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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 04:56

« Coache ta vie avec l’Islam », tel était le titre de la conférence qu’il m’a été donné de présenter le 25 août 2011, dans le cadre des conférences organisées par la mosquée Assakina pendant le mois de Ramadan.

 

coache_ta_vie.jpg

 

Le titre de la conférence a suscité pas mal d’intérêt – sans doute parce que le terme « coaching » est à la mode –, le but étant de présenter une approche originale sur certains principes islamiques (Coran et Sunna) dont plusieurs liens pouvaient être faits avec des disciplines modernes de développement personnel, le coaching et la PNL entre autres. L’objectif était donc d’interpeler les musulmans en leur présentant une façon pragmatique de comprendre certaines recommandations prophétiques, plus spécifiquement lors de l’activation de schémas émotionnels propres à certaines situations.

 

L’idée était de traduire le « vous obtiendrez la réussite (ici-bas et dans l’au-delà) lorsque vous serez en conformité avec la Parole de Dieu » en quelque chose de plus concret et de plus spécifique : « quelles Paroles de Dieu et en quelles circonstances ? ». Cette conférence ne prétend pas développer la question de manière exhaustive, mais offre néanmoins des pistes de réflexion.

 

Car se comprendre soi-même, et chercher à plaire à Dieu, c’est un travail de toute une vie.


 

Attention, les vidéos ne resteront qu'un court moment sur le net. Après quoi, un résumé de la conférence sous forme d’article viendra étoffer cette page.

 

Coache ta vie avec l'Islam - partie 1/6

 


 

 

 

 

Coache ta vie avec l'Islam - partie 2/6

 


 

 

 

 

Coache ta vie avec l'Islam - partie 3/6

 


 

 

 

 

Coache ta vie avec l'Islam - partie 4/6

 


 

 

 

 

Coache ta vie avec l'Islam - partie 5/6

 


 

 

 

 

Coache ta vie avec l'Islam - partie 6/6

 


 

 

 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 14:56

Voici un article du professeur Tariq Ramadan, datant de décembre 2004. Un article qui résume de manière très pertinente la situation des musulmans aujourd’hui. Un article sans complaisance dans un style « ramadanesque », un style et un franc parler qui ne lui valent pas que des sympathies auprès des musulmans, plus particulièrement dans les milieux « conservateurs », voire dans des milieux où l’on tente de développer une certaine doctrine – une certaines pensée – pas toujours encline à l’autocritique.

 

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Défendre une certaine lecture est devenu le propre de beaucoup de musulmans – et à vrai dire, aucune  « faction » n'a le monopole dans cette récurrence malheureuse. « Chaque faction exultant de ce qu'elle détenait » (Sourate 23 v53), les sources canoniques servant beaucoup trop souvent à justifier sa lecture au détriment de la lecture globale de la religion musulmane. L'émotion prenant alors le dessus sur le débat critique, et cela sous couvert de la défense d'une certaine orthodoxie, faisant fi de la pluralité des opinions.

 

Un texte qui date de plus de six ans, mais plus que jamais d’actualité. Une analyse difficilement contestable…

 

 

Quête de la conscience critique

par Tariq Ramadan

 

Disons-le sans détour... la conscience critique des musulmans est en crise. Cette crise est manifeste dans de nombreux domaines, et profondément. Ce qui frappe, de prime abord, c’est cette permanente réactivité émotive qui semble emporter, puis finalement noyer, l’intelligence musulmane. On peut rejeter, adhérer ou s’engager avec une personne, une cause ou une thèse à partir du seul registre de l’émotion et des discours « victimaires » ou enflammés. En poussant l’analyse, on s’aperçoit que notre communauté ne sait plus vraiment gérer le débat interne : la culture du dialogue et de la critique a disparu.

 

On sait la différence des écoles de pensée, on sait la diversité des interprétations mais on ne les soumet plus, on ne se soumet plus, à la contradiction. On suit ceux que l’on aime mais on s’éloigne de qui nous conteste : on dit la richesse du pluralisme et l’on vit dans la pauvreté des cloisonnements sectaires. Pire, on ne sait plus ce qui est « permis » : citer un verset coranique serait la parole définitive sans que l’on ne puisse presque plus rien dire sur la pertinence d’une interprétation, d’une contextualisation, d’une mise en perspective.

