perpétuelle pour la paix. Hostilité à l'islamisme chez les Usraéliens ? Pah ! Ce sont eux-mêmes qui l'ont promu à l'époque du panarabisme nassérien, plutôt rationnel donc autrement dangereux. A retenir : l'Iran est loin d'être une référence monolithe pour le monde arabe, n'en faisant pas partie.

 

 

23 juin, à 00:24 · Pierre Piccinin

 

Un vice-ministre fait une déclaration de côté (et sans oublier de se réfugier derrière le veto russe, qui plus est) et, pour vous, c'est une déclaration de guerre. Evidemment, à ce jeu-là, vous pouvez faire la preuve de tout... et de son contraire.

 

 

23 juin, à 00:38 · Paul-Éric Blanrue

 

Comme l'AIPAC, ou la CIA, ou l'Arabie Saoudite ou le Qatar ou la Turquie ou le Groupe Bilderberg ou la France (de plus en plus directement), qui soutient les rebelles, le vice-ministre israélien des Affaires Étrangères appelle à l'intervention massive en Syrie, non pas "de son côté" mais à la suite des propos du président israélien Shimon Peres, qui a annoncé qu'il souhaitait la victoire des rebelles. Étrange d'appeler à une intervention contre un État que vous présentez contre son allié... Un allié, qui est aussi l'allié de Téhéran, soit le pire ennemi d'Israël. Selon votre logique, Israël aurait donc non seulement le même allié que son pire ennemi, mais appellerait néanmoins à l'intervention contre cet allié. Il faut avoir cinq ans pour ne pas en voir les contradictions.

 

Quant au véto russe, vous le passez par-dessus la jambe, comme si Israël et les États-Unis pouvaient intervenir en en faisant fi. Ce véto nous place dans une situation qui nous rappelle la situation de Suez. On risque une conflagration dans toute la région, puis dans le monde. Il est assez normal qu'un État qui veut survivre plus d'une semaine en tienne compte.

 

 

23 juin, à 00:38 · Guillaume Fabien

 

Vice-ministre du gouvernement = chef d'un bureau de poste, c'est ça ?

 

 

23 juin, à 01:09 · Pierre Piccinin

 

Comme je disais, Obama a condamné les violences au Bahrein. Dois-je en conclure, en suivant votre raisonnement, que le Bahrein n'est pas l'allié des Etats-Unis ?

 

 

23 juin, à 01:11 · Guillaume Fabien

 

La galerie existe, et des commentaires lui sont souvent adressés, très souvent même.

 

 

23 juin, à 01:25 · Chem Souria

 

La différence avec le Bahrein, c'est que ses alliés n'essayent pas de l'affaiblir, au contraire... Affaiblir un allié, revient à s’affaiblir sois meme, donc si Israel était un allié de la Syrie, pourquoi voudrait elle l'affaiblir au lieu de la rendre plus forte ? Ce que dire Pierre Piccinin est totalement ridicule et montre encore une fois ses limites en matière de géostratégie...

 

 

23 juin, à 12:33 · Paul-Éric Blanrue

 

‎Pierre, j'espère que vous comprenez la différence qu'il existe entre une condamnation morale et un appel à l'intervention militaire ? C'est la différence qu'il existe entre quelqu'un qui condamne votre position sur la Syrie et un autre qui appellerait un tueur à gages pour vous faire taire. Comment se fait-il qu'un membre de l'American Institute for Yemeni Studies (http://www.aiys.org) ne comprenne pas cela ? À propos, faites-vous toujours partie de cette organisation ?

 

 

23 juin, à 12:57 · Chem Souria

 

Je pense personnellement que Pierre sait tout ca, et qu'il est moins naïf qu'il le laisse paraitre. Il se ment à lui meme, car pour une personne narcissique comme lui, la gloire et la reconnaissance sont plus importants que la vérité.

 

 

24 juin, 13:03 · Pierre Piccinin

 

No comment (comme j'ai pris l'habitude d'écrire, lorsqu'on sort de l'argumentaire rationnel et factuel).

 

 

24 juin, 09:06 · Paul-Éric Blanrue ‎

 

Pierre, je vous pose une question simple, factuelle et rationnelle, puisque vous faites de la publicité pour cet institut sur votre site et qu'il vous est arrivé de mentionner dans votre CV que vous étiez membre de ce même institut.

Cela n'a donc rien d'indiscret. 19h après ma question, je vous redemande donc si vous faites (ou avez fait) partie de l'American Institute for Yemeni Studies (http://www.aiys.org) ?

 

 

24 juin, 12:27 · Pierre Piccinin

 

Je ne vois pas l'intérêt de votre question.

 

 

24 juin, 16:31 · Paul-Éric Blanrue

 

Vous avez signalé que vous étiez membre de cet institut sur votre CV et vous en faites de la publicité sur votre site : c'est donc que vous prêtez un certain intérêt, pour ne pas dire un intérêt certain, à cet institut. Pourquoi vous braquer en refusant de répondre (par oui ou non) à une simple question qui porte sur des données se trouvant sur votre propre site ?

 

 

24 juin, 22:03 · Pierre Piccinin

 

Je vous demande simplement pourquoi vous intéressez-vous tellement à l'AIYS.

 

 

24 juin, 22:10 · Paul-Éric Blanrue

 

Vous me répondez par une question....Je vais malgré tout vous répondre : je vous pose cette question parce que vous en êtes (peut-être) membre et que l'on parle de vous depuis le début de ce post. J'aimerais donc savoir si oui ou non vous êtes lié à cet organisme, afin que vous nous en disiez un peu plus sur vous. Ce n'est pas secret puisque c'est public et cité sur votre propre site. Qu'est-ce qui vous dérange tant dans ma question ? Elle n'est pas biaisée, mais franche, claire et limpide. Je m'étonne que vous sembliez avoir tant de mal à y répondre tranquillement.

 

 

24 juin, 22:14 · Pierre Piccinin

 

J'en suis membre, en effet. Et?

 

 

24 juin, 22:16 · Paul-Éric Blanrue

 

Merci de votre réponse, pour commencer.

 

 

24 juin, 22:18 · Paul-Éric Blanrue

 

Ensuite, on note que cet institut américain est financé par : http://www.aiys.org/about-us.html

 

AIYS derives its funding from the dues of institutional and individual members, from individual and corporate donations in cash and in kind, and from grants made by private foundations and public agencies. The U.S. Department of State's Bureau of Educational and Cultural Affairs supports AIYS programs through its umbrella grant for American Overseas Research Centers.

 

 

24 juin, 22:20 · Paul-Éric Blanrue

 

Je me permets de répéter : "The U.S. Department of State's Bureau of Educational and Cultural Affairs supports AIYS programs through its umbrella grant for American Overseas Research Centers."

 

Dois-je traduire ?

 

 

24 juin, 22:24 · Pierre Piccinin

 

Désolé, je ne vous suis pas. Un nouveau complot en perspective?

 

 

24 juin, 22:32 · Paul-Éric Blanrue

 

Vous croyez que je prépare un complot contre vous ? ;-) Il n'en est rien, ne versez pas dans le complotisme que vous raillez fort bien par ailleurs.

Je remarque juste que vous faites partie d'un organisme financé par le Département d'État américain. Cela ne vous pose pas de problème de déontologie de travailler pour une organisation financée par le Département d'État américain (http://exchanges.state.gov), alors que vous préconisez systématiquement l'objectivité du chercheur impartial ?

 

 

24 juin, 22:36 · Pierre Piccinin

 

Je ne perçois aucun salaire de l'AIYS. Son directeur, que j'ai rencontré en février à Sana'a à l'occasion des élections, est un jeune chercheur très compétent. Tous les gouvernements subventionnent des projets culturels. Et heureusement, d'ailleurs.

 

 

24 juin, 22:45 · Paul-Éric Blanrue

 

Votre bénévolat vous honore et je n'ai aucun doute sur la compétence de cet organisme. Mais il s'agit tout de même d'un institut dépendant financièrement du Département d'État américain, et pas du ministère de la Culture du Guatemala.

Pensez-vous qu'en l'occurrence certains puissent légitimement faire le lien entre votre appartenance à cet institut et vos déclarations récentes en faveur d'une intervention militaire en Syrie, sachant que les rebelles dont vous soutenez la cause travaillent pour partie avec la CIA ? (j'ai placé plus haut le lien du NY Times sur ce sujet).

 

 

24 juin, 22:54 · Sophie de Bro

 

Quel est le rapport entre les activités culturelles yéménites et la répression en Syrie?

 

 

24 juin, 22:55 · Paul-Éric Blanrue

 

Le rapport c'est d'être membre d'un organisme financé par le Département d'État américain.

 

 

24 juin, 22:59 · Sophie de Bro

 

Et alors ? Ca reste des activités culturelles comme ils en existent et comme on en subventionne partout dans le monde, donc aucun lien

 

 

24 juin, 23:04 · Paul-Éric Blanrue


‎Pierre fait partie d'un institut financé par le Département d'État américain et vous trouvez que cela n'a absolument rien à voir avec son actuelle position sur la Syrie ? S'il appartenait à un organisme financé par le gouvernement syrien et qu'il s'opposait avec force aux rebelles anti-Assad, vous ne diriez sans doute pas la même chose ;-) Un minimum d'honnêteté intellectuelle s'impose.

 

 

24 juin, 23:09 · Pierre Piccinin

 

Waw!!! C'est encore plus grave que je pensais. No comment...

 

 

24 juin, 23:11 · Pierre Piccinin

 

Juste un truc : il paraît qu'on vous a vu manger des falafels. Ne travailleriez-vous pas pour le Mossad?

 

 

24 juin, 23:11 · Paul-Éric Blanrue

 

Oui, en effet, ce pourrait être assez grave. En tout cas, on commence à comprendre pourquoi vous étiez si gêné de répondre à une si banale question.

Dommage que vous ne vouliez pas discuter.

 

 

24 juin, 23:15 · Paul-Éric Blanrue

 

Vous baissez de niveau, Pierre. Je vous accuse pas d'avoir mangé un hamburger aux cornichons, je vous demande juste si le fait d'appartenir à un organisme financé par le Département d'État US ne constitue pas, en soi, un sérieux biais dans la prise en compte de vos déclarations récentes en faveur de la guerre en Syrie.

 

 

24 juin, 23:33 · Pierre Piccinin

 

Oufti !!! (comme on dit à Liège)

 

 

24 juin, 23:34 · Pierre Piccinin

 

Désolé, mais je ne discute pas face à un tel délire.

 

 

24 juin, 23:36 · Pierre Piccinin

 

Un conseil, toutefois, avant de vous laisser à vos supputations à deux balles : essayez quand même de faire la différence entre un travail de critique et une attitude complotiste; les deux démarches n'ont absolument rien de commun.

 

 

25 juin, 00:41 · Paul-Éric Blanrue

 

Vous vous énervez facilement pour rien. Je ne fais aucune supputation "à deux balles", comme vous le dites assez vulgairement, puisque 1° je prends des faits reconnus par vous-même et 2° je me contente de vous interroger posément à leur propos.

Vous concernant, j'ai largement fait preuve d'un travail critique impartial : j'ai par exemple relevé le mensonge manifeste de Caroline Fourest qui vous avait désigné comme étant le signataire d'une pétition contre la loi Gayssot que j'avais lancée et que vous n'aviez pas signée ; j'ai été le premier à prouver qu'elle mentait pour alourdir votre dossier et j'ai publié cette preuve et vous l'ai transmise. Vous n'en étiez pas mécontent et ne vous permettiez pas, alors, de me donner des "conseils" dont je n'ai d'ailleurs nullement besoin.

 

Or cette fois, les choses se gâtent : de banales questions de routine vous mettent hors de vous ! C'est navrant. Et dommage pour votre crédibilité.

Quand il n'y a pas de problème, on répond calmement sans traiter ceux qui vous interrogent poliment de "délirants".

 

De plus en plus de gens vous soupçonnent çà et là d'être en réalité un agent du Service Général du Renseignement et de la Sécurité belge. Le savez-vous ? Je n'ai pas d'opinion sur ce point. Mais il aurait été instructif de connaître votre position sur ce sujet. Mais visiblement, ceux qui vous posent des questions embarrassantes sont tous des "complotistes" ou des "fous", même lorsqu'il existe, comme je viens de le démontrer, un lien étroit entre un organisme auquel vous appartenez et le Département d'État américain, ce qui reste très gênant quand on prétend être un chercheur objectif.

 

Si vous défendiez Assad et étiez membre d'un organisme culturel payé par le ministère des Affaires étrangères syriennes, tous vos nouveaux amis d'aujourd'hui auraient été les premiers à hurler que vous étiez, au minimum, "un homme sous influence". Vos réponses d'aujourd'hui n'ont pas dissipé les doutes, même si l'influence soupçonnée provient désormais de l'autre camp : celui de la guerre.

 

 

25 juin, 00:52 · Pierre Piccinin

 

Voilà donc toute l'histoire ! Agent secret, rien moins (lol?). Je ne suis ni énervé ni "hors de moi". Qu'allez-vous imaginer ? Je vous avais vu venir, d'où mon amusement à ne pas répondre à votre question dont l'objet était gros comme une maison. Vous suggérez et distillez. Mettre en relation l'évolution de mon analyse de la crise syrienne et mon appartenance à l'AIYS est proprement malhonnête et typique des raccourcis complotistes et des théories fumeuses à la Meyssan. Je vous estimais au-dessus de cela. Attendez au moins que mon rapport sorte sur Grotius.fr. Mais, si vous voulez parler de tout cela en franchise et honnêtement, je serai à Paris vendredi 29. Si le coeur vous en dit, voyons-nous en soirée.

 

 

25 juin, 00:57 · Paul-Éric Blanrue

 

Votre "amusement" à ne pas répondre à ma question ressemblait fort, en réalité, à de l'agacement. Mais peu importe. Si je suis libre le 29, je vous rencontrerai avec plaisir. Tenez-moi au courant.


___________________________________________


Voilà donc comment s’est conclu l’échange entre Paul-Éric Blanrue et Pierre Piccinin.  Ce dernier étant pas peu fier – si l’on en croit les publications sur sa page Facebook de ses divers passages télé – d’avoir été invité par des médias importants (France 2 et Canal Plus entre autres), a donc trouvé un os en Paul-Éric Blanrue. Chacun se fera son opinion sur certaines difficultés à répondre à certaines questions (celles qu'un collègue à Pujadas n’aurait jamais posées), ainsi que par rapport à sa crédibilité de chercheur « présumé impartial ».

Pour conclure, et après d’autres recherches : L'association américano -yéménite fait partie d'un réseau d'associations toutes financées par le département d'Etat US mais aussi par d'autres.

 

Il s'agit de : Council of American Overseas Research Centers (CAORC) "launched full-time operations in 1986 with grants from the" Andrew W. Mellon Foundation, Rockefeller Foundation, Exxon Foundation and the J.P. Getty

Source : http://www.sourcewatch.org/index.php?title=Council_of_American_Overseas_Research_Centers   


Repost 0
Published by Génération M - dans Réflexions sur l'actu
commenter cet article
24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 15:00

C’est l’histoire d’un chercheur Belge, politologue, se présentant comme un historien du monde arabe, qui a récemment couvert les événements liés aux « printemps arabes », et qui a eu un avis assez « subversif » sur la question puisqu’il se présentait « anti-interventionniste » et avait un avis que d’aucuns auraient pu considérer comme « pro-Kadhafi » ou « pro-Assad ». Je vous renvois à ses travaux sur son blog http://www.pierrepiccinin.eu.

 

piccinin.jpg

 

Ce chercheur fut assez suivi sur les réseaux sociaux, et on comprend « le succès » puisqu’il avait une opinion indépendante, très décalée de la propagande des médias mainstream.

Récemment il lui est arrivé une mésaventure qui a radicalement influencé son opinion sur la question syrienne (qui n’est déjà pas simple à analyser lorsque l’on est « émotionnellement neutre »). L’intérêt de cet article n’est pas d’ouvrir une polémique. En vérité la pluralité des opinions résulte du fruit des expériences et du sens que l’on accorde aux événements. L’intérêt de celui qui veut se forger un avis est donc de diversifier un maximum ses sources.

 

Nous allons voir maintenant comment est-ce que les médias mainstream font pour appuyer leur propagande. C’est très simple : ils utilisent des faits réels et en font une « vérité officielle » (éludant d’autres faits tout aussi réels), et exaltent cette vérité en y mettant un impact émotionnel. Il n’en faut pas plus.


Ces médias mainstream, et en particulier ces lobbies qui militent pour une intervention en vue d’y installer un régime favorable à ce qu’on appelle les « Forces Occidentales » (c'est-à-dire les Etats-Unis et leurs alliés) – autrement il n’y aurait aucun intérêt objectif d’intervenir bien évidemment – peuvent maintenant grâce à M. Piccinin utiliser un témoignage en or massif !

 

Pierre Piccinin raconte l'horreur des prisons syriennes... et a tout ce qu'il faut pour devenir le BHL Belge en faisant ni plus ni moins la promotion d'une intervention occidentale (avec la même dialectique : « j'ai vu les horreurs », « je suis allé sur place »,... comme nos bien pensants interventionnistes ont vu les horreurs – qui existent sans doute – des dictateurs déchus : Kadhafi, Saddam Hussein,...).

 

En résumé l'OTAN représente nos valeurs occidentales universalistes. « Et ce même si le pays doit sombrer dans la guerre civile : si ce passage difficile est nécessaire, il doit être emprunté » nous dit M. Piccinin. Ben voilà, au moins on est fixé.

Il est clair que « ce passage difficile » l’est beaucoup moins pour un commentateur européen que pour le syrien moyen qui n’aspire qu’à une chose : que toutes ces tensions s'estompent ! Je suis moyennement convaincu qu’un syrien moyen ait forcément envie que la Syrie devienne un Irak 2 ou une Lybie 2. Ce qui donne un peu une idée de ce que M. Piccinin considère comme un « passage difficile et nécessaire ». De loin ça ressemble à de l’arrogance occidentale, de plus près ça ressemble à un homme ému qui dit ce qu’il peut…

Voici les commentaires que je me suis permis de poster sur sa page (remis en forme pour cet article) :

 

Pour commencer je suis ravi que tout ce soit bien terminé.

 

Pour le reste, je résume (ce que j’ai compris) : les services secrets syriens ont pris M. Piccini alors qu’il était avec les rebelles. On va dire que s’ils font bien leur job jusque là c’est « normal », ça fait partie des « risques du métier » effectivement.

 

Par contre où ça bugge (selon moi) c’est de faire des raccourcis rapides du genre :

 

1) Le régime syrien est sans pitié : pas sûr d’apprendre quelque chose, en particulier dans un contexte où le pays est plus que jamais déstabilisé.

 

2) Les rebelles n’ont pas ces pratiques : plus précisément M. Piccinin n’a pas été témoin de ce genre de pratique de la part des rebelles – ce qui ne signifient pas qu’elles existent –, comme il n’était pas témoin des pratiques du régime syrien avant sa récente péripétie, ce qui lui a fait un peu « prendre parti », ou du moins avoir un avis très nuancé en faveur du régime syrien.

 

3) Les rebelles n’ont pas les moyens de renverser le régime : sans blague.

 

4) Une intervention étrangère s’impose : disons celle qui a semé le chaos en Lybie, citons-la après tout), et tant pis si le pays sombre dans la guerre civile… Au nom du plus grand nombre de syriens qui paieraient au prix fort le malheur d’une guerre civile, je trouve indécent de dire cela.

 

Je déteste faire des procès mais l’idée du traumatisme (qui est un processus tout à fait normal, mes circuits neurologiques ont la chance jusqu'à aujourd'hui d’être préservés de ces images, ces scènes, qui doivent naturellement marquer un homme) qui influence l’émotivité intrinsèque à chaque individu est une piste que M. Piccinin lui-même envisage, tout en la refoulant.

 

Je me rends compte de la fragilité d'une opinion (et cela vaut pour chacun parmi nous).

 

Tout d'un coup, le discours d'un BHL qui témoigne des atrocités commises par Kadhafi, Saddam Hussein, les Talibans, (et les autres...) devient bien plus recevable. Peu importe des conséquences désastreuses, mais vive l'interventionnisme ! (au nom de cet Occident qui promeut ces magnifiques valeurs universelles que le monde nous envie !)

Je pense qu’il n’y a rien d’autre à ajouter.

 

said-derouiche


 

Témoignage de M. Piccinin retranscrit intégralement de sa page Facebook :

 

« Bien rentré à Bruxelles. Un peu cabossé, mais ça va.

 

Je remercie tous ceux qui, sur Face Book ou par mail, m’ont apporté leur soutien dans ces moments compliqués et dont je découvre à présent les messages d’amitié, après six jours difficiles passés dans quatre prisons syriennes différentes.

 

Je pense aussi à mes camarades de cellules, qui, eux, sont toujours là-bas.

 

Ce qui s’est réellement passé…

 

Car je lis bien des inepties à mon propos, depuis que je suis rentré, en fin d’après-midi : cet article du journal Le Soir, notamment, est d’une bêtise et d’une méchanceté crasse, non seulement parce qu’il est rempli d’erreurs et de non-sens –la photo, pour commencer, a été prise au Liban, en compagnie des miliciens sunnites anti-Assad-, mais aussi parce que l’on sait très bien de qui vient toute cette boue malsaine –et je précise que, contrairement à d’autres médias qui s’étaient déplacés pour m’accueillir à l’aéroport cette après-midi, Le Soir a publié ce tissus de n’importe quoi sans même m’avoir contacté pour rien vérifier ; je me demande en outre combien de journalistes du Soir ont eu les couilles d’aller sur le terrain, deux fois en Libye, au Yémen, trois fois en Syrie, etc., comme je l'ai fait, moi ; en fait, je connais la réponse : aucun (http://www.lesoir.be/actualite/monde/2012-05-23/pierre-piccinin-libere-et-de-retour-en-belgique-917559.php)...

