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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 02:55

L’historien Paul-Éric Blanrue avait promis de frapper fort pour la rentrée. Avec un documentaire mettant en scène Robert Faurisson, on peut dire qu’il a touché le plus haut degré de la subversion ! Le sujet du révisionnisme n’est pas ce qui met le plus à l’aise. Combien de ceux qui se disent « dissident » sont terrifiés à l’idée même qu’on puisse les approcher pour les sonder sur le sujet ? A la décharge des « moins téméraires », il y a une chape de plomb ancrée dans l’inconscient collectif et qui empêche de parler de celui qui est présenté comme le diable en personne. Robert Faurisson : un homme, c’est le titre du documentaire.

 

faurisson_un-homme.jpg

 

Un sujet casse-gueule

 

 Eh oui, il n’est pas évident de parler de révisionnisme. Dire que le sujet ne passionne pas est sans doute le meilleur moyen de ne pas se positionner. Personnellement, le sujet ne me passionne pas plus que ça… mais j’ai quand même envie de me positionner. Et ma position est claire et limpide : dans une démocratie, au sein d’une civilisation présumée intellectuellement avancée (héritage des Lumières), comment est-il possible de concevoir qu’il existe encore des lois qui empêchent de faire des recherches sur certains sujets au nom de ce qui ressemble à un dogme d’état ?

 

 Pire encore : comment peut-on accepter de défendre une idée (ou un concept) en étant aidé par une loi qui bâillonne ses contradicteurs ? Cette loi (Gayssot-Fabius) est une insulte à l’intelligence de tous ceux qui se présentent comme intellectuels ! En partant du postulat que les thèses négationnistes sont absurdes (ce qui est au fond possible), pourquoi ne pas permettre à ces présumés loufoques de se ridiculiser en public ? Qu’on puisse en finir une fois pour toute. Pourquoi les intimider avec une loi ? Certains pourraient même aller jusqu’à croire que ce sont ces présumés loufoques (et ce qu’ils présentent comme arguments) qui intimident les défenseurs du dogme d’état. Comment peut-on être pour la liberté d’expression et subir le fardeau de cette loi ?

 

Paul-Éric Blanrue a jeté un véritable pavé dans la marre avec ce documentaire.

 

blanrue-faurisson-copie-1.jpg


 

Robert Faurisson, le diable ?

 

C’est un peu ridicule de présenter quelqu’un comme le diable en personne alors qu’il suffit de visionner ce documentaire pour voir que « Un homme » est le meilleur titre qu’on pouvait donner à ce documentaire. Robert Faurisson reconnait évidemment les atrocités qui ont été faites au peuple juif, et Paul-Éric Blanrue n’est pas loufoque au point de consacrer du temps à quelqu’un qui renierait que les juifs ont souffert du nazisme – y a-t-il des gens sérieux qui remettent en cause cela !? Si ce documentaire peut permettre de faire remarquer les atrocités que cet homme à subi dans sa vie, ceux qui se revendiquent humanistes pourront comprendre que le dogme d’état peut parfois être brutal.

 

Est-ce que les chambres à gaz ont existé et est-ce que les choses se sont passées comme l’histoire officielle le dit ? Cela est du ressort des historiens, et quoi que puissent être les conclusions, cela ne remettra jamais en cause le fait que les Juifs ont souffert pendant la guerre (eux et d’autres évidemment). Cette remarque vaut pour tous ceux qui feraient un lien pervers : « révisionnisme = négation de la souffrance du peuple Juif ». Ceux qui l’ont compris comme ça (bien aidé par la propagande qui diabolise – et criminalise ! – le négationnisme) auraient toutes les raisons de penser que les révisionnistes sont d’affreux antisémites, des personnes perturbées psychologiquement. Et si comme cela que vous l'avez compris, il est temps de retourner à certains principes qui ont amené à dépasser les mythes et à affiner sa perception de la réalité.

 

« Pour examiner la vérité, il est besoin, une fois dans sa vie, de mettre toutes choses en doute autant qu'il se peut. »

- René Descartes -

 

Bien évidemment, après avoir visionné le documentaire, vous aurez le droit de penser que Robert Faurisson est complètement à côté de la plaque, mais au moins vous aurez agi comme quelqu’un de libre, quelqu’un à même d’agir et de penser en dépit de toute pression extérieure. Voir ce documentaire ne fera de vous ni un nazi ni un haineux (ni un antisémite), il vous procurera peut-être la satisfaction de pouvoir vous dire : « j’ai osé le regarder ». Au pire (ou au mieux), ce documentaire vous confortera dans l’idée que ce que raconte Robert Faurisson ne tient pas la route. Personne n’a besoin d’une loi pour se faire son avis – quel qu’il soit –, penser le contraire c’est faire l’apologie de l’obscurantisme.

 

En introduction au film, voici un commentaire honorable que Paul-Eric Blanrue a repris du site Egalité et réconciliation :

 

« J’ai toujours un léger frémissement quand j’entends le nom de Faurisson. A cause, bien entendu, du matraquage médiatique des 40 dernières années. Mais je refuse de me laisser aller à hurler avec les loups et préfère choisir le camp de la rationalité. "Ne pas pleurer, ne pas rire, mais comprendre" disait Spinoza.

 

J’ai écouté avec attention la vidéo de cet homme sur Ru Tube, ainsi que son long développement sur la remise en cause des l’existence des chambre à gaz (3 vidéos très claires et très argumentées, toujours sur Ru Tube). C’est, en réalité, la première fois que je me donne le temps de l’écouter sérieusement. Je me vois forcé d’admettre que le propos est dépassionné, cohérent et argumenté. Je ne vois aucune haine, aucun racisme, aucun antisémitisme, transpirer de son discours. Je ne vois qu’un historien qui tente de faire correctement son travail.

 

Et quand bien même Faurisson serait dans l’erreur (après tout, pourquoi pas !), en admettant qu’il se trompe (ce que je ne crois personnellement pas, mais osons cette possibilité), il est de toute manière honteux, scandaleux, dégueulasse, qu’il soit traité comme un paria par la quasi totalité des médias et autres intellectuels.

 

Cela en dit long sur la liberté d’expression, la démocratie et toutes les tartes à la crème pseudo-humanistes !

 

La manière même de sa diabolisation est un argument en faveur de sa thèse ! »


 

« Un Homme », de Paul-Éric Blanrue

 

 

 


Le documentaire est visualisable et téléchargeable sur le site qui lui est consacré : www.unhommefaurisson.com

 

faurissoun-homme.jpg

 

 

A lire également, l'interview de Paul-Éric Blanrue pour Algérie Network >>> cliquez ici
 

 

 

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Published by Génération M - dans Impérialisme et résistance
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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 23:16

A l’heure où Haïti est en train de compter ses morts, et de mesurer l’ampleur des dégâts matériels causés par le séisme qui a ravagé le pays, il se passe des choses d’un point de vue (géo)politique qu’on ne peut se permettre de ne pas mettre en évidence.


haiti us

 

Je profite des excellents travaux des sites Mecanopolis, et Primitivi, en reprenant leurs diverses publications à ce sujet afin d’établir – à travers cet article – un document « de synthèse ». Il n’y a aucune prétention de faire la lumière sur tous les desseins (impérialistes) qui se cachent derrière Haïti puisque je ne suis pas journaliste mais simple blogueur amateur ; j’essaie modestement de rassembler des informations, certes pas toujours conventionnelles, mais qui méritent d’être exposées. Tout reste vérifiable. 

Dans tous les cas, il apparaît clairement qu’ils ne sont pas plus journalistes sur TF1, France Télévisions, RTL, ou la RTBF ! Entre un blogueur amateur (bénévole), et un porte-parole (bien rémunéré) d’une version impérialiste (ou humaniste-impérialiste, encore un oxymoron néo-ordo-mondialiste) des faits ; il y a le choix entre accepter une version simplifiée de l’histoire (pensée unique), ou avoir des éléments pour pouvoir ensuite creuser soi-même, en fonction des divers sons de cloche à travers le monde. 

Cet article donnera la parole (via des vidéos) aux résistants que sont Hugo Chavez, Kémi Séba, et la journaliste Naomi Klein (et sa stratégie du choc). Nous reviendrons également en fin d'article, sur la « folle rumeur » sur le net qui tend à dire que les Américains auraient provoqué le séisme.

 


Allocution poignante de Kémi Séba


 

 

Haïti : Les États-Unis prennent le commandement militaire de l’occupation,

le Brésil envoie des armes pour réprimer

 

haiti us parachutistes

Cinquante parachutistes américains ont fait une arrivée spectaculaire mardi près du palais présidentiel de Port-au-Prince, à bord d'au moins quatre hélicoptères, pour sécuriser les alentours. AFP


Obama envoit 10 000 soldats pour assumer le commandement direct de l’occupation militaire. Le Brésil envoie les armes létales (des machettes, des bombes de gaz lacrymogène et des armes avec balles de gomme) pour « appuyer les troupes ».

 

Le ministre de la Défense du Brésil déclare que l’occupation devra durer « au moins cinq ans de plus ».

 

Aux soldats de l’ONU qui occupent militairement Haïti, s’ajouteront encore 10 000 soldats de l’infanterie navale. Avec cela, le contingent militaire nord-américain va surpasser en nombre les « casques bleus »de l’ONU qui sont près de 6 700. 

Malgré qu’il déclare formellement que le Brésil sera toujours en charge du commandement de la Minustah (la mission de l’ONU pour Haïti) un mémorandum signé avec les États-Unis, établit que les marines nord-américains ne se soumettront à aucun contrôle qui ne provient pas de leur propre pays.

 

Ou bien, dans la pratique les États-Unis prennent le contrôle de l’occupation militaire d’Haïti.

 

L’intervention directe des forces armées nord-américaines, montre clairement la charge de subordonné assigné aux troupes de l’ONU. Après être arrivé, les États-Unis ont pris le contrôle de l’aéroport de Port-au-Prince, en empêchant jusqu’à l’atterrissage d’avions du Brésil. Avec l’envoi de 10 000 soldats des États-Unis, les « casques bleus » de l’ONU se convertiront en à peine une force auxiliaire. 

Dans l’après-midi du 16 janvier, la secrétaire d’État des États-Unis, Hillary Clinton, a défendu que le parlement haïtien octroyait une plus grande autorité au président Preval : « Un décret donnerait au gouvernement une énorme autorité, qui en pratique nous serait déléguée », a-t-elle affirmé dans un entretien avec le New York Times. 

Dans ce décret il y aurait le pouvoir de décréter un couvre-feu. Face à la menace d’une stabilité politique et sociale dans le pays, à cause de la calamité, les États-Unis écartent les intermédiaires et se résolvent à assumer directement le contrôle de la situation.

haiti us.gis

De nouveaux renforts militaires américains sont arrivés depuis lundi à Haïti.
Ils doivent sécuriser Port-au-Prince et participer à la distribution de l'aide humanitaire.
En tout, près de 7.500 GI's sont sur place, selon le Pentagone. AFP

 

 
La répression 

Alors qu’il n’est toujours pas possible de compter le nombre total de morts causés par le tremblement de terre [qui dépasserait les 110.000 morts – NDGM],

 

les forces d’occupation se préparent à réprimer de possibles protestations populaires.

 

Tandis que la majorité de la population attend une aide médicale et humanitaire qui n’arrive jamais, le Brésil envoie vers Haïti une cargaison étrange. Conformément au ministre de la Défense, Nelson Jobim, le gouvernement Lula envoie des armes létales, comme armes tirant des balles de gomme, des grandes lacrymogènes et des machettes pour « appuyer les troupes ».

 

Source : Primitivi [1]  

 

 

 

Comment les américains ont-ils pu prendre le contrôle du pays aussi facilement ?

Cela s’est fait via ce que nomme la journaliste Naomi Klein : la stratégie du choc !

 

 

 

Naomi Klein met en garde contre l’application d’un « capitalisme du désastre » à Haïti

par Antonin Sabo

 

naomi kleinAlors que les secours peinent toujours à se mettre en place en Haïti et que la population éprouve des difficultés à trouver de quoi se nourrir et boire, les pays qui lui viennent en aide parlent déjà de la reconstruction. Devant l’ampleur de la catastrophe, la tâche s’annonce énorme. Leonel Fernandez, président de la République dominicaine, estime que 10 milliards de dollars devront être débloqués pour permettre au pays de se reconstruire.

 

 

Un travail qui, selon l’ambassadeur haïtien en Espagne, pourrait demander jusqu’à 25 ans.

 

Au concert de bonnes volontés qui demandent l’annulation de la dette du pays ou l’augmentation des aides, viennent s’ajouter certaines qui disent voir dans la catastrophe des « opportunités pour les Etats-Unis ». Des voix, comme celle du think-tank conservateur américain Heritage Foundation, que la journaliste Naomi Klein accuse vouloir profiter de la catastrophe. 

Dans son dernier ouvrage « La Doctrine du choc », elle explique comment certains groupes de pression profitent des crises comme prétexte pour imposer les politiques qu’ils ne peuvent pas mettre en place dans des conditions de stabilité :

 

« Durant les périodes de crises extrêmes, les peuples sont assez désespérés pour recevoir une aide humanitaire de toute nature, toute forme de financement, et ils ne se trouvent pas dans une position favorable pour négocier les conditions de cette aide. »

 

Sur son site et lors d’une intervention dans le programme télévisé Democracy Now!, d’Amy Goodman, Naomi Klein redoute que ce qu’elle nomme le « capitalisme du désastre » ne vienne s’appliquer en Haïti. 

Elle dénonce par exemple la posture de la Heritage Foundation qui, parmi les « opportunités » présentées par la crise haïtienne, avance « l’amélioration de l’image des Etats-Unis dans la région » et présente comme une nécessité de renforcer les capacités des gardes-côtes pour empêcher les Haïtiens de prendre la mer en direction des Etats-Unis.

Dans le même ordre d’idée, l’International Peace Operations Association (un groupement d’entreprises privées spécialisées dans l’aide en cas de catastrophe) propose d’ores et déjà ses services pour reconstruire Haïti. Services déjà à l’œuvre en Irak et en Afghanistan, dont ceux de l’entreprise Triple Canopy, organe de sécurité privé, successeur de Blackwater en Irak.

 

Voir la vidéo (en anglais)

 

Source : blog.lemonde.fr [2]

 

 

Les arrêter avant qu’ils imposent le « choc » encore une fois

 

Une intervention de Naomi Klein jeudi 14 janvier, dans le programme d’Amy Goodman de Democracy Now !, sur les événements d’Haïti et sur ceux qui tirent déjà profit de cette tragédie.

 

Amy Goodman : Retournons à Naomi Klein. Son commentaire sur ce qui se passe actuellement en Haïti et qui en profite déjà.

 

Naomi Klein : Comme je l’ai écrit dans « The Shock Doctrine » (« La Doctrine du choc »), ils profitent des crises comme prétexte pour imposer les politiques qu’ils ne peuvent pas mettre en place dans des conditions de stabilité. Durant les périodes de crises extrêmes, les peuples sont assez désespérés pour recevoir une aide humanitaire de toute nature, toute forme de financement, et ils ne se trouvent pas dans une position favorable pour négocier les conditions de cette aide.

Je veux juste faire une petite pause pour lire un document extraordinaire. Je viens juste de le publier sur mon site web [NDT : naomiklein.org]. Le titre est « Haïti : les arrêter avant qu’ils imposent le « choc » encore une fois ». L’information dont je parle étaient présente il y a encore quelques heures sur le site de l’Heritage Foundation (« think-tank » de l’élite de la classe dominante américaine qui formule les politiques et les idéologies mises en application par les gouvernements US).

« Au milieu de la souffrance, la crise en Haïti offre des opportunités aux États-Unis. En plus de fournir une aide humanitaire immédiate, la réponse des États-Unis face au tragique tremblement de terre donne l’occasion, en plus d’améliorer l’image des États-Unis dans cette région, de restructurer le gouvernement et l’économie d’Haïti qui sont en dysfonctionnement depuis un certain temps ». Et le document continue…

    

haiti us.occupation

Certains, comme le président vénézuélien Hugo Chavez, qualifient l’important déploiement américain d’"occupation". Mais le secrétaire américain à la Défense Robert Gates, assure que "l'ONU et la Minustah sont aux commandes". AFP

 


Maintenant, je ne sais pas si les choses sont entrain de s’améliorer ou non, parce que ça a demandé 13 jours à l’Heritage Foundation pour sortir 32 propositions néolibérales pour l’ouragan Katrina. Nous avons publié également ce document là sur notre site web. Leurs propositions pour les victimes de la Nouvelle-Orléans étaient d’arrêter les projets de logements publics, de transformer la côte du Golfe du Mexique en une zone franche et de se débarrasser du droit du travail qui oblige les entrepreneurs à payer un salaire minimum à leurs employés. 

 

Cela leur a pris 13 jours avant qu’ils ne fassent cela dans le cas de Katrina. Pour le cas d’Haïti ils n’ont même pas attendu 24 heures.

 

Maintenant, pourquoi je dis que je ne sais pas s’ils améliorent les choses ? Parce il y a deux heures ils ont enlevé ce document de leur site web. Il est probable que quelqu’un ait dû leur dire que ça n’était pas « correct ». Ils ont alors mis un document beaucoup moins sensible. 

Heureusement, les journalistes de Democracy Now ! ont réussi à découvrir le précédent document dans le cache de Google. Mais ce que vous trouverez maintenant est beaucoup plus doux « Ce dont il faut tenir compte pendant que nous aidons Haïti » [« Things to Remember While Helping Haiti »]. Et plus bas, il est dit « Pour la démocratie haïtienne et son économie les réformes sur le long terme sont aussi très en retard ».

Mais le point important est que nous devons nous assurer que l’aide qui va en Haïti est un don, pas un prêt. C’est absolument crucial. C’est un pays qui est déjà lourdement endetté. C’est un désastre qui, comme le disait Amy, d’un côté est naturel, le tremblement de terre, et d’un autre côté créé, accentué par la pauvreté dans laquelle nos gouvernements ont aidé Haïti à plonger.

 

Les crises, les catastrophes naturelles sont pires dans les pays comme Haïti, par exemple, parce qu’il y a une forte érosion du sol, parce que la pauvreté pousse les gens à construire de manière très précaire, alors les maisons glissent parce qu’elles sont construites dans des endroits où elles ne devraient pas.