 

Contester, c’est pour certains prouver « son manque de foi »...

 

L’islam est venu nous enseigner qu’il n’est pas de foi sans intelligence et nous voilà tuant l’intelligence au nom de la foi.

 

Triste temps. On entretient ainsi des modes d’adhésion très simplistes et pour tout dire extraordinairement dangereux : au bout du processus, on rencontre l’incapacité notoire de considérer positivement l’autocritique. S’engager dans la critique des musulmans, c’est faire le jeu de l’autre, de l’ennemi...

 

Pour l’être critique, il n’y a pas d’issue : soit on considère que sa foi est faible soit il est en intelligence avec l’ennemi.

 

Résultat :

 

Le non-dit permanent, la démission intellectuelle et un processus constant de non responsabilisation. C’est leur faute ! A qui donc ? Aux « non musulmans », à l’Occident, aux juifs, aux chrétiens, au Mossad, aux athées... aux « kuffar » ! Quant aux musulmans, à leur compréhension réductrice, à leurs propos extrêmes, à leurs déficiences, à leurs lâchetés, à leurs démissions... Silence... silence. Au nom de la fraternité ! Au nom de nos hypocrisies ?

 

 

Sens et enjeu de la diversité

 

On a tant idéalisé notre histoire. A écouter certains savants, prédicateurs ou leaders musulmans, on est tenté de penser que les premiers musulmans (as-salaf as-sâlih) autour du Prophète – paix et bénédiction sur lui – ne connaissaient que l’union dans la foi, la paix dans la fraternité, l’harmonie des intelligences... Extraordinaire époque... tant idéalisée qu’avec la bonne intention de dynamiser nos cœurs et nos intellects, on finit par faire le contraire et nous paralyser. Notre état serait tellement lamentable que nous sommes sans doute atteints d’une maladie du cœur : notre foi est malade, presque définitivement. Ils furent tant, nous sommes si peu.

 

Dans les faits, il n’en fut rien et depuis l’origine, les musulmans autour du Prophète – paix et bénédiction sur lui – ont dialogué, discuté et se sont confrontés à leurs frères et sœurs au point de se disputer.

 

Leur secret, au fond, n’était pas de penser tous de la même façon mais bien de ne pas remettre la qualité de la foi de celui avec qui ils n’étaient pas d’accord. Accepter et discuter la divergence d’opinion sans douter de la communauté de foi.

 

Un défi. C’est bien de cela aussi qu’il s’agit quand nous reconnaissons que les savants sont d’accord sur les règles essentielles (al-usûl) mais ont admis leurs désaccords sur les sujets de moindre importance (al-furû’). Dans ce domaine, ils étaient d’accord qu’ils n’étaient pas d’accord et qu’il fallait, tant que les méthodologies d’extraction des règles étaient appliquées, se respecter et protéger cette diversité.

 

Le respect et la gestion de la diversité sont au cœur des enseignements islamiques, à l’intérieur comme à l’extérieur de la communauté. Entre les écoles de droit, entre les différentes cultures, entre les différents mouvements idéologiques ou simplement associatifs, le fondement est que notre appartenance commune ne doit pas être niée à cause de nos divergences.

 

A l’échelle de l’humanité, la diversité est l’expression de la volonté du Créateur :

 

« Si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait de vous une seule communauté... »

- Sourate 5 v48 -

 