 

Je rentre épuisé et blessé, et je dois lire cette merde.

 

Les faits :

 

Alors que j’essayais d’établir la cartographie de la rébellion en Syrie (je m’étais déjà rendu dans la région de Zabadani, à Homs, à Tal-Biset, où j’avais rencontré le commandement militaire rebelle, à Rastan et à Hama), j’ai été arrêté le 17 mai par les services de renseignement syrien, devant la ville rebelle de Tal-Kalakh, à la frontière du Nord-Liban, où j’allais également essayer d’entrer dans Qouseir, avant de me rendre à Idlib.

Après quelques heures de cachot, j’ai été transféré au centre des services de renseignement de Homs ; j’y ai été « interrogé sévèrement » : les services secrets syriens étaient persuadés que j’espionnais pour le compte du gouvernement français et que j’assistais la logistique et la coordination de l’Armée syrienne libre.

 

J’ai ensuite été transféré au centre des services de renseignement de Palestine Branch, à Damas (qui avait été l’objet d’un attentat à la bombe quelques jours plutôt). J’ai à nouveau été interrogé, mais plus civilement, cette fois.

 

Lorsque les autorités syriennes ont compris que je ne présentais aucun danger pour elles, j’ai été jeté dans un sous-sol, en vue d’être expulsé.

 

Avec certaines complicités, j’ai pu faire passer un message à l’extérieur ; le Ministère des Affaires étrangères belge a été averti et a immédiatement mis tout en œuvre pour me localiser et me sortir du pays ; et je le remercie pour son extraordinaire efficacité.

 

Je viens de rentrer chez moi, à Bruxelles.

 

Les six jours d’Enfer que j’ai vécus, la nuit durant laquelle j’ai été questionné, à Homs, et, surtout, durant laquelle j’ai vu mes compagnons d’infortune se faire torturer, de manière autrement plus violente que je ne l’ai été moi-même, ont été des moments de souffrances physiques et psychologiques intenses. Néanmoins, je remercie Dieu de m’avoir amené dans ce lieu de douleurs, pour que, maintenant, je puisse témoigner, au nom de tous ceux que j’ai laissés derrière moi.

 

Jusqu’à présent, concernant la Syrie, j’ai toujours défendu les principes du droit westphalien et ceux de la souveraineté nationale et de la non-ingérence. Mais, face à toute l’horreur que j’ai découverte et pour chacun de ces hommes que j’ai vus mutilés atrocement par des barbares au service d’une dictature dont je n’imaginais pas les audaces et le degré de férocité, je me rallie à leur appel pour une intervention militaire en Syrie, qui puisse renverser l’abomination du régime baathiste, et ce même si le pays doit sombrer dans la guerre civile : si ce passage difficile est nécessaire, il doit être emprunté, pour qu’il soit mis un terme à quarante-deux ans de terreur organisée dans des proportions dont je n’avais pas idée.

 

Car, en aucun cas, le système Assad fils ne s’est amandé et ne diffère de celui du père, contrairement à ce que des analyses superficielles laissaient espérer.

 

Certain diront que mon revirement sur ce point précis du dossier syrien procède certainement en partie du traumatisme que j’ai vécu ; mais il est, au-delà de cela, le fait d’une réflexion objective fondée sur la réalité du terrain que j’ai appréhendée cette fois-ci plus qu’auparavant. »

 

Fuck this bloody bastard regime ! »

 


Repost 0
Published by Génération M - dans Réflexions sur l'actu
commenter cet article
15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 22:28

Eric Zemmour avait envie de faire parler de lui, on peut dire qu’il a réussi ! Dans son dernier livre, Mélancolie française, il évoque sa nostalgie d’une France impériale. Une France (supposée) prédestinée à être l’héritière (naturelle) de Rome. Aujourd’hui, c’est l’islamisation de Saint-Denis qui est l’exemple visible d’une France qui n’a pas su assumer son glorieux destin.

melancolie francaise

Zemmour avoue qu’il a commencé à travailler sur ce livre depuis deux ans, il réfute donc un quelconque opportunisme lié au débat sur l’identité nationale – qui au passage a réussi à montrer aux français ce qu’ils ne sont pas (des gens voilés intégralement entre autres) plutôt que de dévoiler (c’est le cas de le dire) ce que serait « être français ». Ce travail long de deux ans semble être l’épilogue de l’œuvre de Zemmour.

 

Zemmour a profité de la vitrine offerte chaque samedi soir chez Laurent Ruquier, où semaine après semaine, il a affirmé sa position de réactionnaire de droite, définitivement décomplexé.

 

Je reconnais l’écouter (lui et Naulleau) chaque samedi, je reconnais également qu’il dit des choses souvent intéressantes, du moins qui permettent d’enrichir un débat. Je ne suis donc pas un anti-Zemmour primaire. Je ne suis d’ailleurs pas – par principe – un anti quelqu’un ou quelque chose. Partons du principe qu'il est essentiel d'écouter tout le monde, développer du raisonnement, un dialogue, sur base des idées, et non sur base du pedigree de ceux qui les promeuvent. En effet, il y a ce vieux réflexe « gauchiste »  (que je condamne) qui est de tout connaître de son interlocuteur, son parcours, – si besoin lui supposer un « for intérieur » mal intentionné – pour retraduire ensuite son message et ses arguments à une sauce bien plus obscure (et non politiquement correcte). On ne va loin avec aucun extrémiste, qu’ils soient de gauche, de droite, religieux, …

Zemmour ne se prive pas de rappeler que les associations satellites du PS (SOS racisme, Touche pas à mon pote, …) ont, pendant de longues années, verrouillé la pensée « de droite » (sur certaines sujets). Il n’a sans doute pas tort, et c’est ce qui explique pourquoi aujourd’hui on se ramasse la droite décomplexée (limite fasciste, mais – ironie du sort – pas spécialement plus que la gauche, ou « une certaine gauche »), en plein visage ! Le débat sur l’identité nationale semble être l’ouverture d’une ère nouvelle. 

Puisque la boite de Pandore est ouverte, allons-y gaiement !

 

 

Mélancolie française ou les derniers sanglots de l’homme blanc 

Cela étant dit, venons-en au personnage d’Eric Zemmour et son bouquin : selon les critiques, la partie historique est intéressante (j’avoue que j’aurais bien aimé m’instruire à propos de cette supposée grandeur de la France, et des « aléas » de l’histoire qui ont empêché sa suprématie sur l’Europe – voire sur le monde –, c’est toujours intéressant). Néanmoins, son exposé a l’air de se terminer par des relents primaires stigmatisant toujours les mêmes. Pour le coup du non-politiquement correct, Zemmour a quelque part déçu. 

Plusieurs titres auraient pu illustrer son œuvre, parmi lesquels « les derniers sanglots de l’homme blanc » suggéré par le journaliste Frédéric Bonneau (sur le plateau de l’Objet du scandale sur France 2, animé par Guillaume Durand – le débat est disponible en bas de page). Bonneau dépeint une vision alarmante, phantasmatique selon lui, qu’aurait Zemmour de la France. Et je ne cache pas partager son point de vue. 

Zemmour a l’image de quelqu’un de brillant, bien que controversé (justement peut-être parce qu’il est quelque part « brillant »), et pour analyser un personnage qui n’hésite pas à s’enorgueillir de faire partie d’une certaine culture (littéraire entre autres), voire d’une certaine érudition – il est par exemple expert numéro un autoproclamé de l’histoire de la tradition française, enrichie de sa propre interprétation –, il est intéressant de noter les « coquilles intellectuelles » qui trahissent l'objectivité du personnage. C'est-à-dire des éléments qui, lorsqu’ils sont confrontés à la réalité, sont tout simplement faux, inconsistants, et non documentés. En bref, rien de tangible.

 

Ces « coquilles » semblent mettre en avant un postulat de départ qui est à un degré au dessus du niveau de l’inconscient.

 

Je trouve ça très amusant de voir certaines personnes qui ont « pour vocation » de conspuer le politiquement correct, prendre la défense de Zemmour (comme s’il en avait besoin) – lui qui a liberté de parole sur I-Télé, RTL, le Figaro, et France 2 – et d’en faire éventuellement une victime. 

Je ne vais pas revenir sur ses frasques à propos des « arabo-musulmans-africains » (l’entité abstraite néfaste, décrite quasi mot à mot par Zemmour), mais quand même il faut avoir un peu de bon sens. La scène politique se « droitise » sans complexe, les tabous sont levés (pas n’importe lesquels bien entendu, suivez la politique de la maison  blanche et vous comprendrez), et « les agents du système » (au sens très large, ne pas me faire un procès crétin de conspirationnisme) vendent ce que leurs patrons leur demande. C’est tout. 

Je le dis : je n’ai pas de souci à ce que Zemmour critique ceux qu’il a choisi de critiquer ; fondé ou pas je laisse encore le soin d’apprécier. Par contre, il faut être honnête de dire que toutes les critiques ne sont pas permises par n’importe qui envers n’importe qui. Pour ne pas le citer, Dieudonné est régulièrement privé de représentations en raison d’un supposé antisémitisme. Par contre Zemmour a libre antenne. Il a le droit d’employer un ton très sérieux, dans un livre qui se veut sérieux, au risque de choquer : « que vous le vouliez ou non, c’est ainsi que ça se passe », se plait-il a répéter sur les plateaux télé.

 

On peut affirmer que la nuance et la pondération ne rentrent pas spécialement dans le champ lexical de l’idée qu’il se fait de la « neutralité » (sans blague ?) journalistique.

 

Et si ses conclusions s’avèrent stigmatisantes pour une communauté en particulier (note : c’est toujours la même), il le déplore et renvoie l’hérésie de la situation à une France qui a trahi ses valeurs et qui a permis – entre autres – qu’on nomme ses enfants Mohammed ou Diallo. C’est bien, au moins ce n’est pas totalement de la faute des « arabo-musulmans-africains » dont il reconnait qu’au fond, ils n’en peuvent rien, puisque ce sont leurs parents qui ne leur ont pas rendu service en se trompant (sic) … 

L’assimilation selon Zemmour, c’est toute une histoire ! 

Au fait, parmi les noms les plus donnés en France au premier semestre 2009, on retrouve dans le top 3 : Luca et Enzo. Y a comme un problème … Pas assez français tout ça. Ces italiens qu’on a assimilé dans le passé et dont les français reprennent aujourd’hui leurs prénoms (sacrilège sacrilège !!). Choqué monsieur Zemmour ? Et le pauvre Zinedine Zidane qui pensait être parfaitement assimilé ! Il ne lui manquait pourtant pas grand-chose. 

Note : les enfants de Zidane s’appellent Luca, Enzo, Theo, et Ilhyes (hein ? comment le dernier !?).

 

 

La langue du diable 

Je ne peux omettre de noter dans cet article, la pensée la plus profonde d’Eric Zemmour, celle qui semble traduire toute la philosophie zemmourienne.

 

Je cite :

 

« Les familles musulmanes interdisent à leurs enfants de parler le français à la maison … car c’est la langue du diable ! »

 

C’est très amusant qu’il dise cela. Au-delà du fait que ça n’a aucun sens (ne me dites pas qu’il se cache dans les cages d’escalier pour épier ce qui se dit chez les « arabo-musulmans-africains »), il acquiesçait sans difficultés, face à Tariq Ramadan*, que les jeunes des banlieues ne parlaient pas l’arabe. Alors pourquoi dit-il cela ? Dans un livre qui se veut sérieux, ça fait tache. Pourquoi se rabaisser au niveau de Caroline Fourest (dans le mensonge de très bas étage) dans un livre qui nécessite pourtant une certaine érudition (au niveau de l’histoire principalement) ? Est-ce pour « frapper un grand coup » afin de confirmer son postulat de départ ? A savoir, les minorités « ethnico-religieuses » qui ont pris le pouvoir dans une France qui n’a pas su assumer son glorieux destin ? C’est effrayant, et pourtant je n’ai pas l’impression d’en rajouter ou de corrompre son propos ! 

Je signale que Zemmour a tenu un discours abracadabrantesque (expression gaulliste) un soir où il ne fut pas couché chez Laurent Ruquier**, développant la thèse d’Elisabeth Levy – qu’elle exprimait avec moins de talent que son « partenaire d’un soir » –, avec pour contradicteurs Robert Ménart (co-auteur du livre avec Elisabeth Levy) ... et Eric Naulleau ! Une soirée un peu surréaliste où Zemmour confirmait que si l’antisémitisme d’antan (pré-45) a bel et bien disparu en France, il réapparait aujourd’hui sous une autre forme … dans les banlieues bien entendu !

 

* Tarik Ramadan VS Zemmour et Naulleau
** Les français sont-ils antisémites ? (Zemmour - Levy Vs Naulleau - Ménard)
 

 

Il n’y a absolument aucune contradiction dans le personnage d’Eric Zemmour. Quant à sa culture et son érudition, tout est à nuancer car nul n’est infaillible, pas  même « le critique le plus redouté du PAF » ! 

Lorsqu’Eric Zemmour se retrouve face à Tariq Ramadan le professeur de littérature, il se retrouve par exemple beaucoup moins éloquent, ou du moins, beaucoup moins affirmatif. La pertinence de Zemmour serait-elle proportionnelle à la rhétorique de ses contradicteurs ? La question mérite d’être posée car il n’y a pas que des génies qui sont invités chez Laurent Ruquier. On se remémore la grande éloquence de Zemmour face à Doc Gyneco, impressionnant …
 

Cela reste amusant : il fustige dès qu’il en a l’occasion le manque de culture (voire de talent) des artistes (ou revendiqués artistes) qui viennent vendre « leur truc » chez Ruquier, et pourtant la médiocrité supposée des invités (qu’il se plait à tordre dans tous les sens) doit franchement lui faire relativiser son supposé talent critique !

 

 

Zemmour, hérétique de droite ?  

Le point d’orgue de son raisonnement semble être la vision qu’il a du modèle français : une France qu’il a décidé d’arrêter à un moment t0 de l’histoire (Zemmour aurait aimé vivre en 1800, alors que 6 milliards d’individus vivent en 2010), et dont il s’autoproclame – implicitement – l’héritier.
 

N’est-il pas surprenant que ses conclusions épousent directement la ligne des néoconservateurs, bien qu’il arrive par « de l’autre côté » ? Les uns viennent du marxisme-stalinisme, les autres (une minorité dont Zemmour se veut apparemment le fer de lance) du Gaullisme (ou une vision zemmourienne du Gaullisme).

 

Mais l’arrivée est la même : dénoncer le danger venant définitivement de l’islamisation de la France, voire de l’Europe.

 

Pour un journaliste au Figaro, il n’y a pas grand-chose de subversif, vous en conviendrez.

 

Un journaliste digne de ce nom ne doit-il pas avoir une vue plus globale ? Zemmour se défend d’être stupide, mais je sais qu’il n’est pas stupide ! Les flux migratoires sont la résultante de politiques internationales, globalisantes et mondialistes. L’argent se déplaçant du Sud vers le Nord, il est normal qu’une partie de la population suive ce flux, ne fusse que par réflexe naturel de se nourrir … et/ou de tenter de survivre ! 

N’en déplaise aux assimilationnistes, les particularismes ne peuvent disparaître. Ce serait définitivement la solution de facilité pour les impérialistes : recréer la « Nouvelle Rome » sur base de l’alliance transatlantique (et son bastion israélien aux portes de l’Orient) – la France étant un vulgaire vassal, et une réserve potentielle d’hommes à envoyer au front au fin fond de l’Afghanistan (glorieuse France, n’est-ce pas monsieur Zemmour ?). Heureusement que tous ne sont pas d’avis de « romaniser les barbares », une idée qui n’a définitivement plus de sens au XXIe siècle (son promoteur principal vivant au début du XIXe) au sein de peuples aculturés, ou plutôt des peuples qui ont choisi (l’ont-ils vraiment choisi ?) le modèle américain : génération malbouffe, surconsommation (des produits de l’Empire), et pauvreté artistique.

Monsieur Zemmour, qui est le responsable de cette mondialisation que vous conspuez ? Réponse de l’intéressé lors de l’émission du 14 février (face à Bernard-Henry Levy) : « C’est la finance internationale qui dirige le monde. » Ah bon ? Qui ça ? La finance internationale ? Vous me parlez d’une entité abstraite là ; il y a quand même des gens qui prennent des décisions au nom de ce que vous appelez « finance internationale », et de ce qui en est communément connu. Qui sont-ils ?

 

Faites votre enquête, et vous verrez que vous serez loin des « arabo-musulmans-africains » (responsables à leur insu) des maux de la France que vous chérissez tant.

 

Un conseil : au bout de votre enquête, évitez de stigmatiser l’éventuelle communauté susceptible d’être majoritaire (je dis bien susceptible, c’est vous le journaliste, pas moi !) de « se cacher » derrière (ou au sein d’) une entité que vous avez si peu de courage à décrire avec plus de précisions. Il vous en coûterait certes bien plus cher que de prendre pour cible une population issue de l’immigration, mais définitivement américanisée culturellement ! 

Au moins grâce à Zemmour tout le monde saura qui est Richelieu (un argument qui risque de revenir pendant des semaines). Les jeunes des banlieues seront un peu moins incultes grâce à Zemmour … Merci oncle Zem’ !
 

Le syndrome du siège de la Rochelle : Fantasme névrotique ? Les salafistes sont-ils les nouveaux huguenots ? Tant qu’on n’aura pas stoppé le financement saoudien visant proclamer l’émirat de Saint-Denis, Zemmour va continuer à faire des cauchemars …


la_rochelle.jpg

 

Aux plus avisés de comprendre pour le compte de qui Zemmour parle (qui signe les chèques à la fin du mois ?), et aux plus avisés de comprendre la globalité de son discours.

 

Douce France …



L’objet du scandale : Zemmour face à Gérard Miller et Frédéric Bonneau

 


2e partie

 


3e partie




 

Quand Zemmour ouvre les portes du politiquement incorrect : « La plupart des trafiquants sont noirs et arabes » ...

fmi_zemmour.jpg


 

Grand jeu concours : « C’est-qui-qui-a-dit-ça ? »


francais_langue_du_diable.jpg 


Les illusions perdues de Clovis et Charles Martel,
par Eric Zemmour (chez Fayard, Denoël)

melancolie_francaise-copie-1.jpg

 

Repost 0
Published by Génération M - dans Réflexions sur l'actu
commenter cet article
1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 23:41

Cet article a pour objectif de montrer comment dans ce système aliénant, dans ce « petit jeu entre copains » des médias, il y a une pierre d’achoppement, une espèce de formation qualifiante qui permet – sans spécialement avoir un quelconque talent (ou alors un talent très relatif) –, de vendre des livres sans contenu, des films d’une nullité terrifiante, ou encore des spectacles supposés comiques …

artisionistes-copie-1 
Cette pierre d’achoppement, cette formation qualifiante dans le cercle (très) fermé du showbiz est la génuflexion, l’allégeance aux agents protecteurs du sionisme. Pour dire les choses concrètement : un livre qui dénoncerait les dangers du nucléaire iranien, ou le port de la burka, aura certainement droit à une belle vitrine dans les médias ; beaucoup plus qu’un bouquin dénonçant les dangers de l’extrême droite sioniste (pléonasme ?) et l’allégeance des personnalités politiques nationales à des crimes de guerre.

C’est le jeu de la propagande, c’est comme cela que ça se passe dans tous les régimes : on promeut tout ce qui permet de laisser les gens dans la bêtise et l’apathie cérébrale (panem et circences). Quant aux débats (qu’on veut présenter comme) « sérieux », on les oriente de manière perfide, de façon à ce que le subterfuge se voie le moins possible (en prenant soin d’éviter de donner un droit de réponse à un interlocuteur crédible par exemple).

Tout cela on connait (enfin, le public le plus avisé connait), même si ce n’est pas spécialement ça que j’ai envie de dénoncer dans cet article. En effet, j’autorise bien volontiers les gens à ne pas pousser leur réflexion plus loin, et à regarder des programmes débiles et formatés. Par ailleurs, il faut reconnaître que pour ceux dont l’éthique est secondaire – et dont le talent est relatif –, qu’il peut être tentant de gagner de l’argent sur le compte d’une population « dépressive et incrédule ».

arthur la-ferme
Cela étant dit, les opportunistes à deux sous, ceux qui permettent de nous montrer (à ceux qui réfléchissent) que le système n’a pas de limite dans la vulgarité, la morale, la pondération, et l’éthique, ceux là il me plait de les prendre en raillerie. L’ironie de l’histoire est que grâce aux médias et aux clés de communication, on peut être artiste, auteur, réalisateur, « dépressif et incrédule » et quand même faire du fric !

 


Yann Moix : c’était ça ou avoir du talent

Ca a failli être le titre de cet article, mais ce personnage sans vraiment grande importance ne mérite pas d’avoir une pareille « affiche », même sur ce modeste blog.

En vérité, je ne connais pas grand-chose de l’œuvre de cet olibrius dans sa globalité, par contre son dernier bouquin frise l’indécence : il a décidé ni plus ni moins d’écrire un pamphlet pour défendre le violeur Roman Polanski. A la limite pourquoi pas ? Après tout Marc Dutroux reçoit des lettres de soutien tous les jours dans la cellule.

