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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 16:41

Voici un docu-montage de vidéos circulant sur le web, et qui présente la Première Dame de France. Le document est assez intéressant dans le sens où il est une indication directe du niveau de tolérance du peuple quant à la légitimité de ses élites. Certes il y aura toujours une minorité de « patriotes » ou de personnes qui ont une vision plus « ancienne école » du pouvoir pour s’insurger contre une image si « libertaire » – voire totalement dépravée (tout étant une question de sensibilité) – des premiers représentants de l’Etat. On dit que les politiques sont à l’image du peuple, il est sans doute temps que le peuple réévalue ses critères moraux.

 

  carla bruni

 

Pour rappel, Nicolas Sarkozy c’est celui qui a épousé Cécilia, la femme qu’il avait lui-même mariée à Jacques Martin lorsqu’il fut maire de Neuilly ! Cela donne une image très claire du niveau d’éthique qui anime l’hyper-président. L’âme du peuple français est définitivement souillée par ses propres dirigeants.

 

 

Carla avant Nicolas (texte repris sur Pure People)

Découvrez « l'autre » Carla Bruni dans un portrait décapant... Une drôle de coquine !

 

C'est une fois de plus une façon de constater avec étonnement le changement de personnalité de notre Première dame. Triste pour certains, amusant pour d'autres, Carla Bruni  a complètement changé de façon de faire depuis qu'elle a rencontré Nicolas Sarkozy.

 

Touchée il y a quelques jours par le suicide d'un de ses meilleurs amis, François Baudot, Carlita n'appréciera certainement que très modérément le montage de près de 20 minutes réalisé par Thomas Cazals à partir de dizaines de vidéos prises sur YouTube, intitulé In the Tube with Carla. Un bijou de petit film montrant comment Carla Bruni vivait, pensait, réfléchissait et parlait avant Sarkozy, et comment elle le fait maintenant.

 

Le mannequinat avait du bon, Carla se permettait de lâcher lors d'une émission de télé comment dire « mets ton doigts dans mon c** » dans 7 langues différentes. Elle le faisait avec un petit sourire communicatif, le même que lorsqu'elle se vantait de ne pas croire en la monogamie et affichait sa bonne vingtaine d'amants... Mais pas Benjamin Biolay, ça, c'était vraiment une ridicule rumeur et le chanteur nous l'a bien fait comprendre !

 

Depuis, c'est une rougissante mariée fidèle qui s'engage qu'elle se félicite de montrer à tout journaliste l'abordant... Une multitude de phrases cultes à la clé.

 

Ce documentaire marquera les esprits, c'est certain.

 

Il y a au moins une chose que Carla a gardée, c'est sa fidélité en amitié. Selon le JDD, pour faire plaisir à son ancienne prof de chant Joëlle Vautier, Carla Bruni a traîné son Nicolas de mari à la représentation de Sortie des artistes au théâtre du Tambour-Royal, dans le 11e arrondissement à Paris, samedi dernier. C'est en toute discrétion que les deux amoureux ont assisté au spectacle, devant la petite foule médusée...

 

Comme quoi, on a beau dire ce que l'on veut, Carla, elle a quand même des belles valeurs...

 

 

La vidéo

 

Note : la vidéo a été censurée (sur Vimeo) après seulement trois jours et … 70.000 vues ! La vidéo a été ensuite repostée sur Youtube, juste le temps de la télécharger (car elle ne va sans doute pas y faire long feu) et de la publier sur rutube, le Youtube russe.

 

In the tube with Carla (de Thomas Cazals)

 

 

 

Eh oui ! si on avait dit il y a 20 ans que la liberté d’expression se trouverait du côté de l’ex-URSS, on aurait tiré une drôle de tête ! Quoi qu’il en soit, la vidéo y est (en principe) en sécurité.

 

In the tube with Carla (de Thomas Cazals) – partie 1

 

 

 

In the tube with Carla (de Thomas Cazals) – partie 2

 

 

 

In the tube with Carla (de Thomas Cazals) – partie 3

 

 

 

Bonus :

 

Analyse d’Alain Soral sur la « logique » de la rencontre Sarkozy-Bruni

 

 

 

La liste des amants de Carla Bruni officialisée à la télé dans cette vidéo

 

 On appréciera les Enthoven, père et fils !

 

 

 

In Fine

 

J’assume le côté « people » de cet article. Je ne conteste pas le respect de la vie privée, mais dans le cas de Madame Bruni-Sarkozy, elle se doit également d’assumer son côté vie publique.

 

Dans tous les cas, ce n’est pas elle le problème. C’est une femme libre qui s’assume comme elle est, il n’y a aucun souci avec ça.

 

La véritable question à se poser est :

 

« Que s’est-il passé pour que la vie politique française soit devenue ce qu’elle est aujourd’hui ? »

 

J’invite mes amis français à faire cette introspection, c’est sans doute un premier par pour « remettre un peu de dignité dans tout ça » ou tout du moins, retrouver de véritables valeurs d’Etat – je n’évoque là que le côté pudique, et l’image donnée au niveau international.

 

 

carla-bruni.jpg  carla-bruni-nicolas-sarkozy.jpg  article_sarkobruni2.jpg

 

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 14:54

On a à peu près tout dit sur le 11 septembre. Ces langues qui se délient (progressivement) huit ans après est un processus tout à fait normal. Le principe est que la vérité éclate … lorsque tout est joué, et lorsque le monde est – d’un point de vue géopolitique (avec éventuellement des cartes redessinées) – passé à « autre chose ».


Tout le monde sait par exemple que ce n’est pas Lee Harvey Oswald qui a tué John F. Kennedy, et – à vrai dire – tout le monde s’en moque complètement aujourd’hui ; c’est « de l’histoire ancienne ». Il y a plein d’autres exemples de conspirations à travers l’histoire, et c’est toujours quand les dés sont joués qu’on apprend qu’il y eu des choses « un peu plus subtiles » que ce qui est resté entériné dans les livres d’histoire.

 

Il y a 2000 ans Néron incendiait Rome …

 

Par rapport au 11 septembre, il est certes subversif de contester la version officielle – et bien que cette dernière contient des choses absolument aberrantes. Un rapport tellement solide que c’est un humoriste populaire pétomane* qui s’est permis – avec beaucoup de talent par ailleurs – de tourner en dérision certains points plus que troublants**.  

* Pardon à Jean-Marie de n’avoir retenu que ça de son œuvre.

** Voir les vidéos de Jean-Marie Bigard : Bigard, encore un qui fait l’con !

 

 

Que ce soit les démolitions (vraisemblablement) contrôlées des tours, la tour n°7 qui s’effondre sans être touchée par aucun avion, le mystère de l’avion qui a fondu dans le pentagone, les avions de chasse qui ne décollent pas, les passeports des pilotes retrouvés intacts, sans parler des délits d’initiés, … toutes les questions « évocables » en public (avec l’étiquette « conspirationniste délirant » certes), ne sont que des questions qui évoquent le COMMENT ; c'est-à-dire l’aspect technique des choses – ce qui n’engendre que des débats (pseudo) techniques, du style : « où est passé l’avion s’il n’est pas allé dans le pentagone ? » ; comme s’il incombait à ceux qui ont des doutes – ou qui se posent des questions – de refaire l’enquête eux-mêmes, et sans moyens. Ca montre le niveau des collabos du système … 

Bref, tout ça ne rime à rien : on se moque complètement de savoir où est l’avion ou quel type d’explosif a été utilisé dans la démolition des tours. Reopen 911 et tous ceux qui contestent n’aspirent qu’à ce que l’on refasse une enquête indépendante (puisque on ne peut être juge et parti), personne ne s’improvise « expert ». Les débats – contrôlés et dirigés par l’Appareil médiatico-financier –, on s’en passera. C’est juste quelque chose pour perdre son temps (ou espérer que certains « se réveillent » un peu de leur sommeil).

 

 

En vérité la question la plus pertinente est POURQUOI ? 

Pourquoi certains ont-ils fait ça (ou ont-ils laissé faire ça) ? Cela a-t-il servi les intérêts des musulmans ? Soyons sérieux … Les Etats-Unis avaient-ils un intérêt d’être attaqués sur leur sol ? Le prétexte pour faire la guerre contre le terrorisme, renverser Saddam, et (espérer) s’installer en Afghanistan était trop beau pour ne pas envisager un nouveau Pearl Harbour ; c'est-à-dire un PRETEXTE pour entrer en guerre avec l’appui « patriote » de la nation (appui plus que mitigé quand même pour ce qui concerne l’Irak et l’Afghanistan).

 

Nous en sommes donc réduits à accepter de débattre sur des détails – qui ont leur importance certes, puisque cela ridiculise les « auteurs » de la fameuse version officielle.

 

 

Missing Links (chainons manquants) 

Le documentaire qui va suivre est vraiment du très très lourd. A vrai dire, je me demande combien de temps il va résister à la censure ; ne trainez donc pas à le visionner ! 

Ce film a été réalisé par des patriotes américains qui – contrairement à Reopen 911 – ont décidé de faire un travail consacré au « qui et comment » du « pourquoi ». Le pourquoi, on pense le connaître : invasion de l’Irak et de l’Afghanistan, mais au profit de qui ? Avec un peu de culture politique on est capable de répondre : au profit des sponsors qui ont financé la campagne d’Obama et des lobbies qui l’ont soutenu. Cela ne choquera personne je pense ; c’est quelque chose d’on ne peut plus logique. Un sponsor ou un « sparring partner » attend un retour sur investissement, c’est comme ça partout et à tous les niveaux. 

Cette invasion en Irak, et cette guerre en Afghanistan ne profite pas, et ne profitera JAMAIS au peuple américain (au contraire ils la financent ; quand ils ne perdent pas leurs fils*). Il en va de même pour les soldats de l’alliance engagés aux côtés des américains. 