La gestion de ces différences entre les hommes exige de se rappeler une condition fondamentale : « ... Il vous a constitué en nations et en tribus pour que vous vous entre-connaissiez ... » (Sourate 49 v13). Le secret du vivre ensemble est la connaissance mutuelle fondée, non seulement sur la reconnaissance de nos similitudes, mais également sur la conscience respectueuse de nos divergences. En cela, l’islam ne se suffit pas de « la tolérance », parce qu’on peut tolérer autrui en l’ignorant, mais invite de façon plus exigeante au « respect », parce qu’il n’est point de respect sans connaissance et reconnaissance de l’autre. Or, la recherche de cette connaissance suppose un esprit curieux, ouvert, humble, critique et exigeant... Une compréhension profonde et intelligente de notre foi devrait nous engager sur ces sentiers de la connaissance parce que la foi n’est pas en danger, comme le pensent certains, dans l’étude de la diversité des hommes. Trois fois non ! la foi est en danger dans l’ignorance entretenue... dans l’arrogance de penser que l’Unique n’aurait voulu que notre voie, unique. Or l’Unicité n’appartient qu’à Dieu, tout parmi les êtres humains est divers et multiple. L’enjeu de ce savoir ? La conscience de la complexité, mère de l’humilité du cœur et de l’esprit.

 

 

L’effort intellectuel

 

Au demeurant, tout commence par là. Même dans notre rapport avec le savoir religieux, l’effort intellectuel est requis de tout un chacun. Si un savant, quel que soit son statut, donne un avis juridique sur une question, il est exigé de lui demander ses sources, ses preuves pour mesurer la légitimité de son raisonnement. Il faut éviter, même quand les questions réfèrent à la ‘aqîda (piliers de la foi) ou aux ‘ibadât (les piliers de la pratique), de devenir des imitateurs (muqallidûn) aveugles et sans intelligence.

 

La communauté de foi est une communauté de consciences critiques, raison pour laquelle les éducations spirituelle et intellectuelle sont si centrales en islam. A chacun, selon ses moyens, il est demandé de connaître sa religion, de poser des questions, de savoir reconnaître ce qui est un fondement indiscutable et ce qui est de l’ordre de l’interprétation encore ouverte. En matière de religion, tout n’a pas encore été dit et les réponses ne sont pas toutes définitives ni même encore toutes formulées. La route est ouverte et exige des intelligences éveillées et lucides... fidèles à la foi, assoiffées de savoir.

 

Nous attendons également l’émergence de ce même esprit critique vis-à-vis de l’environnement dans lequel nous vivons et plus généralement vis-à-vis de l’Occident. Les caricatures, les propos réducteurs, voire les mensonges sont légion. Plus que jamais, il convient de faire la part des choses et de ne jamais juger une civilisation par ce que l’on considère être ses seuls excès.

 

Etudier l’histoire, les progrès, les cultures, les littératures ; se plonger dans la diversité, la profondeur des débats sociaux, politiques, idéologiques en Occident... c’est rencontrer de nouveaux horizons, complexes, riches, originaux et tellement humains. C’est surtout un savoir nécessaire, incontournable pour comprendre, entrer en dialogue, établir des ponts et finalement se positionner en connaissance de cause.

 

On a le droit d’adhérer, on a le droit de sélectionner... on n’a pas le droit de condamner dans l’ignorance... par ignorance, avec arrogance.

 

 

Le débat et l’écoute

 

Il faut réveiller notre communauté et partout, dans toutes les villes et les régions, au niveau national comme international, il convient de créer des espaces de débat. Il est certes nécessaire que les savants et les intellectuels des diverses tendances entament un véritable dialogue respectueux et exigeant mais il est prioritaire que les associations, à partir du terrain, mettent en branle cette dynamique. Penser des plates-formes, des lieux où la parole peut s’échanger et le débat s’engager. Tous les courants ne viendront pas d’abord, et sans doute commencera-t-on avec ceux qui déjà sont ouverts et pensent dans le même sens... peut-être, mais il faut commencer. Aujourd’hui, au niveau local, seules nous réunissent des assemblées où il faut parler de la représentation (à qui le leadership ?), la construction de mosquées (qui en aura la gestion ?) ou encore des perspectives financières (qui bénéficiera de telle ou telle subvention ?). Il ne s’agit pas de dialogue mais d’administration... Nous sommes devenus, entre nous, des administrateurs, des gestionnaires... de notre foi commune parfois ; de nos intérêts associatifs, financiers et idéologiques trop souvent.