Par contre, est-ce utile de pousser la provocation au point d’écrire un papier intitulé : « J’aime Polanski et je hais la Suisse » ? Au moins, on est sûr qu’avec ça, il ne risque pas de s’engueuler avec le médiocre, mais non moins influent, Bernard Henri Levy (à ne pas confondre avec Bernard-Henri Botul, philosophe imaginaire … à moins que ce soit l’inverse, je ne sais plus !).

Je suis tombé sur le texte de Yann Moix, un texte qui lui a valu une censure sur Facebook (le lobby Suisse est si puissant que ça ?), mais pas de soucis pour lui, il a bien récupéré l’affaire en jouant la carte « martyr », ça semble correspondre au personnage.



Un extrait pour comprendre à quel « loustic » on a affaire
:


« Je suis le premier écrivain au monde éjecté de Facebook. Le premier détruit sur Facebook. Le premier qu’on accepte de livrer aux chiens de la Meute, le premier que Facebook permet de lyncher, d’assassiner (pas de panique : j’ai la peau dure), mais qui, supprimé, rayé, éradiqué, ne peut ni se répondre, ni s’exprimer. »


Je vous laisse apprécier le taux de testostérone que contient cette palabre.

Juste une petite note au passage : Alain Soral (qu’on l’apprécie ou pas) a vu son compte Facebook supprimé pas moins de trois ou quatre fois ! A moins que cela m’ait échappé, on ne l’a pas entendu pleurer, ni gémir (« tous mes amis ont disparus ! »). Il l’a fermée et a ensuite recréé un compte. C’est tout.

Mais je viens d’y penser : gémir et porter plainte contre Facebook exalte le statut de martyr.



En parlant d’Alain Soral, ce dernier a eu la chance d’être évoqué dans le dernier livre de Moix. Extrait de « La Meute » page 105 : 
 

« Le mot antisémitisme appliqué à Barrès, malgré toute sa justesse et la gravité qu'il implique ne saurait être le même similaire identique mot que celui que l'on peut greffer sur Soral, Faurisson, Gauraudy ou Dieudonné »


L’avantage quand on est « ami avec les bonnes personnes » est qu’on peut se permettre de distribuer les billets de qui est « antisémite », et qui ne l’est pas.

Bon, évidemment « les plus avisés » savent que le terme « antisémite » est aujourd’hui largement usurpé. Il s’agit bien souvent d’une étiquette que l’on met sur ceux avec qui on n’a pas envie de débattre, ou à qui on n’a pas envie de donner la parole. Bon disons-le, aux opposants.

Mais passons, il faut croire qu’il y a un temps où Yann Moix s’amusait bien avec ses amis « antisémites » …

moix_soral_nabe.jpg


Je n’ai rien contre Yann Moix en particulier, mais jouer la carte « martyr » et distribuer ensuite les « bons points » sur (certains de ses "anciens") amis ne me paraît pas comme étant une attitude très digne. Si Moix a la peau dure, j’en connais d’autres qui ont une carapace bien plus robustes encore !

Enfin bon, il veut apparemment vendre des livres ; « pamphlétaire » signifie : provoquer (ce qui inclut de dire des inepties), faire un « buzz » et compter sur ses amis pour vendre. Je ne crois pas qu’il faille aller plus loin pour comprendre. Le but était simplement de montrer comment le système de promotion médiatique fonctionnait : « be israeli-complacent and sell » !
 


Revenons sur le texte de Yann Moix : « J’aime Polanski et je hais la Suisse »

Le titre en soi est tellement indécent : il aime un violeur et hait un pays qui a condamné un violeur. Chacun ses valeurs, certes.

Ce qui m’embête dans ce système (de propagande) médiatique sioniste jusqu’au bout des ongles, c’est de voir quelqu’un défendre un violeur, qui avait la particularité – et surtout la chance – de faire de bons films. Alors que si on touche d’autres sujets … on peut immédiatement devenir « antisémite » pour le même prix.
 

Pour vous dire à quel point cette épée de Damoclès est réelle, le titre donné à cet article est « J'aime Hamouri et je hais Israël (J’aime Polanski et je hais la Suisse) », la première partie de la proposition, si elle avait été énoncée seule, aurait pu alerter les milices sionistes* du web à la traque des « antisémites »

* Milices sionistes, ou « crifiennes ». Des gens qui revendiquent représenter les Juifs, alors que la majorité des Juifs a autre chose à faire que de chercher des gens sur qui coller une étiquette. Cette attitude est une névrose démontrée par un artiste / réalisateur juif, dans le documentaire suivant : « Defamation : l’antisémitisme contemporain enfin dévoilé ! »

 

J’ai la chance de pouvoir enrichir cet article grâce à un message – qui tombait à pic, c’est le cas de le dire – d’un ami qui m’a présenté un texte de Yann Moix qu’il a détourné, et le moins que l’on puisse dire est que c’est VIOLENT ! 

Pour être franc, bien que sois extrêmement opposé au sionisme et que j’aspire à la fin de l’apartheid en Palestine, je n’aurais jamais osé publié un tel texte, même à l’encontre d’Israël ! Par peur d’être accusé d’antisémite ? Peut-être, car il faut dire que ce réflexe de pondération devient inné chez les judéo-critiques (ce qui est sans doute pas plus mal, déverser sa haine n’est pas ce qu’il y a de plus constructif. Je pense qu’il faut pouvoir se contenir, et ne pas crier sa haine à un peuple comme s’est plu à le faire l’opportuniste Yann Moix, à qui j’invite à méditer sur un verset coranique :
 

« Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. »
[Sourate 5 v8]


Ne soyez pas injuste Monsieur Moix, soyez pondéré, et laissez la justice Suisse libre d’appliquer ses lois à l’intérieur de ses frontières, et avec les moyens dont elle dispose. Et même si vous n’êtes pas d’accord d’emprisonner des années plus tard un violeur (qui a, on le rappelle, sodomisé une gamine de 13 ans), soyez modérés. Cela même si le violeur fait de bons films …

En attendant, vous vendrez des livres grâce à vos amis. Parmi lesquels ceux qui vous offrent des tribunes tels que
la Règle du jeu, dirigée par l’inévitable … (devinez qui)
 

regle-du-jeu

 


J'aime Hamouri et je hais Israël (J’aime Polanski et je hais la Suisse)


Note de Lior, rédacteur de ce texte (merci à lui) : Le but de cet exercice n'est pas du tout la dénonciation d'Israël ou quoique ce soit, c'est simplement un essai, pour réfléchir et se demander si un texte écrit par Yann Moix avec la même violence, mais sur l'Etat d'Israël serait passé comme cela s'est passé pour ce texte sur la suisse, on comprendra donc que quelques incohérences sont surement perceptibles, du fait que ce n'est qu'une adaptation possible de ce texte. Un exercice intéressant.


Le texte ci-dessous est la reproduction intégrale de l'article de Yann Moix paru le 31 janvier 2010 sur le site 
http://www.laregledujeu.org et qui a été retiré du site le 2 février 2010. Les passages modifiés sont en bleu.

 

 

Par Yann Bloix

 

Salah Hamouri, nous venons de l’apprendre, va passer trois ans de plus dans sa prison Israélienne. Je dis bien : « prison ». Une prison, ce n’est pas strictement un cachot avec des rats. Une prison, c’est tout prosaïquement un endroit dont on ne peut sortir. D’où on ne peut pas s’échapper. Peu importe que la prison soit une cellule ou un chalet, un terrier ou même un immeuble tout entier. On est en prison quand on ne peut pas être ailleurs.

 

Salah Hamouri restera emprisonné en Israël : c’est Israël la prison. C’est Israël le bourreau. C’est Israël la sentence. C’est Israël la trahison. C’est Israël la haine et la revanche et la vengeance. Parce que Israël n’est pas un pays : Israël n’est rien. Israël n’existe qu’en détruisant. En neutralisant.

 

Ce n’est pas un pays neutre, non : c’est un pays qui neutralise. [...] Israël n’est pas un pays neutre : c’est un non-pays vendu. Israël, ce pays des militaires, sait manier le temps comme Satan : enfer du temps dans lequel elle neutralise un jeune franco-palestinien (trois ans de plus), enfer du temps à l’intérieur duquel, avec une infinie patience, elle guette sa proie [...]Israël n’existe pas : pour exister, elle est obligée de faire dans le sale, dans le crade, dans le porno. Israël est un pays pornographique.

Sales affaires (corruption, ségrégation), sale comportement (arrestation de Hamouri) : tout est propre dans les rues israéliennes, dans les montagnes israéliennes, dans les vallons israéliens, tout est très propre parce qu’au fond tout y sale dans les tréfonds, dans les fondements, dans les soubassements. C’est un pays qui se vend sans cesse au plus offrant. Qui courbe incessamment l’échine devant le plus fort. C’est un pays qui fait basculer les choses vers le plus dictateur, le plus violent, le plus menaçant. Israël ne se donne même pas, comme le feraient des salopes ordinaires : Israël se prête au plus fort. 

Elle prête sa soumission. C’est une pute. Elle ne se donne jamais mais se prête toujours. Elle se prête avec intérêt. Elle se loue. Elle se sous-loue. Elle fait des offres. Elle écarte les jambes quand viennent à passer un officier russe, ou une très grande puissance comme, par exemple, aujourd’hui, nos amis les Etats-Unis. 

Je hais Israël. Sa gentillesse méchante, sa dégueulasserie bonbon, son calme rempli de dagues et de couteaux, sa surface polie mais comme une lame.

 

Nous voudrions que ce « pays » relâche Salah Hamouri, s’excuse, arrête tout. Nous voudrions que la population israélienne ait honte, définitivement honte, pour ce qu’elle fait endurer à Hamouri (et des milliers d'autres).

 

Que des grèves se déclarent à Tel Aviv, à Haifa, à Jerusalem, ou des manifestations. Que les gens sortent dans la rue. Crient. Hurlent. Contre leur « gouvernement ». Autrefois, Alfred Jarry disait (c’est dans Ubu Roi) : « la scène se passe en Pologne, c’est-à-dire nulle part. » 

Nulle part, ce serait plutôt IsraëlIsraël voudrait empêcher que le jeune étudiant (qui, du fait de l'inexistence d'un état palestinien est donc 100% français) continue ses études et sa vie

Pourquoi, Israël, ne laisses-tu pas cet homme partir ? Parce que tu as peur des palestiniens ? Parce que tu trembles ? Parce que tu suis toute cette meute ignoble, parfaitement aveugle, et qui veut que Hamouri représente, pour la nuit des temps, le terroriste par excellence ? Qu’il en soit l’incarnation, le parangon, l’icône ?

 

 Israël, sois digne pour une fois dans ta vie.  Israël, donne-toi une dignité en rendant la sienne à un jeune franco-palestinien qui a suffisamment payé pour quelque chose qui ne s’est pas déroulé comme on le sait, le croit, croit le savoir. Israël sois une nation, sois un pays, sois quelqu’un. Sois un homme, Israël.

 

Quand il y a la guerre, Israël, tu tues et démolis. Tu regardes tes chaussures. Tu vas tranquillement te promener en montagne. Tu respires le bon air parmi les gentils (petits) oiseaux. Rien n’est ton problème, Israël. Tu n’es jamais concernée. Tu n’es jamais impliquée. 

Tu n’es jamais inquiétée. Tu n’es jamais là quand on a besoin de toi. Tu es toujours là, sur la planète, mais tu ne sers à rien : tu arrêtes les étudiants et tu opprimes les opprimés. Tu ne sais rien faire, sauf pitié. Je te hais, Israël. Je te demande de m’arrêter, moi, aussi, le jour où je viendrai te voir. Pour cracher sur ton sol immonde.

Yann Bloix


Texte original :
http://moix.byethost2.com/


Ce détournement d’article  (d’un auteur pour le moins détourné des notions élémentaires de la réalité) nous aide à rappeler que Salah Hamouri est enfermé dans les geôles israéliennes. La violence des mots de Yann Bloix est sans doute proportionnelle à l’injustice que subit ce français. 

Salah Hamouri n’a violé (ni même lésé) personne, mais cela ne fait pas vendre, donc on n’en parle pas, pas plus que les (faux) violeurs d’Outreau pour rester sur le sujet « pédophilie ».

polanski_moix_hamouri.jpg

Et ça se permet ensuite de jouer la carte du martyr …

Je ne veux pas être désobligeant vis-à-vis de la personne de Yann Moix, mais je laisse chacun libre de juger comment est-ce que l’on nomme un individu pareil.

Selon Zemmour et Naulleau, on nomme ça un lâche ; et encore, leur argumentaire est bien plus développé que le mien !

Je pourrais en rajouter mais ça ne vaut définitivement pas la peine. Aujourd'hui avec le web 2.0, tous ceux qui se complaisent à faire le tapin pour le système sont rapidement mis à nu. Et Yann Moix semble être un de ceux là. Je le remercie néanmoins d'avoir été aussi caricatural, ça aide à comprendre le niveau ce ceux qui se présentent comme écrivains et/ou philosophes. Comme si ces gens étaient capables de développer une pensée (libre et) désintéressée.

De la philosophie des lumières à la philosophie des projecteurs !


Vidéos associées :


Rappel : qui est Salah Hamouri ?


 

Yann Moix VS Zemmour et Naulleau


 

2e partie


 

Réponse d’un véritable artiste au soutien nauséabond à ce qui reste un violeur


 

Repost 0
Published by Génération M - dans Réflexions sur l'actu
commenter cet article
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 16:48

Par Bernard-Henri Botul

On dit : la perruque loubavitch est un vêtement ; tout au plus, un déguisement ; on ne va pas légiférer sur les vêtements et les déguisements ... Erreur. La perruque loubavitch n'est pas un vêtement, c'est un message. Et c'est un message qui dit l'assujettissement, l'asservissement, l'écrasement, la défaite, des femmes.

bh botul

- Achetez votre perruque sur alibaba.com -


On dit : « c'est peut-être un assujettissement, mais consenti ; sortez de votre tête l'idée d'une perruque loubavitch imposée par de méchants maris, des pères abusifs, des caïds, à des femmes qui n'en voudraient pas »... Soit. Sauf que la servitude volontaire n'a jamais été un argument ; l'esclave heureux, ou heureuse, n'a jamais justifié l'infamie foncière, essentielle, ontologique, de l'esclavage ; et, des stoïciens à Elisée Reclus, de Schoelcher à Lamartine en passant par Tocqueville, tous les anti-esclavagistes du monde nous donnent tous les arguments possibles contre la petite infamie supplémentaire qui consiste à faire des victimes les propres auteurs de leur malheur.

On dit : « liberté de culte et de conscience ; liberté d'exercice et de manifestation, pour chacune et pour chacun, de la religion de son choix ; au nom de quoi se permettrait-on d'interdire à un fidèle d'honorer Dieu de la façon que prescrivent les textes sacrés ? ». Sophisme encore. Car on ne le répétera jamais assez. Le port de la perruque loubavicth n'est pas une prescription judaïque. Il n'y a aucun verset, ni aucun texte de la tradition, obligeant les femmes à vivre dans cette prison de fibres synthétiques qu’est la perruque. Il n'y a pas un « rabbin », pas un savant en religion, qui ne sache que les cheveux n'est, pas plus que les mains, tenu dans le Talmud pour une « nudité ». Et je ne parle pas de ceux qui, comme Simon Berkelstein, le courageux rabbin de Marne-la-Vallée, disent haut et fort à leurs fidèles, aujourd'hui même, que le port de cette perruque est carrément anti-judaïque. 

On dit : « gare à l'amalgame ! gare, en focalisant l'attention sur la perruque loubavitch, à ne pas alimenter une judéophobie qui ne demande qu'à se déchaîner et qui serait elle-même une forme déguisée de racisme – on l'a empêché de s'infiltrer, ce racisme, par la grande porte du débat sur l'identité nationale ; va-t-on le laisser revenir par la fenêtre de cette discussion sur la perruque loubavicth ? ». Sophisme, là encore. Increvable mais absurde sophisme. Car ceci n'a rien à voir avec cela.
 

 

La judéophobie, on ne le répétera jamais assez, n'est évidemment pas un racisme. Je ne suis, personnellement, pas judéophobe.

 

J'ai trop le souci du spirituel, et du dialogue des spiritualités, pour être hostile à telle religion ou à telle autre. Mais leur libre critique en revanche, le droit de se moquer de leurs dogmes ou de leurs croyances, le droit à la mécréance, au blasphème, à l'apostasie, sont des droits trop chèrement acquis pour que nous laissions une secte, des terroristes de la pensée, les annuler ou les fragiliser. 

C'est de Voltaire qu'il s'agit, là, pas de la perruque loubavitch. C'est des Lumières d'hier et d'aujourd'hui qu'il est question, et de leur héritage non moins sacré que celui des trois monothéismes. Un recul, un seul, sur ce front – et ce serait un signal donné à tous les obscurantismes, tous les fanatismes, toutes les vraies pensées de haine et de violence. 

Et puis on dit enfin : « mais de quoi s'agit-il, après tout ? combien de cas ? combien de perruques loubavicths ? faut-il, pour quelques milliers, peut-être quelques centaines, de perruques loubavitchs répertoriées sur l'ensemble du territoire français, déclencher ce tapage, ressortir cet arsenal de règlements, faire une loi ? ». 

C'est l'argument le plus courant. C'est, pour certains, le plus convaincant. Sauf qu'il est, en réalité, aussi spécieux que les premiers. Car de deux choses l'une. Ou bien il ne s'agit que d'un jeu, d'un accoutrement, d'un déguisement (voir plus haut) et alors, en effet, c'est la tolérance qui est de mise. 

Ou bien il s'agit d'une offense faite aux femmes, d'une atteinte à leur dignité,

 

il s'agit d'une mise en cause frontale de la règle républicaine fondamentale, et chèrement payée elle aussi, d'égalité entre les sexes

 

et c'est d'un principe, alors, qu'il est question ; et le nombre, s'agissant de principes, ne fait jamais rien à l'affaire. 

Imagine-t-on remettre en question les lois de 1881 sous prétexte que les atteintes à la liberté de la presse se font rares ? Et que dirait-on de quelqu'un qui, observant que les attaques racistes ou antisémites contre les personnes décroîtraient en quantité, songerait à abolir, ou même à alléger, les législations en vigueur en la matière ? 

Si vraiment la perruque loubavitch est ce que je dis, si elle est cette insulte faite aux femmes et à leur lutte séculaire pour l'égalité, si elle est une injure faite, de surcroît, aux femmes qui, à l'heure même où j'écris, défilent cheveux découverts – la tête non rasée –  en Israël, contre un régime d'assassins dont la perruque loubavicth est l'un des symboles, bref, s'il signifie, ce symbole, que l'humanité se divise entre ceux dont le corps est glorieux et doté d'une non moins glorieuse chevelure et celles dont corps et visage sont des outrages vivants, des scandales, des saletés que l'on ne saurait voir et qu'il faudrait soit cacher, soit neutraliser, alors n'y en aurait-il qu'une, n'y aurait-il qu'une femme en France se présentant encagée à l'hôpital ou à la mairie, qu'il faudrait la libérer. 

C'est pour toutes ces raisons de principe que je suis favorable à une loi, nette et claire, décrétant anti-républicain le port de la perruque loubavitch dans l'espace public

 

Bernard-Henri Botul, fils de Jean Baptiste

jean-baptiste_botul.jpg 

 

 

D’après une idée originale d’un philosophe dont on ne sait aujourd’hui s’il a vraiment existé.

>>> Voir le texte originel dans le journal le Point.

 

 

Droit de réponse

 

Ayant une autre conception que cet éminent philosophe qu’est Bernard-Henry Botul (et dont on se demande quelle serait l’image du monde s’il n’avait existé), voici des propos recueillis auprès des personnes injustement (?) discriminées. 

Donner la parole aux religieux qui désirent vivre leur foi étant la moindre des choses. Nous ne pouvons qu’objectivement déplorer que la presse a choisi son camp, et donc choisi le temps de parole accordé à – ce qui est devenu – « la partie adverse », stigmatisée à volonté.

 

La parole est aux Loubavitchs !


loubavitch.jpg 

 

« La vie conjugale : quelque chose de saint ; être Loubavitch, c’est refuser la mixité »

 

Critiqué pour sa rigidité à l’égard de la tradition juive, le mouvement Loubavitch, qui compte 20 000 membres, justifie ses choix de vie et se positionne sur la contraception et la procréation médicalement assistée. Entretiens croisés avec Haïm Nisenbaum, porte-parole du mouvement, et Laurence Podselver, spécialiste des communautés juives contemporaines, qui décèle chez les Loubavitch une obsession du couple... non mixte.

 

TOHU-BOHU : Comment se forme un couple Loubavitch ? 

HAÏM NISENBAUM: En général, les jeunes gens sont présentés au cours d’un chiddoukh, comme chez tous les orthodoxes. Si les deux jeunes gens se plaisent – bien évidemment la mariage forcé n’existe pas – le mariage suit rapidement, dans un délai de trois mois.

 

Quelles règles régissent ensuite la vie de couple ? 

Les lois du judaïsme – qui ne sont pas propres au mouvement Loubavitch. Les lois de pureté familiale sont fondamentales dans le judaïsme : la vie conjugale vise à l’édification de quelque chose de saint. Pour l’essentiel, ces lois délimitent des périodes de pureté et d’impureté de la femme qui correspondent à son cycle menstruel. Au moment de ses règles, la femme est impure, et les conjoints ne doivent pas avoir de rapports sexuels. La femme redevient pure après son immersion dans le bain rituel, le mikvé.

 



Et la perruque ? 