* Coût de la guerre en temps réel :
www.costofwar.com

- Quid de la loyauté israélienne ? -

 

Aujourd’hui on ne meurt plus au combat pour sa nation, mais pour les intérêts d’une oligarchie dont les desseins semblent inavouables.

 

Les « théories du complot » : c’est tout à fait normal qu'elles soient évoquées quand on ne croit plus aux politiques ni aux médias (collabos du système). Pour se guider dans une société où journalisme et investigation sont devenus deux antonymes, on peut se fier à des indices plus ou moins reliés – même si parfois certains indicent partent d’un postulat préalable ; ce qui scientifiquement, et intellectuellement, ne tient pas trop la route. Voilà pourquoi il n’est pas trop difficile pour l’establishment de réduire les « complotistes » à un rang d’anarchistes qui ne méritent guère plus d’attention. Et malheureusement il est parfois vrai que certains ne méritent pas toujours d’être pris au sérieux. C’est d’ailleurs le grand défi de tous les insoumis au système : agir intelligemment.

 

 

Israël, ennemi de l’Amérique ? 

Agir intelligemment, c’est justement ce qu’on fait les auteurs de Missing Links, en faisant un travail ultra documenté ! C’est d’autant plus nécessaire quand on s’attaque à l’ogre parmi les ogres : le lobby pro israélien et le Mossad (services secrets israéliens) ! 

Ainsi, selon les auteurs, le Mossad serait impliqué, entre autres, dans les attentats du 11 septembre. Pour être honnête, j’ai déjà entendu parler de ces théories (qui circulent sur Internet), mais devant le peu d’arguments et de faits concrets, je n’ai pas été plus loin. A vrai dire, j’ai toujours pensé que les lobbies pro-israéliens faisaient pression sur les différentes administrations états-uniennes – à la manière de n’importe quel lobby, tout simplement. 

Ce que le documentaire nous apprend, c’est qu’au-delà des pressions qui se font – disons-le quand même – dans un cadre « démocratique », il y a des postes qui sont aujourd’hui, directement aux mains d’ennemis affirmés de la nation. Le documentaire nous apprend entre autres que les services de sécurité – ultra-sécurisés – américains (NSA) ont carrément été infiltrés ; des ennemis internes (ou « alliés ») ayant déjà attaqué l’Amérique dans le passé. Il est plus que troublant de voir des dossiers où l’intégrité américaine fut directement touchée classés sans suite … L’affaire USS Liberty (torpillé par l’armée israélienne) en 1967 évoqué dans le documentaire est une preuve accablante que tous les ennemis de l’Amérique ne subissent pas le même traitement (voir article sur Wikipedia). 

A ce niveau on ne parle plus de sionisme (qui est sans doute un « détail » d’un projet bien plus obscur), et encore moins d’antisémitisme ; c’est bien au-delà de tout cela ! Certes, les arguments des pro-israéliens sont toujours les mêmes lorsqu’ils veulent dédouaner « un des leurs », mais là on parle d’espionnage, d’infiltration, et de frappes ciblées contre les intérêts de l’Amérique elle-même. Un documentaire haut en couleur, où je vous laisse seuls face aux faits exposés dans le film. 

Je précise néanmoins, et pour que les choses soient claires : les personnes malveillantes dénoncées par ce film servent encore moins les intérêts des israéliens (ou des Juifs de manière plus générale). Alors qu’Israël est embourbé dans une logique coloniale meurtrière en terre de Palestine – un régime d’apartheid –, des politiques plus globales ont l’air d’être élaborées un cran plus haut, toujours dans une même logique meurtrière, et bien au-delà de la Palestine actuelle.

 

Le peuple est toujours victime de ses tyrans.
Et un peuple sage, est un peuple qui retient les leçons du passé.

 

 

Missing Links - partie 1


 

Missing Links - partie 2


 

Missing Links - partie 3


 

Missing Links - partie 4


 

Missing Links - partie 5


 

Missing Links - partie 6


 

Missing Links - partie 7


 

Missing Links - partie 8


 

Missing Links - partie 9


  
Plus d’infos sur les éléments dénoncés à travers le documentaire, ainsi que sur les personnes supposées impliquées : cliquez ici (lien en anglais)


Bonus : on en a parlé à la télévision française !





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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 01:44

We feed the world est un documentaire qui est à voir à tout prix ! Nous pensons tous connaître le monde (libéral) dans lequel on vit, je pense sincèrement que nous pouvons multiplier par mille les bribes d’injustices que nous observons au quotidien.


J’emploi le terme « bribes d’injustices » parce que tout ce que nous voyons, c’est la surface – c’est ce qui est banalisé aux infos. Ce n’est jamais la profondeur, ni les desseins dans leur globalité !

 

 

Introduction

Le libéralisme c’est la marchandisation de tout ! Le PDG de Nestlé, par exemple, milite pour que l’eau soit considérée comme une denrée alimentaire comme les autres (sic !). Et donc que l’eau des pays pourrait (devrait même – espère-t-il) être privatisée, c'est-à-dire ne plus appartenir aux peuples. Tout cela ne nous dit pas si les plus démunis auraient le droit de boire nos eaux usées …

 

Extrait
 

 


Contrairement aux idées reçues (c’est-à-dire celles qui se trouvent aujourd’hui encore dans nos manuels scolaires),  le libéralisme ce n’est pas la liberté : en réalité le libre échange n’existe pas, seul existe la loi du plus fort !

 

La maximalisation des profits est la stratégie meurtrière des hiérarchies des multinationales

 

Pour maximiser les profits, tous les paramètres sont pris en compte : l’accès aux matières premières, l’industrialisation massive, le prix de la main d’œuvre, le contrôle des richesses, la surface (agricole) – mondiale – exploitable (quitte à brûler des forêts entières*), le climat, la démographie, … et bien entendu les régimes politiques (et les alliances) qui encouragent et maintiennent ces positions ; tout cela afin que l’élite soit la seule à profiter SANS PARTAGE des richesses de ce monde.

* Pour faire manger nos animaux ! L’Europe importe 90% de son soja et s’en sert pour son cheptel … pendant que 25% des brésiliens crèvent de faim.

 

Le constat est le suivant : la faim dans le monde est organisée afin que les pays industrialisés (ironiquement appelés démocratiques et humanistes) puissent continuer à suivre leur logique meurtrière de maximisation des profits (au bénéfice d’une minorité), tout en contrôlant la démographie des pays directement victimes des politiques impérialistes des démocraties libérales !


 

 

Le plus grand génocide de tous les temps : 100.000 morts par jour !

100.000 morts, c’est le chiffre de ceux qui périssent chaque jour à cause de la faim. « L’air de rien » ça nous fait quand même l’équivalent de six shoah … PAR AN ! Et ce, dans l’indifférence la plus totale.

 

Les gens peuvent être indifférents et brutaux pour parvenir à leurs fins ; cela parce que personne, dans les hautes sphères, n’a commencé au bas de l’échelle.

 

Toutes les cinq secondes, un enfant meurt de fin ; et toutes les quatre minutes, un individu perd la vue pour cause de malnutrition. Cela relègue certains conflits (ne fusse qu’un peu) médiatisés à un rang de « détail ». Bien entendu, cette remarque ne diminue pas le malheur et l’injustice flagrante de tous ceux qui souffrent !

Les (bribes d’) informations qui nous parviennent, que ce soit de Palestine, du Darfour, de Irak, de l’Afghanistan, du Tibet, ou d’ailleurs – sont en quelque sorte un torche agitée pour nous rappeler qu’il y a une coalition internationale, camouflée dans des gouvernements « démocratiques » (voire même dans des organisations « humanitaires ») ; une coalition, un empire, qui veut assouvir sa domination. Cela au mépris des peuples, de la dignité de l’être humain, au mépris de la vie ; que ce soit celle d’un enfant ou d’un adulte.


Ce qui est « amusant », c’est de voir tous ces militants anti nouvel ordre mondial mettre en avant des théories conspirationnistes les plus « délirantes », comme par exemple l’ambition (supposée) des élites de réduire en masse la population mondiale …

 

Je me mets quand même à penser qu’à force de rechercher des « signes occultes » dans des « détails », on finit par ne plus voir le tableau dans sa globalité !

 

Comme disait Morpheus (Matrix) : « cette réalité qu’on superpose devant notre regard pour nous empêcher de voir la vérité ». Quelle vérité ? Comme je n’ai pas envie d’imposer ma vision personnelle comme vérité, je laisse le soin au lecteur de comprendre les choses telles qui les perçoit, ou telles qu’il a envie de les comprendre. 

En attendant « il se passe des choses », un processus de destruction massive enclenché (par des institutions supra-gouvernementales ; eh oui !) bien avant qu’on évoque des théories « complotistes » sur Youtube et Dailymotion.

 

 

 

Comment s’organise cette folie meurtrière ?

C’est de l’Europe, cette tour de Babel, que les directives sont imposées aux états membres. Témoignage d’un agriculteur polonais qui a hérité de la ferme familiale : « depuis l’entrée dans l’UE, 25% des agriculteurs ont abandonné l’agriculture, pour avoir le même niveau de vie (qu’on avait à l’époque), j’ai dû multiplier la taille de la ferme par six ! ».

 

On est stupéfait d’entendre que le sel pour l’épandage des routes polonaises est plus cher que le blé produit par les agriculteurs !

 

L’UE, pour éviter la surproduction – ou pour éviter que l’offre soit supérieure à la demande – donne de l’argent pour que les paysans laissent 10% de leurs terres en jachère*. Nous voyons donc cette logique de maximiser les marges au mépris des 36 millions de malheureux qui meurent de faim chaque année !


* Le vocable de jachère est réapparu, depuis 1992 en Europe, dans le cadre de la politique agricole commune comme une mesure d'ordre économique destinée à limiter la surproduction dans certaines cultures, notamment les céréales. Les agriculteurs doivent « geler » une partie de leurs terres en échange d'une rémunération. Ils n'ont pas le droit d'utiliser cette surface. Cependant, en cas d'année sèche, le pâturage des jachères peut être autorisé comme dans 34 départements français en 2006. Des mesures similaires existent aux États-Unis.