 

Tout ceci est interconnecté. Mais il doit être absolument clair que cette tragédie, qui est en partie naturelle, en partie non-naturelle, ne doit, sous aucune circonstance, être utilisé ; un, pour endetter Haïti ; et deux, pour pousser les intérêts de nos compagnies au travers de politiques corporatistes impopulaires. Et ceci n’est pas une théorie de la conspiration. Ils font cela encore et encore.

 

Source : Primitivi [3]

 

 

Allocution d’Hugo Chavez sur Haïti et l’impérialisme américain


 

Pour corroborer les propos d’Hugo Chavez, à savoir comment l’impérialisme a changé la face d’Haïti, voici une excellente publication de Mecanopolis :

 

Ce qu’on ne vous dit pas sur Haïti (mais que vous devriez savoir)

 

Dans les heures qui ont suivi le séisme qui dévastateur en Haïti, CNN, le New York Times et d’autres grands organes d’information ont adopté la même interprétation de l’ampleur des destructions: le séisme d’une magnitude de 7,0 a été si dévastateur parce qu’il a frappé des zones urbaines surpeuplées et très pauvres. Les maisons « construites les unes sur les autres » et bâties par les pauvres eux-mêmes ont résulté en une ville fragile. Et de longues années de sous-développement ainsi que les troubles politiques ont fait que le gouvernement haïtien était mal préparé à faire face à un tel désastre.

C’est assez vrai. Mais ce n’est pas toute l’explication, car il y manque l’explication de la raison pour laquelle tant d’Haïtiens résident dans Port-au-Prince et ses environs et pourquoi tant d’entre eux sont obligés de survivre avec si peu. En fait, même quand on ose une explication, elle est souvent scandaleusement fausse à l’image du témoignage d’un ancien diplomate US sur CNN selon qui la surpopulation de Port-au-Prince était due au fait que les Haïtiens, comme la plupart des autres peuples du Tiers-Monde, ne savaient rien du contrôle des naissances.

 

Les Américains affamés d’informations seront peut-être surpris d’apprendre que ces conditions de vie auxquelles les media attribuent, à raison, l’amplification de l’impact de cette immense catastrophe, résulte largement de politiques américaines et d’un modèle de développement orienté par les Etats Unis.

 

De 1957 à 1971, les Haïtiens ont vécu dans l’ombre sinistre de « Papa Doc » Duvalier, un dictateur brutal qui jouissait de l’appui des Etats Unis qui le voyaient comme un anti-communiste fiable. Après sa mort, Jean-Claude « Bébé Doc », son fils, est devenu président à vie à l’âge de 19 ans et il a dirigé Haïti jusqu’à son renversement en 1986. C’est dans les années 1970 et 1980 que Bébé Do, le gouvernement et les milieux d’affaires des Etats Unis ont collaboré pour engager Haïti et sa capitale sur la voie qui devait aboutir à la situation du pays au 12 janvier 2010.

 

Après l’intronisation de Bébé Doc, des planificateurs Américains, membres ou non du gouvernement des Etats Unis, ont lancé leur programme pour transformer Haïti en « Taiwan de la Caraïbe ».

 

Ce pays, petit et pauvre, idéalement situé non loin des Etats Unis, se vit enjoindre d’abandonner son passé agricole et de développer un secteur manufacturier fort et orienté vers l’exportation. C’était, avait-on dit à Duvalier et ses alliés, la manière d’aller vers la modernisation et le développement économique.

Du point de vue de la banque Mondiale et de l’United States Agency for International Development (USAID), Haïti était un parfait candidat pour ce lifting néolibéral. La pauvreté endémique des masses haïtiennes les forcerait à exercer des emplois faiblement rémunérés dans la confection d’articles de baseball et l’assemblage d’autres produits.

Mais l’USAID avait des plans aussi pour la campagne. Non seulement les villes d’Haïti devaient-elles devenir des centres d’exportation, mais les zones rurales également, par un remodelage de l’agriculture haïtienne vers des productions orientées vers l’exportation et la logique des marchés. Dans ce but, l’USAID, avec des industriels citadins et de propriétaires terriens, a travaillé à la création d’équipements de traitement des produits agro-alimentaires, alors même qu’ils renforçaient les pratiques de dumping sur le prix des surplus agricoles des Etats Unis vendus à la population haïtienne.

Cette « aide » américaine et les changements structurels dans le monde rural ont contraint, comme on pouvait le prévoir, des paysans Haïtiens qui ne pouvaient plus survivre à migrer vers les villes, particulièrement Port-au-Prince où les nouveaux emplois du secteur manufacturier éraient supposés se trouver. Mais une fois sur place, ils se rendirent compte que les emplois manufacturiers étaient loin d’être en nombres suffisants. La ville est devenue de plus en plus densément peuplée.

 

Les bidonvilles se sont étendus. Et pour satisfaire les besoins en logement des paysans déplacés, un programme de maisons bon marché et construites à la va vite a été mis en place, parfois en posant des maisons « sur le toit des autres. »

 

Assez rapidement, cependant, les planificateurs Américains et les élites haïtiennes décidèrent que leur modèle de développement ne fonctionnait peut-être pas si bien en Haïti et ils l’abandonnèrent. Les conséquences des changements effectués sous la direction des Etats Unis ont par contre subsisté.

Quand dans l’après-midi et la soirée du 12 janvier 2010 Haïti a subi cet horrible tremblement de terre et ses répliques, les destructions ont été indubitablement aggravées par l’extrême surpeuplement et la pauvreté de Port-au-Prince et de ses environs. 

Mais les Américains en état de choc peuvent faire plus que de secouer la tête et de faire un don par pitié. Ils peuvent s’intéresser aux responsabilités de leur propre pays dans les conditions de vie à Port-au-Prince qui ont amplifié l’impact du séisme, et ils peuvent reconnaître le rôle de l’Amérique pour empêcher Haïti de parvenir à un développement significatif. 

Accepter l’approche incomplète d’Haïti proposée par CNN et le New York Times revient à blâmer les Haïtiens d’être les victimes d’un processus qui n’est pas de leur fait. Comme l’écrivait John Milton, « ils ont ôté les yeux des gens, et leur reprochent d’être aveugles. »

 

Carl Lindskoog, pour Commondreams.org

Carl Lindskoog est un militant qui réside à Nex York. Historien, il termine son doctorat à la City University of New York.

 

Traduit de l’anglais par Mounadil al-Djazaïri

 

Source : Mecanopolis [4]

 

 

Haïti regorge de ressources en matières premières

 

En cherchant un peu sur le web, on peut trouver un grand nombre d’indicateurs qui expliquent que Haïti, la plus petite partie de Hispaniola (l’autre, et plus grande partie de l’île, étant la République Dominicaine ou Saint-Domingue) représente un potentiel énorme en ressources pétrolières, aurifères, mais également en Iridium (métal rare du groupe du Platine qui est actuellement utilisé dans l’industrie militaire : missiles nucléaires, mais aussi dans le développement de l’industrie liée à la conquête de l’espace : fusées, système de mise en orbite, etc.

 

A la lumière de ces éléments, on pourrait facilement en déduire que  la volonté et l’énergie déployées par Washington pour déployer rapidement entre 12 et 15.000 soldats sur le sol haïtien dans une mission qui, comme l’annonce le haut commandement militaire US, se prolongera dans le long terme.

 

Dans les années 70 des travaux géophysiques ont été entrepris en divers points d’Haïti. Les forages ont signalé la présence d’huile et de gaz révélateurs de l’existence de pétrole. Des réservoirs de pétrole ont été localisés dans les sédiments marins entre 6000 à 7000 mètres de profondeur dans le Canal de la Gonâve et spécifiquement dans la Baie de Rochelois à l’Ile de la Gonâve.

Parmi les zones d’intérêt potentiel, citons le Plateau Central, la partie terrestre de la Plaine du Cul-de-Sac et la Grande Caïmite. « L’état actuel des connaissances accumulées sur le potentiel pétrolier haïtien est suffisamment satisfaisant pour attirer des investissements. » conclut le rapport No 3 du Bureau des mines d’Haïti.

 

Mais pourquoi ne peut-on pas exploiter le pétrole d’Haïti et soulager la misère du Peuple haïtien ?

 

La raison est d’ordre politique. Haïti est considéré comme l’arrière-cour du Grand Voisin (les USA bien sur). Le pétrole haïtien est inclus dans leurs réserves au cas d’une pénurie mondiale causée par la Guerre ou l’épuisement de cette ressource naturelle non renouvelable sur les autres Continents.

En 1949, le Gouvernement de Dumarsais Estimé avait déjà tenté d’exploiter les gisements pétrolifères haïtiens en faisant appel à la « Atlantic Reffining Company » (ATRECO). Les travaux de forage ont été exécutés avec l’assistance du Ministère de l’Agriculture et des Ressources Naturelles et du Développement Rural sous la supervision de l’Agronome Jean David.

Encore aujourd’hui, si l’on se rend sur la localité de Caradeux, entre l’Aéroport International et Pétion-Ville, on peut voir les traces des Derricks qui ont œuvré dans la zone. La bouche du puits est scellée avec une plaque en cuivre portant la date de forage et le nom de la ATRECO.

 

L’ordre formel fut donné par Washington de cesser immédiatement les travaux, ATRECO fut dédommagée. Adieu pétrole haïtien !

 

Il n’est pas superflu de mentionner qu’en 1975 le Gouvernement de Jean Claude Duvalier a fait appel à la Crux Limited pour l’exploration des dites ressources pétrolières repérées dans la rade de Port-au-Prince près de la Gonâve, aussi bien qu’à Grande Saline.

L’INAREM ou Institut National des Ressources Minières dont le Coordinateur fut Henri P.Bayard a entamé des recherches pendant près de 6 mois de Port-au-Prince jusqu’à la frontière dominicaine comme l’aire possible du forage entrepris par la ATRECO dans la Plaine du Cul-de-Sac.

Ce puits se trouverait sur la route vicinale qui sort de Caradeux pour aller à la chapelle Ste Marie de Pétion-ville.

 

Des échantillons ont été prélevés et analysés dans le laboratoire du Bureau des mines. Les ingénieurs ont établi l’existence d’une nappe de pétrole sous-marine contiguë aux gisements pétrolifères du Venezuela (la capacité de cette nappe est estimée par certains, 5 fois supérieure à celle de son voisin continental).

 

Une fois de plus, la Compagnie Crux Limited a été forcée d’abandonner les travaux d’exploration, pour les mêmes raisons qu’ATRECO en 1949.

Quelques années plus tard, un ingénieur géologue haïtien, ministre des Mines a tenté de reprendre les travaux de concert avec les autorités vénézuéliennes, et si ce n’est grâce à la vigilance de la police vénézuélienne, il serait mort suite à une tentative d’assassinat dans la chambre d’hôtel où il se trouvait lors de son séjour au Venezuela pour mettre les accords au point.

De plus, l’ex-président de la Raffinerie Dominicaine de Pétrole (REFIDOMSA), Leopold Espaillat Nanita, a expliqué que l’une des solutions pour que l’Etat haïtien puisse sortir de cette dette externe sans fin, mais aussi, afin de résoudre ses problèmes socio-économiques, se trouverait dans l’exploitation de ces gisement aurifères ainsi que ceux d’autres minéraux que possède le territoire voisin de la République Dominicaine.

 

Espaillat Nanita a révélé que les études et les recherches géologiques réalisées sur le sol haïtien indiquent que cette nation possède conjointement avec Saint-Domingue, possiblement le terrain aurifère non exploité le plus grand du monde.

 

De même, il existe un gisement (en seconde position après l’Afrique du Sud, le principal fournisseur mondial), d’un minerai peu connu : l’Iridium, utilisé dans la construction de navettes spatiales, missiles tactiques et autres engins.

 

Ces deux ressources sont suffisantes pour alléger la « pauvreté » du peuple haïtien…

 

Espaillat Nanita, qui est également architecte, dénonce le fait que ces ressources sont peu connues en raison d’une « conspiration » des multinationales, qui prétendent enlever aux Haïtiens leurs richesses naturelles.

L’ex-président de REFIDOMSA a dit que dans cette « conspiration », sont impliqués certains holdings pro-USA mais aussi des fonctionnaires d’Etat qui se dédient à entretenir la pauvreté et l’indigence en Haïti.

Dans ce sens, il appuie les déclarations du tout récent Premier ministre désigné, Jean-Max Bellerive, sur la recherche de nouvelles alternatives qui faciliteront la création d’emplois et attireront des investisseurs étrangers dans le plus petit des deux pays qui se partagent l’île d’Hispaniola au lieu de compter exclusivement sur la République Dominicaine.

Espaillat reconnaît qu’il existe en Haïti une classe nationaliste formée principalement d’hommes politiques et d’intellectuels – à laquelle appartient Bellerive (Désigné Premier ministre le 30 octobre 2009 par le président René Préval) – intéressée à ce que les problèmes d’Haïti trouvent des solutions sur son propre territoire et non dans une autre partie du monde, comme par exemple chez son voisin (Saint-Domingue).

L’ex-fonctionnaire de l’énergie a fait ces déclarations au cours d’un entretien réalisé par le programme de radio « Dejando huellas » sur Dominicana FM.

 

 Sources : Jean Erich René et Espacinsular.org

 

Traduction et mise en forme : Chevalier Jedi pour Mecanopolis [5]

 

 

 
Bonus : les américains ont-ils provoqué le séisme ?

 

Une rumeur folle circule sur le net : les américains auraient provoqué le séisme ! Certes, il existe des outils militaires (voir les vidéos ci-dessous) qui pourraient le permettre, mais de là à affirmer il n’y a un pas que je ne franchirais pas, pour la bonne et simple raison qu’en dépit de tous les soupçons éventuellement « les plus légitimes », ça reste IMPOSSIBLE A PROUVER !

 

Pour ma part je reste sur ce qu’on peut observer, c'est-à-dire une occupation militaire pour des intérêts géostratégiques et (sans doute) économiques.

 

Je suis naturellement plus nuancé que pour les attentats du 11 septembre, car dans le cas des tours jumelles, il y a trop d’indices qui permettent de douter (et même plus) de la version officielle. Et puis, un séisme naturel (qui est loin d’être une première dans l’histoire) est bien plus plausible que de détourner des avions avec des cutters, pour ensuite retrouver les passeports intacts dans les décombres d’un mètre de poussière dans tout New-York …

Voir : « Il était une fois le 11 septembre » et « Israël : ennemi de l’Amérique ? »

 

Dans tous les cas, c’est toujours deux théories qui vont s’affronter :

 

« La théorie du complot »

contre

« La théorie de la bonne providence qui sourit (toujours) aux impérialistes »

 

Jusqu’à preuve du contraire : le « hasard » ne déstabilise JAMAIS (ou alors très rarement) l’Empire, mais bien les pauvres. Que chacun se fasse son opinion, la « vérité vraie » personne ne l’a … pas même TF1.

 

 

Le projet HAARP sur I-Télé


 

 

La machine à tremblement de terre


 

 

 

Et pour donner du grain à moudre aux « vilains conspirationnistes » qui ont du mal à accepter les grilles de lecture des médias traditionnels, voici ce qui s’est passé d’un point de vue géopolitique – et qui n’a pas été particulièrement relayé –, après le dernier Tsunami.

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Cliquez sur l’image pour comprendre l’enjeu plus global qui se situe derrière le détroit de Malacca.

  

 

Devant l’ampleur du mensonge, et la grossièreté du travail de ceux qu’on appelle « journalistes » ; les seuls qui appuient les théories alternatives (qu’on peut appeler « théories du complot ») sont les mass-médias eux-mêmes !

 

S’ils (les journaleux) faisaient un vrai travail d’information, non dépendant du pouvoir et de l’idéologie dominante en place, certains se poseraient moins de questions, et ne tomberaient pas sur des choses relevant de la science-fiction. Des choses qui existent néanmoins.

Rien n’est sous entendu par rapport au séisme qui s’est produit à Haïti, encore une fois c’est impossible à prouver ; mais qu’on sache que les rumeurs ou « psychoses » du net ne naissent pas de n’importe où.

 

Photo HAARP

HAARP womd

 

 

[1] http://www.primitivi.org/spip.php?article194

[2] http://news.blog.lemonde.fr/2010/01/21/naomi-klein-met-en-garde-contre-lapplication-dun-capitalisme-du-desastre-a-haiti/

[3] http://www.primitivi.org/spip.php?article198

[4] http://www.mecanopolis.org/?p=12590

[5] http://www.mecanopolis.org/?p=12802&type=1

 

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 01:35

INTERVIEW DE MOHAMED HASSAN

PAR GREGOIRE LALIEU & MICHEL COLLON

 
Un pantalon prend feu dans un avion près de Détroit et des missiles pleuvent au Yémen : l’effet papillon ? Pour Mohamed Hassan, la menace terroriste n’est qu’un prétexte. Dans ce nouveau chapitre de notre série « Comprendre le monde musulman », notre spécialiste nous explique le véritable enjeu du Yémen : combattre la démocratie dans le Golfe pour garder le contrôle du pétrole.

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Depuis l’attentat manqué de l’avion Amsterdam-Détroit, le Yémen fait la une des journaux : c’est là que le jeune terroriste nigérian aurait été entraîné. Comment ce pays, allié des Etats-Unis, serait-il devenu un refuge pour Al-Qaïda ?

 

Tout d’abord, nous devons observer ce phénomène qui se répète : chaque fois qu’un régime soutenu par Washington est menacé, des terroristes apparaissent. Dans le cas de pays musulmans, ça tombe sur Al-Qaïda. Ce groupe terroriste fantôme apparaît partout où des mouvements nationalistes ou anti-impérialistes ébranlent des gouvernements marionnettes soutenus par les Etats-Unis. C’est ce qui se passe aujourd’hui au Yémen. Ce pays est dirigé par un régime corrompu allié de Washington. Mais il est menacé par des mouvements de résistance. 

Et voilà qu’apparaît ce jeune Nigérian qui embarque avec des explosifs dans un avion à destination de Détroit. Ca n’a pas de sens. Ce présumé terroriste était placé sur des listes de surveillance depuis que son père avait prévenu les autorités américaines.

 

De plus, les Etats-Unis disposent d’importants dispositifs de sécurité et de matériel de pointe : avec leurs satellites, ils pourraient dire si vous mangez un sandwich au thon ou au poulet !