La nécessité pour la femme mariée de se couvrir la tête ne relève pas des lois de pureté familiale, mais des lois de la pudeur. Il ne s’agit pas de règles propres au mouvement Loubavitch. La femme mariée doit se couvrir la tête, mais peut le faire comme elle le souhaite : avec un foulard, une perruque, un chapeau. Aujourd’hui, les Loubavitch recommandent la perruque pour une raison sociale : elle est plus agréable à porter, plus esthétique. Il ne s’agit pas d’opprimer la femme ou de l’enlaidir. Une femme peut être encore plus belle avec une perruque. Si elle doit cacher ses cheveux, c’est comme d’autres parties de son corps qu’elle couvre en public. La perruque est comme un vêtement.

 

« La nécessité pour la femme mariée de se couvrir la tête ne relève pas des lois de pureté familiale, mais des lois de la pudeur »

 


Si un couple ne peut pas avoir d’enfants, la procréation médicalement assistée est-elle autorisée ?

Oui, s’il n’y a pas de contradiction avec les critères de la halakha (la loi juive, ndlr). Vous savez, le judaïsme n’a jamais été opposé au progrès scientifique ! La décision est prise au cas par cas. En général, on autorise l’insémination artificielle avec le sperme du mari mais non avec celui d’un autre homme : ce serait une forme d’adultère.
 

 

La contraception est-elle totalement interdite ? 

Elle n’est pas proscrite mais encadrée. Dans une famille Loubavitch, l’arrivée d’enfants est souhaitée et fêtée. La contraception est autorisée au cas par cas, quand la santé physique ou psychologique de la femme est en danger, mais jamais pour des raisons de confort.

 

Quels doivent être les rôles respectifs de l’homme et de la femme au sein du couple ? La femme peut-elle travailler ? 

Les femmes travaillent sauf choix contraire de leur part. Les hommes aussi doivent travailler. Les mouvements hassidiques, contrairement à d’autres mouvements orthodoxes, affirment la nécessité de servir Dieu dans le monde, sans se limiter à la seule activité sacrée. Lorsqu’un jeune couple se marie, l’homme passe un an au kollel (institut d’études talmudiques réservé aux hommes mariés, ndlr). C’est une période de transition. Ensuite, l’homme et la femme commencent à travailler. Pour le reste, les rôles de l’homme et de la femme ne sont pas interchangeables mais complémentaires.

 

 

C’est-à-dire ? 

En dehors des règles générales de l’observance, comme le shabbat, la femme s’occupe de la casherout*, de la pureté familiale et de l’éducation des enfants. L’homme peut l’aider, mais doit en priorité suivre les commandements liés à la pratique religieuse, comme la prière quotidienne en minian**, dont la femme est dispensée. Les rôles de la femme et de l’homme sont différents mais celui de la femme n’est pas inférieur.

 

* La cacherouth ou cacheroute (en hébreu kashrout hamitba'h véhamaakhalim, « convenabilité de la cuisine et des aliments ») est le code alimentaire du judaïsme, et l'un de ses principaux fondements. 

** Groupes de prière.

 

Cantonner la femme dans ses activités traditionnelles – la maison, la cuisine, les enfants – n’est-ce pas justement lui attribuer un rôle inférieur ? 

La casherout, la pureté familiale et l’éducation vous semblent des tâches inférieures dans le judaïsme ?

 

Quelle importance revêtent les questions de couple chez les Loubavitch ? 

Le couple n’est pas qu’une question de couple. Il a une importance capitale pour les Hassidim de Loubavitch : il y a chez eux une peur de la disparition du peuple juif et une conscience très forte de la démographie – et ce, même en Israël. Former un couple, c’est fonder une famille : c’est le couple qui peut assurer par sa descendance la permanence du peuple juif. Au-delà, le problème de la mixité est un problème central : la plupart des Loubavitch sont des « Juifs du retour », des Baale techuva. Issus de familles non orthodoxes, ils ont souvent des collatéraux non-juifs. 

Etre Loubavitch c’est refuser cette mixité pour défendre un peuple juif menacé d’extinction. Néanmoins, le refus de la mixité et la défense de l’orthodoxie n’impliquent pas une rupture durable avec la famille d’origine : un lien est maintenu, notamment à la faveur de la naissance des enfants.

 

« Etre Loubavitch c’est refuser cette mixité pour défendre un peuple juif menacé d’extinction. »

 

Mais le maintien de liens avec le monde non-orthodoxe incite-t-il les enfants issus de couples Loubavitch à rompre avec le modèle de leurs parents ? 

Aussi étonnant que cela puisse paraître, il n’y a presque aucun retour des enfants issus de couples Loubavitch vers le monde profane. Et la communauté juive en France connaît une inflexion générale vers le religieux. Les enfants issus de couples Loubavitch reproduisent en général le modèle parental et choisissent un conjoint à l’intérieur du groupe : l’endogamie est très forte.

 

Ce succès de l’orthodoxie est-il le signe d’une défaite du féminisme ? Quelle est la place de la femme dans un couple Loubavitch ? 

Les couples orthodoxes issus des couches populaires reproduisent en général le clivage traditionnel hommes-femmes. Mais, paradoxalement, c’est justement le féminisme et le rejet de la libération sexuelle des années 1970, jugée uniquement favorable aux hommes, qui a conduit dans les années 1980 et 1990 certaines femmes issues des classes moyennes éduquées à l’orthodoxie. Ce phénomène a eu une certaine ampleur aux Etats-Unis. 

La religion semblait en effet offrir une forme de protection à la femme : un couple stable, des rapports entre hommes et femmes ne reposant pas uniquement sur le sexe et la valorisation chez l’homme du sens du devoir et de la famille.

 

Mais dans les faits, ces aspirations féministes ont-elles été satisfaites par le retour à l’orthodoxie ? 

En réalité, les femmes sont souvent surexploitées dans la vie quotidienne. Elles ont beaucoup d’enfants, elles doivent s’occuper de leur éducation, de la maison et le plus souvent elles travaillent : elles sont en général enseignantes ou éducatrices. Chez les Loubavitch, les hommes sont également censés travailler. Le Rabbi de Loubavitch avait de son vivant multiplié les déclarations en ce sens. Mais, souvent les hommes sont mariés trop jeunes et ils peinent à prendre leurs responsabilités de chefs de famille. Ils tendent à prolonger indéfiniment leur adolescence, légitimant par l’étude de la religion leur incapacité à s’insérer dans le monde du travail. Dans les années 1980, les hommes souvent ne travaillaient pas, les couples Loubavitch étaient en général très pauvres et les femmes devaient assumer des charges énormes. 

Par la suite, la situation a évolué. Maintenant, beaucoup d’hommes travaillent dans l’informatique. Mais certains jeunes continuent de poser problème : arrivés à la religion sur le tard, ils sont fragiles psychologiquement et dans leur judaïsme. Ils laissent de côté leurs études profanes pour combler leur retard en matière de connaissances religieuses. Ils sont sous-diplômés et n’arrivent pas à s’insérer dans la société. Les années 1990 ont donc marqué un tournant et une amélioration de la situation financière de la moyenne des couples. 

Mais le problème de la pauvreté subsiste et l’absence de travail des hommes a été une cause fréquemment invoquée par les femmes pour demander le divorce. La religion n’a pas nécessairement su garantir la stabilité des couples. Nous ne disposons pas de chiffres, mais il y a eu beaucoup plus de divorces en milieu orthodoxe qu’on ne veut bien le dire.

 

Et que dire de la perruque ? 

La perruque relève – comme le foulard islamique – d’une volonté paradoxale d’échapper au pouvoir des hommes. Mais la perruque reste quelque chose d’ambigu. Le moment où une jeune femme se coupe les cheveux est un moment souvent très difficile. En même temps la perruque a quelque chose d’esthétique. Il y a toute une mode des perruques selon l’origine des femmes.

 

« La perruque relève – comme le foulard islamique – d’une volonté paradoxale d’échapper au pouvoir des hommes. »

 

Mais les femmes chez les Loubavitch sont-elles des femmes libres ? 

Vaste question ! Sont-elles moins aliénées que les femmes en mini-jupe ? Ce n’est pas si simple !

 

Propos recueillis par Paola Bertilotti

 

Source : Union des Etudiants Juifs de France

 

Quoiqu’on en pense sur ces questions, une chose est sûre : la parole est donnée aux profanes.

 

A méditer …


Repost 0
Published by Génération M - dans Réflexions sur l'actu
commenter cet article
12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 03:07

« Ah ces minarets ! Symbole de puissance et de domination d’une communauté qui, au-delà d’une intégration plus ou moins réussie, veut affirmer sa présence en terre (historiquement) chrétienne. Est-ce admissible ? Devons-nous rester bras croisés face à une modification extrême de notre paysage, de notre ruralité ? Si ces questions qui peuvent paraître anodines ne trouvent pas de réponses aujourd’hui, il va falloir s’attendre à ce que les revendications d’une communauté spécifique, dans quelques années, mettent en péril notre souveraineté nationale et notre propre particularisme. »

suisse-minarets2
Sous ce beau discours « de droite » apparait des slogans ultra-populistes et limite démagos. Il faut souligner que l’ultra-droite suisse a réalisé une magnifique opération de communication et – j’espère me tromper – de séduction. Depuis le vote, qui a vu en Suisse l’interdiction de construire de nouveaux minarets, ce sont des débats identitaires qui ont été soulevés en Europe : « pour ou contre l’interdiction suisse ? » …

Le débat en soi, n’est pas dérangeant. On peut discuter de tout, critiquer tout, remettre en cause beaucoup de choses, ce n’est pas le problème. Le souci, c’est lorsque le débat n’est pas posé dans les conditions les plus saines. Nombreux sont ceux qui demandent à ce qu’on s’incline devant la décision démocratique (issu d’un référendum populaire) d’un peuple souverain. Cela non plus, ce n’est pas le problème.

 

 

Etat des lieux 

Combien y a-t-il de minarets en Suisse ? Vu de Belgique, devant les passions qu’ont soulevé ce débat et la supposée nécessité de voter une loi, on pouvait légitimement s’imaginer qu’il y avait un véritable problème d’urbanisme. On imaginait que des minarets poussaient comme des champignons au point de modifier drastiquement le paysage helvétique … Quel ne fut pas mon étonnement d’apprendre qu’il y a en tout et pour tout … quatre minarets en Suisse ! 

Comment dès lors, ne pas trouver normal que cela soit vu par les musulmans, comme quelque chose de stigmatisant ? Les intentions ne peuvent prêter qu’à peu de doutes … Et lorsque l’on voit les affiches, on se demande s’il ne s’agit pas de caricatures de propagandes telles qu’on a pu voir dans les années 30 dans l’Allemagne nazie.

 

Apparemment, ces images n’ont pas outré plus que ça l’opinion publique

suisse-minarets4.jpg

 

 
Je me mets à la place du citoyen suisse lambda, qui n’a sans doute jamais vu un seul de ces quatre minarets, et qui ne connaît rien – ou pas grand-chose – de l’Islam, lorsqu’il reçoit une invitation pour un référendum populaire (« pour une fois » qu’on leur demande leur avis). Il ouvre l’enveloppe, voit huit missiles pénétrant le sol suisse avec une « terroriste » voilée intégralement au premier plan de la photo (« mais qu’est-ce qu’elle cache en dessous ? Et quel regard ! »).

 

Pour enfin poser la question, calmement :

« Pour ou contre le tableau que je vous dresse, ô citoyen ? »

 

Voilà où on en est ! Voilà comment on utilise le principe de démocratie comme jouet, j’ai failli dire comme « propagande de guerre ». Certes, je n’ai pas envie de noircir le tableau plus qu’il ne l’est déjà, mais c’est littéralement une boîte de pandore qui est ouverte.

 

On ne peut attaquer l’Islam frontalement, par contre on peut le faire sournoisement.

 

Effectivement, la liberté de culte est protégée par la constitution. On ne peut donc attaquer « brutalement » les musulmans en remettant en cause leur présence, ni celle de leurs lieus de culte. Donc on le fait via des procédés les plus vils : la terreur incarnée par quatre minarets qui s’élèvent au milieu des immenses montagnes suisses. On comprend aisément que tous les partis en Suisse étaient contre l’initiative des populistes de l’UDC. Je n’ai pas spécialement suivi le débat, ni les échanges. Mais un esprit sain dans un corps sain ne peut considérer cette grossière campagne comme quelque chose de sérieux. 

Le mal étant fait, le débat s’est ensuite déplacé sur la légitimité du scrutin et le respect du choix démocratique des citoyens suisses, où on nous dit : « personne ne peut remettre en cause ce choix, ni même notre souveraineté ! »

 

Voilà comment on botte en touche, et pour ensuite boire le champagne en coulisse.

 

J’ai failli dire « bien joué », et pourtant non c’est TRES MAL joué : il s’agit de quelque chose d’insignifiant qui pourrait très bien laisser des traces dans les relations (diplomatiques et commerciales) qu’entretient la Suisse avec les pays musulmans. 

Peut-être n’est-ce « pas si grave », dans le sens où il y eu une condamnation de ce vote par les autres partis. Cela dit, ces derniers – c'est-à-dire les partis « traditionnels », ceux qui se disent d’ouverture – ont tout intérêt à faire repartir la mécanique dans l’autre sens, s’ils ne veulent pas que la Suisse parte dans des dérives identitaires. Je me permets d’insister sur le fait que le débat a été très mal posé – pour ne pas dire honteusement posé – avec ces affiches et cette campagne très douteuses. 

Il n’y a par ailleurs aucun danger d’une islamisation radicale en Suisse : ayons la décence intellectuelle (je m’adresse aux musulmans) de ne pas considérer qu’il y a 57% de fachos islamophobes en Suisse, car ce n’est pas la vérité. 

Il y a 57% qui ont voté « contre des minarets-missiles dans le sol de mon pays ». Ils n’ont pas peur des musulmans, mais ont eu peur de ce qu’on leur a dit des musulmans. Verront-ils un jour des minarets en missiles ? Non, ce n’est pas dans « le projet » ! 

cauchemars_xenophobes.jpg
Les musulmans dans leur comportement quotidien auront à cœur de pour montrer que cette peur n’a pas lieu d’être. A eux de redoubler d’efforts pour éventuellement être mieux compris. Et surtout, bien répéter que les musulmans n’ont pas d’exigences particulières, si ce n’est d’être respectés et – si ce n’est pas trop demandé – d’arrêter la stigmatisation à leur encontre. 

Dire les choses, et les considérer de cette façon, c’est peut-être accepter qu’on en demande « deux fois plus » aux musulmans qui sont « présumés extrémistes », donc des citoyens pas vraiment comme les autres. En effet, toutes les communautés n’ont pas à se justifier sans cesse (de surcroît quand elles ne font rien) …  Ce n’est pas juste, mais ce n’est pas « grave » non plus* : les valeurs éthiques de l’Islam peuvent sans doute permettre de transcender ses membres, et de montrer une image d’honnêtes et paisibles citoyens – même si là encore on en est dans une vision idéaliste de l’Islam. Un citoyen qui enfreint la loi n'est pas sensé « agraver son cas » s'il est de confession musulmane. 

 

Des musulmans qui sont « présumés coupables » (coupable d’une islamisation programmée en l’occurrence) alors que la réalité est la suivante : quatre minarets sont érigés au milieu d’une communauté de 300.000 personnes.

 

* En vérité, la seule gravité qui existe, c’est cette société « humaniste et démocrate » qui montre son vrai visage, car – qu’on se le dise – en plein débat sur l’identité nationale en France (traduit concrètement par la « lutte » contre le voile intégral – ultra marginal parmi les musulmanes en France), l’Europe prend une tournure radicale dans son approche envers ses citoyens musulmans. Tout cela n’est pas très sain …

 

 

Tout n’est pas négatif … 

Cette stigmatisation des musulmans a peut être un bon côté pour la communauté musulmane : celui d’ouvrir une tribune aux intellectuels musulmans qui ne vont pas se priver pour dissiper les peurs, et éventuellement clarifier le message. Il ne s’agit pas de promouvoir la construction de minarets (parce qu’au fond on s'en moque des minarets), mais de dénoncer les stigmatisations – ou ce qui pourrait être pris pour des stigmatisations – surtout quand elles sont absolument non fondées ! Montrer en somme que les musulmans sont des citoyens normaux qui ne posent pas plus de problèmes qu’un autre dans la société. Un comportement et une façon de concevoir la spiritualité (at-Tawhid, l’Unicité : le monothéisme pur, démystifié) qui encourage des milliers de citoyens européens (« de souche ») à embrasser l’Islam ; sans compter ceux issus de l’immigration (maghrébine entre autres) qui reviennent à la religion de leurs ancêtres.* 

Voilà pourquoi les musulmans se doivent de rester dignes en dépit des attaques, et se dire une chose : « Les chiens aboient, la caravane passe … »

 

* Bien qu’il est difficile de compte le nombre exact de convertis, il y aurait selon le bureau des cultes du ministère de l’intérieur entre 30.000 et 70.000 convertis à l’Islam en France (chiffres 2006) ainsi qu’entre 3000 et 4000 conversions par an. 

Un autre article (
ici) parle de 30.000 femmes suisses converties à l’Islam (ce qui peut laisser imaginer qu’on est – en France – sans doute plus proche de 70.000 que de 30.000). 

Quant à la Belgique, le Vif/l’Express (dans un
article paru en 2008) note une diminution du nombre de conversions : le nombre de conversions à la religion musulmane est en net recul en Belgique. Alors que la moyenne était estimée autour de 1.000 à 1.200 demandes par an, on est passé à un total de 500 à 600 conversions au cours de ces douze derniers mois, rapporte la presse. Ce "ralentissement" s'explique par le fait que l'islam fait moins parler de lui depuis un an explique Karim Geirnaert, qui coordonne les conversions en Wallonie et à Bruxelles. (CYA) Puisse les minarets, la "burka", le voile à l’école, … nous aider à inverser la tendance !

 

 

Comment gérer, comprendre, l’ « islamophobie » ? 

Je mets « islamophobie » entre guillemets parce je pense sincèrement qu’il n’y a pas plus d’islamophobie chez le citoyen lambda, qu’il n’y a de racisme chez un enfant de 10 ans lorsqu’il dit : « les étrangers mangent le pain des français ». Répéter ce que papa dit à la maison, ce n’est pas être raciste (même si papa l’est peut-être). De même que l’ « idiot naïf » qui pense que les « barbares islamistes » veulent instaurer la Charia en occident, conclusion du lavage de cerveau reçu en passant entre six et huit par jour devant la télé (dont le rôle n'est certainement pas d'apaiser le climat), ne peut vraiment être considéré comme un « virulent islamophobe » (dans le sens d’une islamophobie qui serait innée). 

Certes il y a des degrés dans le mépris de l’autre, certes l’enfant de dix ans peut à son tour finir par devenir raciste. Mais ce que je veux dire, c’est qu’il faut laisser le temps tirer ces éventuelles conclusions, et de ne pas se renfrogner sur soi-même. 

Le monde a toujours eu besoin d’imbéciles à qui vendre les pires choses, et jusqu’à preuve du contraire, le poison (et ce qui est « mauvais » de manière générale) finit toujours par tuer. Si ce n’est pas physiquement, c’est psychologiquement, voir métaphysiquement qu’il le fait ! 

minaret-iceberg.jpg

Je n’appelle pas un élan de compassion pour tous les abrutis aliénés du système* (qui achètent tout ce qu’on leur vend : objets matériels ou le « prêt-à-penser »), tout au plus de l’indifférence, mais jamais du mépris – du moins c’est à éviter. Nous devons tous pouvoir être capables de faire la différence entre les citoyens esclaves du système (mêmes s’ils sont « cons »), et leurs maîtres. C'est-à-dire les néo-cons-s’en-va-t’en-guerre et autres idiots utiles du système : les Ayatollah de l’ « Eglise » impérialiste** ; ceux là on les combat idéologiquement. N’oublions jamais que ce sont leurs « imbéciles » qui iront ensuite crever au front … 

* Ceux qui sont sensés être dans le camp des opprimés – même s’ils préfèrent servir leurs faux dieux.

** Ceux qui sont d’accord dans les faits avec la doctrine « où vous êtes avec nous où vous être avec les terroristes ». Note : terroriste = résistant. Les vrais terroristes travaillent pour la CIA, le Mossad, le MI6, etc.

 

Acceptons les tribunes qui nous sont ainsi offertes. Dans le « nous », je ne parle pas seulement des citoyens de confession musulmane, mais de tous les justes qui veulent bien échanger et travailler ensemble au nom de valeurs communes. Ce n’est pas qu’une histoire de prédication islamique, c’est bien au-delà de ça : il s’agit de combattre le faux, et de mettre les sujets « trompe-œil » à leur place, c'est-à-dire dans la benne à ordure des propagandes impérialistes. Car, qu’on se le dise, la démarche de l’UDC n’a pu se faire que dans une ambiance générale post 11 septembre. Un climat de peur (« axe of evil ») qui a pour seul but de créer des frictions entre les populations afin de les empêcher de s’unir et de s’élever d’une seule voix contre les véritables injustices que sont le chômage, le logement, et la précarité de manière plus générale. Soit la résultante sociale directe des politiques impérialistes.

 

Quand une société se meurt, quand elle décline, quand elle n’a ni solution ni rien à proposer, elle utilise sa dernière carte : utiliser un bouc émissaire pour unifier la communauté.