La suppression de la jachère obligatoire a été entérinée par la commissaire Mariann Fischer Boel en 2008, les agriculteurs pouvant continuer à mettre en jachère volontaire 10 % de leur surface.

 

Si les tomates voyages à travers toute l’Europe, c’est parce que le coût du transport ne représente que 1% du prix à la revente.

 

A Almeria, dans le sud de l’Espagne, les serres se sont démultipliées depuis les années 60 jusqu’à aujourd’hui jusqu’à atteindre 25.000 hectares, soit plus qu’en Belgique et Pays-Bas réunis ! L’industrialisation de l’agriculture et les technologies avancées de production font qu’aujourd’hui chaque européen et européenne consomme en moyenne 10 kilos de légumes par an, en provenance du Sud de l’Espagne !


 

Le sarcasme est poussé à son paroxysme lorsque les pays riches (l’UE et les Etats-Unis principalement) subventionnent leur production et leur exportation à hauteur de plus d’un milliard de dollars par jour !

 

Cela signifie la destruction volontaire et programmée de l’économie agraire dans l’hémisphère sud !

 

A titre d’exemple, au Sénégal, au marché de Sandahar – le plus grand marché de l’Afrique de l’Ouest – on vend des fruits et des légumes européens … trois fois moins chers que les produits locaux. Cela signifie qu’un pauvre paysan qui va travailler sa terre sous un soleil de plomb – même pendant 16 heures par jour – ne pourra plus jamais vivre de sa terre ! Son destin est donc d’aller, s’il en a encore la force et au péril de sa vie – et s’il parvient à franchir le détroit de Gibraltar – se faire exploiter en Espagne, et accepter des conditions de vie précaires. S’il parvient à aller plus loin, il pourra éventuellement balayer les rues de Paris.

L’immigration de masse est bien loin des phantasmes de ceux qui sont manipulés pour ne rien voir et ne rien comprendre. Nous parlons de ceux qui y voient une « invasion idéologique » ; ceux là sont les analphabètes du système qui les goinfre jusqu’à se déboutonner la ceinture !

Note : certes tous ceux qui émigrent en Europe ne sont pas tous des paysans, mais en règle générale ce sont ceux qui sont victimes des mêmes politiques impérialistes et libérales, dans d’autres secteurs et/ou à un autre niveau tout simplement.

 



Le documentaire – que je recommande vraiment de voir, ne fusse que pour comprendre certains mécanismes (la compassion est en option) – nous explique aussi pourquoi nos poules dévorent la forêt tropicale pendant que 25% des brésiliens crèvent de faim* ; et comment – dans le même temps – l'Europe brûle son maïs et son blé pour produire de l'électricité ; pourquoi le poisson issu de la pêche industrielle est pourri (la preuve en images – absolument terrifiantes par ailleurs) ; comment on jette tous les jours (à Vienne, en Autriche) une quantité de pain qui pourrait nourrir la deuxième ville du pays (Graz) ; comment tous les poulets rôtis partout dans le monde proviennent de trois sociétés d’élevages ; … bref ce documentaire est un « must-see » qui nous change de TF1 et M6.

* Surface de forêt tropicale rasée au Brésil depuis 1975 : la superficie de la France + le Portugal. Prix au mètre carré : … 0,01 € !

 

L’excellent Jean Ziegler, rapporteur spécial auprès des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, et auteur de la plupart des analyses reprises dans cet article (analyses que l’on retrouve détaillées dans le documentaire) nous explique que l’agriculture mondiale pourrait nourrir sans problème 12 millions d’individus : « cela signifie que chaque enfant qui meurt de faim est en réalité assassiné ! »

 

Et pour bien comprendre ce que l’on entend par « oligarchie » ou « gouvernement mondial » :

 

En 2005, 52% du produit mondial brut – autrement dit, les richesses produites en un an dans le monde – a été contrôlé par 500 entreprises. Et le seul but de ces multinationales est de maximiser les profits.

 


We feed the world (bande annonce)


 

 

We feed the world - partie 1


 

  We feed the world - partie 2

 

 

 We feed the world - partie 3


 

 

« Et quand on leur dit : “Ne semez pas la corruption sur la terre”, ils disent : “Au contraire nous ne sommes que des réformateurs !” Certes, ce sont eux les véritables corrupteurs, mais ils ne s'en rendent pas compte. »

[Sourate 2 v11-12. Traduction relative et rapprochée du sens des versets]

 




 

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 04:31

Ce documentaire exceptionnel nous montre toute la différence entre comprendre les choses « à la manière d’un illuminé »* ou analyser – et présenter – des éléments factuels de façon posée ; un travail journalistique tout simplement. Le tout avec une plume affinée et aiguisée comme une lame.

* C'est-à-dire en scrutant tous les signes occultes partout et en hurlant sur tout le monde « réveillez-vous y a un complot mondial » ! L’histoire ne dit toujours pas qui dort encore ...


000crowd-of-people.jpg 

Si vous avez atterri sur cet article, je vous recommande fortement d’éviter de « remettre à plus tard » avant de visionner cet excellent travail. Le jour où ce genre de documentaire sera diffusé dans les écoles, cela voudra dire que l’homme aura retrouvé une partie de sa liberté.

En attendant, seul ceux en recherche de vérité auront accès à ce travail, les autres auront – comme il leur arrive souvent – zappé l’info quand elle se sera présentée à eux.

Bravo au réalisateur Jean-François Brient pour ce documentaire haut de gamme, et merci à lui de laisser ce travail libre de droits ; une aubaine pour Génération M et pour tout ceux qui aspirent à propager de l’information alternative (et subversive). Quand le travail est de qualité supérieure, c’est d’autant plus intéressant.

Il s’agit – en résumé – d’un espèce de Matrix démystifié : un peu la matière brute de notre paradigme.

 

« Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ? »

[Sourate 39 v9]

 

Je conclus mon introduction par une métaphore tirée d’une scène culte du film Matrix :

redblue_pill.jpg

« Choisis la pilule bleue, et tout s’arrête. Tu te réveilleras pensant que tu as fait un rêve ; ensuite tu allumeras la télé, tu regarderas le journal de TF1 et tout redeviendra « normal ». Choisis la pilule rouge, et rejoins le lapin au fond du terrier ! »

 

 


De la servitude moderne - partie 1

  

 
 

De la servitude moderne - partie 2




De la servitude moderne - partie 3

 


« Allah est le défenseur de ceux qui ont la foi : Il les fait sortir des ténèbres à la lumière.
Quant à ceux qui ne croient pas, ils ont pour défenseurs les "Taghoût"*, qui les font sortir de la lumière aux ténèbres. »

[Sourate 2 v257. Traduction relative et rapprochée]

 

* Taghoût = faux dieu

 

Le documentaire est la parfaite illustration des "taghoût" qui vous plongent dans les ténèbres du mondialisme et de l’économie de marché.

C’est, comme le dit le penseur et intellectuel musulman Moustapha Chérif : la loi du plus fort fondé sur le savoir technique et la propagande qui alimente la marchandisation de l'humanité.

C'est-à-dire, et c’est ma perception, un espèce de système féodal et un retour aux castes moyenâgeuses.

organisation-feodale.jpg

Rien ne change, tout se transforme !

 

La noblesse d’aujourd’hui sont les propagandistes que l’on connaît, les mêmes « s'en va-t-en guerre ». Selon l’ancien régime ce fut « une aristocratie dominant et encadrant la société et jouissant de privilèges divers ». Sous le nouveau c’est pareil. Vous voulez des noms ? Allumez votre télé, vous les entendez tous les jours.

Le clergé
est devenu la haute finance internationale et ses ramifications « nationales ». Enfin ... ce qui reste de « national », c'est-à-dire des frontières « virtuelles » ou « conceptuelles ». Aujourd'hui ils ont arrêté de prier, excepté ceux qui fréquentent certains groupes occultes (il paraît que ça existe vraiment ...).

Le tiers-état,
ce sont les crétins qui sont endettés et qui regardent M6 pour « rêver un peu ». Ce sont également ceux qui pensent être « rebelles » ou « libres » mais qui ne font que donner du crédit à la farce qu’est la démocratie, en débattant principalement sur de faux problèmes*. Ce sont tout simplement les « andouilles » qui vont voter pour élire la noblesse (et éventuellement des ministres du « clergé » de la haute finance), sous les « conseils bienveillants » de la propagande médiatiques (presse écrite et journaux télévisés … appartenant au « clergé » !). La noblesse étant, comme cela a toujours été le cas, au service du clergé afin de conserver ses privilèges.

* Inventés et créés par qui ?

 

L’histoire est cynique certes, mais la moralité est que l’homme se cause beaucoup de torts à lui-même !


_______________________________

Le texte intégral ci-dessous

Retrouvez, entre autres, les nombreuses citations du documentaire. Et apprécier l’excellente plume de Jean-François Brient qui mérite votre contribuition pour diffuser ce document.

 

Chapitre I : Épigraphe

 

« Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s’effondrer.

Mon pessimisme sur tout ce qu’elle fait pour nous entraîner dans sa chute. »


001epigraphe.jpg 

 

Chapitre II : La servitude moderne

 

« Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles »

- William Shakespeare -


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La servitude moderne est une servitude volontaire, consentie par la foule des esclaves qui rampent à la surface de la Terre. Ils achètent eux-mêmes toutes les marchandises qui les asservissent toujours un peu plus. Ils courent eux-mêmes derrière un travail toujours plus aliénant, que l’on consent généreusement à leur donner, s’ils sont suffisamment sages. Ils choisissent eux-mêmes les maitres qu’ils devront servir. 