 

Cette histoire de terrorisme ressemble à une popote interne qui montre que la situation du Yémen échappe aux Etats-Unis et que leurs intérêts sont en danger.

 

 

Pourquoi le Yémen est-il devenu si important aux yeux de Washington ?

 

Le président du Yémen, Ali Abdullah Saleh, est au pouvoir depuis trente ans. Son régime est corrompu, mais aligné sur la politique des Etats-Unis. Un groupe de résistants dans le nord du pays et des séparatistes dans le sud menacent la stabilité du gouvernement. Si un mouvement révolutionnaire renverse Saleh, cela pourrait avoir un impact dans toute la région et encourager les résistants qui luttent dans les Etats pro-impérialistes de la région. Particulièrement contre le régime féodal d’Arabie Saoudite. 

D’ailleurs, lorsque les combats avec les résistants du nord ont éclaté au Yémen, la Ligue Arabe, dirigée par l’Egypte, a immédiatement condamné les rebelles et apporté son soutien au gouvernement yéménite.

 

J’attends encore que cette même Ligue condamne les agressions d’Israël contre le Liban et la bande de Gaza.

 

Le conseil de coopération du Golfe, une organisation dévouée aux intérêts occidentaux, regroupant certains pays producteurs de pétrole, a également condamné les résistants du Yémen. Pour les Etats-Unis, qui sont en pleine récession, leur colonie saoudienne ne peut être menacée par des mouvements de résistance. L’Arabie Saoudite fournit en effet une part importante de pétrole à Washington et constitue un précieux allié dans le Golfe. Si la région devenait instable, cela aurait de graves conséquences économiques pour les Etats-Unis.   

 

 

Qui sont ces résistants au nord du pays ? Quelles sont leurs revendications ?

 

Dans le nord du pays, le gouvernement affronte depuis plusieurs années la résistance armée des Houtis qui tirent leur nom du fondateur de ce mouvement, Hussein Al-Houti. Ce dernier est mort au combat il y a quatre ans et son frère a pris la relève. Tout comme la majorité des Yéménites au nord, les Houtis sont zaydites. L’islam est divisé en plusieurs courants tels que le sunnisme ou le chiisme. Ces courants se déploient à leur tour en différentes branches, le zaydisme étant une branche du chiisme. 

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Le président Saleh est lui-même zaydite, mais les Houtis ne reconnaissent pas son autorité. Le fait est que le Yémen est un pays très pauvre : son économie repose essentiellement sur une agriculture en déclin, quelques rentes pétrolières, un peu de pêche ainsi que l’aide international et l’argent envoyé par les travailleurs expatriés.

 

Et avec tout cela, seule une poignée de personnes dans l’entourage du président profite des quelques richesses du pays alors que la population devient de plus en plus pauvre.

 

La majorité des Yéménites ont moins de trente ans mais aucune perspective pour le futur : le chômage atteignait 40% en 2009. Les Houtis ont donc interpellé le gouvernement sur le sous-développement de la région, le manque d’eau et les problèmes d’infrastructures. Mais le président Saleh n’a pas répondu à leurs appels. Depuis, les Houtis ont entamé une lute armée. Leur bastion est la ville de Saada. Ce qui est très symbolique : c’est dans cette ville que s’installa il y a plus de dix siècles le fondateur du zaydisme yéménite.

 

 

Les combats près de Saada font rage. On dénombre plusieurs milliers de réfugiés et le gouvernement accuse l’Iran de soutenir les rebelles…

 

Cette accusation est fausse. L’Iran est à majorité chiite, mais les zaydites du Yémen, par leur manière de prier et bien d’autres choses encore, sont en réalité plus proches des sunnites

Si la résistance houtiste a suffisamment d’armes pour continuer le combat pendant les dix prochaines années, c’est parce qu’elle bénéficie de l’aide d’une partie de l’armée yéménite. En effet, beaucoup de soldats et d’officiers sont zaydites eux aussi. Les combats dans la région ont déjà fait plus de 150.000 réfugiés et les militaires zaydites voient que leurs frères souffrent. Certains rejoignent même la résistance. 

Le président Saleh doit donc mobiliser des sunnites opportunistes au sein de l’armée pour combattre la résistance dans le Nord. Ce qui n’est pas sans conséquence : ce président zaydite, qui a déjà usé de ses convictions religieuses pour mobiliser la population et l’armée, fait aujourd’hui appel à des sunnites pour combattre d’autres zaydites.

 

Saleh est en train de perdre tout le soutient qui lui restait au nord du pays.

  yemen saleh



Et le Sud demande la sécession ! Le président yéménite semble vraiment en mauvaise posture…

 

L’histoire du Yémen est essentielle pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui. Le pays dans sa configuration actuelle est né de la fusion en 1990 de la République démocratique populaire du Yémen au Sud et de la République arabe du Yémen au Nord. Ces deux Etats ont eu des parcours différents… 

La création du Nord remonte à plus de dix siècles avec l’arrivée des zaydites à Saada. Mais, en 1962, une révolution éclate pour renverser le régime féodal et installer une république. Nasser, le président égyptien défenseur de l’indépendance arabe, soutient le mouvement révolutionnaire. De leur côté, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Arabie Saoudite et le chah d’Iran envoient des mercenaires pour secourir les éléments réactionnaires de l’ancien régime féodal et affaiblir Nasser. Le conflit débouche sur une guerre horrible où plus de dix mille soldats égyptiens perdent la vie.  

Finalement, le gouvernement républicain n’est pas renversé, mais sort très affaibli du conflit. Il n’a pas les moyens d’amorcer une révolution culturelle, de démocratiser complètement le pays, ni de l’industrialiser. Bien que l’imam-roi qui dirigeait le pays se soit enfui en Arabie Saoudite, une grande partie du Yémen du Nord reste à l’état féodal.

 

 

Et au Sud ?

 

Le Yémen du Sud a eu un parcours différent. Il a été colonisé par les Britanniques pour bloquer l’expansion des Français qui s’étaient emparés de Djibouti et des Russes qui s’étendaient jusqu’à l’Asie centrale. Mais il s’agissait aussi de maintenir la domination britannique dans le Golfe arabe et sur le passage stratégique du détroit d’Hormuz.  

C’est la Grande-Bretagne qui a construit la ville portuaire d’Aden au Yémen du Sud. Cette ville est devenue très importante pour l’empire britannique. On pourrait dire que c’était le Hong-Kong ou le Macao de l’époque. Beaucoup d’étrangers ont également été envoyés dans la région.  

Voici quelle était la pyramide sociale dans cette société coloniale : au sommet, trônaient les colons britanniques ; venaient ensuite des communautés somaliennes et indiennes qui constituaient une sorte de tampon avec la dernière classe, les Yéménites. C’était une stratégie classique des colons britanniques : utiliser un groupe d’individus contre un autre pour se préserver eux-mêmes.  

Ce faisant, toutes les personnes que la Grande-Bretagne jugeait dangereuses dans sa colonie indienne - comme les nationalistes ou les communistes - étaient envoyées en exil à Aden.

 

 

Comme nous l’avons vu pour la Somalie, ces prisonniers politiques vont influencer le cours de l’Histoire dans la région ?

 

Tout à fait. Des mouvements indépendantistes font fuir les colons britanniques en 1967 et la République démocratique populaire du Yémen voit le jour deux ans plus tard. Elle est gouvernée par le Parti socialiste yéménite : une coalition des divers éléments progressistes hérités en partie des prisonniers d’Aden. On y trouve des communistes, des nationalistes, des libéraux, des baasistes venant de Syrie ou d’Irak… Tous ces acteurs se trouvent réunis sous la bannière du Parti socialiste.  

Le Yémen du Sud devient alors l’Etat arabe le plus progressiste de la région et connaît ses plus belles années avec une réforme agraire, l’égalité des sexes, etc. Cependant, le Parti socialiste reste composé de nombreux éléments aux origines diverses. Les communistes encadrent le parti et maintiennent une certaine cohésion mais chaque fois qu’il faut faire face à un enjeu de taille, les contradictions éclatent au grand jour.

 

A cause du manque de base industrielle et du caractère petit bourgeois de la coalition, ces contradictions débouchent sur des assassinats. Les membres s’entretuent littéralement !

 

Le parti connaîtra ainsi trois révolutions internes sanglantes. Et la dernière lui sera fatale. La plupart des cadres idéologiques qui dirigeaient le parti sont assassinés et l’aile libérale prend la tête du mouvement. C’est donc un Parti socialiste très faible qui gouverne le Yémen du Sud lorsque la réunification des deux Yémen prend effet en 1990. Bien qu’elles aient eu des parcours relativement différents, les parties Nord et Sud ont toujours inscrit l’unification du pays dans leurs agendas respectifs.

 

 

Alors, pourquoi a-t-il fallu attendre 1990 pour que le Nord et le Sud s’unissent ?

 

Au nord, l’Etat était très faible depuis la guerre. Il était dirigé par des libéraux dépourvus d’idées vraiment révolutionnaires et contrôlés par les pays du Golfe, surtout l’Arabie Saoudite. Le voisin saoudien fournissait en effet des armes et de l’argent à la classe féodale afin d’affaiblir le gouvernement central. Pour l’Arabie Saoudite, un Yémen du Nord tribalisé était plus facile à gérer. Le Sud était par contre devenu un bastion des idées progressistes. En pleine guerre froide, il était considéré comme un ennemi de la région et devait être placé en quarantaine. 

Mais en 1990, les choses avaient changé. Tout d’abord, l’Union soviétique s’était effondrée et la guerre froide était finie. De plus, le Parti socialiste yéménite ne représentait plus une grande menace. En effet, ses leaders idéologiques avaient été supprimés lors de la troisième révolution interne du parti. Pour les pays de la région et pour les intérêts stratégiques des Occidentaux, l’unification du Yémen ne présentait donc plus de gros danger. Ali Abdullah Saleh, qui était déjà président de la République Arabe du Yémen depuis 1978, prit la tête du pays. Il est encore au pouvoir aujourd’hui.

 

 

En 1990, le Yémen est le seul pays avec Cuba à s’opposer à la guerre en Irak. Vingt ans plus tard, si Castro tient toujours tête aux « Yankees », Saleh s’est pour sa part rangé aux côtés des Etats-Unis dans leur guerre contre le terrorisme. Comment expliquez-vous ce changement ?

 

L’opposition à la guerre en Irak n’était pas le fruit de la politique de Saleh, mais des membres de l’ancien Parti socialiste yéménite qui occupaient quelques postes-clé dans le nouveau gouvernement. Cependant, bien que le Parti socialiste ait toujours souhaité l’unification des deux Yémen sur une base progressiste, il était trop affaibli par ses révolutions internes pour faire passer complètement sa politique. De plus, l’Arabie Saoudite, fidèle allié des Etats-Unis, fit payer très cher au Yémen cette prise de position contre la guerre en Irak.

 

Le royaume saoudien expulsa en effet un million de travailleurs yéménites qui bénéficiaient d’un statut spécial pour travailler librement de l’autre côté de la frontière. Cela provoqua une grave crise économique au Yémen tout en envoyant un signal fort au président Saleh.

 

Ce dernier revit sa politique pour devenir graduellement la marionnette de l’impérialisme US que nous connaissons aujourd’hui.

 

 

Et les éléments progressistes du Sud l’ont laissé faire ?

 

La réunification a été une grande déception pour les dirigeants du Sud. Ils se sont lancés dans ce processus sans véritable stratégie. Et comme nous l’avons vu, le Parti socialiste était très faible. Le centre du pouvoir gravitait donc au nord autour du président Saleh. Le régime était corrompu, le renvoi des Yéménites travaillant en Arabie Saoudite avait provoqué une crise majeure et la situation économique se détériorait.  

Tous ces facteurs ont amené le Sud à demander la sécession en 1994. Les séparatistes étaient soutenus par l’Arabie Saoudite qui préférait avoir un voisin divisé et faible pour plusieurs raisons. D’abord, parce qu’elle entretenait des contradictions avec son voisin sur le tracé de la frontière : le Yémen réclamait en effet certains territoires situés en Arabie Saoudite.

 

Ensuite, parce qu’un Yémen uni avec un bon leadership pouvait apporter des problèmes aux classes féodales des pays du Golfe comme l’Arabie Saoudite.

 

Ces tensions entre Nord et Sud débouchèrent finalement sur un conflit. Le président de confession zaydite mobilisa la population du Nord et une grande frange de l’armée autour de ses convictions religieuses pour lutter contre le Sud à majorité sunnite. Les séparatistes furent vaincus, ce qui affaiblit encore plus les anciens membres du Parti socialiste au sein du gouvernement yéménite. Cette guerre a finalement offert au Nord et à Saleh l’occasion d’asseoir leur domination sur les plans militaire et politique.

 

 

Quinze ans plus tard, le Sud demande à nouveau la séparation. Pensez-vous que le président Saleh s’en sortira aussi bien cette fois ?

 

Non, évidemment. Saleh doit affronter des problèmes de toutes parts. Le Sud réclame à nouveau un partage équitable du pouvoir après que ce gouvernement corrompu ait pratiquement ramené le pays à l’état féodal. Pour les Yéménites du Sud qui ont un passé progressiste, la situation n’est pas acceptable. Mais elle ne l’est pas non plus pour les Houtis au Nord. Et dans ce cas-ci, le président Saleh ne peut plus mobiliser une grande partie de la population et de l’armée autour de ses convictions religieuses : les Houtis sont aussi des zaydites !

 

La résistance houtiste a en fait permis de mettre à nu la véritable politique de ce gouvernement comme aucun stratège n’aurait pu le faire en si peu de temps.

 

La population découvre ce qui se passe vraiment et le mécontentement gronde de plus en plus fort.

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Des manifestants anti-gouvernement réclamaient, mercredi 14 octobre 2009, l'indépendance de la région du Yémen du Sud, rattachée au Nord depuis 1990.

 

 

 

Quelles sont les raisons de la colère du peuple yéménite ?

 

Tout d’abord, la situation sociale et économique. Alors que le régime profite des richesses, le peuple devient de plus en plus pauvre. Il y a aussi le fait que le Yémen soit devenu un bastion de l’impérialisme US et que Saleh se soit rangé aux côtés de Washington dans sa guerre contre le terrorisme.

 

Les Yéménites voient ce qui se passe en Afghanistan, au Pakistan et en Irak. Pour eux, c’est une guerre contre les musulmans.

 

Barack Hussein Obama a beau avoir un nom musulman et faire tous les discours qu’il veut, il n’y a pas d’autres mots pour définir cette guerre.  

De plus, le gouvernement yéménite n’est même pas capable de protéger ses citoyens. Après les attentats du 11 septembre, certains ont été enlevés et séquestrés sans raisons. C’est arrivé à un chef religieux yéménite éminent. Alors qu’il se rendait aux Etats-Unis pour voir son fils, il a été arrêté et envoyé à Guantanamo sans motif valable. Après six années de détention, il a finalement été relâché. Mais il est décédé trois semaines plus tard, car sa détention l’avait rendu malade. Cette guerre contre le terrorisme ne fait vraiment pas l’unanimité au sein du peuple yéménite ! 

Enfin, Saleh a reconnu les frontières de l’Arabie Saoudite dans le différend qui opposait les deux pays. Il a aussi autorisé les bombardiers saoudiens à pilonner la région où sont établis les rebelles houtistes. Pour les Yéménites, cette situation est inacceptable. Saleh est sur un siège éjectable.

 

C’est pourquoi il a besoin du soutien des Etats-Unis qui agitent l’épouvantail d’Al-Qaïda afin de pouvoir agir librement dans le pays.

 

 

Après l’Afghanistan et l’Irak, le Yémen va-t-il donc devenir le troisième front des Etats-Unis ?

 

Je pense que ça l’est déjà. L’armée américaine a déjà envoyé des missiles et des troupes spéciales sur place. Elle fournit également beaucoup de matériel au Yémen, mais une bonne partie de ce dernier passe aux mains des résistants à cause des liens qu’ils entretiennent avec les zaydites de l’armée yéménite ! Cela fait six mois que Saleh a lancé une offensive de taille contre les Houtis. Il a également fait appel aux renforts des armées saoudiennes et US.  

Je ne serais pas étonné qu’Israël rejoigne prochainement la partie. Mais malgré tout, ils ne parviennent pas à bout de la résistance houtiste. Cette dernière est logée dans une région montagneuse, comme les talibans. On sait toute la difficulté qu’il y a à combattre des rebelles sur ce terrain. De plus, les Houtis disposent d’assez d’armes pour combattre encore longtemps. 

 

 

Un nouvel échec en vue pour les Etats-Unis ?

 

L’histoire semble se répéter pour les Etats-Unis. Ce pays a beau être aujourd’hui dirigé par un ancien musulman, sa politique n’a pas changé. Le discours d’Obama peut d’ailleurs être très semblable à celui de Georges W. Bush : il promet de traquer les terroristes où qu’ils soient. Washington agite l’épouvantail d’Al-Qaïda pour combattre des rebelles tapis dans les montagnes du Yémen ?

 

Bush a fait la même chose il y a plus de huit ans avec l’Afghanistan et cette guerre n’est toujours pas finie.

 

La question est de savoir combien de temps cela va-t-il encore durer. L’historien Paul Kennedy a relevé que le décalage entre la base économique et l’expansion militaire était l’un des principaux facteurs de déclin des grands empires. Si l’économie d’une grande puissance est en perte de vitesse, mais que ses dépenses militaires augmentent, cette grande puissance est condamnée à sombrer et à devenir très faible.  

C’est la situation des Etats-Unis aujourd’hui.

 

Source : Michel Collon.info

 

hassan_mohamed.jpgMohamed Hassan est un spécialiste de la géopolitique et du monde arabe. Né à Addis Abeba (Ethiopie), il a participé aux mouvements d’étudiants dans la cadre de la révolution socialiste de 1974 dans son pays. Il a étudié les sciences politiques en Egypte avant de se spécialiser dans l’administration publique à Bruxelles. Diplomate pour son pays d’origine dans les années 90, il a travaillé à Washington, Pékin et Bruxelles. Co-auteur de L’Irak sous l’occupation (EPO, 2003), il a aussi participé à des ouvrages sur le nationalisme arabe et les mouvements islamiques, et sur le nationalisme flamand.
C’est un des meilleurs connaisseurs contemporains du monde arabe et musulman.