 

Et cela est très léger pour avoir une chance de conserver ce qui reste de « grandeur » … 

Pendant ce temps là, je déplore l’attitude d’une partie des musulmans qui n’auront rien d’autre comme réflexe que le repli identitaire. Ca me paraît malheureusement inévitable. Et c’est pour ça que j’insiste qu’il ne faut pas hurler à l’islamophobie (même si on le sait, parfois certains exagèrent un peu), car les sentiments négatifs n’encouragent ni la créativité ni les démarches constructives. Se renfrogner sur soi-même et pleurer sur son sort n’est certes pas l’attitude la plus créatrice de solutions. 

Les minarets étant loin d’être indispensables pour la pratique de l’Islam*, la meilleure des attitudes étant sans doute de laisser les protagonistes de cette campagne nauséabonde face à leurs propres contradictions. Car il n’est pas dit du tout que cela passe à la cour européenne des droits de l’homme, un avocat s’étant saisi de l’affaire (voir
ici). 

* A la base, le minaret sert à faire l’appel à la prière. Le minaret est ainsi élevé afin que la voix du muezzin porte le plus loin possible. Et comme en Europe, l’appel à la prière faite publiquement et à voix haute est interdit (ce qui est logique vu que la population musulmane y est minoritaire), le minaret perd ainsi toute son utilité. Comme il ne peut être utilisé pour sa fonction initiale, les avis islamiques les plus orthodoxes disent qu’il devient un ornement, une dépense inutile, et donc du gaspillage d’argent (et cela est bien entendu condamné en Islam).

 

Nombreux sont ceux qui ont compris que l’UDC a réussi un tour de passe-passe digne des plus grands illusionnistes : un référendum populaire … POUR RIEN !

 

 

Référendum anti-minarets , quelle victoire ?

Par Christian Bouchet 

Le triomphe, ce week-end, en Suisse de l’initiative populiste anti-minaret est pour le moins ambiguë. Doit-on s’en féliciter ? Sans doute, mais pas pour les (mauvaises) raisons que l’on peut lire à foison sur les sites et les blogs qui se réjouissent du résultat de la votation. 

En effet, il faut vraiment être un blaireau à poil ras pour écrire, comme j’ai pu le lire sous la plume de divers graphomanes de la mouvance sionardo-identitaire que le résultat du référendum était « une défaite des islamo-collaborationistes », « un coup d’arrêt à l’islamisation de l’Europe », « un rejet massif d’Eurabia », etc. Tel n’a jamais été le but de cette initiative dont mes amis nationalistes révolutionnaires suisses du groupe Troisième voie avaient souligné l’inutilité sur leur site en écrivant :

« Qu’en est-il vraiment du réel objectif de cette initiative ? Un des arguments avancés par ses initiants est la lutte contre l’islamisation de la Suisse car le minaret représente un symbole de puissance et de conquête dans l’islam. Mais pourquoi l’initiative porte-t-elle alors sur les minarets et non sur les mosquées ou encore mieux sur l’immigration ? 

D’une manière assez habile, l’UDC en lançant cette initiative cherche à rallier un maximum de personnes à sa cause en en froissant le moins possible. En effet, cibler les minarets ne touche pas à la liberté de culte car la construction de mosquée sera toujours autorisée. Elle ne stoppera donc en aucun cas la prolifération des mosquées en Suisse et donc ne sert absolument à rien dans la lutte contre "l’islamisation de la Suisse".  

Stopper juste l’immigration des personnes venant de pays musulmans aurait été plus efficace mais hautement discriminatoire, et aurait pu faire l’objet d’un boycott de la Suisse par plusieurs pays musulmans ce qui aurait eu des conséquences désastreuses pour la Suisse et ses citoyens. Le choix des minarets est donc un bon compromis pour d’une part donner l’illusion aux citoyens Suisses qu’ils stopperont quelque chose en votant pour et d’une autre part, pour ne pas trop froisser les milieux économiques.

 

Mais cette initiative ne sert en réalité qu’a détourner le citoyen du vrai problème qui est celui du libéralisme et d’une politique économique injuste qui pousse tous les jours des milliers de travailleurs de pays pauvres à venir s’installer (avec les conséquences culturelles que cela implique) dans les pays européens.

 

Situation dont le grand patronat suisse tire profit en pratiquant le dumping salarial, en licenciant les travailleurs suisses devenu trop cher pour les remplacer par des travailleurs immigrés prêt à se faire exploiter. » 

Et les membres de Troisième voie de souligner que : « la solution donc pour garantir les emplois aux Suisses et pour ne pas augmenter la population immigré vivant en Suisse aurait été de mettre en place un moratoire sur l’immigration économique (…) Mais une telle proposition venant de la part de l’UDC aurait été impossible car on aurait assisté à une levée de bouclier de la part des milieux économiques qui soutiennent ce parti et qui n’ont pas les mêmes intérêts que le travailleur suisse. En effet, devoir garantir un poste à un Suisse en le payant correctement rapporte moins que de sous-payer un clandestin ou de recourir au dumping salarial en élevant le nombre de candidat pour un même poste à l’aide de l’immigration. L’UDC joue encore une fois la carte de l’illusionniste en préconisant des solutions inefficaces pour toucher le peuple tout en n’ayant pas les mêmes intérêts que ce dernier. »

 

On peut en fait résumer la situation née de cette votation en écrivant qu’elle ne changera rien au problème de fond qui n’est ni l’islam ni l’islamisation, mais l’immigration générée par le libéralisme marchand.

 

Par contre, et c’est là qu’il faut se féliciter de ce résultat, cette votation montre qu’un peuple qu’on laisse s’exprimer dit ce qu’il pense réellement et que cette pensée n’a rien à voir avec le politiquement correct des élites auto-proclamées. 

On l’avait vu en France avec le référendum sur le Traité de constitution européenne, on le verrait aussi chez nous si on interrogeait nos concitoyens sur nombre de grands problèmes de société.

 

NDGM : Certes, mais j’insiste sur le fait que les conditions dans lesquelles le référendum fut organisé étaient malsaines : l’UDC a joué sur la peur, et absolument rien d’autres. Posé comme cela, il est évident que tous les pays européens auraient connus un vote similaire à la Suisse. Si le procédé ne choque pas, pourquoi ne pas organiser un référendum populaire en France : « Pour on contre l’ingérence sioniste au sein du gouvernement ? » Exemple : le dîner annuel du CRIF. Voir vidéo explicite

 

Cela n’est pas possible car nous vivons dans une démocratie confisquée. Les Suisses de ce point de vue ont un avantage sur nous, ils ont encore le pouvoir de faire entendre leurs voix. 

D’où la nécessité de faire campagne pour l’extension du champ d’application de l’article 11 de la Constitution française afin que puisse être organisé de véritables référendum d’initiative populaire sur les grands problèmes que notre nation doit affronter et face auxquels celui des minarets n’est qu’un « point de détail » parmi d’autres.

 

Christian Bouchet – voxnr.com

 

 

Pour clore le sujet, un excellent article paru dans le journal Le Monde et dont la conclusion corrobore avec mon analyse.

 

Les sociétés européennes crispées face à l'enracinement de l'islam

Par Stéphanie Le Bars 

Frontalement, les Suisses ont répondu, dimanche 29 novembre, à des questions qui taraudent, à des degrés divers, l'ensemble des pays européens. L'islam est-il compatible avec les sociétés européennes ? Peut-il devenir un élément des identités nationales qui ont forgé le continent ?

En approuvant l'interdiction de construire des minarets, les Suisses ont répondu « non » et il n'est pas certain que d'autres, à leur place, auraient voté différemment. Car même si c'est « l'islamisme » qu'ils prétendent combattre, c'est en réalité la présence même de l'islam sur des terres chrétiennes que les groupes politiques les plus actifs mettent en question.

 

Le parti flamand d'extrême droite, en Belgique, et le Parti pour la liberté, aux Pays-Bas, ne s'y sont pas trompés : dès dimanche, leurs responsables ont annoncé leur intention de déposer des propositions visant à interdire la construction de minarets.

 

Il s'agit, pour le député flamand Filip Dewinter, de donner aux musulmans un « signal qu'ils doivent s'adapter à notre manière de vivre et non l'inverse ».

 

NDGM : Je ne vois absolument AUCUN rapport entre le signal de « s’adapter à notre manière de vivre et non l’inverse » et une loi visant à interdire la construction de minaret. Démagogie et frustration mentale.

 

En France, la vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, ne dit pas autre chose. Se félicitant du vote suisse, elle a demandé aux « élites de cesser de nier les aspirations et les craintes des peuples européens, qui rejettent les signes ostentatoires des groupes politico-religieux musulmans, souvent à la limite de la provocation ». 

« Signes ostentatoires » : le mot est lâché. Car si l'image de l'islam, dégradée par la violence de l'actualité internationale depuis une décennie, explique en partie les soupçons d'extrémisme accolés aux musulmans à travers le monde, elle ne suffit pas à justifier le rejet de l'islam en Europe. C'est indéniablement la visibilité des musulmans, qui, dans les sociétés européennes, pose problème.

 

 Pratiques religieuses ostensibles 

Religion aux rituels ancrés dans la vie quotidienne, en termes d'alimentation, de prière ou de tenue vestimentaire, avec le voile pour les femmes, l'islam s'est installé dans des pays marqués par une forte sécularisation et une inexorable déchristianisation.

 

Ces pratiques religieuses ostensibles heurtent d'autant plus qu'elles émergent dans un contexte où la place de la religion jusque-là dominante, le christianisme, n'a jamais été aussi faible.

 

En outre, l'immense majorité des fidèles musulmans, soucieuse d'adaptation et d'intégration aux sociétés ambiantes, est régulièrement desservie par des groupes intransigeants et revendicatifs, dont certaines demandes (port du voile intégral, refus de la mixité…) semblent exorbitantes aux sociétés qui les accueillent. 

Il faut bien reconnaître que, face à ces phénomènes, la communauté musulmane, souvent encore peu organisée, paraît incapable de réguler ces comportements. Les tenants d'un islam européo-compatible ne demandent pourtant qu'à être confortés dans leurs efforts d'intégration par la construction de lieux de culte dignes et la reconnaissance de besoins cultuels et culturels (carrés musulmans dans les cimetières, fêtes religieuses…). 

Or, ce ne sont pas les stigmatisations empreintes de populisme, telles que le vote anti-minarets en Suisse ou l'offensive politique anti-burqa en France, qui aideront les "modérés" à faire sereinement accepter l'islam pour ce qu'il est désormais : la deuxième religion d'Europe.

 

L'exclusion et la discrimination sont, en revanche, les meilleurs terreaux pour un radicalisme, un repli communautaire et une ghettoïsation, potentiellement beaucoup plus explosifs.

 

Stéphanie Le Bars, pour le journal Le Monde

 

 

La suisse dit non aux minarets





Intervention de Tariq Ramadan à la télévision suisse





Alain Soral sur les minarets, la France et l'Islam (très intéressant !)


L'entretien en entier ici




A consulter également
 : 

A l’ombre du minaret en flammes (chronique d’Alain Soral) 

Suisse : « J'ai construit ce minaret pour protester » (Rue 89)

Repost 0
Published by Génération M - dans Réflexions sur l'actu
commenter cet article
3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 23:24

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Paul-Eric Blanrue est l’auteur du livre qu’on a voulu interdire en France par une forme subtile de censure, la censure « par le vide ». Le livre « Sarkozy, Israël et les Juifs » détaille les relations particulières qu’entretiennent les élites politiques françaises avec les réseaux pro-israéliens. Un livre politique (et pas spécialement polémique) dont y il a matière à débattre.



Le débat, c’est précisément ce qui a été refusé à l’auteur. Pire que ça : son éditeur, pour d’obscures raisons a refusé d’éditer le livre ... S’en est suivi toute une procédure juridique – menée avec Mê John-Bastardi Daumont (face à des gens qui sont parfois « au-delà » des procédures) – qui a permis, après des mois de labeur, d’enfin voir le livre diffusé en France ! 

C’est une superbe victoire pour la liberté d’expression – dans un pays qui, de surcroît, se dit ouvert et démocratique. Cela étant dit, cette « affaire » nous a appris bien des choses, ou du moins pose bien des questions.

 

1. Qui a décidé cette « mise sous silence », forme perfide de censure ?

2. Comment ce black out a pu s’organiser, au point que tous – éditeurs et diffuseurs – aient « poliment » rejeté ce livre sans explications précises ?

3. Qu’est-ce qui a été dit, et qui ne pouvait pas être dit, dans ce livre ?

4. L’auteur n’étant frappé d’aucun interdit légal, judiciaire ou réglementaire, pourquoi n’est-il pas possible de débattre du sujet, dans un pays – en principe –  ouvert ?

 

Autant de questions qui n’ont pas trouvé de réponses précises. Et c’est bien parce qu’on ne peut inventer des réponses à la place de ceux (les personnes de l’ombre) qui ont instauré cette omerta, que toutes les hypothèses sont envisageables ! 

La seule manière de dissiper les « pires soupçons » (un « lobby juif » qui tirerait les ficelles de l’appareil étatique français ?) était tout simplement de pas utiliser de tels procédés, de laisser ce livre se vendre normalement, d’en discuter, éventuellement le réfuter, et au pire : clarifier certains faits qui semblent avérés : le livre contient pas moins de 200 notes (sources et références) en bas de page.

 

 

Vu de l'extérieur 

Malgré une promotion qui n’a pu se faire que via l’Internet, le livre en est déjà à sa troisième édition (grâce, entre autres, à des réseaux qui se sont formés sur la toile, et qui ont soutenu la promotion du livre). Bien entendu l’indignation prévaut chez tous ceux qui se sont prononcés sur cette « subtile » interdiction. Au point que ceux qui ont voulu passer ce livre sous silence sont aujourd’hui, dans une position pour le moins inconfortable. 

Faire la promotion d’un livre en annonçant : « le livre qu’on a voulu interdire enfin distribué en France ! », c’est clair que ça ne manque pas d’attitrer l’attention.

 

Paul-Eric Blanrue, à défaut d’avoir été invité sur les plateaux télés, aura donc bénéficié d’un premier « buzz » sur le web, et d’un second « buzz » pour l’annonce victoire sur la censure : c’est-à-dire la diffusion dans toutes les grandes librairies.

 

… et on en est déjà à la troisième édition !

 

De quoi parle le bouquin ? En résumé, Paul-Eric Blanrue explique que l’ère Sarkozy a vu un virage à 180° dans la politique française. L’auteur évoque l’alliance et l’alignement sur la politique néoconservatrice étasunienne, avec bien entendu le soutien inconditionnel à Israël. Pendant toute la lecture, le lecteur parcourt (entre autres) des publications officielles sur ce que l’auteur considère comme le fil conducteur de la politique sarkozienne ; même s’il est très réducteur de limiter le travail de Paul-Eric Blanrue à du « découpage » dans les journaux. 

Le livre cite un nombre impressionnant de références (d’articles parus dans la presse), des citations et interventions de personnages politiques, tout cela en prenant bien soin de révéler le contexte (ce qui est faire preuve de la plus élémentaire décence intellectuelle).

 

Cela pour arriver à la conclusion suivante : on ne peut réussir une grande carrière politique en France (et peut-être ailleurs également) sans être israélo-compatible. Bernard Kouchner aux affaires étrangères étant l’exemple le plus flagrant.

 

Cela peut bien entendu être dit … par contre quand c’est clairement démontré ça pose problème. D’autant plus quand le travail a été effectué par un historien qui n’a pas spécialement de « passé sulfureux », quelqu’un qu’on peut définitivement qualifier de sérieux.* 

Certaines conclusions émergent donc d’elles-mêmes, et cela devient très problématique. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce livre remet en cause, ni plus ni moins, la crédibilité et la véritable indépendance de l’état ! Le gouvernement sert-il les intérêts de la population française ? Ou bien sert-il les intérêts d’autres nations (transcontinentales) ? C’est une question insoutenable pour une élite mise en face de ses propres contradictions.

 

* Paul Eric Blanrue est collaborateur à la revue Historia, depuis des années. Il est aussi un auteur de livres à succès, notamment : Le Secret du Suaire, autopsie d’une escroquerie ; Les Malveillantes, Enquêtes sur Jonathan Littell ; Le Monde contre soi ; Carla et Nicolas, Chronique d’une liaison dangereuse (avec Chriss Laffaille) ; Le Joueur, Jérôme Kierviel seul contre tous (avec Chris Laffaille). Ces ouvrages se sont vendus à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires.

 

 

Qui a décidé la mise sous silence ? On comprend que ça ne peut venir que de ceux qui n’avaient pas intérêt à ce qu’on étale sur la place publique leur appartenance (ou leur participation) à des réseaux pro-israéliens. Cela n’est certes pas très républicain, c'est le moins que l'on puisse dire ! 

 

Comment ce black out a pu s’organiser ? Cette question est très inquiétante, car elle envisage une structure bien établie pour limiter les libertés civiles, et intellecutelles, dès que la crédibilité républicaine de l’état est CLAIREMENT remise en cause. Cette structure ultra hiérarchisée exerçant une influence verticale (où chacun sait plus ou moins ce qu’il peut dire, et ce qu’il ne peut pas dire, ce qu’il peut faire et ce qu’il ne peut pas faire, ce qu’il peut admettre, et ce qu’il ne peut pas admettre) est, sans s'y méprendre, une des caractéristiques d’un état totalitaire (peut-être pas encore dictatorial en sens « africain » du terme. Quoique …), éventuellement à la bonne d’états plus puissants : c’est aussi, un des aspects du post-colonialisme, où l’influence est exercée administrativement plutôt qu’une occupation directe :

 

L’ « occupant » est ainsi caché dans les canevas juridico-administratifs de la « démocratie » ; les collaborateurs faisant tourner la boutique.

 

Voilà pourquoi le débat est impossible dans un état où les instances politiques (le président de la République en premier) n’ont pu faire autrement que de s’incliner devant un état plus fort, plus influent, et sans que cela n’apparaisse de trop dans les rapports entretenus avec le peuple. A moins qu’il ne s’agisse d’une trahison clairement assumée, où faire taire les vraies dissidences fait partie intrinsèque du projet … Nous parlons bien entendu des dissidences qui sont bien au-delà de qu’on appelle la démocratie et la « pluralité politique » – où chaque parti est, en réalité, une tentacule de la pieuvre du pouvoir en place. 

Ni Besancenot, ni le Pen ne sont des dangers pour l’état. C’est pour cela qu’ils ne parlent pas du sionisme ni de choses pouvant clairement déstabiliser le gouvernement. Les institutions veillent, et la damnation « antisémite » est le glas qui sonne la fin de carrière (politique). Logique qu’avec des salaires de députés (et des promesses de carrière) on fasse attention à ce qu’on dit. En d’autres termes : vive la démocratie !

 

Pourquoi n’est-il pas possible d’ouvrir le débat ? Posons la question autrement :

 

« Pour ou contre l’ingérence sioniste dans le gouvernement français ? Monsieur Sarkozy dites nous pourquoi vous êtes pour … »

 

 

Pour conclure, 

si ce petit texte vous interpelle où si vous vous demandez s’il ne s’agit pas de l’opinion d’un « paranoïaque », je vous recommande de lire le bouquin. Tout simplement. 

Pour encourager la FNAC qui a du se résoudre à mettre le bouquin sur leur étalage, voici un lien sympathique pour commander : cliquez ici (on espère qu’ils auront bientôt « le courage » d’afficher la couverture du livre sur leur site). 

Son concurrent principal a déjà pris de l’avance (voir ici).

 

Autrement, rendez-vous dans toutes les bonnes librairies !

 

Note : Je ne suis ni français, ni même résident français (vive la Belgique !). Ceci est une opinion qui se veut neutre et qui défend le principe de liberté (et de vérité) de manière la plus désintéressée. C’est du moins l’objectif.

 

À la FNAC du Forum des Halles, et à celle des Ternes (Paris)

 

 

 

Dernière interview de Paul-Eric Blanrue (clap 36) - mise en ligne le 25/11/2009




Lire quelques extraits du livre sur Michel Collon.info

 


Texte de Paul-Eric Blanrue :



LIVRE CENSURÉ : COMMENT NOUS AVONS FINI PAR GAGNER !


Par Paul-Éric Blanrue

 

(extrait de la postface inédite – 20 pages - de la 3e édition du livre de
Paul-Éric Blanrue : Sarkozy, Israël et les juifs, Oser dire, 2009,
 qui sort le
2 décembre 2009)


Sarkozy, Israël et les juifs est sorti au début du mois de juin 2009, en Belgique, c’est-à-dire il y a près de six mois. Six mois, c’est le temps qu’il a fallu pour que nous trouvions le merle blanc, celui qui daigne que cet ouvrage - ni interdit par la loi, ni condamné, ni même traîné en justice - soit enfin mis en vente en France, le diffuseur habituel de mon éditeur
ayant refusé de s’acquitter de cette tâche pour d’obscures raisons qu’il ne m’a jamais fait l’honneur de préciser.

Phénomène non moins extraordinaire : depuis juin 2009,
aucun grand média français - presse écrite nationale ou régionale, radio ou télévision - n’a rendu compte de l’existence de Sarkozy, Israël et les juifs, ou ne s’est scandalisé de la décision unilatérale du diffuseur de me couper du public français. Tandis que cet ouvrage était « chroniqué » correctement par la presse tunisienne, algérienne, égyptienne ou saoudienne, pas un journaliste français ni francophone ne lui a consacré la moindre ligne pour le louer, le blâmer, ou simplement le signaler à l’attention de son lectorat.