Pour que cette tragédie mêlée d’absurdité ait pu se mettre en place, il a fallu tout d’abord ôter aux membres de cette classe toute conscience de son exploitation et de son aliénation. Voila bien l’étrange modernité de notre époque. Contrairement aux esclaves de l’Antiquité, aux serfs du Moyen-âge ou aux ouvriers des premières révolutions industrielles, nous sommes aujourd’hui devant une classe totalement asservie mais qui ne le sait pas ou plutôt qui ne veut pas le savoir. Ils ignorent par conséquent la révolte qui devrait être la seule réaction légitime des exploités. Ils acceptent sans discuter la vie pitoyable que l’on a construite pour eux. Le renoncement et la résignation sont la source de leur malheur. 

 

Voilà le mauvais rêve des esclaves modernes qui n’aspirent finalement qu’à se laisser aller dans la danse macabre du système de l’aliénation.

 

L’oppression se modernise en étendant partout les formes de mystification qui permettent d’occulter notre condition d’esclave. Montrer la réalité telle qu’elle est vraiment et non telle qu’elle est présentée par le pouvoir constitue la subversion la plus authentique.

Seule la vérité est révolutionnaire.

 

 

Chapitre III : L’aménagement du territoire et l’habitat

 

« L’urbanisme est cette prise de possession de l’environnement naturel et humain par le capitalisme qui, se développant logiquement en domination absolue, peut et doit maintenant refaire la totalité de l’espace comme son propre décor. »

- La Société du Spectacle, Guy Debord -

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À mesure qu’ils construisent leur monde par la force de leur travail aliéné, le décor de ce monde devient la prison dans laquelle il leur faudra vivre.

 

Un monde sordide, sans saveur ni odeur, qui porte en lui la misère du mode de production dominant.

 

Ce décor est en perpétuel construction. Rien n’y est stable. La réfection permanente de l’espace qui nous entoure trouve sa justification dans l’amnésie généralisée et l’insécurité dans lesquelles doivent vivre ses habitants. Il s’agit de tout refaire à l’image du système : le monde devient tous les jours un peu plus sale et bruyant, comme une usine.

Chaque parcelle de ce monde est la propriété d’un État ou d’un particulier. Ce vol social qu’est l’appropriation exclusive du sol se trouve matérialisé dans l’omniprésence des murs, des barreaux, des clôtures, des barrières et des frontières …

 

Ils sont la trace visible de cette séparation qui envahit tout.

 

Mais parallèlement, l’unification de l’espace selon les intérêts de la culture marchande est le grand objectif de notre triste époque. Le monde doit devenir une immense autoroute, rationnalisée à l’extrême, pour faciliter le transport des marchandises. Tout obstacle, naturel ou humain doit être détruit.

L’habitat dans lequel s’entasse cette masse servile est à l’image de leur vie : il ressemble à des cages, à des prisons, à des cavernes. Mais contrairement aux esclaves ou aux prisonniers, l’exploité des temps modernes doit payer sa cage.

 

« Car ce n’est pas l’homme mais le monde qui est devenu un anormal. »

- Antonin Artaud -

 

 

Chapitre IV : La marchandise

 

« Une marchandise paraît au premier coup d'œil quelque chose de trivial et qui se comprend de soi-même. Notre analyse a montré au contraire que c'est une chose très complexe, pleine de subtilité métaphysique et d'arguties théologiques. »

- Le Capital, Karl Marx -


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Et c’est dans ce logis étroit et lugubre qu’il entasse les nouvelles marchandises qui devraient, selon les messages publicitaires omniprésents, lui apporter le bonheur et la plénitude. Mais plus il accumule des marchandises et plus la possibilité d’accéder un jour au bonheur s’éloigne de lui.

 

« A quoi sert à un homme de tout posséder s’il perd son âme. »

- L’évangile selon Marc 8 ; 36 -

 

La marchandise, idéologique par essence, dépossède de son travail celui qui la produit et dépossède de sa vie celui qui la consomme. Dans le système économique dominant, ce n’est plus la demande qui conditionne l’offre mais l’offre qui détermine la demande. C’est ainsi que de manière périodique, de nouveaux besoins sont créés qui sont vite considérés comme des besoins vitaux par l’immense majorité de la population :

 

Ce fut d’abord la radio, puis la voiture, la télévision, l’ordinateur et maintenant le téléphone portable.

   

Toutes ces marchandises, distribuées massivement en un lapse de temps très limité, modifient en profondeur les relations humaines : elles servent d’une part à isoler les hommes un peu plus de leur semblable et d’autre part à diffuser les messages dominants du système. Les choses qu’on possède finissent par nous posséder.

 

 

 Chapitre V : L’alimentation

 

« Ce qui est une nourriture pour l’un est un poison pour l’autre. »

- Paracelse -


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Mais c’est encore lorsqu’il s’alimente que l’esclave moderne illustre le mieux l’état de décrépitude dans lequel il se trouve. Disposant d’un temps toujours plus limité pour préparer la nourriture qu’il ingurgite, il en est réduit à consommer à la va-vite ce que l’industrie agro-chimique produit. Il erre dans les supermarchés à la recherche des ersatz que la société de la fausse abondance consent à lui donner.

Là encore, il n’a plus que l’illusion du choix. L’abondance des produits alimentaires ne dissimule que leur dégradation et leur falsification.

 

Il ne s’agit bien notoirement que d’organismes génétiquement modifiés, d’un mélange de colorants et de conservateurs, de pesticides, d’hormones et autres inventions de la modernité.

 

Le plaisir immédiat est la règle du mode d’alimentation dominant, de même qu’il est la règle de toutes les formes de consommation. Et les conséquences sont là qui illustrent cette manière de s’alimenter.

Mais c’est face au dénuement du plus grand nombre que l’homme occidental se réjouit de sa position et de sa consommation frénétique. Pourtant, la misère est partout où règne la société totalitaire marchande. Le manque est le revers de la médaille de la fausse abondance. Et dans un système qui érige l’inégalité comme critère de progrès, même si la production agro-chimique est suffisante pour nourrir la totalité de la population mondiale, la faim ne devra jamais disparaitre.

 

« Ils se sont persuadés que l’homme, espèce pécheresse entre toutes, domine la création. Toutes les autres créatures n’auraient été créées que pour lui procurer de la nourriture, des fourrures, pour être martyrisées, exterminées. »

- Isaac Bashevis Singer -

 

L’autre conséquence de la fausse abondance alimentaire est la généralisation des usines concentrationnaires et l’extermination massive et barbare des espèces qui servent à nourrir les esclaves. Là se trouve l’essence même du mode de production dominant. La vie et l’humanité ne résistent pas face au désir de profit de quelques uns.

 

 

Chapitre VI : La destruction de l’environnement

 

« C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas. »

- Victor Hugo -


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Le pillage des ressources de la planète, l’abondante production d’énergie ou de marchandises, les rejets et autres déchets de la consommation ostentatoire hypothèquent gravement les chances de survie de notre Terre et des espèces qui la peuplent.

 

Mais pour laisser libre court au capitalisme sauvage, la croissance ne doit jamais s’arrêter. Il faut produire, produire et reproduire encore.

 

Et ce sont les mêmes pollueurs qui se présentent aujourd’hui comme les sauveurs potentiels de la planète. Ces imbéciles du show business subventionnés par les firmes multinationales essayent de nous convaincre qu’un simple changement de nos habitudes de vie suffirait à sauver la planète du désastre. Et pendant qu’ils nous culpabilisent, ils continuent à polluer sans cesse notre environnement et notre esprit. Ces pauvres thèses pseudo-écologiques sont reprises en cœur par tous les politiciens véreux à cours de slogan publicitaire. Mais ils se gardent bien de proposer un changement radical dans le système de production. Il s’agit comme toujours de changer quelques détails pour que tout puisse rester comme avant.

 

 

Chapitre VII : Le travail

 

Travail, du latin Tri Palium trois pieux, instrument de torture.


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Mais pour entrer dans la ronde de la consommation frénétique, il faut de l’argent et pour avoir de l’argent, il faut travailler, c'est-à-dire se vendre. Le système dominant a fait du travail sa  principale valeur. Et les esclaves doivent travailler toujours plus pour payer à crédit leur vie misérable. Ils s’épuisent dans le travail, perdent la plus grande part de leur force vitale et subissent les pires humiliations.

 

Ils passent toute leur vie à une activité fatigante et ennuyeuse pour le profit de quelques uns.

 

L’invention du chômage moderne est là pour les effrayer et les faire remercier sans cesse le pouvoir de se montrer généreux avec eux. Que pourraient-ils bien faire sans cette torture qu’est le travail ? Et ce sont ces activités aliénantes que l’on présente comme une libération. Quelle déchéance et quelle misère !

Toujours pressés par le chronomètre ou par le fouet, chaque geste des esclaves est calculé afin d’augmenter la productivité. L’organisation scientifique du travail constitue l’essence même de la dépossession des travailleurs, à la fois du fruit de leur travail mais aussi du temps qu’ils passent à la production automatique des marchandises ou des services. Le rôle du travailleur se confond avec celui d’une machine dans les usines, avec celui d’un ordinateur dans les bureaux. Le temps payé ne revient plus.

Ainsi, chaque travailleur est assigné à une tache répétitive, qu’elle soit intellectuelle ou physique. Il est spécialiste dans son domaine de production. Cette spécialisation se retrouve à l’échelle de la planète dans le cadre de la division internationale du travail.

 

On conçoit en occident, on produit en Asie et l’on meurt en Afrique.

 

 

Chapitre VIII : La colonisation de tous les secteurs de la vie

 

« C’est l’homme tout entier qui est conditionné au comportement productif par l’organisation du travail, et hors de l’usine il garde la même peau et la même tête. »

- Christophe Dejours -


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L’esclave moderne aurait pu se contenter de sa servitude au travail, mais à mesure que le système de production colonise tous les secteurs de la vie, le dominé perd son temps dans les loisirs, les divertissements et les vacances organisées. Aucun moment de son quotidien n’échappe à l’emprise du système.