Eléments d'explication du conflit avec images et son

(Extraits de « Ce soit ou jamais » et « les dessous des cartes »)


 

 


Le bombardement américain au Yemen (21-24 décembre 2009)


 
Lire le compte rendu de Mecanopolis : http://www.mecanopolis.org/?p=12091




« Et ils demandèrent [à Allah] la victoire. Et tout tyran insolent fut déçu. L'Enfer est sa destination et il sera abreuvé d'une eau purulente qu'il tentera d'avaler à petites gorgées. Mais c'est à peine s'il peut l'avaler. La mort lui viendra de toutes parts, mais il ne mourra pas; et il aura un châtiment terrible. »

[Sourate 14 v15-17. Traduction relative et rapprochée du sens des versets]

 

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 04:54

Huit ans (update : dix ans) déjà que les tours jumelles se sont effondrées. Cet événement survenu en 2001 est bien entendu l’événement (politique) majeur du XXIe siècle. C’est aussi ce qui a lancé et donné un « sens » à l’investiture de Georges Bush, parti en croisade « contre le mal ».

 

Update [11.09.2011] : France 3 brise l'omerta  

 

  « Il n'y aura pas d'enquête indépendante, en tout cas pas sous Barack Obama ; le président américain a accordé l'immunité à tous ses précesseurs et veille à sanctionner tout questionnement. » (France 3)

 

 

 

 


 

 

Il est évident que le citoyen « militant » ou un minimum objectif (le « militantisme » n’est pas spécialement une condition pour être de bonne foi) peut rencontrer des difficultés à considérer le Etats-Unis comme le supposé camp du bien.

 

En vrac :
 

1) Génocide des indiens : fondation des Etats-Unis

2) Traite des noirs : pour construire le pays (et ségrégation pour bien montrer pour qui le pays a été créé)

3) Hiroshima - Nagasaki : premier pays à utiliser la bombe nucléaire sur des civils, et par la même occasion devenir la plus grande puissance mondiale du XXe siècle.

4) Invasions de l’Irak, et de l’Afghanistan pour contrôler le pétrole et s’assurer de rester la grande puissance du XXIe siècle.

 

Et le « meilleur du pire » est sans doute encore à venir … à condition de sortir du bourbier afghan !

 

On peut affirmer que sans le génocide des premiers habitants de l’Amérique, sans la traite des noirs, sans Pearl Harbour, et sans le 11 septembre, le monde n’aurait sans doute pas été pareil.

 

 

Une histoire : deux écoles

Il y a deux façons de voir les choses : la première est de se dire que Pearl Harbour fut, dans le malheur, une occasion et une coïncidence exceptionnelle pour les Etats-Unis afin de pouvoir entrer en guerre. Il en est de même pour le 11 septembre 2001*.

La seconde est de se dire qu’il est concevable que des personnes (« un empire ») qui avaient – de manière irréfutable – tout intérêt à ce que ces événements se produisent, auraient pu contribuer à « faciliter » voire à « organiser » de telles tragédies. Les guillemets sont des précautions d’usage.

 

* Je me souviens lors des premiers débats télévisés qui ont suivi la chute des tours qu’un « intellectuel » (je ne sais plus qui) « membre de l’intelligentia française » avait déclaré : « en dépit de la tragédie, cet événement est une chance extraordinaire pour les Etats-Unis de développer de nouvelles bases militaires en Afghanistan ». A ce moment là il n’y avait pas encore des « illuminés » pour parler de « théorie du complot ».

 

On peut donc résumer le débat entre les « partisans » de la théorie de « la chance » ou de la bonne providence qui sourit aux impérialistes et les « illuminés adeptes de théories complotistes ».

 

J’ai résumé la chose de façon très caricaturale parce que malheureusement, les « adeptes de la bonne providence impérialiste » – qui s’autoproclament faire partie du camp de la raison et du bon sens absolu – ne permettent pas de débattre « à la régulière » : si vous êtes partisans de la théorie du complot, vous êtes par définition un intégriste qui a la haine de l’occident et de ses valeurs.

Ca me paraît un peu court, surtout lorsque l’on revendique avoir le bagage pour débattre avec n’importe quel énarque ou autre rhétoricien. C’est étrange que le débat est refusé face à des supposés illuminés sans arguments.

Soit, chacun pourra comprendre les choses à sa façon.

 

 

« La puce à l’oreille »

Deux américains sur trois pensent qu’il y a « quelque chose de louche » derrière les « attentats » du 11 septembre. Et un américain sur trois croit que c’est Bush lui-même qui est derrière tout cela.*

 

* Cela a été dit au journal de la télévision suisse romande du 11.09.09 (vu via TV5 Monde)

 

Personnellement je m’en fous de savoir qui a organisé tout ça (ni comment). Je ne fais pas partie de ceux qui croient de manière aveugle à « la bonne providence qui sourit aux impérialistes ». Je pense en effet qu’il y a des choses troublantes, et je pense aussi que tous ceux qui pensent qu’il y a des choses « troublantes » ne sont pas tous que des « illuminés » fans de théories complotistes.

Deux choses m’ont particulièrement marquées dans les tout premiers journaux qui ont suivi les tragiques événements. Il s’agissait plus précisément du journal de Claire Chazal sur TF1 :

 

« On nous signale qu’on a retrouvé à proximité de la zone de choc, un passeport d’un des pilotes présumés. Tandis qu’un manuel de pilotage en langue arabe (sic !) a été retrouvé dans une voiture proche des deux tours »

 

On ne parlait pas de théories du complot 24h après les événements, mais là j’ai senti que quelque chose se passait. J’avais aussi l’impression que la journaliste (présente sur les écrans « depuis que je suis tout petit ») fut un peu mal à l’aise. Comme si elle se rendait compte qu’elle venait de lire – sans réfléchir – une absurdité incommensurable sur le prompteur, qui devait sans doute défiler un peu trop vite …

On ne va pas revenir sur les boites noires qu’on n’a pas retrouvées (par contre le passeport « on l’a ») ni sur le fait qu’un manuel de pilotage en langue arabe est quelque chose qui n’existe tout simplement pas ! Quand bien même, proportionnellement au manuel d’une machine à laver, le volume d’un « manuel de pilotage » d’un 737 ne rentre pas dans une voiture.

Ma conclusion est que ce monde a changé dès les heures qui ont suivi : les images sont passées en boucle au milieu des débats (dans le coin supérieur droit – ou gauche – de nos écrans de télévisions, et ce, sur toutes les chaînes !). Le programme était lancé : la guerre contre le terrorisme !

Est-ce vraiment al Qaïda qui a organisé ces attentats ? Personne ne peut le certifier (pas même les « partisans de la bonne providence »). En attendant, l’Empire US est en Afghanistan, en Irak (sur base d’un mensonge clairement admit par la Maison Blanche elle-même !) et encercle actuellement l’Iran.



Pour croire en en une éventuelle « théorie du complot », il suffit de se positionner sur une question :

 

« Est-ce que l’administration Bush fut capable de mentir ? »

 

Je laisse à chacun le soin d’envisager (ou pas) cette éventualité.

Il est à noter que cette possibilité fut totalement réfutée via un documentaire diffusé sur Arte (présenté par l’inimitable Alexandre Adler). Retrouvez un excellent travail d’analyse des méthodes de propagande des néoconservateurs français en cliquant ici.

 

 

La revanche des « illuminés conspirationnistes »

Certes il y eu le livre de Thierry Meyssan, « l’effroyable imposture » paru assez rapidement après les « attentats ». Thierry Meyssan fut un des premiers (si pas le premier) à affirmer qu’aucun avion ne s’est écrasé sur le Pentagone. Il avance notamment pour « preuves » le fait qu’on n’ait jamais retrouvé de débris d’avion (un argument qui mérite d’être évoqué), ou encore que le trou dans le Pentagone qui fut plus petit que l’envergure des ailes.

Il s’agirait donc du premier avion de l’histoire qui ait littéralement fondu, peut-être même déjà avant l’impact ; à moins que – comme le suggère l’humoriste Bigard – l’avion ait « refermé ses ailes » avant de plonger dans « le petit trou » … pour ensuite disparaître.


 

 

Huit (update : dix) ans plus tard, cela reste troublant.

Avec l’avènement de Youtube (en 2003) suivi de Dailymotion (en 2005), la « théorie du complot » a fait son chemin. Certes, ça ne change pas grand-chose puisque nous sommes –avec les guerres en Irak (malgré un véto de l’ONU !) et en Afghanistan – devant le fait accompli. Mais quand même, ces supports ont ouvert (peut-être) « une nouvelle ère de résistance ». Je suis loin de penser qu’une révolution est en marche (le travail de propagande médiatique est plus puissant que jamais), par contre il y a de la matière pour ouvrir de nouveaux débats et – pourquoi pas – envisager des alternatives (ou commencer à réfléchir) face aux politiques impérialistes.

Penser par soi-même et ne pas croire aveuglément ce que les médias (qui ont affiché leur camp) nous disent est le début de la liberté individuelle. Il s’agit de débrancher le « pilotage automatique » de notre cerveau. Une fois qu’on a tout analysé minutieusement, on peut enfin prendre position. Les railleries des néoconservateurs qui défendent la thèse officielle ne sont pas un argument en soi. C’est un point de vue très manichéen, très américain.

Je conclus cet article par d’excellentes vidéos qui ne font finalement que poser des questions. Je le redis : on ne va pas refaire l’histoire. Par contre il y a des sujets dont la personne en recherche de vérité aurait apprécié autre chose que des sarcasmes de « l’intelligentia ».

 

 

Bigard, encore un qui fait l’con !

Jean-Marie Bigard a un jour eu l’indélicatesse de dire à la télévision qu’il y a des choses « bizarres » derrière le 11 septembre. Du jour au lendemain, Bigard est presque devenu un paria ! Après neuf mois de silence, Bigard revient sur son « délit d’opinion ».

 

Note : le mec il s’en fout ; il a déjà rempli le stade de France !

 

Jean-Marie Bigard revient sur sa déclaration « malheureuse » au Grand Journal

 

 

La revanche de Bigard sur Youtube/Dailymotion : via une série de 11 épisodes, Bigard nous fait part des aspects « troublants » de la version officielle, dans un style qui lui appartient. Les néocons disent qu’il « s’enfonce », personnellement je vois d’autres personnes s’enfoncer. Cela dit, ça m’a bien fait rire ; derrière l’humour, les questions qu’ils posent sont excellentes.

Introduction : je ne nie pas le 11 septembre

 

 

 Conférence de presse

 

 

« J’avais un plan en trois étapes : 1) J’appelle à voter Sarkozy et là je me mets tous les gens de gauche à dos. 2) J’accepte l’invitation à accompagner la délégation française pour aller voir le pape au Vatican, et là je me mets tous ceux de droite (qui n’ont pas été invités) à dos 3) L’apothéose : le 9 septembre dernier (2008), je tiens des propos un peu « anti-américains » et là je me mets le président à dos … C’est pas un plan de carrière ça ? »

 

Voir les 11 vidéos de la série sur cette page

 


Conférence de l'américain David Ray Griffin « Myth and reality »

David Ray Griffin, né en 1939, est un professeur retraité de philosophie de la religion et de théologie de l'Université de Claremont (États-Unis), spécialiste de la
théologie du Process.

Il a soulevé une vive polémique en consacrant en 2004 un ouvrage, Le Nouveau Pearl Harbor, à la théorie présentant les attentats du 11 septembre 2001 comme le fruit d'un complot intérieur, reprenant et discutant notamment les livres de
Nafeez Mosaddeq Ahmed et Paul Thompson. Selon lui, les explications alternatives offrent une rigueur et une qualité logique bien supérieure aux explications du gouvernement.

 

 




Démolition contrôlée ?

 


 

 La chute de la tour numéro 7 annoncée 20 minutes avant sa chute par CNN et la BBC ! 

 

 

 










Voir l'article sur Agoravox, c'est assez troublant ...



Les billets de 5, 20, et 100$ ; du nectar pour « conspirationnistes » !





La collection complète avec les billets de 10 $ et de 50 $.
La vidéo est en anglais, mais il suffit de regarder les images.

Note : Je reste « sceptique » sur le pliage « Obama », par contre le reste est « troublant » …

 



La réfutation des médias « officiels »

Est-ce que « les petits rigolos » qui font des vidéos « à tendance conspirationnistes » n’ont pas été réfutés ? Bien sûr que oui ! Je vous laisse juger comment ceux qu’on veut faire passer pour des « ados attardés, journalistes en herbe », ont mis à jour les méthodes douteuses utilisées par Stéphane Malterre et son reportage diffusé sur Canal Plus (diffusé également sur la RTBF).

Cette excellente mise au point montre de manière très pertinente, qui manipule qui ; car là est toute la question en fait …

 

11 Septembre : Un Jeudi Noir de l'Information, un documentaire-réponse de 911

En avril 2008, Canal+ diffusait un reportage de M. Stéphane Malterre dans le cadre de l'émission Jeudi Investigation, sur le thème « Rumeur, intox : les nouvelles guerres de l’info ». Nous avions alors publié cette réponse sur notre site : Quand un reportage sur la désinformation sombre dans … la désinformation !

Les mois suivants ce reportage, nous avons remarqué avec une certaine incrédulité que ce très mauvais travail était très régulièrement mentionné par des journalistes, qui l’utilisaient pour masquer leur paresse intellectuelle et cautionner leurs préjugés sur ce sujet ô combien difficile. C’est ainsi qu’un grand nombre de contre-vérités présentées dans ce film étaient répétées par les confrères de M. Malterre.

Le film que nous vous proposons est une analyse et un décryptage du travail malhonnête de propagande et de diabolisation que Stéphane Malterre a réalisé avec un certain talent... Alors même qu'il s’apprête à récidiver !

 

 

 

Pour ceux qui n’ont pas vu Loose Change (final cut)

 



« Plus un mensonge est gros, et mieux il passe. Répétez un mensonge assez fort et assez longtemps et les gens le croiront»

- Goebbels, bras droit d’Hitler -

 

Ou encore du même auteur :

 

« Répétez un mensonge mille fois, il restera un mensonge ; répétez dix mille fois, il deviendra une vérité » 

 

Aujourd'hui, si Bush venait à déclarer : « c’est moi (et mes amis) qui a tout organisé, les démolitions contrôlées, tout … », PERSONNE ne le croira ! On dirait de lui qu’il est devenu dément …

 

La théorie de la répétition continue du mensonge fonctionne au point que le menteur finira lui-même par croire à son propre mensonge, jusqu’à le reconnaître comme vérité ! La preuve avec entre autres les journalistes, les politiques, « l’intelligentia », convaincus que la version officielle tient la route, se raillant – de surcroît – de toute autre théorie. Ces gens sont sincères, je n’en doute pas. Par contre certains ont depuis longtemps perdu le sens du discernement.

 

« Ils ont certes comploté. Or leur complot est (inscrit) auprès de Dieu même si leur complot était assez puissant pour faire disparaître les montagnes »

[Sourate 14 v46. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]

 


Pour voir d’autres vidéos sur la réfutation des « attentats » du 11 septembre, visitez www.reopen911.info  

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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 02:27

Il est facile de parler de pensée unique, du manque de discernement d’une grande partie de la population par rapport aux événements divers. Pour faire passer des messages, les médias utilisent des techniques de communication que l'individu lambda ne peut percevoir. C'est un peu pour cela que ce qu'on appelle « les médias traditionnels » restent crédibles auprès de la majeure partie de la population. Tout est tellement bien ficelé qu'ils ne peuvent se tromper !

Et puis surtout « on est dans le camp des gentils » ; pourquoi vouloir bouleverser un establishment dans lequel nous sommes sous le protectorat des puissants impérialistes ?

 



Qu’on se le dise, le combat n’est pas équitable !

D’un côté, nous avons des ultra-sionistes atlantistes, philosophes (autoproclamés), écrivains, maniant le verbe, maîtres dans l’art de la rhétorique – et même plus – dans l’art de la manipulation, usant de sophisme sans relâche.

De l’autre côté vous avez le peuple, celui qui vit et qui travaille dans le monde réel, celui qui rame à joindre les deux bouts, celui qu’on gave d’Arthur, de Dechavanne, de Nagui, de Secret Story, de Star Academy, … et du journal de Pujadas !

Certes, les gens sont responsables ; tout le monde a son libre arbitre, son échelle de valeur, et sa propre raison, mais cela reste absolument inéquitable. Ca me rappelle cette citation du personnage Morpheus dans le film Matrix :
« pour comprendre la matrice tu vas devoir l’explorer ».

« Comme dans le film »,  les gens courent beaucoup moins de risques à rester endormis – disons-le – dans leur état de servitude. De la science fiction au monde réel, « se réveiller » c’est tout simplement prendre du recul et retrouver un sens à sa vie. Mais avant d’éventuellement trouver un (vrai) sens à sa vie, il est impératif de comprendre où on est, quel est le contexte, quels sont les enjeux, et qu’est-ce qu’on attend de moi.

 

Tout le monde, dans nos sociétés « démocrates » nous vend ces concepts de liberté, principalement à travers la consommation, alors que la vraie liberté, c’est d’abord penser et réfléchir par soi-même !

 

Heureusement que des gens avisés ont l’œil, et aussi le talent, pour nous montrer les plus belles propagandes par les propagandistes les plus doués de l’espace francophone.

 

 

Le Cercle de l'Oratoire

Source : Sity.net

 

Le « Cercle de l'Oratoire » est un think tank français atlantiste et néoconservateur fondé en 2001, à la suite des attentats du 11 septembre. Il se réunit dans une salle du temple protestant de la rue de l'Oratoire à Paris, d'où son nom.

Proche du PNAC (Project for a New American Century, le think tank néo-conservateur dont étaient issus les principaux membres de l'administration Bush), son but est de défendre la politique américaine auprès de l'opinion publique, le plus grand danger selon eux étant l'islamisme qu'ils qualifient « d'islamo-fascisme » ou de « fascisme vert ». 

Le Cercle de l'Oratoire a bien entendu soutenu l'invasion de l'Irak, et il assimile clairement l'anti-sionisme à de l'antisémitisme.

Depuis 2006, il publie une revue intitulée « le meilleur des mondes » (éditée par les éditions Denoël).