Ce blocage n’est pas anodin.
La semaine où paraissait ce livre (celle du jeudi 28 mai), le Nouvel Observateur faisait sa une avec un sujet qui n’était guère éloigné de celui que je traitais : « Obama, Israël et les juifs ». Quelques mois plus tard, en septembre, sortait un livre dont le titre ressemblait curieusement au mien, à cette différence près qu’étant écrit par un ancien ambassadeur d’Israël, il soutenait avec ardeur l’évolution récente de la politique française et diffusait la fable éculée du président iranien appelant au génocide des Israéliens (son auteur, lui, fut invité à s’exprimer à son aise dans les médias). Ce n’est donc pas le sujet exposé qui a entraîné le mutisme de la presse, non plus que le titre choisi, mais l’angle que j’avais pris. Ma démonstration gênait aux entournures.

Bien entendu, pendant ce temps, sur le net, les rumeurs et les
accusations fantaisistes
sur mon compte ne manquèrent pas d’être diffusées sur une grande échelle : on est allé jusqu’à me reprocher de m’être rendu au procès de l’humoriste Dieudonné, contre qui a été requis un an de prison avec sursis dans l’affaire du Zénith. Comme c’était prévisible, l’auteur anonyme d’un blog a qualifié ce livre d’« antisémite ». Je ne suis pas encore accusé d’avoir commis un crime contre l’humanité, mais il est palpable que certains grands inquisiteurs rêvent déjà de me faire porter la robe de bure des hérétiques condamnés au bûcher. Ils attendront.

Notons bien que je fais face à une
censure de fait, et non à une prohibition officielle
. La méthode est plus insidieuse : l’interdiction brutale de mon livre sur ordre d’un ministère, ou sur suggestion d’une organisation communautaire, eût peut-être provoqué des dizaines de milliers de réactions indignées, et au minimum signalé son existence. Ne pas en rapporter la parution revient à dire : « Circulez, il n’y a rien à voir ! ». Un livre dont on ne parle pas est (en théorie) un livre qui n’existe pas.

Pourquoi un tel silence ?, se demandera-t-on. C’est l’esprit de l’époque qui le réclame, de toute évidence. Il est avéré qu’en diverses circonstances, dont j’ai eu vent, quelques coups de fil ont été passés à des rédactions parisiennes afin de leur demander de ne pas évoquer mon opus. Mais je n’ai que fort peu de goût pour la théorie du complot, comme on le sait, et surtout je n’imagine pas l’Élysée ni des organismes communautaires, tel que le CRIF (par exemple), ourdir un plan diabolique pour s’assurer que je ne sois cité dans aucun organe de presse. D’après mon expérience, l’explication est moins complexe.

D’une manière générale, en France,
les journalistes n’ont plus la liberté d’expression nécessaire
, qu’il s’agisse de parler de mon livre comme de tout autre écrit remettant en cause les croyances instituées ou révélant les vrais dessous du pouvoir ; la concentration de la presse entre quelques mains n’a guère contribué à développer un climat favorisant le regard critique sur les gouvernants, surtout depuis que les grands patrons sont devenus des intimes du président et partagent ses convictions comme ses intérêts.

Ensuite, il faut le dire au risque d’étonner,
certains journalistes ont eu peur
. J’ai eu connaissance de leurs craintes de façon directe depuis que quelques-uns ont osé me confier que la férocité avec laquelle avaient été traités les rares esprits qui, jusque-là, étaient entrés en résistance sur la question israélienne, les préservait à tout jamais de l’envie de faire la promotion, voire juste mention, de mon ouvrage. Il s’agissait pour eux d’éviter les ennuis par anticipation ; ils ne désiraient pas être propulsés du « côté obscur de la force ».

Enfin, les journalistes ne sont pas une exception, tant s’en faut ;
nulle profession liée au monde de l’information, de l’édition et de la communication n’échappe à cet effroi paralysant
. Un grand site de vente en ligne a ainsi refusé, sans alléguer le moindre motif, de proposer le livre à l’achat, alors que je bats des records (relatifs, bien sûr, compte tenu de l’omertà) chez son concurrent direct. J’ai également eu affaire à un libraire parisien, a priori bienveillant, qui a lourdement insisté auprès de moi – tout en protestant de son courage – pour que j’ôte de mon blog la photo du livre prise dans sa boutique avec son agrément. Il faut reconnaître, à sa décharge, que la librairie Résistances, de Paris, qui avait mis mon ouvrage en vitrine, avait été auparavant vandalisée, le vendredi 3 juillet, par cinq nervis masqués de la (mal nommée) Ligue de défense juive (LDJ), lesquels arrosèrent d’huile de colza plusieurs milliers de ses livres et détruisirent ses ordinateurs sans encourir d’autre peine que du sursis.

Cet état de prostration générale, cette tension qui soumet des esprits sans doute brillants à des intérêts qui ne sont pas les leurs, cette pression mentale mais aussi cette autocensure que subissent les meilleurs professionnels du Livre, sont un signe des temps.
Jamais la question israélienne n’a été l’objet d’un tel tabou ; jamais la République française n’a été aussi fortement liée à un réseau dévoué à la cause sioniste.

Dans le soutien accordé sans réserve à l’État juif, Nicolas Sarkozy surpasse la présidence américaine
, ce qui constitue une sorte de prouesse au regard de l’Histoire. En deux ans, le nouveau président a fait accomplir à la politique étrangère française un virage à 180 degrés, rompant sèchement avec la tradition gaullienne de ses prédécesseurs. Jour après jour, gardant le cap qu’il s’est fixé, il entraîne la France dans une voie aussi dangereuse pour l’équilibre du Proche-Orient et du monde qu’elle l’est pour la souveraineté nationale. 
 

Ce faisant, l’hyper-président est devenu le « petit prince » d’Israël.

Le résultat est là : tout discours dissonant sur Israël doit être évacué de la scène intellectuelle et rendu impossible par chantage moral, au mépris des principes qui régissent toute démocratie, laquelle ne saurait reposer que sur le débat ouvert et franc. Si le silence médiatique que j’affronte n’est guère surprenant, compte tenu de ce que nous savons, il est d’autant plus remarquable que, depuis la parution de cet ouvrage, ma thèse n’a cessé de s’enrichir de nouvelles preuves.

Faut-il être pessimiste ? Ce n’est pas sûr. Tout nous indique en effet que les réseaux pro-israéliens en France, pourtant au faîte de leur puissance, sont un colosse aux pieds d’argile. D’abord, voyons l’effet qu’a eu la « censure par le vide » sur ce livre. Certes, la presse n’en a pipé mot. Mais on a pu mesurer, une nouvelle fois, que les critiques n’ont plus réellement d’impact sur les achats des lecteurs ; le public va maintenant glaner ses informations sur le net, où la censure s’exerce moins que dans les grands médias, désormais formatés. Pour preuve, nous en sommes déjà
à la troisième édition de cet ouvrage.

En soi, c’est une grande victoire. Mieux encore : grâce au « merle blanc », nous sommes désormais diffusés dans les plus grandes librairies de France.

Par ailleurs, j’ai reçu le soutien de diverses personnalités, comme le Pr. Jean Bricmont, le réalisateur Frank Barat, Roger Briottet, consultant juridique aux Nations unies et pour l’Union européenne, Alain Gresh, directeur-adjoint du Monde diplomatique, qui n’ont pas craint de voir leur nom associé au mien, ou de lancer le débat sur la thèse que je défends. Un groupe spécial s’est créé sur le réseau social Facebook, rassemblant quelque 3 000 membres réclamant, depuis des mois, un diffuseur pour la France. Près d’une centaine de lecteurs, dont une célèbre journaliste de France 2 désirant (pour l’instant) conserver l’anonymat, ont, quant à eux, décidé de poser en photo, avec mon livre à leurs côtés, en signe de protestation contre le black-out dont il est victime.

À ce jour, le moteur de recherche Google recense pas moins de 450 000 références internet à son sujet, ce qui n’est pas le « buzz » le plus insignifiant de l’année. Un jeune et brillant avocat,
Maître John Bastardi Daumont, premier secrétaire de la Conférence du barreau de Nice, s’est lui-même emparé de l’affaire : abattant un travail de Romain, il a dénoncé avec force et vaillance une nouvelle forme de violation des libertés.

En France, contrairement aux États-Unis, le phénomène de lobbying pro-israélien est récent, du moins sous la forme constituée qui est devenue la sienne. Son acmé a été atteinte en l’année 2007, avec l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. 
 

Seulement, on relèvera que les réseaux pro-israéliens français, bien qu’ils soient arrivés à leurs fins, ne sont guère à l’aise dans leur nouveau rôle.

Ils sentent qu’ils n’ont pas le vent en poupe. On a vu les imposantes manifestations qui se sont déroulées, tant en province qu’à Paris, lors des massacres de Gaza en janvier 2009. Il suffit de lancer une discussion de trottoir pour s’apercevoir que nombre de Français sont révoltés par l’oppression des Palestiniens. La pétition en ligne, lancée en juillet pour la dissolution de la LDJ, à l’initiative du Mouvement contre le racisme et l’amitié entre les peuples (MRAP) et d’un collectif d’avocats, a pour l’instant recueilli près de 4 000 signatures, ce qui révèle qu’un vrai changement dans les mentalités est en train de se produire.

C’est la raison pour laquelle ces réseaux ne peuvent se risquer à promouvoir le débat contradictoire sur des questions embarrassantes pour eux et sont contraints d’entretenir, contre tout opposant réel ou supposé, un odieux chantage à l’antisémitisme.

Ils en sont maintenant réduits à lancer l’idée d’une loi, abusivement nommée « Martin Luther King », qui assimilerait l’antisionisme à l’antisémitisme. Ce combat d’arrière-garde est perdu d’avance. Comment débattre loyalement quand on a soutenu et soutient encore des criminels de guerre ? C’est impossible. La tactique la plus rapide, efficace à court terme, consiste à condamner tout propos jugé « politiquement incorrect».  

Mais l’histoire a prouvé qu’on ne gagne jamais le coeur d’un peuple en utilisant la force ou la peur. Lorsque la contrainte est abusive, la population finit, un jour ou l’autre, par se rebeller.

C’est pourquoi j’en appelle plus que jamais à la libération de la parole.

Comment s’y prendre ?, m’a-t-on demandé. Selon moi, il importe que ceux qui énoncent des faits irrécusables
cessent de se justifier timidement, comme on l’exige d’eux. Il leur faut au contraire prendre la parole sans attendre qu’on la leur donne
, dire ce qu’ils pensent en toute simplicité, sans débordement inutile, mais, surtout, en ne reculant pas d’un pouce.

Car, enfin, nous n’avons pas à nous excuser d’être en faveur de la liberté d’expression. Nous n’avons pas à nous défendre d’être horrifiés par les crimes contre l’humanité perpétrés à Gaza. Nous ne devons pas non plus avoir peur d’être pour la paix. Nous ne sommes pas des coupables, mais des pionniers : voilà la façon dont il faut raisonner.

Dans ce climat de conformisme généralisé, de pensée crispée et de crainte larvée,
un peu d’esprit d’aventure ne nuira pas !

Paul-Éric Blanrue
(texte libre de droit)



Le blog du livre de Paul-Eric Blanrue :
sarkozyisraeletlesjuifs.blogspot.com

 

Note : 

On trouve désormais ce livre, entre autres, dans les Fnac parisiennes Étoile, Halles, St-Lazare, Italie… aux Virgin d’Avignon, Bercy, Rennes, St-Denis, St-Quentin-en-Yvelines, Strasbourg, Torcy… à la librairie Gallimard de Paris… chez Gibert Joseph… au Drusgtore des Champs-Élysées… à la Procure… dans les « Espace culturel » de Landernau, Lunéville, Plougastel, Romorantin, Clichy, Nantes, Rennes… - et dans une centaine de librairies dans toute la France, de la Griffe noire à Even (pour les Messins).

On peut également le commander sur amazon.fr ou sur le site de l'éditeur : oserdire.com

 

Annexe : voir les diverses interventions et interviews de Paul-Eric Blanrue, et notamment sa première conférence de presse (sans la presse), qui ont précédé la « levée d’interdiction ». >>> Cliquez ici

Repost 0
Published by Génération M - dans Réflexions sur l'actu
commenter cet article
11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 21:26

Ce n’est un secret pour personne : « notre terre brûle » ! Toutes les recherches scientifiques abondent en ce sens ; mais qu’en est-il des causes précises ? Est-ce uniquement (et principalement) dû aux activités de l’Homme ?



Je sais déjà que ça va titiller certains esprits, mais il faut savoir qu’il existe plusieurs théories par rapport aux causes précises du réchauffement climatique. Avant qu’on ne m’accuse de négationnisme (j’assume tout de toute façon : extrémiste, intégriste, fondamentaliste, … 
J) j’aimerais mettre le doigt sur une chose, et qui est bien au-delà de l’opinion qu’on puisse avoir sur la question :

 

Pourquoi n’y a-t-il pas débat avec des gens qui ont des opinions différentes ?

 

Je n'ai ni l'envie, ni même un quelconque intérêt à vouloir absolument contredire les théories qu'on nous enseigne à propos du réchauffement climatique, plus précisément des causes du réchauffement (je précise que je ne suis pas un spécialiste). Cela dit, il est curieux de voir comment nos grandes démocraties, et nos grands intellectuels redoutent à ce point la confrontation d’idées.

La question peut également se poser par rapport aux différents débats télévisés qu’ont suscités les élections 2009, et plus précisément par rapport aux européennes : pourquoi les partisans du « non » (à la constitution européenne) étaient systématiquement boycottés des plateaux télés ? Eux qui furent pourtant majoritaire lors du referendum populaire (en France). Ca pose un léger problème, vous ne trouvez pas ?

Et après on s’étonne qu’on atteint un taux d’abstention de 60% ! En somme ce chiffre c’est un peu : « Vous vous foutez de notre gueule, et en plus vous voulez nous emmerder le dimanche matin ? »

 

 

Soit … il y a pire encore !

Est-ce normal, dans un pays « démocratique », de diffuser un film-événement sur le réchauffement climatique : « Home » ; deux jours avant les élections ?

Je ne sais pas si cela a influencé les suffrages, cela étant la
liste Europe Ecologie a fait un carton en France, et les Ecolos sont les grands vainqueurs des élections en Wallonie !

Et quand on leur pose la question si cela est vraiment démocratique, on répond : « les résultats sont conformes aux sondages » ; merci Monsieur Pujadas ! Plutôt troublant comme réponse : mettre au même niveau l’ « opinion instantanée d’une échelle de citoyens » (avec la crédibilité qu’on peut accorder aux sources et – surtout ! – aux médias qui les relayent) avec les suffrages réels issus des urnes !

Je vous propose, afin de gagner du temps, de ne plus voter du tout. Pourquoi se déranger si les sondages sont si précis ? Un argument d’autorité suprême sensé répondre à la question : « pourquoi un film-événement sur l’écologie à deux jours des votes » ? Est-ce neutre ? Est-ce objectif ? Est-ce VRAIMENT démocratique ?

Je vous rassure, je ne suis pas un militant pro-destruction de la planète (une étiquette à inventer ! 
J) ; je suis un « militant » pour l’application de principes (issus de leur démocratie), de la pluralité d’opinions, et de la probité médiatique (je suis sans doute un doux rêveur).

D’un autre côté, je me dis aussi qu’il valait mieux diffuser un film sur l’écologie plutôt qu’un film sur des terroristes islamistes violeurs et sanguinaires ; Sarko aussi sans doute, mais le cliché aurait été trop énorme ;-)

Maintenant, comme je le disais, est-ce que le film « Home » a vraiment influencé les suffrages ? Personne ne pourra donner « la preuve absolue ». J’observe juste qu’on a offert un magnifique bâton pour se faire battre à tous les (mauvais) perdants.

Pendant ce temps, chez France Télévisions, ils nous disent que la programmation était prévue depuis longtemps. Mouais … les élections aussi !

Encore une « histoire louche » que je vous laisse le soin de juger.

 

 

Le réchauffement de la planète : une escroquerie ?

Cela étant dit, et dans l'optique d'entendre « une opinion alternative », je vous invite à découvrir une autre vision sur le réchauffement climatique et les causes du réchauffement. Cela n’a pas été réalisé pas des dégénérés conspirationnistes radicaux, mais par des scientifiques ayant des arguments au moins aussi crédibles que « la version officielle », appelons la comme ça. Ce documentaire a été diffusé sur la chaine Planète ; une chaine que l’on peut à priori qualifier de crédible, et respectable.

Attention, ça ne veut pas dire que vous devez passer commande pour un 4x4 et/ou rouler plein gaz. Mais peut-être éviter de culpabiliser outre mesure quand vous mettez du chauffage au lieu d’enfiler – comme nos amis qui veulent sauver la planète nous suggèrent – un col roulé, ou quand vous osez faire le sacrilège de dépasser les 110km/h sur l’autoroute.

Une anecdote récente sur la pensée unique qui domine nos médias : Claude Allègre, pressenti pour rejoindre le gouvernement Sarkozy a récemment été pointé du doigt en pleine antenne : « il ne croit même pas au réchauffement climatique (causé par l’homme) », avait fait remarquer une opposante à la promotion de M. Allègre ; j’aurais rajouté : le salaud !! 
J

Je vous laisse donc regarder ce documentaire en trois parties. C’est assez « prenant » et plutôt agréable à regarder ; vous constaterez que certains arguments avancés pourraient sans aucun doute élever le niveau de n’importe quel talk show ou magazine d’information traitant du sujet du climat. Au lieu de ça, c’est l’oligarchie de l’information, et c’est bien dommage.

Vous trouverez des informations supplémentaires sur la question du réchauffement climatique, ainsi qu'une petite analyse de la situation, et des conséquences politiques possibles, à la suite de ces vidéos.


Partie 1


 

 

Partie 2

 

 

Partie 3



 

 

Conclusions à propos du réchauffement climatique

Le climat change, il l’a toujours fait. Nous sommes sortis du petit âge glaciaire vers le milieu du XIX° siècle, avec une remontée graduelle des températures qui s’est accompagnée d’un recul des glaciers et d’une légère hausse du niveau des océans. Quoi de plus normal après une longue période froide ? A cette époque, les rejets de CO2 par l’industrie humaine ne comptaient pas face à ceux de la Nature, qui encore aujourd’hui rejette dans l’atmosphère 97% du CO2 produit annuellement …

Vers l’année 1945, brusquement, le réchauffement s’arrête, et durant 32 ans, jusqu’en 1977, l’on observe un léger refroidissement global, qui est en contradiction totale avec le rôle supposé du CO2 anthropique, qualifié pourtant « d’essentiel » par le GIEC à partir de 1950.

Après le pic de température de 1998, provoqué par un courant marin,
El Nino, exceptionnel, l’on assiste à un nouveau renversement de tendance, avec un arrêt du réchauffement, puis un début de refroidissement depuis 2002. Là aussi, aucune explication possible via le rôle des gaz à effet de serre. Il est fort probable que des causes naturelles sont à l’origine des ces variations surprise du climat.

Dans tous les cas, on peut dire que les doutes sur les assertions du GIEC*/IPCC** vont croissant, compte tenu des contradictions entre sa théorie et les observations. La fameuse « signature de l’effet de serre » dans la haute troposphère tropicale (chaleur + humidité) est introuvable, et depuis des centaines de milliers d’années c’est le réchauffement qui fait monter le taux de CO2 et non l’inverse.

 

* Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat

**Intergovernmental Panel on Climate Change

 

 
Rappelons enfin que le fameux « consensus des climatologues » n’existe pas,

 

et que la science n’avance pas sous consensus, mais en validant des hypothèses par l’observation des faits naturels.

 

Les nombreux climatologues sceptiques proposent depuis des années des théories alternatives à l’effet de serre, qui sont ignorées dans les médias généralistes et restent cantonnées aux publications scientifiques. La climatologie n’a que faire d’idées simplistes, car elle est une discipline complexe, où l’homme a encore beaucoup à apprendre.

Pourquoi alors cet extraordinaire emballement médiatique, politique (Kyoto), ce prix Nobel de la paix pour le GIEC et M. Al Gore ? Probablement qu’à l’intérêt politique des uns, s’ajoute un effet de mode fondé sur l’argument d’autorité : le GIEC c’est l’ONU.

Et cet effet s’auto entretient, car les crédits de recherche vont d’abord là où la passion du moment réside. Il se murmure aussi que les gouvernements développés, qui veulent limiter leur dépendance au pétrole, et contrer la concurrence commerciale des pays émergents,
pourraient voir dans cette affaire une aubaine économique.

 

Car la lutte contre le réchauffement d’origine humaine provoque un fantastique développement des technologies liées aux énergies d’origine non fossile, qui sont sous leur contrôle, tout en pénalisant les produits fabriqués dans des pays pollueurs en termes de CO2. Bref, du protectionnisme vertueux, en somme !

 

Au final, la question que l’on peut se poser est : quand la climatologie sera-t-elle rendue aux seuls scientifiques ? 

 

Ces conclusions sont de JD, astronome amateur, auteur d’un très bon travail que je vous invite à découvrir ici

 

 

Bonus : vous souvenez-vous de Laurent Cabrol ?

Le célèbre ex-présentateur de la météo et du télé-achat sur TF1 (une famille en or !) a sorti un livre corroborant certaines thèses alternatives (par rapport à la « version officielle »), évoquées entre autres dans le documentaire de la chaine Planète. Y a-t-il un lien entre ses positions qui - on peut le dire - s’écartent de la « pensée unique » et le fait qu’on lui ait gentiment dit qu’il devait quitter TF1 ? Dieu seul le sait !


En attendant, je trouve qu’il vend plutôt bien son bouquin 
J

Note: la qualité d'image n'est pas extraordinaire, mais c'est le son qui nous importe.