 

Chaque instant de sa vie a été envahi. C’est un esclave à temps plein.

 

 

Chapitre IX : La médecine marchande

 

« La médecine fait mourir plus longtemps. »

- Plutarque -


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La dégradation généralisée de son environnement, de l’air qu’il respire et de la nourriture qu’il consomme ; le stress de ses conditions de travail et de l’ensemble de sa vie sociale, sont à l’origine des nouvelles maladies de l’esclave moderne.

Il est malade de sa condition servile et aucune médecine ne pourra jamais remédier à ce mal. Seule la libération la plus complète de la condition dans laquelle il se trouve enfermé peut permettre à l’esclave moderne de se libérer de ses souffrances.

 

La médecine occidentale ne connaît qu’un remède face aux maux dont souffrent les esclaves modernes : la mutilation.

 

C’est à base de chirurgie, d’antibiotique ou de chimiothérapie que l’on traite les patients de la médecine marchande. On s’attaque aux conséquences du mal sans jamais en chercher la cause. Cela se comprend autant que cela s’explique : cette recherche nous conduirait inévitablement vers une condamnation sans appel de l’organisation sociale dans son ensemble.

De même qu’il a transformé tous les détails de notre monde en simple marchandise, le système présent a fait de notre corps une marchandise,

 

un objet d’étude et d’expérience livré aux apprentis sorciers de la médecine marchande et de la biologie moléculaire.

 

Et les maîtres du monde sont déjà prêts à breveter le vivant. Le séquençage complet de l’ADN du génome humain est le point de départ d’une nouvelle stratégie mise en place par le pouvoir. Le décodage génétique n’a d’autres buts que d’amplifier considérablement les formes de domination et de contrôle.

 

Notre corps lui-aussi, après tant d’autres choses, nous a échappé.

 

 

 Chapitre X : L’obéissance comme seconde nature

 

« À force d’obéir, on obtient des réflexes de soumission. »

- Anonyme -


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Le meilleur de sa vie lui échappe mais il continue car il a l’habitude d’obéir depuis toujours. L’obéissance est devenue sa seconde nature. Il obéit sans savoir pourquoi, simplement parce qu’il sait qu’il doit obéir.

 

Obéir, produire et consommer, voilà le triptyque qui domine sa vie.

 

Il obéit à ses parents, à ses professeurs, à ses patrons, à ses propriétaires, à ses marchands. Il obéit à la loi et aux forces de l’ordre. Il obéit à tous les pouvoirs car il ne sait rien faire d’autre.

 

La désobéissance l’effraie plus que tout car la désobéissance, c’est le risque, l’aventure, le changement.

 

Mais de même que l’enfant panique lorsqu’il perd de vue ses parents, l’esclave moderne est perdu sans le pouvoir qui l’a créé. Alors ils continuent d’obéir.

C’est la peur qui a fait de nous des esclaves et qui nous maintient dans cette condition. Nous nous courbons devant les maîtres du monde, nous acceptons cette vie d’humiliation et de misère par crainte.

Nous disposons pourtant de la force du nombre face à cette minorité qui gouverne. Leur force à eux, ils ne la retirent pas de leur police mais bien de notre consentement.

 

Nous justifions notre lâcheté devant l’affrontement légitime contre les forces qui nous oppriment par un discours plein d’humanisme moralisateur.

 

Le refus de la violence révolutionnaire est ancré dans les esprits de ceux qui s’opposent au système au nom des valeurs que ce système nous a lui-même enseignés.

 

Mais le pouvoir, lui, n’hésite jamais à utiliser la violence quand il s’agit de conserver son hégémonie.

 

 

 Chapitre XI : La répression et la surveillance

 

« Sous un gouvernement qui emprisonne injustement, la place de l’homme juste est aussi en prison. »

- La désobéissance civile, Henry David Thoreau -


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Pourtant, il y a encore des individus qui échappent au contrôle des consciences. Mais ils sont sous surveillance.

 

Toute forme de rébellion ou de résistance est de fait assimilée à une activité déviante ou terroriste.

 

La liberté n’existe que pour ceux qui défendent les impératifs marchands. L’opposition réelle au système dominant est désormais totalement clandestine. Pour ces opposants, la répression est la règle en usage. Et le silence de la majorité des esclaves face à cette répression trouve sa justification dans l’aspiration médiatique et politique à nier le conflit qui existe dans la société réelle.

 

   

 Chapitre XII : L’argent

 

« Et ce que l’on faisait autrefois pour l’amour de Dieu, on le fait maintenant pour l’amour de l’argent, c’est-à-dire pour l’amour de ce qui donne maintenant le sentiment de puissance le plus élevé et la bonne conscience.»

- Aurore, Nietzsche -


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Comme tous les êtres opprimés de l’Histoire, l’esclave moderne a besoin de sa mystique et de son dieu pour anesthésier le mal qui le tourmente et la souffrance qui l’accable. Mais ce nouveau dieu, auquel il a livré son âme, n’est rien d’autre que le néant.

 

Un bout de papier, un numéro qui n’a de sens que parce que tout le monde a décidé de lui en donner.

 

C’est pour ce nouveau dieu qu’il étudie, qu’il travaille, qu’il se bat et qu’il se vend. C’est pour ce nouveau dieu qu’il a abandonné toute valeur et qu’il est prêt à faire n’importe quoi.

Il croit qu’en possédant beaucoup d’argent, il se libérera des contraintes dans lesquels il se trouve enfermé. Comme si la possession allait de paire avec la liberté.

 

La libération est une ascèse qui provient de la maitrise de soi. Elle est un désir et une volonté en actes. Elle est dans l’être et non dans l’avoir.

 

Mais encore faut-il être résolu à ne plus servir, à ne plus obéir. Encore faut-il être capable de rompre avec une habitude que personne, semble-t-il, n’ose remettre en cause.

 

 

Chapitre XIII : Pas d’alternative à l’organisation sociale dominante

 

Acta est fabula

La pièce est jouée


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Or l’esclave moderne est persuadé qu’il n’existe pas d’alternative à l’organisation du monde présent. Il s’est résigné à cette vie car il pense qu’il ne peut y en avoir d’autres. Et c’est bien là que se trouve la force de la domination présente : entretenir l’illusion que ce système qui a colonisé toute la surface de la Terre est la fin de l’Histoire.

Il a fait croire à la classe dominée que s’adapter à son idéologie revient à s’adapter au monde tel qu’il est et tel qu’il a toujours été.

 

Rêver d’un autre monde est devenu un crime condamné unanimement par tous les médias et tous les pouvoirs.

 

Le criminel est en réalité celui qui contribue, consciemment ou non, à la démence de l’organisation sociale dominante. Il n’est pas de folie plus grande que celle du système présent. 

 

 

Chapitre XIV : L’image

 

« Sinon, qu’il te soit fait connaitre, o roi, que tes dieux ne sont pas ceux que nous servons, et l’image d’or que tu as dressé, nous ne l’adorerons pas. »

- Ancien Testament, Daniel 3 : 18 -


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Devant la désolation du monde réel, il s’agit pour le système de coloniser l’ensemble de la conscience des esclaves. C’est ainsi que dans le système dominant, les forces de répression  sont précédées par la dissuasion qui, dès la plus petite enfance, accomplit son œuvre de formation des esclaves. Ils doivent oublier leur condition servile, leur prison et leur vie misérable. Il suffit de voir cette foule hypnotique connectée devant tous les écrans qui accompagnent leur vie quotidienne.

 

Ils trompent leur insatisfaction permanente dans le reflet manipulé d’une vie rêvée, faite d’argent, de gloire et d’aventure.

 

Mais leurs rêves sont tout aussi affligeants que leur vie misérable. 

Il existe des images pour tous et partout, elles portent en elle le message idéologique de la société moderne et servent d’instrument d’unification et de propagande. Elles croissent à mesure que l’homme est dépossédé de son monde et de sa vie. C’est l’enfant qui est la cible première de ces images car il s’agit d’étouffer la liberté dans son berceau.

 

Il faut les rendre stupides et leur ôter toute forme de réflexion et de critique.

 

Tout cela se fait bien entendu avec la complicité déconcertante de leurs parents qui ne cherchent même plus à résister face à la force de  frappe cumulée de tous les moyens modernes de communication.

Ils achètent eux-mêmes toutes les marchandises nécessaires à l’asservissement de leur progéniture. Ils se dépossèdent de l’éducation de leurs enfants et la livrent en bloc au système de l’abrutissement et de la médiocrité.

Il y a des images pour tous les âges et pour toutes les classes sociales. Et les esclaves modernes confondent ces images avec la culture et parfois même avec l’art. On fait appel aux instincts les plus sordides pour écouler les stocks de marchandises. Et c’est encore la femme, doublement esclave dans la société présente, qui en paye le prix fort. Elle en est réduite à être un simple objet de consommation.

 

La révolte elle-même est devenue une image que l’on vend pour mieux en détruire le potentiel subversif.

 

L’image est toujours aujourd’hui la forme de communication la plus simple et la plus efficace. On construit des modèles, on abrutit les masses, on leur ment, on crée des frustrations. On diffuse l’idéologie marchande par l’image car il s’agit encore et toujours du même objectif : vendre, des modes de vie ou des produits, des comportements ou des marchandises, peu importe mais il faut vendre.

 

 

Chapitre XV : Les divertissements

 

« La télévision ne rend idiots que ceux qui la regardent, pas ceux qui la font. »

- Patrick Poivre d’Arvor -


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Ces pauvres hommes se divertissent, mais ce divertissement n’est là que pour faire diversion face au véritable mal qui les accable. Ils ont laissé faire de leur vie n’importe quoi et ils feignent d’en être fiers. Ils essayent de montrer leur satisfaction mais personne n’est dupe. Ils n’arrivent même plus à se tromper eux-mêmes lorsqu’ils se retrouvent face au reflet glacé du miroir. Ainsi ils perdent leur temps devant des imbéciles sensés les faire rire ou les faire chanter, les faire rêver ou les faire pleurer.