 

Le débat exige la capacité d’écoute et de remise en question. Reconnaître l’universalité de l’islam, c’est avoir conscience de la relativité de notre savoir, de nos stratégies, voire de nos conclusions.

 

Changer de mentalité. Il faut changer de mentalité... et changer notre façon d’agir. Entre nous, mais également avec nos concitoyens et nos partenaires. Tout se passe comme si nous pensions le dialogue avec l’autre pour « prouver » notre ouverture d’esprit envers la société, pour donner des « garanties » ou utiliser la crédibilité de nos interlocuteurs afin d’être considérés comme « intégrés », « modérés », « ouverts »... bien sous tous rapports . Or, on dialogue pour échanger, comprendre, approfondir... et à terme pour réformer. On n’écoute jamais vraiment ceux que l’on utilise : en Occident, il faut apprendre à écouter tous ceux qui s’engagent à mieux comprendre le monde et cherchent à le rendre meilleur. Notre intérêt est là d’abord... et ces compagnons de luttes potentiels sont nombreux.

 

 

« Islam » et liberté intellectuelle

 

Chercher Dieu, apprendre à retrouver son cœur et à vivre dans Sa proximité, ce n’est jamais négliger son intelligence.

 

On ne devient pas meilleur croyant en étant moins intelligent... ce serait tellement contraire à notre vérité.

 

La foi libère l’intelligence parce que l’intelligence est l’un des chemins les plus lumineux de la foi : la quête du divin est aussi une quête de l’intelligence et de l’esprit critique. La conscience de Dieu exige la conscience critique : la soumission à l’Un est le chemin de la liberté vis-à-vis de tous les autres. Telle est la voie pour s’engager dans un monde respectueux des diversités... un monde moins injuste. Etre avec Dieu, écouter et débattre avec tous les êtres humains, et n’en craindre aucun. Etre soi : spirituellement soumis (muslim), intellectuellement libre.

 

Tariq Ramadan

 

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Mise en forme : Génération M

 

Source : http://www.tariqramadan.com/QUETE-DE-LA-CONSCIENCE-CRITIQUE.html

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 22:14

Un de mes contacts Facebook (que je ne connaissais pas) a cru bon de m’inviter à rejoindre ce qui ressemble à une nouvelle secte. J’ai poliment tenté de lui expliquer en quoi sa démarche était maladroite, malheureusement parfois quand on est « trop poli », le crédule pense que c’est parce qu’on montre un éventuel intérêt (ce qui représente la pensée la plus basique qui soit).

 

 

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L’idée de faire de cet échange un article est motivé par deux choses : la première est de montrer tout ce qu’il ne faut pas faire quand on s’improvise « porteur de lumière » ; la seconde est de montrer comment rester ferme dans sa religion (pour celui qui a une religion) dans une démarche rationnelle.

 

Bon, il est évident que la remarque « tu aurais du laisser tomber dès le début » est sans doute fondée. Cela dit, si ma modeste démarche permet à d’autres de retrouver des idées de réfutation de mystiques des temps modernes, ça sera déjà ça de gagné.

 

Premier message :

 

Je me présente, j'habite à Lyon et je suis étudiant. J'ai 22 ans.


Je suis baptisé catholique et j'ai du respect pour tous ceux qui aiment et qui rendent gloire à l'Éternel. Dans ma recherche des choses véritables j'ai parcouru un peu ton blog, j'ai notamment apprécié ton article et vidéo sur Miss Fourest. Je te remercie donc d'avoir participé à mon émancipation des dogmes politiques. J'ai longtemps cherché La Vérité, unique, celle de Dieu. J'ai beaucoup prié pour cela avec celle qui partage ma vie. Ouvrant les yeux et dépassant mon égo, je suis sorti de ma religion. Aujourd'hui, je m'appuie sur la bible pour prouver que la bête 666 que Jean décrit est bien le Vatican et son organisation. Je peux te le prouver. Il me semble que beaucoup de musulmans le pensent. Aussi, j'aimerai que tu me donne ton avis. De plus, je pense qu'il ne fait aucun doute que nous vivons la période apocalyptique, celle de l'arrivée du Dajjal. Tu peux là aussi me donner ton avis.