 


« Si nous diminuons la vitesse de 10 km/h, nous économiserons en un an, le taux d’émission de CO2 que les Chinois consomment en deux heures ! »

- Laurent Cabrol -

 

 

Et après ?

Que la (supposée) « nouvelle dictature écologie » serve à payer plus de taxes (?) n’est pas ce qui me dérange le plus, dans le sens où si ce n’est pas via l’écologie, il y aura toujours une loi ou un « prétexte » à inventer pour récolter plus d’argent auprès des contribuables. Et comme d’habitude on paiera sans broncher.

L’argument « freiner les puissance émergentes avec de nouvelles règlementation allant en ce sens » est sans doute quelque chose de crédible. On va voir ce que nos amis chinois vont en penser. Même si ce n'est peut-être « pas notre problème » dans un premier temps, bien malin celui qui pourra prédire les « dommages collatéraux » qu’engendrerait un conflit politico-économique en extrême Orient. C’est l’effet papillon …

Mais pour moi le problème le plus préoccupant se situerait au niveau des peuples : cette « pensée unique » que l’on veut affiner à la perfection :

 

après l’ennemi commun (Ben Laden, et implicitement : l'Islam) ; justifiant les guerres « préventives » (Sadam est mort !) – et les budgets militaires  –,

 

l’épreuve commune (la crise) ; justifiant qu’on se serre les coudes et qu’on conçoive des restructurations (voire même des délocalisations) ainsi que des conditions de travail à la limite de  l’acceptable (docile un mouton !),

 

voici (presque) la religion commune !

 

Tout ce qui s’est produit depuis le 11 septembre 2001 pourrait s’appeler « le mondialisme illustré » ; certes il est facile de mettre une étiquette de « conspirationniste » sur celui qui essaie de relier des événements qui se déroulent sous nos yeux. Je veux bien l’assumer, ce n’est pas un problème. Cela dit, il existe un enchaînement de faits qui peuvent être troublants pour celui qui aspire à comprendre. Vive Internet, et les « médias alternatifs » pour nous permettre de pouvoir se forger une opinion plus éclairée, et sans doute plus nuancée.

Vous en ferez ce que vous voulez naturellement. Dites-vous juste que les médias traditionnels sont aux mains des mêmes personnes qui font leur propagande, écologique entre autres.

 

Dans tous les cas, le but est de comprendre, réfléchir, et échanger des opinions.

 

Je tiens à féliciter tous ceux qui se sont abstenus de voter (plus particulièrement) pour les européennes : 60% d’abstention c’est un magnifique score et une très belle réponse à ceux à qui il manque encore, pour terminer leur projet, de créer cet enthousiasme européen, cette appartenance à « la communauté » (celle de qui ? Je vous laisse deviner).

Après la peur du terrorisme, la peur de la précarité, c’est la peur d’une terre qui brûle (ainsi que toutes les réactions en chaîne : chute des glaces, montée des eaux, catastrophes écologiques en cascade …) :

 

Au plus vous faites dans le catastrophisme, au plus les gens flippent !

 

C’est vraiment du tout bon pour une classe dirigeante qui ne craint qu’une chose : le soulèvement des peuples libres ! A ce sujet, je ne suis pas spécialement optimiste … même si la résistance s’active !
 

 

Moralité 

Comme vous n’êtes pas responsable de la shoah, vous n’êtes pas responsables du cycle climatique. Notre « élite » qui nous propose de faire du covoiturage (pour aller au travail) alors que les différentes délégations qui se rendent à ces différents sommets (G8, G20, etc.) rejettent à eux seul (pour un seul événement) l’équivalent du rejet de C02 de nations entières en un an !

Un abruti comme Yann Arthus-Bertrand n’est pas gêné de nous dire que la plus grande production de C02 ce sont les vaches qui pètent !* J’avais déjà entendu parler de ce « phénomène » précédemment, mais j’ai toujours  cru à une blague ! La solution d’Arthus-Bertrand : manger moins de viande ! Olé ! T’en as d’autres des comme ça coco ?

Eh oui, c’est pour entendre des bêtises pareilles qu’on a voté écolo …

 

* France 2 : Ruquier, « On n’est pas couché », 30 mai 2009

 

 

Tous les lobbies qui militent en faveur du « drame écologique » sont les mêmes tarés qui militent pour la déforestation de la forêt amazonienne et pour la prolifération des OGM partout où il y a de la terre cultivable. Des criminels en puissance qui n’ont même pas le courage d’assumer leurs méfaits, ils ont choisi le bouc émissaire idéal, celui qui est esclave de son propre asservissement : nous !

 

Messieurs les technocrates, le paradigme des individus, c’est vous, via vos lobbies, vos médias, et votre propagande à deux balles, qui les créez ! C’est vous qui injectez votre poison dans chaque ménage à travers nos magnifiques écrans plasma HD, pour nous dire ce qu’on doit acheter, porter, boire, et bouffer ! Certes, les Hommes sont responsables, il n’empêche que vous êtes des crapules, et déjà maudis jusqu’à la fin des temps !

 


 

Quand vous avez un taré qui vous dit en 2009 dans une émission de divertissement : « la solution est qu’il faudra manger moins de viande » (ça vaut aussi pour Besson ?), n’est-ce pas déjà se préparer (dans 5, 10, 20 ans/mois ?) à acheter votre viande à prix d’or ? Surtout que, toujours selon eux, les océans seront vides …

 

Alors, l’écologie : religion du 21e Siècle ?

On en reparlera …

 

« Personne – je dis bien personne ! – ne pourras s’opposer au nouvel ordre mondial »

- Nicolas Sarkozy –

 

 

Pour étudier la question climatique, je vous recommande fortement de visiter le site de Jean Martin : www.pensee-unique.fr, chercheur scientifique. Il fut notamment, et entre autres, directeur de recherches au CNRS.

Ainsi que, comme évoqué plus haut, un excellent travail qui mérite d’être vu, pour celui ou celle qui s’intéresse à la question du réchauffement climatique, cliquez
ici.
Un travail remarquable, formidablement mis en avant par le collectif noslibertés.org.

 

 


Pour conclure : oui ! on pourra s'opposer aux injustices et aux (éventuels) mensonges

Réponse à Sarkozy-le-nain, Bush-le-fou, Brzinski-le-dégénéré, Obama-la-racaille, et à tous les pantins et collabos qui veulent instaurer le nouvel ordre mondial :

 

« Quiconque veut la puissance (qu'il la cherche auprès d'Allah) car la puissance toute entière est à Allah : vers Lui monte la bonne parole, et Il élève haut la bonne action. Et quand à ceux qui complotent de mauvaises actions, ils auront un dur châtiment.
Cependant leur stratagème est voué à l'échec. »

[Sourate 35 v10. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]

Repost 0
Published by Génération M - dans Réflexions sur l'actu
commenter cet article
1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 03:31

A chaque campagne électorale je me dis la même chose : vivement J+1, que tout (ce cirque) soit terminé !

Vous l’aurez compris, je n’ai absolument aucun complexe à me définir comme apolitique. Je ne suis pas un marginal (« dissident », insoumis au Système, sans doute J), je suis quelqu’un qui analyse, qui recherche « la vérité » : je prends un maximum d’informations, des éléments factuels, je vérifie, recoupe les informations, et à la lumière de mes convictions et mes valeurs, j’en fait « ma vérité ». Et comme dirait Monsieur Tout-le-Monde : « j’ai horreur que l’on me prenne pour un con ! »

Bon, je vais essayer que ça ne tourne pas au discours (monologue) de comptoir (« la politique, tous des pourris ! » J), et je vais tenter – modestement –  de développer mon point de vue par rapport à ce que, vous et moi, pouvons lire dans les journaux (plus particulièrement en périodes électorales) dans les pages « politiques ».

 

 

Comme pour les enfants, on vous explique la politique avec des couleurs

Les couleurs on les connaît : bleu c’est libéral/libertaire ; rouge c’est socialiste/anticapitaliste* ; orange c’est « entre les deux »** ; vert c’est « l’écologie » ; ensuite il y a les flammes « bleu-blanc-rouge » ou « noir-jaune-rouge », partis « ultranationalistes »*** 

partis-fr-be.jpg
* Du moins en principe : il y a longtemps que la gauche est passée à l’Europe libérale et à l’économie de marché

** Plus facile au moment de faire des alliances : « un p’tit pas à gauche ou un p’tit pas à droite »

*** Le « très dur » Vlaamse Belang en Flandres ou le ridicule RWF : Rassemblement Wallonie-France (ou la dernière blague belge)

 

Ces couleurs sont, tant en Belgique qu’en France, structurées pareil. Ailleurs aussi sans doute (?) ; je n’ai pas vérifié.

 

 

Une autre couleur qui – bizarrement – ne compte pas : « le blanc »

Toutes les raisons sont bonnes pour aller voter ; je ne vais pas les énumérer ici, il suffit d’interroger un candidat local : c’est sans doute le minimum de formation politique qu’il a du recevoir, à savoir : vous expliquer grosso modo que « vous pouvez (via votre vote) changer la société » ou du moins contribuer à ce que celle-ci soit plus juste. Sans blague ? Y en a-t-il qui n’ont pas compris que ne pas voter c’est rendre le monde injuste !?

Je vais personnellement énumérer les « bonnes raisons » (elles ne sont « bonnes » que si vous les estimez ainsi) à ne pas voter ou à voter « blanc » :

 

1) Aucun des candidats et/ou partis ne vous a convaincu : j’admets que le principe de voter pour « le moins pire » peut se défendre, mais pour moi ce n’est pas l’idéal. D’un point de vue personnel, ça ne me dit pas de faire toutes les poubelles pour voir laquelle sent le moins mauvais. Je vous promets (c’est du moins mon expérience personnelle) : plus vous fouillez et plus ça sent. 

2) Ne pas plonger dans le vote contestataire
 : les partis « extrémistes » jouent souvent cette carte, celle de « passionner le débat » et ratisser parmi « les furax » pour des concepts « fascisants »  ou discriminatoires (je suis contre le principe de « préférence nationale », derrière cette porte il existe de vraies dérives) ; ou pour des concepts ayant déjà échoués, comme le communisme par exemple ; bien qu’on nous parle de « communisme nouveau/moderne »* ; tiens donc, je n’y avais pas pensé !

 

* Ce fut, entre autres, le discours de Besancenot qui a enfin retiré l’adjectif « communiste » (LCR) pour en rester sur l’anticapitalisme : NPA … et dans NPA, il y a … Nouveau ! C’est bien ce que je disais ;-)

 

3) Décrédibiliser le Système ! A mon sens, bien que les deux premières raisons coulent de source (du moins pour moi), cette troisième raison est ESSENTIELLE au niveau de la finalité du raisonnement. Pourquoi, à votre avis, nous parle-t-on toujours du taux de participation après avoir comptabilisé les suffrages ? Tout simplement pour maximiser la crédibilité des candidats !

Cette précision peut paraître élémentaire pour quelqu’un qui est – disons – initié au monde politique, mais il y a plein de gens qui ne savent pas pourquoi on les « pousse » à voter. Après tout « une voix de plus ou une de moins » ça ne change pas grand-chose ; les proportions doivent – sans doute – rester identiques, non ?

En fait quand on vous dit d’aller voter, on vous dit de faire « votre devoir » d’électeur, votre devoir de « bon citoyen », ou – mieux encore – de citoyen RESPONSABLE. Pour avoir lu les fables de Lafontaine, je peux vous dire : méfiez-vous des gens qui vous flattent !

En fait, c’est assez simple à comprendre : un président (ou un parti) élu à – par exemple – 53% des suffrages ; si la moitié de la population (en droit de voter) ne vote pas, ça ne fait plus – en réalité – que 26,5% des suffrages. Ce n’est quand même pas la même chose que d’entendre des discours à deux sous du style : « la moitié du pays lui a fait confiance ; la moitié du pays a jugé qu’il était l’homme (ou la femme) de la situation » ; en somme : c’est la moitié du pays qui est responsable ! Ben voyons …

abstention.jpg

Voilà pourquoi le « vote blanc/nul » n’est pas comptabilisé : le Système maintien le suffrage des bulletins valides  pour « faire croire » à la (grande) majorité nationale (ou locale).

En fait le calcul est assez simple à effectuer pour celui qui veut connaître la légitimité de ses élus.

 

En vérité, quelle que soit la couleur que vous allez voter, ce n’est pas important : ce qui est important c’est que vous alliez voter !

 

 

Je vais vous dire un secret …

 

Vous ne devez le dire à personne !

 

 

En réalité, quelle que soit la couleur que vous allez voter, « tout » est déjà décidé !

 

… Oui encore la conspiration, blablabla, …

 

Pourtant vous avez déjà entendu parler des coalitions (en vue d’obtenir une majorité). Et à un niveau supérieur, les coalitions n’existent pas ? Bien sûr que si et c’est exactement pareil !

Une coalition entre puissants qui ne veulent pas perdre leurs avantages. On appelle ça des « groupes », des « cercles » ou des « forums » de discussion. Pas ceux qu’on trouve sur Internet entre « gens incultes pleins de certitudes qui ne font que s’insulter », non des vrais groupes, qui se rencontrent pour de vrai (et pas n'importe où !) avec des diplomates … et des personnes influentes ! Des personnes venant du monde politique, diplomatique, financier, industriel, des médias, etc. L’Elite, la Vraie.

Le but n’est pas de faire un dossier sur les « sociétés secrètes » car en réalité « il n’y a plus rien de secret » : tapez « Le Siècle ; le CFR ; la Commission Trilatérale ; le groupe Bilderberg ; Skull & Bones ; … » sur Google ou même sur Wikipedia, vous découvrirez beaucoup de choses. Oh, rien de « bien méchant » en fait : une élite « crédible »* qui décide ce qu’il y a de mieux pour vous … Fantastique ! Sauf que c’est un peu antidémocratique …

 

* Ce fut le terme employé par Georges Bush senior lorsqu’il a annoncé « le nouvel ordre mondial »

 

 

Karl Zero rencontre un Bilderberg

 

 

Ces groupes existent, mais je vous rassure : ils ne pourront jamais vous prendre – comme dirait Florent Pagny – votre liberté de penser ;-)

 

Le but de parler de ces groupes est d’éventuellement apporter des informations supplémentaires pour affiner votre perception. Mais surtout pour arrêter d’être naïfs. Je pense que le débat (ou le combat) est ailleurs que de se demander si on est un bon ou un mauvais citoyen ; selon le dictionnaire de l’Empire atlanto-sioniste.

 

 

Athènes 2009

Chaque année le groupe des Bilderbergs se réunit dans un prestigieux hôtel. Il y réunit des personnalités importantes du monde politique et diplomatique.

Reprenant une dépêche AFP du 14 mai que les médias français ne semblent pas s'être empressés de diffuser, Romandie.com fait état entre autres des mesures hors du commun destinées à protéger cette réunion qui se tient à l'Astir Palace de Vouliagméni.

astir-palace.jpg

 

La dépêche avance également les noms de quelques participants particulièrement influents : Timothy Geithner, secrétaire US au Trésor ; Robert Zoellick, président de la Banque mondiale ; l'émissaire américain Richard Holbrooke ; José Manuel Barroso, président de la Commission européenne ; Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne ; les reines Béatrix des Pays-Bas et Sophie d'Espagne ; et Carl Bildt, ministre suédois des Affaires étrangères.

En Belgique, citant la même source AFP, InfoMonde et 7 sur 7 répercutent une information analogue et mentionnent au passage quelques membres belges du Groupe de Bilderberg : le vicomte Étienne Davignon (homme d’affaire), Willy Claes (parti socialiste flamand) et le prince Philippe.

bilderbergers.jpg

 

 Vous avouerez qu’en termes de coalition, ça a de la gueule !

 

Cliquez ici pour en savoir plus sur l’événement d’Athènes de mai 2009.

 

 

Réunion des Bilderbergs à Genval (Brabant Wallon, Belgique) en juin 2000

 

 

« Que cela ne nous empêche pas de construire »

Le reproche souvent entendu lorsque l’on parle de ces « groupes de discussion (semi-occultes) » est celui qui consiste à dire qu’il ne faut pas en rester là, qu’il faut continuer à avancer, de créer « des projets de société ». Ok, je veux bien, j’avance certainement de mon côté, mais de quels projets parlent-ils, bon sang !?

J’ai entendu récemment – vous aussi sans doute – que les élections européennes de 2009 étaient « particulièrement importantes ». Je veux bien l’entendre, mais que peut-on espérer d’une organisation qui compte « aller au bout de ses idées » au forceps ? Référence au « non » français, hollandais, et irlandais. Vive le traité « simplifié », et vive la démocratie !

Certes, on peut m’accuser de « simplifier le problème », mais personnellement je ne me sens pas concerné par ce projet.

 

Un projet d’une société impérialiste, ouvertement libertaire, fondamentalement islamo-fasciste, téléguidée par l’axe atlanto-sioniste ; l’axe du mal, le vrai !

 

 

Une très bonne analyse, rapide et concise de la connivence des partis (gauche ; centre ; droite) sur l’Union Européenne, par Nicolas Dupont-Aignan


  


Le réel défi de nos élus locaux (et nationaux)

Je n’ai absolument aucun doute sur la « bonne volonté » de certains candidats au sein de leurs partis ; ce sont les (gros) partis, les « grosses machines » en qui je n’ai AUCUNE confiance. Ces grands partis sont « le bras armé » des puissances supranationales, et je ne parle pas spécialement que des groupes de réflexion (semi)occultes ; il y a de cela bien entendu, mais au-delà de ça il y a surtout les industriels, les grands groupes financiers, et les lobbyings les plus puissants et les plus influents. 

Donc à part, faire mettre un stop là où le chien de la voisine s’est fait écraser l’hiver dernier (celui à qui vous donniez une croquette de temps à autres), je ne vois pas ce que vous pouvez attendre de vos élus locaux.

Il faudrait déjà qu’ils aient des domaines de compétences spécifiques à leur fonction. Aujourd’hui les politiques sont tellement incultes que lorsque l’on fait des débats à la télévision, vous voyez toujours des experts en finances, en économie ; experts en stratégies de guerre ; experts en diplomatie internationale ; experts en crises internationales ; etc. ; des experts en veux-tu en voilà ! En somme, ne demandez pas à nos politiques de parler de problèmes majeurs.

Et en poussant un peu plus loin, on pourrait même dire :

 

Ne demandez pas à nos politiques de parler de politique ; eux qui n’ont, comme seule « compétence », de ratisser parmi la populace.

 

Ces derniers pensent naïvement faire partie d’un projet de société, qui n’est certainement pas le leur ; et seul leur orgueil les empêche de voir cette réalité.

Sont-ils tous pareil ? Je ne le pense pas, même si j'avoue avoir du mal à me positioner par rapport aux candidats « naïfs » et aux candidats farouchement complices. A ce jeu là, la démocratie est facile à comprendre : les « naïfs » recrutent (des voix auprès des électeurs)* pour les complices (du Système) ; ce n’est pas plus compliqué que cela. A un moment la naïveté n'est plus une excuse !


United Colors of Benetton

Ca peut paraître présomptueux de ma part d’afficher autant de certitudes, mais il faut apprendre à décoder certaines choses. Toutes les listes politiques ont un point commun : elles font de magnifiques affiches « United Colors of Benetton », où les « rebeux » ou les « renois » (entre autres) servent à attirer des « clients-électeurs » aux quatre coins du territoire … et dans tous les endroits : dans des centres culturels (et communautaires), associations diverses, et même dans des moquées !*

En fait tout ce « montage », c’est exactement ce qu’on m’a appris en marketing !

Petite anecdote sur ce que l’on entend dans des séminaires de formation. Dans une formation de « manager » où le thème fut « comment recruter des vendeurs indépendants » (pour le compte d’une société qui a pignon sur rue en Belgique et en France ; et même dans le reste de l'Europe), on m’a clairement appris qu’en réalité on s’en fout de la qualité du vendeur (sic) :

 

« Ce qui compte c’est de recruter dans toutes les provinces (local, régional, national, et ensuite : international) et dans toutes les communautés ; afin que ces derniers puissent entrer là où toi tu ne peux rentrer. Même s’ils sont de piètres vendeurs, ils auront plus de chances d’attirer des gens « de chez eux » que tu ne pourrais le faire avec n’importe quelle technique de vente. Et n’oublie jamais que toutes ces ventes entrent dans ton chiffre d’affaire ! » ;-)

 

Effectivement ça marche : un gothique, un alcoolo qui fait la tournée des bars, et un autre qui fréquente les milieux homosexuels m’auraient ouvert des portes que je n’aurais sans doute jamais poussées personnellement.

 

Regardez avec attention ce que vous retrouvez sur les listes des partis, c’est édifiant !

 

 

* Eh oui, l’Empire Maçonnique a même réussi à pénétrer dans nos mosquées !

 

 

Plus c’est gros, plus ça passe !

Sincèrement, je ne comprends pas comment on peut être aussi naïf. Le stratagème est pourtant gros comme une maison, mais non,  il y a cette espèce de petite voix intérieure (la voix de qui ? Je ne sais pas …) qui dit : « mais oui bien sûr, suis-le – ou suis-la – son discours est un discours de paix et de justice, un discours pour changer le monde, un monde plus juste basé sur les droits de l’homme et la démocratie, avec (en toile de fond) la laïcité qui garantit les libertés de chacun ; de plus cela n'a pas l'air (à priori) de contredire tes croyances. C'est aussi une occasion pour toi de parler au nom des tiens ... ».