 

Ses principaux membres sont :

- Michel Taubmann, directeur du service Info d'Arte-Paris

- Florence Taubmann, vice-présidente d'«Amitié judéo-chrétienne»

- Bernard Kouchner, ministre de gauche puis de droite, fondateur de Médecins du Monde

- Philippe Val, directeur de Charlie Hebdo, récemment nommé directeur de France Inter

- André Glucksmann, philosophe et essayiste

- Pascal Bruckner, essayiste

- Romain Goupil, cinéaste

- Olivier Rolin, écrivain

- Marc Weitzmann, écrivain

- Antoine Vitkine, journaliste pour Arte

- Élisabeth Schemla, fondatrice du site proche-orient.info

- Jean-Luc Mouton, directeur de l'hebdomadaire protestant Réforme

- Thérèse Delpech, directrice des affaires stratégiques au Commissariat à l'énergie atomique

- Antoine Basbous, directeur de l'Observatoire des pays arabes

- Frédéric Encel, géopoliticien, spécialiste du Proche-Orient

- Cécilia Gabizon, journaliste, spécialiste des questions de l'islam au Figaro

- Mohammed Abdi, secrétaire général de l'association "Ni Putes Ni Soumises"

- Jacky Mamou, ex-président de Médecins du Monde


NDGM – Vous remarquerez encore une fois la grande diversité ethnique, d’une « commission » aux desseins plus que particuliers.

 

D'autres personnalités n'en sont pas membres mais en sont néanmoins proches en soutenant des pétitions ou des meetings organisés par le Cercle de l'Oratoire. On peut citer notamment Bernard-Henri Lévy, Alexandre Adler, Guy Sorman, et Alain Finkielkraut.

Comme on le voit, le « Cercle » est constitué d'habitués des plateaux TV et du rayon politique/actualité des librairies.

 

Toujours là lorsqu'il s'agit de dire au « public » ce qu'il doit penser, tout particulièrement lorsqu'il s'agit des Etats-Unis, d'Israël, de l'Islam et du Proche-Orient en général ...

 

On doit notamment aux gens du « Cercle » la diffusion sur Arte* d'un pur documentaire de propagande contre ceux qui osent mettent en doute la thèse officielle du 11 septembre. 

* NDGM - Dont le président du conseil de surveillance n’est autre que Bernard-Henry Levy.

 

On y retrouve l'inévitable Alexandre Adler, ainsi que Philippe Val dans le débat qui avait suivi la diffusion ...

 

Voici un démontage point par point des méthodes de désinformation utilisées dans ce documentaire :

 

Ce travail remarquable est à voir absolument ! Il rappelle les travaux d’analyse de documents qu’on ait pu être amené à faire au cours de notre parcours scolaire.

Ici, l’intérêt est tout particulier car il s’agit de quelque chose qui se passe maintenant, et sous nos yeux !

 

 

Analyse de la propagande des néo-conservateurs français




Deuxième partie



Source : sity.net



Je souhaite ardemment que ce travail montre aux générations futures comment ce plan de domination machiavélique mis en place par « l’axe du mal » (celui qui tue et non pas celui qui se fait tuer et piller) aura été réduit en cendres par « un détail » qui leur avait échappé. C’est précisément pour hâter ce détail que nous devons faire ce travail sur nous-mêmes.

 

Rechercher « la vérité » n’est pas tout : il incombe aux gens doués de raison de ne pas se jeter dans la gueule du fauve alors que celui-ci est plus affamé que jamais !

 

Si nous aimons trop ce bas-monde et ses parures – c'est-à-dire : l’os qu’on nous donne  ronger en attendant notre « mise à mort » –, nous sommes condamnés à servir jusqu’à la fin ceux qui ont instauré la rhétorique suivante : « si un esclave ne sait pas qu’il est esclave ; est-il réellement esclave ? ».

Aujourd’hui, le comble de notre malheur est de voir des esclaves qui savent qu’ils sont des esclaves, mais qui préfèrent le rester par « sécurité » ! A moins que ce ne soit par peur du monde réel ? Quoiqu’il en soit, le monde réel est celui que nous créons pour nous-mêmes !

Le reste n’est qu’un monde virtuel fabriqué par les pires scélérats de l’histoire de notre monde. A bon entendeur …

 

« Ceux qui ont vécu avant eux, certes, ont comploté, mais Allah attaqua les bases mêmes de leur bâtisse. Le toit s'écroula au-dessus d'eux et le châtiment les surprit d'où ils ne l'avaient pas senti. »

[Sourate 16 v26. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]




Bonus : de l’alunissage à la haine de l’Islam

A priori il n’y a aucun rapport entre la mission Apollo et le message de Mohammed (paix et bénédiction sur lui), c’était sans compter sur les glissements sémantiques improbables d’un spécialiste en la matière : le cynique et arrogant, Alexandre Adler.

Alunissage, documentaire, farce, Mohammed (paix et bénédiction sur lui), air du temps, 11 septembre, terroriste, islamiste, al Qaïda. C’est tellement grossier, et pourtant ce monsieur – pardon, cette racaille – à une carte « entrée libre » sur toutes les chaînes et tous les plateaux télés.

 

S’il existe une arme de destruction massive aujourd’hui, c’est bien la télévision !

 

Je pense sincèrement que dire « faites attention à ce qu’on vous dit à la télé » est tellement insuffisant face à la perfidie des auteurs de manipulations répétées et continues C’est sans doute tellement rassurant de faire partie du supposé « axe du bien ». Si vous avez la chance de tomber sur cet article, et plus précisément sur ces excellentes vidéos. Nul doute qu'à l'avenir votre oeil sera plus avisé ... c'est du moins à espérer !

Il me plait de répéter l'adage suivant : « va vers la vérité, et la vérité viendra à toi ». Je vous invite donc à méditer sur ces analyses, car à l'avenir il n'y aura pas toujours quelqu'un pour nous donner un autre angle de vue. A nous ensuite de développer ce « réflexe » ; ceci afin d'être plus vigilents la prochaine fois que nous prendrons à nouveau « le risque » d'allumer la télévision ...

 

 

Analyse de propagande : opération lune (A. Adler)




« Ainsi, Nous avons placé dans chaque cité de grands criminels qui y ourdissent des complots. Mais ils ne complotent que contre eux-mêmes et ils n'en sont pas conscients »

[Sourate 6 v123. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]



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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 21:30

J’ai du mal à comprendre tous ces gens qui se rebellent littéralement contre le système. Que veulent-ils exactement ? Retourner à des temps obscurs et primitifs ?


Nous vivons sans aucun doute dans la meilleure époque de l’histoire de l’humanité ; je ne parle pas seulement des progrès technologiques ainsi que de l'avancée de la médecine. Mais bien d'une société démocrate, humaniste, libre et en paix ! Certes tout n'est pas parfait même si nous ne sommes pas loin de la société idéale. Nous avons encore pas mal de défi à relever comme par exemple, vaincre ces terribles fléaux que sont le cancer et le SIDA. Je suis convaincu que si tout le monde était un peu plus solidaire et évitait de tirer la couverture à soi, il y aurait sans doute moyen de combattre ces maux encore plus efficacement.

C’est pour cela que la recherche est importante : c’est un devoir POUR TOUT CITOYEN de faire des dons au sidaction ! Je serais d’ailleurs favorable à une loi pour qu’une participation collective soit prélevée obligatoirement. Il en va de l’avenir de nos jeunes !



 

 

Ne nous trompons pas de combat !

C’est terrible de voir certains dénoncer ceci et cela alors qu’il y a de VRAIS problèmes à régler ! Pour vous montrer jusqu’où ça va : alors que la terre est en train de brûler sous nos yeux à cause de nos 4x4, on voit des petits comiques en train de remettre en cause les attentats du 11 septembre ! Certains remettent même en cause le réchauffement de la planète, c’est vous dire ! Bientôt on va même nous dire qu’on n’a pas été sur la lune ! 

Non mais franchement vous vous rendez compte ? Mon sang ne fait qu’un tour que je vois monter l’antiaméricanisme ! Réalisent-ils seulement que sans les américains nous serions tous allemands ? Dans une société fasciste qui plus est ! Une société qui aurait fait l’apologie de l’holocauste. Me concernant, ce n’est pas le monde où je rêve de vivre.

Cela ne vous fait rien peut-être ? Si c’est le cas je suppose que vous trouvez « normal » ce qu’Hitler a fait aux Juifs ? Parlons-en des Juifs ! On décompte 6 millions de Juifs qui sont morts dans les camps de concentration ; on trouve une solution qui allait arranger tout le monde (les Palestiniens en premier, je vais y revenir) et au lieu de ça, en 2009 on arrive à dire que les Israéliens sont des nazis ! C’est fou quand même ? Je rappelle quand même que nous sommes tous, citoyens européens, directement RESPONSABLES de ce qui s'est passé chez nous. Faisons attention comment nous traitons ceux dont NOUS avons fait subir les pires atrocités car demain cela pourrait très bien être nous ... 

Il est malvenu – du moins pour celui qui connait l'histoire – de parler de colonisation de la Palestine. C'est quand même un comble ! A ce que je sache, ils étaient là bien avant les Palestiniens. Il est donc très imprudent de dire que les israéliens les ont chassés. C’est d'ailleurs bien connu : la Palestine était un grand désert inhabité : « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » ; David contre Goliath (un petit bout de terre avec des Juifs persécutés autour de dictateurs arabes sanguinaires) ; alors que les Juifs étaient capables de faire pousser toutes sortes de fruits et de légumes sur une terre aride ! C’est une part du caractère « sacré » d’Israël et du digne peuple Juif qui n’a pas volé son retour.


 
Tout le monde sait ça ! Les Palestiniens également n'étaient pas contre – bien au contraire ! – l'arrivée des Juifs. Sauf le Hamas bien entendu, qui continue à jeter des missiles pour la bonne et simple raison que ces gens là ne veulent pas la paix ! Ils sont contre l’occident et ne sont animés que par leur seul aveuglement obscurantiste primitif religieux ! Les Palestiniens ont refusé tous les plans de partage, et ensuite on vient dire que c’est Israël le coupable ? Non mais faites preuve de bon sens s'il vous plaît, et cessez d'être manipulé par ces palestiniens qui savent très bien faire les malheureux ! L'effroyable imposture de Chales Enderlin est encore dans la mémoire de nous tous.

Les images ayant circulées, le mal est fait et voilà que les israéliens se font traiter de nazis ; après tout ce qu'ils ont subi c'est une honte pour le genre humain. Sarkozy a eu l'excellente idée de donner à faire –  à chaque petit français – un travail de mémoire sur chaque enfant mort dans les camps de concentration. C'est sans doute le meilleur moyen pour que personne n'oublie ce qui s'est passé. Malheureusement, l'antisémitisme latent a ralenti le projet. Comme quoi nous sommes un peu tous des enfants de la Shoah ... 

Un autre exemple de manipulation : le massacre de Gaza ! Toute personne objective serait à même de reconnaître que c’était le Hamas qui tenait sa population en otage. Israël ne voulait qu’une chose : la paix ! Quant aux terres supposées volées ; Israël à le choix : ou les laisser à l’abandon comme c’est souvent le cas, ou les récupérer afin d’en faire une terre cultivable. Certes les checkpoints rendent les accès aux terres très compliquées pour les Palestiniens, mais que voulez-vous faire ? S'il n'y avait pas des bombes humaines à retardement, il n'y aurait pas autant de checkpoints, et les Palestiniens pourraient tranquillement cultiver leurs terres. Qu'on ne vienne pas dire que cela est ENCORE la faute aux israéliens, soyons objectif s'il vous plait. 



A ceux qui pensent qu’Israël ne se conforme pas aux résolutions de l’ONU, je réponds que tant que le Hamas continuera à jeter des bombes, toutes les résolutions deviennent caduques. On ne négocie pas avec les terroristes !

 

N’en déplaise à tous ceux qui font l’apologie du terrorisme, Israël est bien la seule démocratie au Proche-Orient !

 


 


Le 11 septembre et l’Amérique 

Comment est-ce possible de croire que les américains auraient (je dis bien AURAIENT) pu massacrer leur population ? Leurs propres citoyens !  Franchement cela n’a aucun sens. Peut-être serait-il plus judicieux de croire que les Talibans et Ben Laden voulaient la paix dans le monde ! Des fois, le raisonnement de certaines personnes est effrayant … 

Quoiqu’on en dise à propos de ces attentats, il y a plus de 3000 personnes qui sont mortes ce jour là. Dire que tout cela ne fut qu’une conspiration est une insulte à la mémoire de ces personnes. On reproche à l’administration Bush d’avoir envahit l’Irak ? Non mais c’est le monde à l’envers ou quoi ? Je ne comprends plus ? Je vous mets au défi d’aller vivre dans une dictature ! Imaginez qu’un tyran découpe les petits doigts de vos enfants sous vos yeux ? Vous seriez bien content qu’un sauveur vienne vous tirer d’affaire, non ? 

Saddam était un sanguinaire c’est bien connu, et les américains avaient 1000 fois raisons d’y aller. Même Bernard Kouchner, médecin sans frontière, était pour l’intervention US en Irak ; à moins que vous vous y connaissiez mieux qu’un médecin je n’ai rien à ajouter. 

Pensez ce que vous voulez : c’est la victoire de la démocratie face à la barbarie. Et si vous n’êtes pas contents, allez vivre en Afghanistan, faites exciser vos femmes et mettez leur la Burka. Au moins vous arrêterez de nous emm… avec vos histoires de conspirations à deux sous face auxquelles même un enfant de 3 ans vous rirait au nez.

 

 

La démocratie, bientôt en Irak ?

 

 

 

La France et la grandeur retrouvée 

Sarkozy est souvent la cible des révolutionnaires (ou gauchistes) à deux sous. Sincèrement, sans Monsieur Sarkozy, où serait la France aujourd’hui alors que le monde a connu une crise sans précédent ? Posez-vous la question car c’est bien beau de le critiquer pour son côté « bling bling », mais avez-vous pensé ce qui se serait passé avec Madame Royal – que je respecte mais – qui a une moins bonne maîtrise des dossiers internationaux ; et qui est – dans l’ensemble – plutôt incompétente. 


Pour en revenir au côté « bling bling » de Sarkozy ; quand on sauve le monde (j’exagère peut-être ; en tout cas la France, oui ! il l’a sauvée c’est irréfutable !), on peut se permettre de se faire des petits plaisirs, non ? Chaque plaisir est proportionnel à sa mission. Personnellement, un voyage en Yacht alors que des usines ferment ne me choque pas plus que ça … Le président mérite bien de se détendre ; je suis sûr que s’il était stressé, la situation serait bien pire ! 

Sarkozy a travaillé dur pour être arrivé là où il est, soyez-en sûr ... et surtout, prenez-en de la graine ! Les « médailles » sont les récompenses de la vie, le fruit du travail ! Il n'est pas choquant de dire que 
celui qui n’a pas de « Rolex » à 50 ans, a – d’une façon – raté sa vie. La Rolex n’est qu’un symbole (de réussite) parmi tant d’autres. Vous n’espériez tout de même pas être assisté toute votre vie pour qu'on vous offre tout sur un plateau, et qu’ à 50 ans « vous vous la pétiez » outrageusement ? Dans la vie il faut travailler dur pour mériter ce qu’il y a de mieux ! C’est un point où Nicolas Sarkozy a été maintes fois mal compris. A moins que ce ne soit que de la mauvaise foi évidente de la part de nos nouveaux révolutionnaires ? Sarkozy l'a déjà dit : vous croyez que c'est simple d'être président vous ? Que les gens qui critiquent fassent des choses, ensuite on re parlera …

 

Jacques Séguéla vous l’explique



 

 

L’Islam est-il soluble dans la laïcité ? 

Je vous pose la question autrement : une religion qui incite à battre sa femme, de l’enfermer dans une cage (burka), et qui a pour tradition l’excision des filles, est-elle soluble dans une société civilisée et moderne ? 

L’Islam c’est le moyen-âge ! Vous rendez-vous comptez que l’Islam rejette l’homosexualité ? C’est quand même une preuve flagrante d’archaïsme : la science a prouvé que l’homosexualité était aussi normale que l’hétérosexualité, et voilà que les barbares du désert veulent nous donner des leçons ! C’est la gay pride qui choque ? Jusqu’à preuve du contraire, y participer n’est pas une obligation.

 

Par contre l’interdire c’est risquer demain qu’on vous interdise VOS libertés. Et ne me parlez pas du voile islamique car cela c’est encore autre chose …

 

Chez nous la femme est libre ! Libre de montrer ses cheveux, libre de ne pas se soumettre, libre de mettre une minijupe si ça lui plaît ! Personnellement je trouverais ça bien triste de voir une plage avec des femmes habillées. C’est peut-être le string qui choque ? Ou le monokini ?

 

Eh bien sachez que cela est le fruit d’une tradition entre gens civilisés !

 

Bien entendu, si les arabes ne peuvent pas se contrôler, sans doute vaut-il mieux qu’ils voilent leurs femmes … ce qui pose un VRAI problème : pourquoi les femmes musulmanes devraient payer pour des obsédés sexuels dont la castration chimique serait la meilleure solution ? Extrême dites-vous ? Dans ce cas prenez un aller simple pour Bora Bora, mettez la Burka à votre femme et laissez-nous tranquilles ! Ne venez pas piétiner nos valeurs et nos droits pour lesquels nous nous sommes battus, jusqu'à verser le sang ! Ce sang là ne sera pas souillé par les ennemis de la liberté, les ennemis de la démocratie. 

Heureusement que des associations comme Ni Putes Ni Soumises combattent ce genre de discriminations. Et heureusement que des musulmans modérés, tel Malek Chebel, ont pris position quant au voile islamique. Selon Chebel, le voile islamique ne serait même pas une prescription islamique ! De la part d’un islamologue, c’est sans doute crédible, non ? C’est bien la preuve que tant que l’Islam sera aux mains des fondamentalistes, l’occident se doit de les éduquer. Il n’y a pas d’autres solutions … 


Merci Monsieur Chebel de nous éclairer avec votre compréhension de l'Islam

 

 

 

 
Vive l’occident ! 

En à peine quelques points, j’ai pu montrer à quel point l’avenir de l’humanité ne pouvait prospérer que sur base des valeurs occidentales ; tout le reste n’est qu’archaïsme et obscurantisme. 