On mime à travers le sport médiatique les succès et les échecs, les forces et les victoires que les esclaves modernes ont cessé de vivre dans leur propre quotidien. Leur insatisfaction les incite à vivre par procuration devant leur poste de télévision.

Tandis que les empereurs de la Rome antique achetaient la soumission du peuple avec du pain et les jeux du cirque,

 

aujourd’hui c’est avec les divertissements et la consommation du vide que l’on achète le silence des esclaves.

 

 

Chapitre XVI : Le langage

 

« On croit que l'on maîtrise les mots, mais ce sont les mots qui nous maîtrisent. »

- Alain Rey -


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La domination sur les consciences passe essentiellement par l’utilisation viciée du langage par la classe économiquement et socialement dominante. Étant détenteur de l’ensemble des moyens de communication, le pouvoir diffuse l’idéologie marchande par la définition figée, partielle et partiale qu’il donne des mots. Les mots sont présentés comme neutres et leur définition comme allant de soi. Mais sous le contrôle du pouvoir, le langage désigne toujours autre chose que la vie réelle.

 

C’est avant tout un langage de la résignation et de l’impuissance, le langage de l’acceptation passive des choses telles qu’elles sont et telles qu’elles doivent demeurer.

 

Les mots travaillent pour le compte de l’organisation dominante de la vie et le fait même d’utiliser le langage du pouvoir nous condamne à l’impuissance.

   

Le problème du langage est au centre du combat pour l’émancipation humaine. Il n’est pas une forme de domination qui se surajoute aux autres, il est le cœur même du projet d’asservissement du système totalitaire marchand.

 

C’est par la réappropriation du langage et donc de la communication réelle entre les personnes que la possibilité d’un changement radical émerge de nouveau.

 

C’est en cela que le projet révolutionnaire rejoint le projet poétique. Dans l’effervescence populaire, la parole est prise et réinventée par des groupes étendus. La spontanéité créatrice s’empare de chacun et nous rassemble tous.

   

 

 Chapitre XVII : L’illusion du vote et de la démocratie parlementaire

 

« Voter, c’est abdiquer. »

- Élisée Reclus -


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Pourtant, les esclaves modernes se pensent toujours citoyens. Ils croient voter et décider librement qui doit conduire leurs affaires. Comme s’ils avaient encore le choix. Ils n’en ont conservé que l’illusion. Croyez-vous encore qu’il existe une différence fondamentale quant au choix de société dans laquelle nous voulons vivre entre le PS et l’UMP en France, entre les démocrates et les républicains aux États-Unis, entre les travaillistes et les conservateurs au Royaume-Uni ?

 

Il n’existe pas d’opposition car les partis politiques dominants sont d’accord sur l’essentiel qui est la conservation de la présente société marchande.

 

Il n’existe pas de partis politiques susceptibles d’accéder au pouvoir qui remette en cause le dogme du marché. Et ce sont ces partis qui avec la complicité médiatique monopolise l’apparence.  Ils se chamaillent sur des points de détails pourvu que tout reste en place. Ils se disputent pour savoir qui occupera les places que leur offre le parlementarisme marchand. Ces pauvres chamailleries sont relayées par tous les médias dans le but d’occulter un véritable débat sur le choix de société dans laquelle nous souhaitons vivre. L’apparence et la futilité dominent sur la profondeur de l’affrontement des idées. Tout cela ne ressemble en rien, de près ou de loin à une démocratie.

La démocratie réelle se définit d’abord et avant tout par la participation massive des citoyens à la gestion des affaires de la cité. Elle est directe et participative. Elle trouve son expression la plus authentique dans l’assemblée populaire et le dialogue permanent sur l’organisation de la vie en commun. La forme représentative et parlementaire qui usurpe le nom de démocratie limite le pouvoir des citoyens au simple droit de vote, c'est-à-dire au néant, tant il est vrai que le choix entre gris clair et gris foncé n’est pas un choix véritable. Les sièges parlementaires sont occupés dans leur immense majorité par la classe économiquement dominante, qu’elle soit de droite ou de la prétendue gauche social-démocrate.

Le pouvoir n’est pas à conquérir, il est à détruire. Il est tyrannique par nature, qu’il soit exercé par un roi, un dictateur ou un président élu.

 

La seule différence dans le cas de la « démocratie » parlementaire, c’est que les esclaves ont l’illusion de choisir eux-mêmes le maitre qu’ils devront servir.

 

Le vote a fait d’eux les complices de la tyrannie qui les opprime. Ils ne sont pas esclaves parce qu’il existe des maitres mais il existe des maitres parce qu’ils ont choisi de demeurer esclaves.

 

 

Chapitre XVIII : Le système totalitaire marchand

 

« La nature n’a créé ni maîtres ni esclaves, je ne veux ni donner ni recevoir de lois. »

- Denis Diderot -


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Le système dominant se définit donc par l’omniprésence de son idéologie marchande. Elle occupe à la fois tout l’espace et tous les secteurs de la vie.

 

Elle ne dit rien de plus que : « Produisez, vendez, consommez, accumulez ! »

 

Elle a réduit l’ensemble des rapports humains à des  rapports marchands et considère notre planète comme une simple marchandise.

Le devoir qu’elle nous impose est le travail servile. Le seul droit qu’elle reconnait est le droit à la propriété privée. Le seul dieu qu’elle arbore est l’argent.

Le monopole de l’apparence est total. Seuls paraissent les hommes et les discours favorables à l’idéologie dominante.

 

La critique de ce monde est noyée dans le flot médiatique qui détermine ce qui est bien et ce qui est mal, ce que l’on peut voir et ce que l’on ne peut pas voir.

 

Omniprésence de l’idéologie, culte de l’argent, monopole de l’apparence, parti unique sous couvert du pluralisme parlementaire, absence d’une opposition visible, répression sous toutes ses formes, volonté de transformer l’homme et le monde. Voila le visage réel du totalitarisme moderne que l’on appelle « démocratie libérale » mais qu’il faut maintenant appeler par son nom véritable : le système totalitaire marchand.

L’homme, la société et l’ensemble de notre planète sont au service de cette idéologie. Le système totalitaire marchand a donc réalisé ce qu’aucun totalitarisme n’avait pu faire avant lui : unifier le monde à son image. Aujourd’hui, il n’y a plus d’exil possible.

 

 

Chapitre XIX : Perspectives

 

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A mesure que l’oppression s’étend à tous les secteurs de la vie, la révolte prend l’allure d’une guerre sociale. Les émeutes renaissent et annoncent la révolution à venir.

La destruction de la société totalitaire marchande n’est pas une affaire d’opinion. Elle est une nécessité absolue dans un monde que l’on sait condamné.

 

Puisque le pouvoir est partout, c’est partout et tout le temps qu’il faut le combattre.

 

La réinvention du langage, le bouleversement permanent de la vie quotidienne, la désobéissance et la résistance sont les maîtres mots de la révolte contre l’ordre établi. Mais pour que de cette révolte naisse une révolution, il faut rassembler les subjectivités dans un front commun.

C’est à l’unité de toutes les forces révolutionnaires qu’il faut œuvrer. Cela ne peut se faire qu’à partir de la conscience de nos échecs passés : ni le réformisme stérile, ni la bureaucratie totalitaire ne peuvent être une solution à notre insatisfaction.

 

Il s’agit d’inventer de nouvelles formes d’organisation et de lutte.

 

L’autogestion dans les entreprises et la démocratie directe à l’échelle des communes constituent les bases de cette nouvelle organisation qui doit être antihiérarchique dans la forme comme dans le contenu.

 

Le pouvoir n’est pas à conquérir, il est à détruire.

 

 

Chapitre XX : Épilogue

 

« O Gentilshommes, la vie est courte… Si nous vivons, nous vivons pour marcher sur la tête des rois. »

- William Shakespeare –


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Jean-François Brillant


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Retrouvez ce travail dans son contexte original : www.delaservitudemoderne.org

 

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 03:23

On vient de fêter les 40 ans du premier pas sur la lune ; et les superlatifs ne manquent pas pour décrire ce qui fut :

 

« Un petit pas pour l’homme ; un grand pas pour l’humanité »

- Neil Armstrong, dans la nuit du 20 au 21 juillet 1969 -

 

 

J’ai déjà entendu parler de ces « théories nouvelles »* qui remettaient en cause le fait que l’homme ait un jour marché sur la lune. A vrai dire je n’ai jamais vraiment prêté attention à ces théories qui avaient l’air de venir d’un courant – malheureusement pas toujours crédible –, celui des conspirationnistes professionnels ; ceux qui nous font en général de très belles vidéos dont la spécificité et la marque de fabrique sont : le manque de pondération et de nuances, les musiques dramatiques, les signes ésotériques, le manque d’investigation, … et les fautes d’orthographe ! Vive le « fait maison ».

 

* A vrai dire pas si nouvelles que ça, puisqu’en 1969 les rumeurs d’une supercherie existaient déjà et ont continué à exister jusqu’à nos jours. Aujourd’hui un britannique sur quatre ne croit pas en l’alunissage d’Apollo ; 6 à 20% de la population étasunienne croient également en une conspiration.

 

Je ne suis pas de ceux qui recherchent le « sensationnel », c’est pour cela que – vraiment – je ne me suis jamais attardé sur cette question précise comme j’ai peut-être pu le faire pour le 11 septembre. Certes je n’étais pas né en 1969 alors que le 11 septembre 2001 est clairement L’EVENEMENT MAJEUR de mon époque, il s’agit du contexte géopolitique qui allait servir de « décor » à mon séjour imparti sur terre.