C’est tellement énorme et grotesque que je ne peux m’empêcher de m’adresser à mes coreligionnaires (en particulier) via un verset coranique explicite.

 

« Dis : “Allah suffit comme témoin entre moi et vous”. Il sait ce qui est dans les cieux et la terre. Et quant à ceux qui croient au faux et ne croient pas en Allah, ceux-là seront les perdants. »

[Sourate 29 v52. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]

 

 

Avant que l’on ne m’accuse de faire une interprétation (tafsir) abusive du sens du verset, je mets en garde ceux qui voudraient renier la portée générale ; peut-on croire au faux, et en même temps à Allah ? Alors qu’Allah a clairement définit ce qu’est le faux ?

 

« N'as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu'on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu'on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le Taghoût, alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l'égarement. »

[Sourate 4 v60. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]


  

Je rappelle que le Taghoût englobe toutes les fausses divinités adorées* en dehors de Dieu. Les principes (qui se veulent) universels de démocratie et de droits de l’homme étant clairement des principes maçonniques. Celui ou celle qui ne comprend pas peut essayer d'observer les messages subliminaux, voire même les « signatures », en cliquant ici

 

C’est le fondement universel de la civilisation du XXIe Siècle (dont la finalité est le mondialisme et – d’un point de vue religieux – l’arrivée du Dajjal/Antéchrist).

Et s’il le faut, on fait la guerre pour promouvoir cette doctrine et l’imposer aux autres ; une guerre « au nom du bien », au nom des valeurs de l’empire colonial (atlanto-sioniste). Que les dissidents (qui ont des richesses) se méfient ! Les Irakiens « pleurent » leur dictateur (pendu par l’Empire), les Afghans commencent à comprendre que les Talibans sont leurs alliés et seuls défenseurs.** Même le Hamas a essayé la démocratie, pas de bol : ils ont gagné ! La suite ce fut « Opération Plomb Durci » ! 


* Au sens large, c'est-à-dire : adorées = tout ce qui est pris comme référence ou autorité.

** En ont-ils douté un jour ? Sur TF1, France Télévision, RTL, RTBF, … sans doute ; dans la réalité je ne sais pas. 

 


La résistance se met en place !

Faut-il être musulman pour comprendre que tout cela est une belle mascarade avec un agenda bien établi ? Bien sûr que non ! Par contre ça me désole de voir des frères, musulmans, tomber dans des panneaux aussi grotesques alors que – en principe – on lit le même livre !

Je le dis avec beaucoup de conviction :

 

On n’a plus le temps de parlementer ! L’ennemi est clairement définit : soit on le combat de front (au niveau des idées et des arguments) soit on ne prononce pas.

 

Je n’ai pas cette vision manichéenne de dire : « ou vous êtes avec la résistance ou vous êtes avec les collabos » ; je crois sincèrement que ceux qui sont « avec les collabos » ne réalisent pas encore (pour quelle « Eglise » ils prêchent). Ils croient vraiment qu’ils pourront changer quelque chose dans cette machine énorme, celle qui n’hésite pas de massacrer les gens au nom de leur sacro-sainte démocratie. Dites-leur (à vos colistiers) que ce n’est pas bien de tuer des innocents ! Ils acquiesceront ce n’est pas le problème. Faites de longs débats publics, télévisés s’il le faut. Débattez, interagissez, faites vous entendre.

Allez avec « les couleurs de votre parti » critiquer l’état sioniste et criminel d’Israël, vous verrez que VOUS NE POURREZ PAS !!! Vous pouvez parler de tout, mais pas de ça (et des Bilderberg non plus, ni de la Commission Trilatérale, ...). Sauf si vous souhaitez être traité d’antisémite (ou conspirationniste/négationniste) et mis au ban.

Tout ce travail depuis toutes ces années pour être mis au ban ? Non ça ne vaut pas la peine, justement « on commence à vous écouter, vous avez gravis les échelons, continuez à ne rien dire, la victoire est proche ! »

De toute façon, en privé rien ne vous empêche de dire ce que vous pensez. On vous répondra gentiment « oui mais tu sais, il y a toujours eu la guerre là bas » (ah oui les politiques de quartier ça ne vole pas très haut J).

Eh oui, voilà le visage des malheureux qui veulent changer le monde.

 

Ils sont dans une berline lancée à 140 km/heure sur l’autoroute et ils veulent ralentir la voiture en faisant contrepoids sur la banquette arrière.

 

Continuez de penser qu’il faut prêcher par l’exemple pour qu’ils apprennent à changer, c’est cela oui … Le seul exemple que vous prêchez c’est celui d’un « muslim ouvert » (ça veut presque dire – ou en passe d’être – laïcisé voire laïcardisé) à même de convertir les autres au magnifique concept qu’est l’ « humanisme laïque », fruit de la démocratie et du respect des droits de l’homme (à la sauce de l’Empire pour lequel vous prêchez !).

Un message aux musulmans qui veulent changer le monde, quitte à faire des alliances impossibles. Prêtez attention car il vient de l’au-delà :

 

« Ni les Juifs, ni les Chrétiens* ne seront jamais satisfaits de toi, jusqu'à ce que tu suives leur religion. - Dis : “Certes, c'est la direction d'Allah qui est la vraie direction”. Mais si tu suis leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu n'auras contre Allah ni protecteur ni secoureur »

[Sourate 2 v120. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]

 

C’est assez clair : l’islamophobie qui existe actuellement nous a été révélée il y 1400 ans. Faites semblant de ne pas comprendre ; les non-musulmans éclairés n’ont pas eu besoin de ce verset pour comprendre qu’il un racisme envers l’Islam.

 

* Veuillez noter que le verset parle des Juifs et des Chrétiens « extrémistes » (l’alliance atlanto-sioniste ?).

 

Regardez jusqu’où cela peut aller !

 

 

Triple cadrage au CDH

 

voile-cdh.jpg

Mahinur Özdemir est la seule candidate (sur les 72 effectifs et 16 suppléants) à subir un recadrage excluant son foulard islamique

 

Du très joli « United Colour of Benetton » … ouais sauf que ton voile euh franchement, ça ne fait pas trop partie du métissage tel qu’on l’envisage. Bouge pas, je fais un recadrage, un p’tit coup de Photoshop (ton voile mauve, il devient orange), je prépare mon « mot d’excuse » aux musulmans (pour autant qu’il y en ait un qui se lève), et tu vas voir que ça passera. La présidente est déjà au courant, en 2006 on l’a déjà fait et elle avait dit que c’était « inadmissible ». Mais bon, son signe de soumission avec les couleurs de notre parti, c’est admissible ça ?

Démissionner ? Elle ? Pff et alors ? Je crois qu’elle est bien contente d’être là tu sais. D’ailleurs chez nous, on prête plus attention à ce qu’on a dans la tête à ce qu’on a sur la tête, non ? Dis lui de répéter cette phrase, ça va passer tu vas voir …

 

Lisez l’article en entier ici, je n’ai pas envie de commenter davantage les manoeuvres venant de fascistes affirmés.

Note : on m'a demandé de publier le « droit de réponse de la candidate » ; voici donc le lien, même si ça ne change pas grand chose, si ce n'est la volonté exacerbée de vouloir (de la part de musulmans !) défendre l'indéfendable.


Et l'honneur dans tout cela ?

C’est une honte, et je suis peiné par le manque d’honneur des musulmans (ou militants) présents sur ces listes qui bottent en touche et qui OSENT encore défendre leurs couleurs ! Je vous promets que j'ai même entendu des accusations à l'encontre du blog qui a relayé cette information, c'est le monde à l'envers ! Donc le coupable ce n'est pas le « Centre Démoniaque Hypocrite » et ses manoeuvres perfides, mais bien « ceux qui cassent le travail fait depuis des années » ; c'est bien ce que je pense : « si vous travaillez dans une usine qui produit de la bouffe pour chien, après quelques années vous ne sentirez plus l'odeur nauséabonde ».

Mais que leur ont-ils fait bon sang ? Quelle est « cette force » qui les inspire à leur trouver des excuses ? Je jure par Allah, que c’est bien là que je vois clairement ce qu’est le Taghoût ! Des laïcards en puissance, islamophobes, fachos, défendus (et accrédités) par des musulmans. Pour ceux qui croient au jugement dernier, je vous le dis : « c’est bientôt la fin ! »

 

Comment est-ce possible franchement ? Cela confirme bien « la loi du milieu » :

 

Les « bons » ont plus de chances d’être corrompus par les « mauvais » que de convertir tous ces derniers « au bien »

 

Avant qu’on ne me reproche : « et toi qu’est-ce que tu as comme solution ? »

Premièrement : je ne revendique rien, et je n’ai aucune ambition en ce qui concerne le fait de « changer le monde » ; essayer de me changer moi-même est déjà tellement compliqué !

Deuxièmement : je ne pactiserai JAMAIS avec – et ne donnerai JAMAIS aucun crédit à – un ennemi déclaré.

Troisièmement : par la grâce de Dieu, j’ai assez de bon sens pour comprendre qu’on ne combat pas son ennemi quand on est dans le même avion de chasse !


Quand je parle d' « ennemi déclaré », c’est sans doute un peu fort, car en vérité je me moque pas mal des islamophobes et des haineux en général ; mais ce que je veux dire c’est que je n’irai pas m’humilier en s’asseyant à leur table. Je ne suis pas un haineux de nature … eux, bien qu’ils le cachent dans de beaux discours,  le sont ! Autrement, il a bien longtemps que la société serait plus juste.

 

Retenez cette règle générale, je pense que l’on même parler de loi empirique :

 

« Les peuples vivent en paix entre eux ; il n’y a que les iniques et les puissants pour semer la discorde (entre eux) ! »

 

J’en veux pour exemple, le voile islamique (le hijab) : qu’est-ce que Monsieur Dupont ou Madame Martin peuvent bien en avoir affaire que quelqu’un porte le voile lorsqu’elle se promène ou lorsqu’elle fait ses courses ? Absolument rien ! Un enseignant qui a une élève voilée, en quoi cela peut le gêner ? Pour rappel, cela n’a jamais été – jusqu’à preuve du contraire – un syndicat d’enseignants qui a un jour dit que le voile posait un problème.

 

C’est quoi donc ? C’est qui donc ? Et pourquoi donc ?

 

Répondez à ces trois questions, vous aurez fait un grand pas en avant quant à la compréhension des desseins de ce bas-monde …

 

Avec un peu de bon sens et d’observation, nous voyons bien que l’ennemi c’est celui qui divise, celui qui attise la haine, … celui qui sollicite vos suffrages.

 

Un autre message (de l’au-delà) pour les musulmans qui n’ont aucun complexe à pactiser avec l’ennemi (islamophobe … et si ce n’était que ça), pensant qu’ils peuvent faire évoluer les choses :

 

« Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. Et que tes yeux ne se détachent point d'eux, en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre. Et n'obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier »

[Sourate 18 v28. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]

 

A vous de définir ce qui est outrancier. La meilleure définition se trouve dans les textes sacrés. Puisse Dieu vous aider à comprendre, et raisonner.

 

 

Votez (vraiment) utile !

Rendez vous aux urnes et votez pour celui qui se rapproche le plus de vos valeurs ; en toute connaissance de cause. Si vous êtes un « anti-système », je vous conseillerai de voter pour un parti libre et indépendant* s’il en existe dans votre région.

Evitez l’ « opportuniste » prêt à s’allier avec n’importe qui ensuite car, selon la règle : « les "bons" ont plus de chances d’être corrompus par les "mauvais" que de convertir tous ces derniers "au bien" », on peut facilement en arriver au point de départ : « nourrir la bête ».

« Nourrir la bête » ça veut dire nourrir le Système avec de la crédibilité qu’il ne mérite sans doute pas ; surtout lorsque vous vous estimez « insoumis », et que vous voulez clairement vous désavouer de ceux qui aspirent à vous représenter**.

* Rien que ça, c'est tout un programme ! J 
** Une belle occasion pour les musulmans de désavouer le « Taghoût » ; d’autres vous ont déjà devancé.


« Voter blanc »,
c'est se rendre au bureau de vote et n'émettre aucun choix sur son bulletin de vote ou sur sa carte magnétique (en cas de vote électronique). Ainsi, on est en règle par rapport à l'obligation de se rendre au bureau de vote (comme c’est le cas dans certains pays, dont la Belgique), mais on n'émet aucun vote.

Le vote blanc, c'est – comme je l’ai dit en introduction – un moyen de désapprouver la politique en général, de faire passer le message que « rien ne me convient dans les programmes et discours actuels ».

Il s'agit donc de rendre son bulletin vierge de toute inscription. Dans le cadre du vote électronique, il y a une case « vote blanc » qui est prévue.

Il est donc possible de voter blanc avec le vote électronique. 

 

Contrairement à certaines croyances, les votes blancs ne sont pas reversés à la majorité, mais sont comptés avec les votes nuls et ne sont pas comptés dans le décompte des voix.

 

vote-blanc.jpg

 

Repost 0
Published by Génération M - dans Réflexions sur l'actu
commenter cet article
3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 22:06

Ah ces élites qui nous gouvernent ! Ce n’est pas donné à tout le monde d’atteindre les plus hauts niveaux de distinctions et d’accéder au pouvoir ou à des postes à responsabilités.

Leurs objectifs sont multiples : échanger des idées, débattre, mettre des politiques en place et faire voter des lois pour améliorer la vie des gens. Promouvoir l’art, la culture, l’éducation, la santé, le sport, … Vu sous cet angle là, c’est magnifique la politique !

Malheureusement,
 

quand j’allume la radio, j’entends « le top 50 » (c’est ce qui se vend le plus ça ?) et je me mets à  « raisonner comme un vieux » en me disant : « c’était mieux avant »

quand j’allume la télévision, je ne vois que des programmes débilisants : Arthur, Dechavanne, Cauet, Nagui, Ruquier (une belle bande de débiles quand même ) avec les mêmes tocards qui vendent toujours les même conneries : Thierry Lhermitte, Jamel Debouze, Cali, Larusso, Frank Dubosq, … (ouais, toujours les mêmes effectivement).

 

quand je discute de choses plus ou moins sérieuses avec certaines personnes, il est fréquent que le niveau intellectuel et la capacité de raisonnement m'effrayent ! Cela ne m’ennuie pas spécialement d’être éventuellement accusé d’élitisme ; après tout, cela est sans doute préférable au « débilisme »  

Et je ne parle même pas des fautes de français que font les gens, à l’oral ET à l’écrit !
Bon allez, mettons ça sur le compte du faible niveau de l’enseignement national. Parcourez les forums sur le web, visitez les blogs, vous comprendrez. A la décharge de ceux qui massacrent l’orthographe, vous verrez que les élites ne font pas toujours mieux ! La vérité est que les gens (les populations) sont le fruit de leurs sociétés respectives. Autrement dit : dites-moi qui sont vos dirigeants et vos références, et je vous dirai qui vous êtes.

Bien évidemment tout le monde a le choix quant à sa façon d’agir et dans le choix de ses modèles. Chacun a également sa propre échelle de valeur et son propre choix de vie (et d’évolution personnelle).
Cela dit, la pensée unique combinée au « mode de vie unique » (même bouffe, mêmes programmes télévisés, mêmes journaux, mêmes références artistiques, mêmes « icônes » pour tous) créent des individus, je ne vais pas dire lobotomisés, mais disons d’un « format standard » (oui bon d’accord c’est un peu lobotomisé quand même ). Dans le langage courant on parle de moutons (c'est mignon un mouton, non ?).
 

Voici quelques vidéos, qui sont en fait de courts extraits de passages télévisés, où vous pouvez voir les élites politiques donner « le bon exemple » et – bien à leur insu ! –  légitimer la naïveté et la relative candeur des populations. Je ne parle pas d'abrutissement des masses, car ce sont eux les véritables abrutis !
 

Je ne cache pas avoir voulu vouloir présenter ça de façon humoriste, mais le résultat – après avoir compilé ces vidéos – est que c’est tout simplement effrayant ! Effrayant de voir qu’on a – semble-t-il – ouvert une compétition plutôt orginale : qui sera le plus débile !? Enjoy ! 

 

Le bal des débiles :

 

Connaissez-vous Xavier Darcos ? Actuel ministre de l’éducation nationale français, il a récemment fait parler de lui a propos d’une réforme des lycées prévue pour la rentrée 2009. Invité sur le plateau du Grand Journal de Canal Plus, il a lamentablement échoué à l’exercice d’une simple règle de trois ! Vous verrez également qu’au niveau de la conjugaison, ce n’est pas génial non plus. Et c'est ce cinglé qui va réformer l'enseignement ; ça c'est vraiment du lourd !


(je compatis avec tous mes amis français qui vont mettre leurs enfants aux mains de la République)

 

Le boss : Mr President ! Nicolas Sarkozy alias « Napoléon » a rêvé toute sa vie d’être président. Voici donc la compile de ses meilleurs moments. Un grand chef d’Etat qui fut prédestiné à changer le cours de l’Histoire ! Euh … enfin ça c’était plutôt son fantasme. La réalité est que Sarkozy est sans doute le président Français le plus inculte que la France ait connu (ou qu'une nation ait connu ?). Avec lui, art et culture rime avec Didier Barbelivien, Enrico Macias, Mireille Mathieu, Steevy (du loft !), et le magnifique Doc Gyneco !

 

Le top 10 de ses meilleurs « sketchs »

 

 

 Quand Sarko se plante à l’oral … il devient président ! Les temps ont changé …

 

 

 Mais qu’est-ce qu’il parle bien Monsieur le Président !

 

 

 Et à l’écrit ça donne quoi ? (Aïe aïe aïe !!!)

 

 

 L’avantage quand on est ami de la presse est qu’on peut diffuser des infos vraiment pertinentes ...

 

 

 En résumé, comme dirait Enrico : « c’est ce qu’il fallait de mieux ! »

 

 

Jacques Séguéla, publicitaire français de renommée internationale. Il a réalisé (entre autres) les campagnes de François Mitterrand (« la force tranquille ») et de Lionel Jospin. Un monsieur plutôt crédible (élections présidentielles, ce sont quand même des campagnes pour la « fonction suprême ») qui a récemment fait une campagne pour Rolex ; celle-là est un peu moins réussie je trouve …
Jacques en bon laïque athée, nous explique en vingt secondes comment savoir si on a réussi ou au contraire, raté sa vie. Message reçu


Note : dire une connerie pareille à 74 ans, alors là OUI on a DEFINITIVEMENT raté sa vie !

 
On ne peut organiser « un bal des débiles » sans y convier Georges W. Bush, voici une compile d’adieu des meilleurs moments de « Dumb et Dumber »


 

 

  Barak Obama, en place depuis quelques semaines, laisse entrevoir un très beau potentiel « conneries ». Monsieur Obama, c’est pas beau de se moquer des handicapés, c’est pas gentil. En plus ça écorne vachement l’image du messie que vous incarnez (et un débile de plus, un !)

 

 

  Vous voulez la preuve que tout le monde peut faire de la politique ? Bon, il est vrai que les exemples ci-dessus sont assez édifiants certes. Mais à un niveau plus local, dans notre petite Belgique, il y a un certain Michel. Contrairement aux illuminés ci-dessus, Michel Daerden a l’avantage d’être sympathique. Plus sérieusement je trouve ça assez effrayant quand même ...

 Note : si vous ne connaissez pas ce personnage, ceci n’est pas une blague !

 
Alors ? Vous avez bien rigolé ? Moi aussi !

Par contre ce qui me fait moins rire, c'est que nous confions à ces débiles: nos enfants (de plus en plus tôt), nos économies, notre santé, nos espoirs (à ce niveau là ça fait déjà longtemps que je n'espère plus rien d'eux). Ce sont les garants de notre bonheur en quelque sorte.

Il est quand même vachement temps de se réveiller et de se rendre compte que la promesse (du bonheur) faite par nos « élites »  ne peut être (au plus) qu’à la hauteur de leur niveau. Et si vous ne vous rendez pas compte du niveau exécrable des gens pour qui vous votez (et pour leurs suppôts : porte-paroles, journalistes, industriels, etc.) alors sincèrement plus personne ne pourra rien pour vous, ni dans ce monde ni dans l’au-delà (que vous y croyez ou pas).

Par contre n'ayez absolument aucun doute que vous valez mieux que l'esclave (de la société de consommation) qu'ils ont fait de vous ! Que Dieu vous accompagne et vous guide.

« Accepte ce qu'on t'offre de raisonnable , commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants »

[Sourate 7 v199. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]

 

Repost 0
Published by Génération M - dans Réflexions sur l'actu
commenter cet article

Bienvenue Sur Génération M !

  • : Génération M
  • Génération M
  • : Parce que l'ultra-libéralisme mondialiste droit-de-l'hommiste à la sauce atlanto-sioniste, n'empêche pas (encore) de réfléchir et de se poser les bonnes questions. BONNE VISITE !
  • Contact

Message d'accueil

logo_generationM.jpg
Bonjour et bienvenue sur ce blog !

Cet espace se veut être un lieu d'échanges et d'informations - disons - alternatives.
Vous êtes donc cordialement invités à laisser des commentaires ; je ne suis pas un "sectaire" qui prétend détenir "toute la vérité", c'est pourquoi je suis ouvert au dialogue. (lire plus...)

Merci d'avance de parler de ce blog.
Vous êtes la meilleure publicité !

bouton_intro-objectif.jpg
bouton actu
bouton pres-art

Recherche

Archives

www.generationM.be

Des idées pour améliorer ce blog ?
Vous avez noté une faute d'orthographe ?
Un lien qui ne fonctionne pas ?
Vous avez des questions ?
Merci de nous contacter
ici