Lorsque vous voyez les anciennes colonies (nord-africaines entre autres), c’est quand même grâce à l’apport de l’occident qu’ils en sont là où ils sont aujourd’hui ! Certes, la colonisation a aussi fait baigner le sang, mais au nom de quoi ? Au nom de la liberté qu’ils ont aujourd’hui, il ne faut pas l’oublier ! 

Pour l’Afrique noire c’est pareil : chaque fois qu’on leur apprend ce qu’est la démocratie, un dictateur prend le pouvoir à vie ! Et ça, c’est aussi la faute de l’occident ? Tout le monde a compris que ce sont les valeurs occidentales qui représentent au mieux la justice, c’est pour ça que – jusqu’à preuve du contraire – tout le monde veut vivre comme nous ! 


Si tout cela peut demain être remis en cause par un Iran nucléaire, alors oui je suis pour l’intervention occidentale au Moyen-Orient ! Ce n’est quand même pas les femmes à la Burka et les barbus qui vont faire la loi quand même ? Ne vous en déplaise …

 

 

La preuve que Juifs et Musulmans peuvent s’entendre

 

Ne laissons pas les fondamentalistes faire leur loi ! Merci Madame Dati, merci Madame Amara pour le travail que vous faites ! Avec vous et grâce à vous nous allons travailler à une société plus juste, une société où la barbarie est exclue. C’est cela ou alors c’est le Khalifa qui reviendra ; combattons au nom de nos valeurs avant que les islamistes arrivent pour imposer la burka sous peine de lapidation publique ! Car c’est bien cela que veulent les fondamentalistes.

 

Alexandre A.

 

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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 03:54

Pourquoi Bush est allé en Afghanistan. Pourquoi Obama y va aussi. Les routes du gaz et du pétrole. Les causes de la remontée des Talibans et de l’effondrement de Karzaï. Qui profite de l’opium ? Pourquoi le Pakistan voisin risque d’éclater.



Cela fait un moment que je souhaitais publier un article à propos de l’Afghanistan … et du Pakistan ! Car aujourd’hui le destin de ces deux pays est plus que jamais lié. Vous verrez que les enjeux dans cette région du monde sont particulièrement importants.

Dans l’article « Obama va-t-il changer le monde ? »
, j’avais publié une vidéo (en deux parties) du journaliste américain Webster Tarpley, où il explique notamment la présence des Américains en Irak, et en Afghanistan, ainsi que les réelles (ou supposées) visées de l’Empire.

Personnellement, j’avais trouvé ses conclusions plutôt effrayantes ; et aujourd’hui de récentes investigations recoupent ces théories.

Je vous laisse donc savourer cet excellent travail de Grégoire Lalieu et Michel Collon qui nous éclairent sur des desseins – disons-le – démoniaques, pour plus de guerres, plus de morts, plus d’injustices, et plus de misère !

 

« Les Etats-Unis ne sont pas la solution au Moyen-Orient, ils sont LE problème ! »

- Michel Collon -

 

Et pendant ce temps là on nous parle du caniche d’Obama, de la fouille des jeunes élèves dans les écoles en France, des transferts des joueurs de football, du tragique crash de l’Airbus A 330 d’Air France (qui devient tristement une « aubaine » pour occuper la place dans les médias), … les vrais problèmes du monde en somme.

Dormez citoyen, le Nouveau Désordre Mondial règne en maître !

 

 

Note : Mohamed Hassan, spécialiste du Moyen-Orient, qui a collaboré au travail d’Investig’Action n’est – bien entendu – pas à confondre avec son homonyme Egyptien (Sheikh Mohamed Hassan).

 

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Interview: Grégoire Lalieu et Michel Collon

 

Est-il possible de gagner la guerre en Afghanistan ? Non, répondent les experts. Pourtant, l’Otan poursuit ses efforts pour venir à bout des Talibans et c’est le Pakistan qui s’embrase. Quelles sont les véritables raisons de cette guerre ? Les visées hégémoniques des Etats-Unis plongeront-elles la région dans le chaos ? Dans ce nouveau chapitre de notre série « Comprendre le monde musulman », Mohamed Hassan répond à ces questions. Et il nous explique pourquoi c’est au peuple du Pakistan de sauver son pays d’une possible disparition …


 

En 2001, les Etats-Unis lançaient l’opération « Enduring Freedom » en Afghanistan car, selon eux, les Talibans refusaient de céder Oussama Ben Laden. Sept ans plus tard, plus personne ne parle de l’ennemi public numéro un. Quelles sont les raisons de cette guerre aujourd’hui ?

Tout d’abord, vous devez considérer que les Talibans n’ont rien à voir avec Oussama Ben Laden. En 1996, Ben Laden, renvoyé d’Arabie Saoudite, trouvait refuge au Soudan. Les Saoudiens firent alors pression sur ce pays pour qu’il expulse le célèbre terroriste. C’est à ce moment que Ben Laden est venu en Afghanistan.

Mais les attentats du 11 septembre n’avaient aucun rapport avec ce pays. Il y a juste cette réaction des Talibans lorsque Washington réclama Ben Laden : « Si vous voulez que Ben Laden soit jugé, donnez-nous les preuves et laissons-le juger par une cour islamique dans quelque pays musulman que ce soit ». En fait, les néoconservateurs de l’administration Bush ont surtout utilisé cet événement tragique comme un alibi.

 

 

Avec quelles intentions ?

Trois ouvrages majeurs nous permettent de comprendre les racines de la vision des Etats-Unis. D’abord, La fin de l’Histoire de Francis Fukuyama. Il prétendait que l’Histoire de l’humanité était arrivée à son terme avec l’effondrement de l’Union soviétique et la domination de la démocratie libérale. Ensuite, Le choc des civilisations, de Samuel Huntington. Selon qui l’Histoire ne dépendrait pas de la lutte des classes mais plutôt d’un conflit entre civilisations. Huntington a donc divisé le monde entre ces différentes civilisations, décrétant que la plus agressive serait l’islamique.

 

Le dernier ouvrage, Le grand échiquier de Zbigniew Brzezinski, considère que celui qui dominera l’Eurasie sera l’unique puissance du 21ème siècle.

 

En effet, la majorité de l’humanité vit dans cette zone et l’activité économique y devient plus importante.

 

- Zbigniew Brzezinski -

 

A présent, retournons à la fin de l’administration Clinton. L’année 1997 a été marquée par une sérieuse crise économique : avec l’éclatement de la bulle financière en Asie, le NASDAQ s’est effondré. Lorsque les néoconservateurs ont débarqué à la Maison Blanche avec Georges W. Bush en 2001, la situation économique n’était donc pas brillante. Malgré quoi, ils ont exposé leur objectif très clairement : personne ne doit être capable de rivaliser avec les Etats-Unis. Pour y arriver, la nouvelle administration cherchait à contrôler le monde en contrôlant les ressources les plus importantes, essentiellement le gaz et le pétrole.

Sous l’influence de Brzezinski, Clinton voulait d’abord dominer l’Europe en élargissant l’Otan, et ensuite gagner l’Asie Centrale. Mais les néoconservateurs ont dit : « Non, nous n’avons pas le temps pour cela. Vu cette crise, nous devons créer et contrôler le Grand Moyen-Orient pour disposer du pétrole ». On sent ce changement dans le discours de Bush après les attentats du 11 septembre lorsqu’il dit : « Vous êtes avec nous ou contre nous ». Avec sa conception de l’Axe du Mal, il voulait élargir la guerre.

 

La guerre d’Afghanistan – qui pour la première fois dans l’Histoire a été planifiée par la CIA sans la collaboration du Pentagone – n’était donc qu’un prétexte pour entraîner les troupes US et leur donner l’expérience nécessaire pour ensuite attaquer l’Irak.

 

Vous devez savoir que le renversement de Saddam Hussein était planifié bien avant les attentats du 11 septembre.

 

 

Obama veut incarner le changement. Pourquoi concentre-t-il les efforts militaires en Afghanistan au lieu de l’Irak ?

D’abord, la guerre en Irak a soulevé des difficultés non prévues. Le gouvernement US pensait que c’était la cible la plus facile, car Saddam Hussein ne disposait pas d’une grande armée et une large partie de la population irakienne détestait son régime. Il n’aura fallu que quelques jours, du 20 mars au 10 avril 2003, pour que les Etats-Unis prennent Bagdad.

Ensuite, ils ont uniquement protégé l’industrie pétrolière et laissé tout le reste exploser. Paul Bremer, le gouverneur US d’Irak, a détruit les bases de l’ancien régime irakien, démobilisé la police et la structure de l’armée. A ce moment, la résistance a augmenté, et aussi le coût de l’occupation US : huit milliards de dollars chaque mois, (auxquels vous pouviez ajouter un milliard et demi pour l’Afghanistan) !

 

Durant huit ans, l’administration néoconservatrice a dépensé tout son argent dans cette guerre, sans aucun résultat : ils ne sont parvenus ni à pacifier le pays, ni à créer le gouvernement qu’ils voulaient, ni à obtenir une base populaire, ni à contrôler le pétrole.

 

 

Lorsque la résistance irakienne a révélé la faiblesse de l’impérialisme US et son incapacité à remporter le conflit, le peuple des Etats-Unis est devenu plus attentif sur le plan politique. Le manque de soutien de l’opinion publique pour cette guerre a donc aussi poussé Obama à ce changement. D’autant que sur la scène internationale, cette guerre ne faisait pas l’unanimité : la France, l’Allemagne et d’autres pays ont refusé de partir en Irak.

Bref, la décision d’Obama est aussi un moyen de maintenir l’alliance de l’Otan. Mais une défaite en Afghanistan pourrait marquer la fin de celle-ci.

 

 

Les Talibans n’ont pas toujours été les ennemis des Etats-Unis. L’ancienne secrétaire d’Etat US Madeleine Albright avait salué leur arrivée au pouvoir en 1996 comme un « pas positif ». Il semble même que ce pas ait été encouragé. Ce que l’ancienne ministre pakistanaise Benazir Bhutto résumait ainsi : « L’idée était anglaise, le financement saoudien, la supervision pakistanaise et l’armement américain ».

A la fin des années 70, les Soviétiques vinrent en Afghanistan pour soutenir le gouvernement révolutionnaire menacé par des combats internes. Brzezinski, conseiller du président Carter, entreprit de faire de l’Afghanistan le Vietnam des Soviétiques pour porter ainsi un coup fatal à l’influence du socialisme dans la région. Pour combattre l’Union Soviétique et le gouvernement révolutionnaire d’Afghanistan, les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite soutinrent donc les moudjahidines par l’intermédiaire du Pakistan.

Quand l’Armée rouge quitta l’Afghanistan en 1989, les Etats-Unis savaient que les Soviétiques traversaient une sérieuse crise. Ayant atteint leur but, ils se lavèrent les mains et quittèrent la région qui se trouva plongée dans le chaos. En fait, Washington a utilisé les moudjahidines comme un préservatif : quand ils n’étaient plus d’aucune utilité, ils les ont jetés. Qui en a souffert ? Les peuples d’Afghanistan et du Pakistan.

En effet, lorsque les services secrets pakistanais ont soutenu les moudjahidines pour combattre les communistes, ils n’ont pas unifié ce mouvement, mais ont soutenu chaque seigneur de guerre séparément. Une fois les Etats-Unis partis, une sévère compétition a opposé les seigneurs de guerre afghans. Le pays a été totalement détruit par cette guerre civile. Des millions de réfugiés ont fui vers le Pakistan, alors touché lui-même par une grave crise, son économie déclinant avec l’arrivée de nombreux Afghans et barons de la drogue.

Dans ce contexte, apparurent les Talibans, des étudiants issus de la plus jeune génération de ces réfugiés. Leur arrivée au pouvoir offrait une opportunité aux Etats-Unis et au Pakistan. Mais en fait, ces trois acteurs avaient chacun des intérêts très différents.

 

 

C’est-à-dire ?

Le Pakistan, lorsque les pays d’Asie centrale sont devenus indépendants, a réalisé que son principal ennemi, l’Inde, était fort, alors que lui-même se trouvait en position délicate. La bourgeoisie pakistanaise décida, pour se développer économiquement et concurrencer l’Inde, d’utiliser l’Afghanistan comme porte d’accès aux marchés d’Asie centrale. Elle favorisa donc l’accès au pouvoir des Talibans en Afghanistan.

 

L’intérêt des Etats-Unis était de contrôler et dominer les richesses d’Asie centrale. La compagnie pétrolière US Unocal voulait construire un pipeline dans la région. Mais pour cela, il fallait que l’Afghanistan soit pacifié.

 

Enfin, l’intérêt des Talibans était de pacifier le pays et d’instaurer une révolution islamique. Ce qui rencontrait les intérêts de l’Arabie Saoudite qui souhaitait exporter l’idéologie islamique en Asie centrale, afin d’affaiblir la Russie et de contrôler le gaz dans cette région.

Appuyés donc par des puissances étrangères, les Talibans ont combattu les seigneurs de guerre et pris le pouvoir. Fatigué, le peuple d’Afghanistan voulait la paix. Les Talibans furent bien accueillis.

 

 

Finalement, ce plan n’a pas marché : les Etats-Unis n’ont pas réussi à pacifier la région, le Pakistan n’a pu s’ouvrir un accès au marché de l’Asie centrale et les Talibans ont été renversés. Pourquoi ?

L’Afghanistan comporte différents groupes ethniques. Le plus représenté est celui des Pachtounes : presque 50% de la population. Ensuite, il y a les Tadjiks, les Hazaras et les Kazakhs autour desquels la rivalité entre les seigneurs de guerre s’articule.

Enfin, il y a d’autres minorités. Les Talibans sont Pachtounes. Un trait caractéristique de ce groupe est qu’ils sont très indépendants ! Les Etats-Unis et le Pakistan voulaient les utiliser comme des mercenaires, mais les Talibans avaient leur propre vision des choses. De plus, les Pachtounes ne reconnaissent pas la frontière séparant Afghanistan et Pakistan.

 

 

Pourquoi ?

Retournons au 19ème siècle, quand l’Inde était la précieuse colonie de l’Empire britannique, qu’inquiétait l’expansion des Russes en Asie centrale. Pour protéger leur colonie, les Britanniques souhaitaient utiliser l’Afghanistan. Cela a débouché sur trois guerres anglo-afghanes.

Ce qui nous intéresse particulièrement est un résultat de la seconde guerre :

 

en 1893, le gouverneur d’Inde, Sir Durand, traça une ligne dans le territoire pachtoune, afin de protéger sa colonie en créant une zone tampon entre l’Afghanistan et l’Inde britannique. Cette ligne est la frontière actuelle entre l’Afghanistan et le Pakistan. C’est pourquoi beaucoup de Pachtounes ne reconnaissent pas l’existence du Pakistan.

 

Quand ce pays est devenu indépendant, le seul membre à voter contre son entrée aux Nations Unies était l’Afghanistan !

Il était donc clair que les Talibans, lorsqu’ils auraient pris le pouvoir, ne se soumettraient pas à ces intérêts étrangers. En mai 2001, six mois avant l’attaque du World Trade Center, Washington allouait sans aucun résultat une subvention de 43 millions de dollars au régime taliban dans le cadre du projet de pipeline d’Unocal. Mais avec le 11 septembre, tout le programme tomba à l’eau.

 

 

Les forces de la coalition ont facilement renversé le régime taliban mais n’ont pas réussi à prendre le contrôle du pays. Pourquoi ?

Tout d’abord, l’actuel gouvernement d’Afghanistan n’est pas reconnu par les Pachtounes. Quand les Talibans ont été renversés, les Etats-Unis ont placé Hamid Karzai comme président. Karzai, qui a travaillé pour Unocal, est un Pachtoune mais il n’a pas de base sociale en Afghanistan. En fait, les Pachtounes, premier groupe ethnique du pays, ne sont pas vraiment représentés dans ce gouvernement. Il y a juste quelques marionnettes de Washington sans aucune légitimité auprès de la population.

Au départ, les Etats-Unis essayèrent bien d’acheter des Pachtounes représentatifs pour participer au gouvernement, mais ceux-ci ont pris l’argent et se sont tirés : comme je l’ai dit, les Pachtounes sont très indépendants !

Deuxièmement, les seigneurs de guerre présents au gouvernement travaillent chacun dans leur propre intérêt. Ils ne paient pas de taxes au gouvernement central, mais s’approprient les richesses. Chaque ministère est le ministère indépendant d’un seigneur de guerre. Une situation chaotique qui paralyse le gouvernement.

Troisièmement, les seigneurs de guerre ne font pas confiance aux Pachtounes. Ils pensent que si ces derniers prennent la majorité au gouvernement, ils imposeront leur vision. Bref, c’est un gouvernement où tout le monde est contre tout le monde. Tous les films que l’Occident s’est faits, ça ne marche absolument pas !

Enfin, nous pouvons dire également que les forces de l’Otan n’aident pas Hamid Karzai dans son travail en bombardant des paysans dans leurs fermes, dans les mosquées, à des mariages ou à des funérailles …

 

L’actuel gouvernement est perçu par une grosse partie de la population comme un instrument de l’agresseur.

 

Tous ces meurtres ont créé un soulèvement populaire et unifié la résistance des Talibans.

 

 

Conséquence de cette guerre, la production d’opium a augmenté : plus de 3.000% depuis la chute du régime taliban. Le département d’Etat US a accusé les Talibans d’utiliser la drogue pour financer la résistance …

L’opium est un produit chimique provenant du pavot. Quand la fleur de pavot éclot, vous la coupez, collectez le lait qui en coule et le vendez. C’est ce que font les paysans afghans. Ensuite, des personnes assèchent ce lait, le travaillent dans une machine en ajoutant des produits chimiques pour finalement obtenir de l’opium.

 

Pour produire cette drogue, vous avez besoin d’un laboratoire et de connaissances en chimie. Je ne pense pas que les paysans afghans détiennent tous un diplôme de chimiste. Si c’était le cas, l’Afghanistan serait un pays très développé !

 

Pour tirer de l’argent du trafic d’opium, vous avez également besoin d’une certaine logistique pour pouvoir ramener le produit en Occident. Les Talibans n’ont rien de tout cela. En fait, l’opium provient des seigneurs de guerre, avec l’aide de la CIA. La plupart du temps, cette drogue vient des services secrets US qui l’utilisent comme un fonds rentable, portant la drogue dans les pays occidentaux, la vendant au prix du marché et utilisant ensuite cet argent sale pour financer leurs guerres.