 

Les attentats du 11 septembre, dans un contexte de visées hégémoniques des Etats-Unis, et les GROS détails qui ne passent pas (les passeports qui ne brûlent pas alors que les boites noires ont fondu par exemple), – toutes les « zones d’ombre » du dossier de manière plus générale – m’ont très facilement conforté dans ma position que tout ça fut « an inside job » (une affaire interne). Il est probable que d’autres « rebelles » (à leur époque) aient pu tenir les mêmes propos que moi – animés des mêmes certitudes – face à certains éléments « troublants » de la mission Apollon 11.

 

 

L’homme n’a pas marché sur la lune, et alors ?

Sincèrement que l’homme ait marché ou pas sur la lune, ça ne change pas grand-chose pour moi, pour ne pas dire que ça ne change rien du tout ! Par contre, dans un contexte de compétition avec l’URSS pour la conquête spatiale – et la guerre froide en trame de fond –, cela devait revêtir d’un tout autre intérêt – bien plus prononcé celui-là – pour les Etats-Unis.

Au-delà de ça, – du vrai, du faux – il est bon de noter que ce sont toujours les mêmes qui décident ce qui est vrai et de ce qui est faux. A tel point que ce sera toujours les mêmes qui insulteront – de manière plus ou moins virulente – des dissidents qui, sans spécialement dire qu’ils détiennent la vérité absolue, préconisent l’analyse objective et l’aspect rigoureux, scientifique. 

En ce qui concerne l’éventuel aspect « parti pris » (l’antiaméricanisme par exemple), il serait judicieux de faire noter que nous avons tous – et toujours – un parti pris ! Que ce soit selon des croyances philosophiques, religieuses, scientifiques/cartésiennes, réactionnaires, ou simplement le parti de « la sécurité » et de ce qui est communément acquis et accepté par tous. 

Je ne supporte pas l’orgueil, de quelque parti que ce soit, qui consiste à faire preuve de condescendance envers tous ceux qui ne pensent pas pareil.* Les gens ont ainsi le droit d’être des rebelles, des dissidents, des réactionnaires, des révolutionnaires, ou même des éventuels  « moutons ». L’essentiel étant sans doute de faire preuve de courtoisie et de poser le débat calmement tout en s’avisant à dépassionner les échanges.

 

* Il suffit de voir les commentaires qui sont fait par des utilisateurs « sous pseudos » dans les vidéos « dissidentes » sur Youtube, Dailymotion, ou sur différents blog sur le web.

 

J’aime beaucoup ce verset coranique qui dit : « Quiconque le veut, qu'il croit, et quiconque le veut qu'il mécroie » (Sourate 18 v29) ; ou la démocratie (plutôt cette notion de liberté individuelle) selon l’Islam.

 

 

La presse traditionnelle (ou traditionnaliste) 

Voici ce qu’on pouvait lire sur
le Parisien.fr (journal pris au hasard) ce 20 juillet 2009 : 

Alors que l'Amérique célèbre le 40e anniversaire des premiers pas de l'homme sur la Lune, Barack Obama a réalisé un rêve d'enfant. Lundi, le président américain a reçu à la Maison-Blanche ses « trois héros », les astronautes d'Apollo 11 Neil Armstrong, Edwin « Buzz » Aldrin et Michael Collins. 



« J'ai très rarement le plaisir extraordinaire qui est le mien aujourd'hui de recevoir trois icônes, trois véritables héros américains »,
a avoué M. Obama. 

« En ce 40e anniversaire, nous vous remercions de ce que vous avez fait et nous escomptons, au moment où nous parlons, qu'une autre génération d'enfants tournent leur regard vers le ciel et deviendront les nouveaux Armstrong, Collins, et Aldrin »,
a-t-il ajouté.

 

Vous en avez sans doute les larmes aux yeux …

 

 

Une autre ligne éditoriale dans la presse ? 

Je fus surpris de voir sur le magazine d’information en ligne belge 7/7, relayer certains doutes – ou plutôt les questions – qui subsistaient par rapport à ce qui fut supposé être un grand pas pour l’humanité (nonobstant les théories dissidentes, – à voir le monde aujourd’hui – on peut être mitigé quant au grand pas supposé pour l’humanité).



Publié le 20/07/09 18h57, et signé Céline Bayet, pour 7/7 :
 

Alors que la terre entière s'apprête à fêter le quarantième anniversaire des premiers pas de l'homme sur la lune, les sceptiques reviennent à la charge. Selon eux, Neil Armstrong n'a jamais mis un petit orteil sur la lune, les images dévoilées par la Nasa ne sont qu'une mascarade tournée dans un studio.

20 juillet 1969. Neil Armstrong plante le drapeau américain sur le sol lunaire en déclarant "c'est un petit pas pour l'homme mais un bon de géant pour l'humanité". Le monde entier est en émoi: "on a marché sur la lune" comme dans Tintin. Pourtant, nombreux sont les sceptiques qui n'y croient pas. Aujourd'hui encore, ils reviennent sur certaines incohérences de la vidéo.

 

« L'escroquerie à 30 milliards de dollars »

C'est en 1974, soit cinq ans après l'événement mondial que les premières interrogations ont véritablement fusé. C'est un certain Bill Kaysing qui le premier mentionne le fait que la vidéo diffusée en direct par la nasa pourrait être un « fake ». Dans son livre intitulé Nous ne sommes jamais allés sur la lune, l'escroquerie à 30 milliards de dollars, il met le doigt sur certaines incohérences.

 

Le drapeau flotte

Selon lui, les images ont été tournées sur terre. Premièrement parce que sur la vidéo, on peut voir le drapeau américain flotter. Mais ce n'est pas possible. « Il n'y a pas d'air dans l'espace, comment le drapeau peut-il flotter ? », s'interroge-t-il.

 

Lumières

La lumière est un élément important de la théorie du canular. Sur la lune, la seule lumière existante est celle du soleil. Sauf que sur les clichés diffusés par la Nasa, cetains éléments visibles portent à croire qu'il y a d'autres lumières. La superbe visibilité de l'astronautre lui-même malgré le fait qu'il soit à contre-jour par rapport au soleil laisse perplexe.

 

Paysage improbable

En outre, le paysage dévoilé dans la vidéo en surprend plus d'un. « Il n'y a aucune étoile, tout est noir et les cratères sont les mêmes que ceux situés autour d'une grande base militaire qui est ultra protégée aux Etats-Unis ».

 

Bruit

Autre incohérence. « Où est le bruit ? ». En alunissant, le module devait faire un bruit monstre. Pourtant, aucun bruit n'est perceptible si ce n'est la voix des astronautes parfaitement audible de surcroît.

 

Manque de traces

Le manque de marques sur le sol lunaire après l'alunissage de la navette sème également le doute chez les sceptiques. Selon les théories, en alunissant, la navette aurait dû tout au moins faire voler de la poussière si ce n'est laisser une sorte de cratère sur le sol. Or, rien de tout cela n'apparaît sur les clichés.

 

Enregistrements perdus

Enfin, les images que l'on peut voir ne sont que des copies. Selon la Nasa, la vidéo originale a été égarée. Un élément qui en surprend plus d'un tant il est inimaginable d'admettre qu'une vidéo d'une telle importance ait pu se volatiliser.

 

Théorie du complot

Les rumeurs vont bon train. « Un complot du gouvernement américain » ; « un film mis en scène par... Stanley Kubrick ». Il n'en faut pas plus pour semer le doute dans la tête des Américains. En 1999, après la diffusion du documentaire diffusé sur la Fox, Théorie du complot: avons-nous marché sur la lune ? qui a réuni plus de quinze millions de spectateurs, un sondage dévoile que 20% des Américains ne croient plus aux premiers pas sur la lune.

 

Pourquoi ?

Mais quelle avantage les Etats-Unis d'Amérique auraient-ils eu à réaliser un tel complot ? Selon certaines spéculations, toute cette mascarade aurait été créée dans le seul et unique but de déstabiliser l' « ennemi russe ». En pleine guerre froide, le gouvernement américain ne pouvait se permettre de se laisser dépasser par les Soviétiques qui avaient une bonne longueur d'avance en matière de missions spatiales.

 

Contre-attaques

Pourtant la Nasa se défend d'un tel mensonge. L'organisme américain ne cesse d'ailleurs de publier des contre-arguments à cette fameuse théorie du canular. 

Alors Neil Armstrong, acteur méritant un oscar ou grand astronaute? Quarante ans après la diffusion des images qui ont fait le tour du monde, la question se pose encore.




What Happened on the moon ? (documentaire)


Afin que vous puissiez avoir une idée plus précise sur les éléments remis en cause par certains experts, je vous invite donc à découvrir cet excellent documentaire intitulé « What happened on the moon ? » (que s’est-il passé sur la lune ?) du britannique David Percy.

Le tout est en deux vidéos (Google Video) d’une durée totale de 3h40. Si vous pensez que c'est « trop long », vous pourrez trouver des vidéos « plus courtes » sur Youtube et Dailymotion, sans doute de sources moins fiables et très certainement d’un travail moins sérieux.
 

N’hésitez pas à revenir quand vous avez plus de temps, car ces vidéos méritent d’être vues.

 

Première partie - 2h11


 

La première partie s'intéresse aux incohérences visibles sur les photos et les vidéos officielles de la NASA, ainsi qu'au matériel utilisé pour prendre ces images. Le procédé de diffusion de ces images est en lui-même anormalement inhabituel et aura permis d'insérer de façon indétectable des images pré-filmées au soi-disant « direct depuis la Lune ».

 

 

Deuxième partie - 1h29


 

La seconde partie se penche sur les radiations rencontrées dans l'espace, notamment à l'intérieur des ceintures de Van Allen, et à l'extérieur de celles-ci où les astronautes auraient dû être exposés aux radiations solaires sans autre protection que leur vaisseau et leurs combinaisons. La quasi inexistence de protection efficace et l'éruption solaire particulièrement violente de 1970-71 montre que les membres d'Apollo aurait dû sévèrement souffrir des radiations.