En Afghanistan, la culture du pavot a commencé avec la guerre contre les Soviétiques et aujourd’hui, l’industrie de l’opium est aux mains de seigneurs de guerre. Or, pour un paysan, cultiver le pavot rapporte beaucoup plus que cultiver des tomates. Pour se constituer une base sociale, les seigneurs de guerre ont donc laissé les paysans cultiver ce qu’ils voulaient.

Par contre, lorsque les Talibans avaient pris le pouvoir dans les années 90, ils avaient brûlé les champs de pavots. Se faisant beaucoup d’ennemis au sein de la paysannerie.

 

C’est pourquoi aujourd’hui, les Talibans n’empêchent plus les paysans de cultiver le pavot, mais interdisent la production d’opium.

 

Ils retirent même des bénéfices grâce à la contribution financière des paysans. En fait, le gouvernement central n’a aucune possibilité de percevoir une taxe dans le Sud du pays, car tout est aux mains des Talibans. Or, un gouvernement incapable de percevoir une taxe n’est pas un gouvernement !




Beaucoup de spécialistes considèrent que la guerre en Afghanistan est impossible à gagner. Le général français Georgelin l’a même qualifiée de « merdier ingérable ». Quelles sont les difficultés rencontrées par les forces de la coalition ?

L’OTAN tue des civils chaque jour. Dès lors, la population s’est rapprochée des Talibans. A présent, ceux-ci contrôlent le Sud du pays, avec un gouvernement de fait dans chaque village. Ils sont mélangés à la population et les forces de l’OTAN enregistrent des pertes.

 

Du coup, dès que quelque chose de suspect bouge, les GI’s ouvrent le feu, tuant des civils par la même occasion.

 

Donc, les Afghans font face, d’un côté, aux seigneurs de guerre impérialistes bombardant des civils et, de l’autre côté, aux seigneurs de guerre régionaux pillant le pays et vendant de la drogue. Voilà pourquoi les Talibans ont le soutien de la population. Non qu’ils aient des idées progressistes, mais elle attend d’eux qu’ils ramènent la paix dans le pays. Exactement comme ils l’ont fait en 1992.

 

 

Est-ce pour cela qu’Obama s’est dit prêt à négocier avec les Talibans modérés ?

Il essaie de protéger les Etats-Unis d’une crise qui s’est accumulée depuis les sept dernières décennies. Et c’est très difficile. Obama veut montrer qu’il n’y a pas de guerre contre les musulmans, qu’il rejette le prétendu choc des civilisations. Il s’est donc dit prêt à négocier avec les Talibans modérés.

 

Telle est la nouvelle politique US pour de nombreux endroits du monde où il y a des mouvements musulmans : les diviser entre les bons et les méchants.

 

Je ne sais si ce genre de négociations pourra mettre fin au conflit. Si Washington essaie cette voie, elle devra probablement programmer une nouvelle propagande montrant les Talibans sous leur bon côté. Mais ils ont des mentalités arriérées : ils ont détruit des temples bouddhistes pour installer la révolution islamique, leurs positions contre les femmes sont primitives et leur vision du monde archaïque.

D’un autre côté, pour obtenir le soutien de la population, ils ont quand même appris de leurs erreurs. J’ai évoqué la culture du pavot. Un autre exemple : contrairement à ce qu’ils avaient préconisé par le passé, les Talibans sont aujourd’hui d’accord avec le fait que les filles puissent aller à l’école. Ils ont évolué et sont plus forts pour résister. Mais ça ne veut pas forcément dire qu’ils seront ouverts pour négocier avec les Etats-Unis.

Enfin, vous devez aussi tenir compte du fait que, désormais, le plus gros de la crise n’est plus en Afghanistan, mais au Pakistan.

 

 

Pourquoi la guerre afghane a-t-elle provoqué une telle crise au Pakistan ?

Comme je l’ai dit, la ligne de Durand tracée dans le territoire historique des Pachtounes est l’actuelle frontière séparant les deux pays. Ce qui veut dire que vous avez des Pachtounes des deux côtés de la frontière. Au Pakistan, ils sont le deuxième groupe ethnique après les Punjabis. C’est très important. Car l’élite pakistanaise, depuis l’indépendance du pays, a toujours soutenu l’impérialisme US.

Vous pouvez travailler en tant qu’agent de votre patron quand vous accomplissez pour lui un boulot au loin, en Amérique du Sud ou en Afrique par exemple. Mais dans le cas de la guerre d’Afghanistan, c’est un suicide car les deux pays sont voisins et se partagent des groupes ethniques.

Il y a des Talibans dans le Nord du Pakistan aussi. Chaque jour, ils attaquent et détruisent les ravitaillements des forces de la coalition supposés passer du Pakistan à l’Afghanistan par un endroit stratégique de la frontière. Pour résoudre ce problème, le gouvernement pakistanais, marionnette de Washington, autorise l’Otan à bombarder les Pachtounes sur son propre territoire.

 

En conséquence, les Talibans pakistanais se sont développés et estiment maintenant que leur ennemi est au Pakistan. Ils ont déclaré vouloir marcher sur Islamabad.

 

C’est pourquoi la frontière entre les deux pays n’a plus de sens. Et le peuple pakistanais doit faire face à ce problème : où est la légitimité du gouvernement pakistanais s’il laisse l’OTAN bombarder ses propres civils ?

Le peuple pakistanais a maintenant deux solutions : devenir nationaliste et refuser le diktat US ou continuer sur cette voie qui mène à la disparition de son pays.

 

 

Quelles pourraient être les conséquences de cette crise ?

La clé, c’est la stratégie des Etats-Unis pour bloquer la Chine. Quand le tsunami est survenu, Washington a envoyé une importante aide humanitaire en Indonésie. En profitant pour y construire une base militaire dans la province d’Aceh. Cette base fait face au détroit de Malacca et c’est par ce détroit que passe le pétrole provenant de l’Océan Indien et à destination de la Chine.

 

Aujourd’hui, les Etats-Unis sont installés à cet endroit stratégique. Au moindre problème avec la Chine, ils seront en mesure de fermer ce détroit et priver Pékin de son pétrole.

 

 

Tenant compte de cette situation, le géant asiatique – qui a de plus en plus besoin de pétrole pour développer son pays – cherche d’autres voies d’acheminement. Une solution passe par la Birmanie, qui a des ressources et qui pourrait permettre un accès vers le Bangladesh.

Une autre possibilité, c’est le port de Gwandar, construit par la Chine au Baluchistan qui est la plus grande province du Pakistan : environ 48% de la superficie du pays. Mais c’est aussi la province la moins peuplée : 5% de la population totale. Cette province a d’importantes réserves de gaz et de pétrole.

Pékin pourrait aussi construire un pipeline partant de l’Iran et passant par le Baluchistan avant de rejoindre la Chine occidentale. Mais les Etats-Unis veulent absolument empêcher cette province de passer dans la sphère d’influence chinoise.

 

D’où leur soutien au mouvement séparatiste du Baluchistan, afin de prendre, eux, le contrôle du port de Gwandar.

 


Avec, d’un côté, le problème des Pachtounes, et, de l’autre côté, la possible sécession de sa plus grande province, le Pakistan risque une balkanisation : l’éclatement en une série de petits Etats. Aujourd’hui, le peuple pakistanais devient plus attentif.

 

C’est à lui que revient le devoir de stopper ce désastre et de virer les Etats-Unis du Pakistan.

 

Mais c’est aussi la responsabilité de tous les mouvements démocratiques révolutionnaires de la région.

En effet, si le Pakistan connaît le même sort que la Yougoslavie, toute la région devra faire face à des très graves problèmes.

 

 

Source : Michel Collon / Investig’Action | Afghanistan – Pakistan : Le trou noir de l’Empire

 

 

Mohamed Hassan recommande les lectures suivantes :

ü  Ahmed Rashid, Taliban. Militant Islam, Oil and Fundamentalism in Central Asia, Yale University Press, 2001 (existe en français: Ahmed Rashid, L’ombre des Talibans, Autrement, 2001)

ü  Antonio Giustozzi, War, Politics and Society in Afghanistan, 1978-1992, Georgetown University Press, 2000

ü  Alfred W. McCoy, The Politics of Heroin in Southeast Asia. CIA complicity in the global drug trade, Harper & Row, 1972 (existe en français: Alfred W. McCoy, La politique de l'héroïne l'implication de la CIA dans le trafic de drogues, Ed. du Lézard, 1998)

ü  Michel Collon, Media Lies and the Conquest of Kosovo, Unwritten History, 2007 (existe en français: Michel Collon, Monopoly, L’Otan à la conquête du monde, EPO, 2000)

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J’espère que cet excellent travail d’Investig’Action vous aura permis de mieux cerner ce qui se passe « loin de chez nous », et pourquoi nos médias focalisent à ce point sur des choses de moindre importance. Vous constaterez qu’on est bien loin également de la « version officielle »* qui est de libérer le peuple afghan du joug des méchants Talibans …

 

*Ou « une des versions officielles » ; il y a Ben Laden aussi, j’avais oublié.

 

 

En Bonus, une excellente vidéo d’un documentaire Arte sur le Baluchistan, sans doute un des plus grands enjeux du Moyen Orient. Si, comme moi, on ne vous a pas enseigné cela en Histoire/Géo, ou si vous n’avez rien vu de cela aux informations, il est toujours temps de s’instruire !

Cela fera un très bon support visuel en complément du contenu de cet article.

 

Le désert du Baluchistan, un conflit (très) peu médiatisé

 
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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 02:04

Alain Soral, président du mouvement Egalité et Réconciliation, et présent sur les listes antisionistes de Dieudonné (même si pour le moment il n'y qu'une liste en Ile de France) a donné une conférence à Paris le 9 mars 2009 dont le thème fut : « Vers la gouvernance globale ».

 

« Comment dans la démocratie abolir en douce la démocratie (sans que ça se voit) ?
Pour exercer totalement le pouvoir sur la totalité des gens, et gérer les oppositions, les dissidences … de façon habile »

 

Si vous vous posez des questions sur le pouvoir, la télé, les médias, la politique, et que – comme moi – il y a des tonnes de choses qui vous échappent, je vous recommande fortement d’écouter Alain Soral qui, à travers sa conférence (en fin d'article), nous dit et nous apprend beaucoup de choses !

http://www.alainsoral.com/

http://www.egaliteetreconciliation.fr/

 

 

Alain Soral : nouvelle star de « la résistance »

 

Alain Soral est assez « facile » à écouter. C’est un intellectuel, très cultivé, ouvert (même si – comme tout le monde – il prêche selon ses convictions), et je vais dire : assez sympathique (ça dépend des sujets qu’il aborde J). Vous apprécierez son bon sens, son côté « saignant » et son humour à travers les vidéos de la conférence (que vous retrouverez au bas de cet article).

 

Son côté nationaliste – qu’il revendique ouvertement d’ailleurs –  est sans doute une position louable dans la perspective de lutte contre une gouvernance de plus en plus mondialisée. Malheureusement, je dois reconnaître que ce côté « nationaliste » lui fait parfois prendre des positions « délicates », notamment par rapport aux étrangers en France (sans que ce ne soit spécialement du racisme ; ce n’est pas en stigmatisant des propos, ou en mettant des étiquettes qu’on avance).

 

Je conçois également qu’il puisse choquer lorsqu’il évoque l’histoire des colonisations ; je ne suis pas de ceux qui demandent qu’on s’excuse (on ne va de toute manière pas refaire l’histoire) par contre « faire l’apologie des aspects positifs de la colonisation », cela reste quand même – pour moi – un obstacle à la réconciliation et à l’anti-communautariste. Le cliché du « peuple supérieur » qui a apporté la civilisation : implicitement c’est ça !

 

Il me fait un peu penser à Eric Zemmour (pour une partie de son discours), en vachement plus cool (moins « coincé »), et surtout : beaucoup plus libre ! Vous ne verrez jamais Zemmour parler de l’Etat sioniste d’Israël, et – bien entendu – encore moins d’un (supposé) lobby sioniste en France. Chez Ruquier, son job c’est de casser des auteurs dont tout le monde s’en fout, enfin soit …

 

 

Rencontre avec « l’extrême droite »

J’ai hésité à reprendre ce titre pour la publication de cet article. Alain Soral fut, en effet, membre du Front National pendant un an (il a quitté le FN récemment) ; il est par ailleurs toujours sympathisant (sans doute à cause d'un cruel manque de concurrence et/ou de vide politique). Ca aurait été très réducteur de limiter « son œuvre » à ce court passage dans les rangs de « l’extrême droite ». Vous me voyez utiliser les guillemets car aujourd’hui ces concepts de gauche de droite (et d’extrême droite) sont plus subtiles qu’ils n’y paraissent.

 

Il fut aussi un soutien à Jean-Marie Le Pen (un nom qui fait peur n’est-ce pas ? J), mais avant qu’on ne me prête des références douteuses, je souhaiterais clarifier un point que si vous ne le maîtrisez pas, vous aurez du mal à comprendre les grands desseins (et les stratégies) de ce monde :

 

Tout ce que l’Empire diabolise est clairement ce qui s’oppose à sa politique colonialiste, impérialiste, et à ses projets de domination globale.

 

Jean-Marie le Pen fut un opposant au nouvel ordre mondial bien avant que « les petits jeunes » ne tapent « illuminati nouvel ordre mondial » sur Google ; non ce n’est pas aujourd’hui qu’on a découvert « le grand complot ».

 

Le Pen fut un nationaliste qui s’est opposé à la Société des Nations, devenue les Nations Unies, soit aujourd’hui le bras armé des Etats-Unis (eh oui !). Nous pouvons faire preuve de respect pour le combat mené par, je ne dirai quand même pas un grand homme mais, un pionnier dans la résistance face à l’Empire. Un monsieur qui a vu son idéal de société (qu’on partage ou pas) bafoué par « une bande de voyous » impérialistes.

 

Les oreilles de Sarkozy bourdonnent encore !

 


Je ne vais pas revenir sur les déclarations éventuellement douteuses de le Pen, car aujourd’hui « les bienfaisants de l’humanité » qui nous ont mis l’ « extrême droite » dans une boîte accueillent Lieberman avec un tapis rouge ! Hier, le (« gentil ») slogan  c’était « La France aux Français » ; aujourd’hui c’est : « Les Palestiniens à la mer ! » (voir l’article d’info-palestine.net qui illustre ces propos)  

 

Est-ce que le Pen fut un raciste ? A vrai dire, je m’en moque pas mal car une chose est sûre :

 

Le « gouvernement mondial » atlanto-sioniste actuel est plus que jamais un gouvernement fasciste !

 

Alors la question que je me pose est : « Quelle est la bonne extrême droite » ?

 

Pensez-vous qu’on puisse faire pire que Sarkozy aujourd’hui en France ? Diabolisation et marginalisation des « exciseurs égorgeurs de moutons dans les baignoires » ; dénonciations et chasses aux sans papiers sans aucune morale et déontologie ; encadrement des délinquants (grâce au gêne de la délinquance) dès la maternelle (!) ; et le pire est sans doute à venir !

 

Je me rappelle quand (feu) Jorg Haider a pris le pouvoir en Autriche, j’avais l’impression – grâce à la mise en images des médias – que Hitler était de retour ! Depuis on a connu Georges W. Bush, Barack Hussein Obama (l’imposture destinée à faire pire encore),  et maintenant on fait des guerres « pour le bien, la démocratie, et la souveraineté des peuples (colonisés) ».

 

Je crois vraiment qu’on s’est bien fait arnaqués avec ce jeu de « l’extrême droite » !

 

Bon, on referme la parenthèse « étiquettes ». Je pense qu’il faut être au dessus de tout cela. J’aurai peut-être l’occasion de réécrire quelque chose à ce sujet, mais je vous promets que les racistes ne sont pas là où on le pense ; j’aurai – inch’Allah – l’occasion de – peut-être – vous surprendre à ce sujet.

 

Pour terminer, j’ai franchement hésité à publier cet article. Alain Soral dit énormément de choses sensées, mais cela étant, Soral a le défaut de tous les nationalistes, à savoir ce que j’appelle « le complexe du Gaulois » : celui qui fait que « le blanc » se conforte d’avoir été jadis colonisé par des blancs … car ça aurait franchement pu être pire ! (merci Charles Martel).

 

Je trouve ça vraiment triste de voir « l’homme blanc nationaliste » qui ne peut s’empêcher de se croire envahi par « les autres » (« aujourd’hui c’est la colonisation … mais à l’envers »).

Les autres, ce sont tous ceux qui lui sont physiquement et culturellement différents. Il faut faire attention, car là se trouve la porte du racisme (quand bien même on se défend de ne pas l’être !).

 

De l’autre côté, je dois avoir l’honnêteté de dire que « dans l’autre camp » il existe aussi des « éternels persécutés ». L’ironie du sort est que personne ne veut « imposer le califat » en France, et personne ne se sent « dans la peau d’un croisé ». Sauf peut-être les extrémistes de chaque côté ? C’est cela oui : des marginaux à peine crédible au sein même de leur – supposé – camp !

 

Dans l’élan de son speech, Soral n’a pas eu peur de lâcher :

 

« Aujourd’hui, c’est nous les Palestiniens de France ! »

 

C’est tellement cliché et ridicule que je me fais un plaisir de l’écrire en gras.

Je crois vraiment que lorsque Soral dénonce les manipulations de masse de « l’Elite », en vue de monter les uns contre les autres, il doit faire attention car cela s’applique parfaitement à une partie de son discours ; c’est la preuve que les « conspirateurs » sont plus habiles qu’on ne le croit !

 

D’un autre côté ça rassure : ça prouve que personne n’a le monopole du bon sens, et que ça arrive à tout le monde de dire des conneries. A ce niveau là, il y a effectivement pas mal de concurrence !

 

Je pense que les « intellectuels » se doivent de mesurer la portée de leurs paroles, car j’ai des raisons de croire que ce genre de discours soit réellement pris comme une menace réelle et imminente par « les petites gens », le français moyen, ou « le beauf » (je ne sais pas comment l’appeler).

      

Egalité et réconciliation c’est bien ; mais s’il y a moyen de ne pas provoquer des tensions inutiles, ça engendrerait des efforts de réconciliations en moins à effectuer, pour se concentrer sur les vrais problèmes !