Le fait qu'aucune mission habitée n'aie traversé les ceintures de Van Allen ni n'aie voyagé au-delà depuis les missions Apollo semble montrer que les radiations sont un obstacle majeur au voyage spatial encore aujourd'hui.

 

 

Photos et vidéos de la NASA : cliquez ici

 


Jurez-le sur la bible ! 

Bart Sibrel demande aux astronautes d'Apollo de jurer sur la Bible qu'ils ont bien marché sur la Lune, 2 acceptent et 7 refusent.



Pour 5000$ ils auraient pu faire un effort non ? J

 

  

 

« Nous lançons contre le faux la vérité qui le subjugue »

[Sourate 21 v18. Traduction relative et rapprochée]

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 00:47

L'histoire vraie de quatre jeunes Anglais partis célébrer le mariage d'un ami au Pakistan, leur pays d'origine, fin septembre 2001. Ils décident alors d'aller en Afghanistan juste après le 11 septembre, pour, voir comment ils pouvaient aider là-bas (à l'époque, les talibans étaient au pouvoir). Ils ne reviendront chez eux que 2 ans et demi plus tard après un séjour prolongé à la prison américaine de Guantánamo. L'un d'eux ne reviendra jamais.



Un très bon film qui m’a particulièrement touché ; je me suis rendu compte en fait que n’importe quel musulman lambda aurait pu se retrouver à Guantanamo ! En effet, nous voyons à travers le film, que ces jeunes qui furent « au mauvais endroit au mauvais moment » étaient de jeunes occidentaux musulmans (fils d’émigrés), pas spécialement très pratiquants, loin des « terroristes jihadistes » membres (ou supposés membres) d’Al-Qaïda.

Comme pour entretenir son propre mythe du « terrorisme islamiste »*, nous voyons les soldats de l’Empire acheter des aveux sous la torture à des malheureux à qui on a enlevé tout droit et toute dignité humaine.

 

« Tu verras les injustes épouvantés par ce qu'ils ont fait, et le châtiment s'abattra sur eux (inéluctablement). Et ceux qui croient et accomplissent les bonnes oeuvres, seront dans les sites fleuris des jardins, ayant ce qu'ils voudront auprès de leur Seigneur.
Telle est la grande grâce ! »

[Sourate 42 v22. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]

 

* En bon français, on appelle ça un oxymoron.

 

Je vous invite donc à visionner ce film et à faire tourner ce lien.


- Asif Iqbal et Shafiq Rasul - 

 


Introduction

par Amnesty International

 

Guantánamo est devenu le symbole du mépris dont le gouvernement des États-Unis fait preuve à l'égard du droit international, en raison de la manière dont il traite les personnes détenues dans le cadre de sa « guerre contre le terrorisme ». Le centre de détention de Guantánamo ne constitue qu'un élément d'un système plus vaste de détention secrète et illimitée, de disparition forcée, de « restitutions », de torture et d'autres formes de mauvais traitements.  

 

Sept ans en détention sans inculpation

 

Le centre de détention de Guantánamo jette une ombre sur le bilan des États-Unis en matière de droits humains. Il est devenu synonyme d'atteintes aux droits de la personne et le symbole d'un gouvernement ne respectant pas ses obligations juridiques internationales.

Près de 800 personnes ont été détenues à Guantánamo depuis le 11 janvier 2002, la plupart d'entre elles sans inculpation ni perspective d'un procès équitable, sans accès ou presque à un avocat, et sans visites de leur famille.

En janvier 2009, environ 250 personnes y sont encore maintenues en détention, dans la majeure partie des cas dans des conditions cruelles, inhumaines ou dégradantes. Une vingtaine ont été inculpées et doivent être jugées lors de procès iniques devant des commissions militaires, et six au moins risquent d'être condamnées à mort.

 

 

The Road to Guantánamo

The Road to Guantánamo est un docu fiction de Michael Winterbottom de 2006. Il a reçu l'Ours d'argent du Meilleur réalisateur au festival de Berlin en 2006.

La première a eu lieu au festival de Berlin le 14 février 2006, et le film a été montré pour la première fois au Royaume-Uni sur Channel 4 le 9 mars 2006. Le lendemain, il devint le premier film diffusé simultanément au cinéma, en DVD et sur Internet.

Le tournage s'est déroulé en Afghanistan, au Pakistan et en Iran, qui simula Cuba. Mat Whitecross est co-réalisateur et entreprit la plupart des interviews avec les véritables protagonistes du film.

 


 

Les conditions de détention

Source : Wikipédia

D'après le peu d'informations disponibles, il est possible d'avancer que :

§       les détenus, lors de l'ouverture de la prison, ont passé la majorité de leur temps dans des cellules individuelles de 2 mètres sur 2, éclairées continuellement – des bâtiments en dur ont été construits depuis ;

§       les détenus peuvent être interrogés à n'importe quel moment de la journée ou de la nuit ;

§       lorsqu'ils sont déplacés, les détenus ont les mains et les pieds menottés et un sac de toile est placé sur leur tête pour les empêcher de voir ;

§       les visites sont limitées (y compris celles des familles et des avocats) ;

§       le dialogue entre prisonniers est restreint ;

§       des tortures (psychologique et physique) pèsent sur la prison. Des organisations non gouvernementales telles qu'Amnesty International en font régulièrement les échos.

§       les détenus sont enfermés dans des cellules, avec de la musique très forte qui joue constamment. D'autres cellules seraient très exiguës.

 

Témoignages :

Murat Kurnaz, Dans l'enfer de Guantanamo.
Mollah Abdul Salam Zaeef et Jean-Michel Caradec'h, Prisonnier à Guantanamo.
Mourad Benchellali, Voyage vers l'enfer.



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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 00:29

La communauté musulmane a lourdement été éprouvée en ce début d'année 2009.

Le massacre de Gaza nous a rappelé que la Palestine est occupée (et terrorisée) depuis plus de 60 ans !

 

C'est d'autant plus incroyable que chaque année, les dirigeants français nous rappellent lors de la fête de l'armistice qu'aujourd'hui encore (54 ans après) la France est encore traumatisée par rapport aux quatre années d'occupation. Que dire d'un peuple occupé depuis plus de 60 ans ... avec la bénédiction des grandes puissances occidentales ... et l'apathie et l'impuissance des pays arabes ?

 

Le minimum que l'on puisse faire est de ne pas oublier ses frères qui souffrent (et pas uniquement les Palestiniens bien entendu) dans ses invocations ; mais aussi de connaître leur histoire, qui est aussi notre histoire, et qui sera demain l'HISTOIRE DE L'HUMANITE ENTIERE !

 

Voici un très bon film (en 3 parties) qui explique clairement les grands événements sur la terre sainte de Palestine (s'il vous plaît, ne dites plus Israël mais dites : Palestine occupée !) :

1/3-Palestine, histoire d'une terre




2/3-Palestine, histoire d'une terre

  
 

3/3-Palestine, histoire d'une terre

 



En bonus :

L'excellent livre « La cause palestinienne expliquée à mes potes » en format PDF
(je vous recommande d'enregistrer une copie sur votre PC)


Abd Al-Bari Atwan, journaliste palestinien, nous parle des pays arabes





Le clash Erdogan - Peres (à la place des Turcs je serais fier !)





Un message du sheikh Qaradawi aux ennemis des musulmans


Comment le sheikh Qaradawi souhaiterait (incha Allah) terminer sa vie


Quand le Général de Gaulle s'exprimait sur l'entité sioniste



 
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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 01:17

J’ai eu la chance de voir un très bon documentaire (en général sur arte c’est souvent bien fait) sur la création de l’Arabie Saoudite et la dynastie des Saoud.


Je me permets donc de vous faire partager cet excellent travail.


Vous verrez à travers ces vidéos comment les saoudiens ont été manipulés par les américains (guerre du Golfe) et trahis (sur la question palestinienne).

Certes ils ont sans doute leur part de responsabilité ; beaucoup des choses qui se sont passées font partie des risques lorsque l’on "pactise avec l’ennemi".

 

Sourate 5-v51. ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes.

[traduction relative et rapprochée du sens du verset]

 

Mais ce qui est sûr, c’est que nous ne serons pas jugés pour ce que certains d’entre leurs dirigeants ont fait !


Je me permets de faire cette dernière précision pour éviter que l’on ne puisse éventuellement tomber dans un piège plus grand : celui de rendre des musulmans mécréants.

C’est sans doute un peu facile, surtout que depuis des générations, il y a toujours eu au sein du monde musulman des dirigeants (parfois) injustes.

Le prophète Mohammed (sall’Allah wa alaihi wa salam) a interdit à sa communauté de s'insurger contre ceux qui détiennent le pouvoir, tant que ces derniers ne n'empêchent pas à leurs citoyens de faire la prière. D’ailleurs, comme vous le verrez dans le documentaire, le genre d’individus qui a osé s’insurger contre les dirigeants fut un groupe d’hérétiques dont l’un d’entre eux s’est autoproclamé « le mahdi » ; ils voulaient ni plus ni moins qu’on lui prête serment d’allégeance – lors d’une prise d’otage – dans l’enceinte même de la Mecque !

 

Qu’Allah pardonne les erreurs de ceux qui avaient (et qui ont toujours) le commandement et qu’Il les éclaire.

 

En résumé : selon la foi musulmane, un musulman se doit de placer toute sa confiance en son Seigneur ; l'histoire nous montre que lorsqu'il ne le fait pas, il peut se retrouver dans un état d'humiliation pouvant être très profond. De l'autre côté, se rebeller contre l’autorité en dépit des recommandations du prophète Mohammed (sall’Allah wa alaihi wa salam) conduit sans aucun doute à l’extrémisme. 


 

 

la maison des Al Saoud 1/6



la maison des Al Saoud 2/6



la maison des Al Saoud 3/6



la maison des Al Saoud 4/6

 



la maison des Al Saoud 5/6

 


 

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