 

Voilà en gros les raisons pour lesquelles j’ai hésité à publier cet article.
Si je l’ai fait, c’est sans doute parce que j’estime qu’Alain Soral peut jouer un rôle important dans la lutte contre l’Empire atlanto-sioniste. De plus, il prend des risques très très sérieux car il ne s’attaque pas à n’importe qui !

 

J’espère juste que Soral ne cache pas un vilain jeu (lequel ? Je ne sais pas) derrière ses projets. Je veux bien lui accorder le bénéfice du doute (et mettre ses quelques conneries sur le compte de la profonde ignorance) et espérer que sa démarche d’ouverture lui permettre de rester cohérent.

 

Allez monsieur Soral, on vous écoute ! J


Partie 1




Partie 2




Partie 3




Partie 4




Partie 5




Partie 6




Partie 7



Fin



Il y a d’autres vidéos d’Alain Soral que j’aurais aimé mettre en avant ici sur le blog ; malheureusement certaines vidéos ont le logo du « sponsor principal » du parti antisioniste greffé dans l'image, et je n’ai pas envie de faire une publicité particulière à des gens pour qui je n’ai vraiment aucune sympathie.

Par ailleurs, j'ai signalé ce « mauvais point » – chez Egalité et Réconciliation – et ils m’ont (assez rapidement) répondu, en me disant que « leur sponsor » (colistier) fournissait entre autres le support vidéo (et montage). C’est bien dommage.

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 00:14

Cinq mois déjà que Mr Barack Hussein Obama alias « le Messie » a pris ses fonctions de président et … le monde est toujours en crise !

Souvenez-vous, c'était le 23 novembre 2008



Yes we can ! Yes they did ! Un président noir, dans le pays du KuKluxKlan, le pays qui s’est développé grâce à l’esclavage, c’est quand même le plus beau symbole d’ouverture au monde ! La preuve que les gens peuvent changer et que tout est réellement possible en dépit des différences et de l’héritage du passé dans un monde où les minorités ethniques sont parfois décriées alors que finalement on est tous pareil et que ce n’est que dans le dialogue et dans la compréhension mutuelle que les choses peuvent évoluer et que les gens peuvent s’ouvrir les uns aux autres afin que les préjugés d’hier soit le nouveau symbole d’ouverture et la nouvelle force de demain (prononcez le tout sans virgules !), blablabla, tolérance, blablabla, métissage, blablabla !!!

Franchement, quel tableau pitoyable ils nous ont fait ! J’en entends déjà certains : « Oui mais ça peut pas être pire que Bush … ». Ah bon ? Et pourquoi ça ne pourrait pas être pire que Bush ?
Suis-je donc bête ; Obama est noir pardi ! Il est grand ! Il est beau ! (oui bon les goûts … et les couleurs :-p) Il parle bien ! Il a une voix de crooner ! Ouais là c’est sûr : avec tout ça on a de belles références et de quoi espérer un monde meilleur !

Aïe aïe aïe !! Je dois reconnaître que ce qu’ils ont réalisé (le « ils » se sont les différents lobbies, on y reviendra) relève vraiment du génie. Après 8 ans de « Busherie », il fallait un visage nouveau ; et quel visage ils nous ont trouvé ! Regardez (à nouveau) la vidéo ci-dessus, c’est digne des meilleurs films d’Hollywood … et le tout en une seule prise s’il vous plaît ! Décidément ce Barack, il peut renvoyer Georges Clooney à ses chères études ; yes HE can !

J’aimerais vous faire partager une vidéo réalisée par, ce que je pense sincèrement être, un grand mouvement de résistance qui a l’honneur et le privilège d’avoir une tribune hebdomadaire : ça vaut ce que ça vaut, mais je veux parler des Guignols de l’info. Avant d’éventuellement leur consacrer un article en entier, je tiens à dire que « via l’humour et la satyre », ils arrivent à faire passer des messages assez pertinents. Cela est rendu possible grâce à la « démocratie », où l’humour peut tout passer au crible (ou à peu près tout, demandez à Dieudonné).

Je pense néanmoins qu’en vingt ans les Guignols ont évolué jusqu’à devenir pour le moins « engagés » (sous le couvert de l’humour, il convient d’utiliser les guillemets) : la caricature qu’ils font de l’impérialisme américain laisse deviner qu’ils sont « plutôt à gauche ».
Aujourd’hui les Guignols n’ont même pas peur d’évoquer (toujours sous le couvert de l’humour : c’est magnifique de pouvoir utiliser les « failles » de la « démocratie ») d’éventuelles « théories conspirationnistes ». La notoriété qu’ils ont acquis après toutes ces années leur permet de faire ce genre de chose, sans avoir peur d’être censurés (là ça ferait très tache).

Jugez plutôt, je trouve ça assez réussi et sans doute très proche du cinéma « pour de vrai » que l’on voit se dérouler actuellement sous nos yeux :


 

Magnifique vous ne trouvez pas ? Oui bon d’accord, c’est de l’humour, ça ne veut rien dire, après tout le symbole d’ouverture et de tolérance ainsi que sa capacité supposée à résoudre la crise mondiale furent les vraies raisons de l’élection d’Obama … 
C’est possible en effet, du moins si on vit au pays des Bisounours !

Obama est malheureusement le jouet d’une élite – j’ai envie de dire – démoniaque !
Tous les témoignages d’experts (journalistes indépendants, consultants, observateurs avisés, etc.) qui ont réalisés des travaux d‘investigations regorgent d’infos et de conclusions qui se recoupent. Ce n’est d'ailleurs un secret pour personne qu’Obama est « l’ami des sionistes » ; il suffit, entre autres, de voir qui fait partie de son administration.


Cette vidéo a été réalisée par Johan Livernette, journaliste sportif et auteur toulonnais.
Elle résume assez bien le personnage (ou plutôt la marionnette) Obama.


Webster Tarpley, journaliste américain, auteur de « l’autobiographie non-autorisée de Barack Obama » nous a prévenu – avant les élections – de l’éventuel danger d’avoir Obama au pouvoir. Maintenant on le sait, il est élu pour quatre ans, et certaines théories de politique internationale américaine avancées par Webster Tarpley ne sont, aujourd’hui, pas si ridicules que ça. Voyez le documentaire suivant (réalisé par Reopen 911), on apprend des choses assez intéressantes, à propos d’un avenir mondial … dont les contours se dessinent déjà aujourd'hui (présence des américains en Afghanistan, Irak, et déjà au Pakistan, ...) :



(2e partie)


Que l'histoire se déroule selon un des scénarios décrits dans le documentaire n’est pas ce qu’il y a de plus important (quoiqu’on évoque des choses graves), ce qui est important c’est d’au moins avoir la capacité de se réveiller et de comprendre que les grands desseins de ce monde sont conçus par une élite qui est intouchable, et pour qui vous ne pouvez même pas voter.

Il n’y a pas besoin d’évoquer des théories conspirationnistes complexes pour comprendre que la conspiration d’aujourd’hui est le simple fait d’une élite qui veut conserver ses pouvoirs (via divers lobbyings) et qui, surtout, veut continuer à exploiter tout ce qui est exploitable sur terre : le sol, la main d’œuvre (où le degré d’esclavage dépend des régions du globe), et les consommateurs.

En ligne de mire : les banquiers usuriers spéculateurs (Bankster), Wall Street, les lobbies sionistes (dont le surpuissant AIPAC américain), les compagnies pétrolières (Exxon entre autres), l’agroalimentaire (Monsanto), … ; soit les véritables corrupteurs, et les grands criminels du 21e siècle !

Le paradoxe de cette société est qu’avec cette preuve évidente, à savoir que le monde est dominé par une élite « occulte », les gens ont vraiment cru être libres lorsqu’ils ont voté Obama, et c’est pareil pour ceux qui votent lors de leurs élections nationales. Quand vous aurez compris le principe du « droit de veto »*, vous aurez compris que n’importe quel Etat peut élire n’importe quel dirigeant, ça ne changera rien car les (grandes) décisions sont déjà prises, et les moyens « légaux » pour les faire appliquer existent. Ne vous méprenez pas, la démocratie (pouvoir au peuple dans le sens étymologique) est tellement bien ficelé pour que le pouvoir puisse rester dans le même camp … tandis que le peuple pense vraiment être libre !
Vous pensiez quoi ? Qu'on allait partager les bénéfices avec vous ? Plus personne n'est assez naïf pour croire ça. Les gens sont résignés et ont fini par accepter leur sort : celui d'être un esclave qui n'a pas d'autre choix de brancher sa Playstation et de fermer sa gueule, pour le dire d'une façon trash.

* Le système du veto a été établi pour protéger les intérêts des membres fondateurs des Nations unies qui étaient sortis victorieux de la Seconde Guerre mondiale (vous avez bien lu: ce ne fut pas pour - béatement - faire régner la paix dans le monde comme expliqué dans nos manuels scolaires ; le risque du principe de démocratie a somptueusement été calculé !). A la Conférence de Dumbarton Oaks en 1944 qui a prévalu à la création de l'ONU, il a été décidé que les représentants de la République de Chine, des États-Unis, du Royaume-Uni, de l'Union soviétique et, « in due course », de la France seraient des membres permanents. La France, même battue et occupée par l'Allemagne nazie, avait joué un rôle primordial en tant que membre permanent de la Société des Nations, était une puissance coloniale de première importance et les activités des Forces françaises libres aux côtés des Alliés leur ont permis de s'assoir à la même table que les Quatre Grands. (Wikipedia)


Que pouvons-nous faire ?
Je vous rassure, ce n’est pas moi qui vais appeler à la révolution car, je l’ai déjà dit et il n’y a absolument aucune ambigüité par rapport à cela : je ne suis pas (révolutionnaire) ET JE NE CROIS PAS en la révolution au sens ou tout le monde l’imagine : sortir en rue ; tout casser ; crier son mécontentement ; reprendre le pouvoir et le donner à un autre. Mais à qui ? A un autre illuminé qui va promettre un monde meilleur ? Le poids (et le goût !) du pouvoir est tellement important qu’il est sans doute utopique de penser que des gens issus du peuple puisse en faire un bon usage et puisse créer (au nom d’idéaux « humanistes ») une société plus juste.

C’est pourquoi je crois davantage en la révolution des cœurs : que les gens réfléchissent et retrouvent leur vraie liberté ; pas celle qui leur a été imposée (accumuler des biens et des richesses … et après ?) par le même système qui les exploite « à sang » depuis la nuit des temps.

La solution évidemment c’est le Messie, mais quel messie ? Quand on voit les espérances placées en une médiocrité telle que Barack Obama (une des plus belle, si pas la plus belle, arnaque contemporaine), on peut aisément concevoir que l’Antéchrist sensé arriver à la fin des temps va séduire les foules en deux temps trois mouvements. Mais ne vous leurrez pas car la vraie résistance (pas les petits qui vont jeter leurs « supposées » valeurs et embrasser les « prodiges » de l’Antéchrist) aura aussi son guide (al Mahdi) et ça sera d’un tout autre niveau que les pantins placés par de vieux dégénérés mentaux.

Ca n’en a peut-être pas l’air, mais c’est une conclusion TRES positive ;-)


Quelques vidéos en bonus :

Comment Obama va concrètement résoudre la crise ?

 
(Objectivement, c’est la version la plus plausible J)

Comment Obama va résoudre le conflit israélo-palestinien ?

(We’re all brothers and sisters !)


Obama chauffe une salle de sionistes en délire! (ça c’est pour du vrai)

(y a pas à dire, c’est un véritable show man !)

Thanks for watching !



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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 17:52

Le jour où lors de son allocution, Georges W. Bush a déclaré : « Soit vous êtes avec nous soit vous êtes avec les terroristes », un véritable choc des civilisations s’est vu confirmé !

Georges W. Bush a volontairement voulu scinder les habitants de cette planète en deux catégories. Soit vous êtes impérialiste-mondialiste-sioniste ou soit vous faites partie des résistants (terroristes étant le terme historique donné à tous les mouvements de résistance au cours de l’Histoire).



En vérité, les termes on s’en fout ! Chacun est sensé être capable d’assumer ce que ses opposants idéologiques pensent de lui ou de ses idées. Par contre il suffit de voir le fruit de certaines idéologies, et là chacun se fera son opinion de qui sont les véritables criminels, et qui sont les véritables terroristes.

Nous arrivons donc au « choc des civilisations » : un combat entre « le bien et le mal ». C’est tellement plus simple à comprendre pour les masses zombifiées par le système (représenté par la télé, les journaux, et « l’opinion dominante », le politiquement correct ; ou « pensée unique »).

A mon sens, la notion de bien et de mal ne peut se ressentir qu’à travers les valeurs qui composent les individus ; le reste – comme on dit – c’est de la littérature !


Personnellement je me définis comment étant apolitique, car le tout est un appareil relié au sommet de la pyramide. Et ce sommet, c’est la politique colonialiste impérialiste et pro-sioniste qui gouverne le monde. Je n’ai pas dit qu’ils gouvernent le cœur des gens, car chacun peut décider de voir ou de ne pas voir la réalité de ce monde.

A ce titre, j’offre une modeste tribune à un militant antisioniste et anti-impérialiste qui se nomme Kémi Séba. Ce dernier a créé le MDI, le Mouvement des Damnés de l’Impérialisme. Ses opinions l’ont conduit à faire quelques mois de prisons (liberté, droits de l’homme, blablabla, toujours la même chanson). Ces quelques mois de prison lui ont sans doute été bénéfiques car ils lui ont, entre autres, permis de méditer sur le Coran. La foi et la raison sont ainsi bien plus proches que l’école athéo-laïque veut nous enseigner ! J’en conclus ; c’est le fond de ma pensée (et je ne m’en cache pas) :
  

Le projet impérialiste pro-sioniste est un projet anti-Islam !

 D’ailleurs lorsqu’on refuse de faire partie du clan impérialiste pro-sioniste on se retrouve dans l’autre camp ; et là il suffit d’ouvrir son cœur pour comprendre où on se trouve réellement et par quelle force son clan est réellement inspiré. La notion de bien et de mal ne veut rien dire en soi, ce sont des notions bien plus spirituelles ; celui qui pense le contraire n’a qu’à regarder ce que la notion de « bien » signifie chez l’homme « civilisé », celui qui a colonisé le monde et terrorisé les peuples.

Autre bagage important pour comprendre de quel camp on est réellement le plus proche  : SA RAISON ! La raison ne peut s’appliquer qu’à celui qui a définitivement ouvert son cœur et/ou à celui qui a étudié l’Histoire des peuples et des civilisations … et qui a, bien entendu, la volonté d’en tirer une conclusion. Je ne donne pas de réponse toute faite – en dépit des indices – je laisse chercher à qui se pose encore la question ;-)
 

Présentation de Kémi Séba

 


Kémi Séba nous parle de son expérience en prison, et notamment sa réflexion sur l'Islam ... ainsi que sa conversion ! 


Regardez la vidéo jusqu’au bout car je souhaite vraiment à ce frère qu’il soit entendu !


Je l’ai déjà dit : l’étau se resserre jour après jour. Aujourd’hui la force impérialiste pro-sioniste est installée en terre d’Islam (Irak, Afghanistan, … sans parler des pays arabes alliés) ; Israël vient de sortir d’une opération sans précédent visant le peuple Palestinien, une opération qui a détruit tout projet de développement durable à Gaza (voir vidéo au bas de la page) ; le G20 continue de nous parler de leur crise (celle des riches, pas celle des éternels opprimés, ni de ceux qui n’ont rien depuis la nuit des temps !), leur projet est plus que jamais en marche – que dis-je ? – plus que jamais dans sa phase finale !!!

Mais ne vous inquiétez pas car la résistance s'organise et se solidifie chaque jour !
Un premier pas est de comprendre les règles : faites-vous partie de ceux qui ont quelque chose à gagner ? Si oui, quoi donc ?

Car dites-vous bien que tous ceux qui cautionnent le massacre des populations innocentes ou qui sont indifférents par rapport aux crimes commis, eh bien ceux-là seront ceux qui subiront les mêmes crimes demain par leurs propres dirigeants. C’est une évidence et une promesse on ne peut plus authentique ! Souvenez-vous, l’ex-empereur du monde l’a dit : « le bien » contre « le mal », il n’y a pas de « entre les deux » dans le projet de gouvernance mondiale. Choisissez vite votre camp ! Et n’oubliez pas qu’un des deux camps est destiné à perdre, c’est une promesse divine ! Seul un sot peut la prendre en raillerie !
 

« Et quand tout sera accompli, le Diable dira : “Certes, Allah vous avait fait une promesse de vérité; tandis que moi, je vous ai fait une promesse que je n'ai pas tenue. Je n'avais aucune autorité sur vous si ce n'est que je vous ai appelés, et que vous m'avez répondu. Ne me faites donc pas de reproches; mais faites-en à vous même. Je ne vous suis d'aucun secours et vous ne m'êtes d'aucun secours. Je vous renie de m'avoir jadis associé [à Allah]“. Certes, un châtiment douloureux attend les injustes »
[Sourate 14 v22. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]

Je conclus via cette vidéo qui est là pour expliquer les raisons pour lesquelles j’ai choisis de promouvoir l’action de Kémi Séba : Kémi Séba a refusé d’être sur une liste électorale pour les européennes de 2009, et j'estime que c'est tout à son honneur ; à lui, et à la cause qu'il défend !



Je le rejoins totalement dans les raisons qu’il évoque : on ne peut se boucher le nez cinq minutes pour profiter d’une tribune … et en même temps perdre toute crédibilité le jour où on devra s’assoir avec des gens pour créer un projet qui n’est pas spécialement le nôtre. Il y a des moments, quand nos convictions profondes animent notre être des pieds à la tête, on ne peut pas « faire semblant » !

Que Dieu te garde Kémi !


www.MDI2008.com



Le combat antisioniste, c'est un combat contre un plan démoniaque !

« Il y a eu un après et un avant 11 septembre ; il y a maintenant un avant et un après Gaza »



« Ceux qui ne croient pas et qui pratiquent l'injustice, Allah n'est nullement disposé à leur pardonner, ni à les guider dans un chemin (autre) que le chemin de l'Enfer où ils demeureront éternellement. Et cela est facile à Allah »

[Sourate 4 v168-169. Traduction relative et rapprochée du sens des versets]

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