 

Comme tu le sais, Dieu est amour. Il ne peut nous faire traverser cette épreuve sans nous donner la clé. C'est après toutes mes recherches que je l'ai trouvé. Cela m'a demandé de dépasser mon égo. Cela est le plus dur car la parole de Dieu est puissante, très puissante et elle fait très mal à ceux qui refusent de l'entendre. Je pense que cela te fait écho.

 

Aujourd'hui, je sais ce qui va nous arriver, je sais quand et comment. Je sais ce qu'il faudra faire pour garder la vie. Je peux aussi tout expliquer. D'où on vient, qui nous sommes et où nous allons. La Vérité est simple. Elle se crie et c'est elle qui m'envoie te parler. Je peux aussi t'expliquer comment fonctionne l'univers, les galaxies et le système solaire. Là aussi tout est simple, et c'est un fonctionnement que tu connais.

 

Je te propose donc de la lire. Si tu es d'accord, si tu le désires bien -entendu.

Il me semble que certains musulmans croient que le fils de Marie va revenir pour nous sauver. Je ne connais pas ton avis sur la question.

 

Je peux te dire qui il est. C'est un livre. Je te le présente. A toi d'en faire ce que tu veux.

Au plaisir d'échanger avec toi.

 

Que Dieu bénisse ta famille tes frères et toi même.

 

 

Acte 2

 

Au-delà du redondant « je sais » (pour les fans de cette expression, elle revient encore neuf fois dans le texte !), et après lui avoir poliment expliqué que j’étais musulman, et relativement investi dans l’apprentissage des sciences religieuses, notre ami s’est permis d’insister : « Maintenant, et c'est le plus important, tu sais que ce livre existe et que c'est lui qui te sauvera le jour venu. La fin sera proche lorsqu'on parlera de ce livre. Peut-être à ce moment là le liras-tu. »

 

C’est toujours amusant de présenter autant d’assurance, mais en vérité je pensais vraiment que cette manière d’appeler les gens à Dieu était définitivement dépassée. Quand on part du postulat que « les gens sont perdus », peut-être serait-il plus pertinent de les faire arriver eux-mêmes à cette conclusion plutôt que d’avoir la condescendance de dire : « Ô âme damnée, lis mon livre si tu veux être sauvé. »

 

N’importe qui de normalement constitué esquissera au moins un sourire.

 

J’ai pourtant pensé pouvoir m’en sortir avec une question simple, que voici :

 

« Je crois en TOUS les prophètes bibliques, je pose mon front sur le sol pour glorifier le Tout Puissant, Dieu l'Unique, à cinq moments précis de la journée. Je m'attache à suivre les commandements (jeûne régulièrement, etc.). Donne-moi UNE bonne raison d'abandonner ma religion ? :-) »

 

 

Acte 3

 

Notre apprenti-missionnaire persiste :

 

J'estime néanmoins qu'une foi solide (et raisonnée) doit pouvoir accepter l'épreuve du débat, surtout lorsque les analyses sont (un minimum) argumentées.

 

Toutes les preuves de ce que j'avance sont dans ce livre. A toi de voir si tu es prêt à éprouver ta foi avec un livre qui a les preuves de ce qu'il avance. Simplement, il faudra le lire dans l'ordre des chapitres et en entier ! Tu ne pourras comprendre ce que je te dis autrement.

 

NDGM : le débat et l’épreuve de la foi est : « bouffe ma brique autrement je ne pourrai avoir aucune chance de te convaincre ».

 

De plus, je ne le savais pas, mais je suis très content que tu étudies les religions. Tu pourras ainsi me confirmer que ce livre est bien doté de l'esprit de l'Éternel. C'est dans le respect de ta foi la plus profonde que je t'envoie ce message.

 

Bonne continuation

   


Réponse :

 

C'est toujours « amusant » de voir certains « chargés d'une mission », mais tout n'est pas aussi simple que l'emballement (et potentiellement la foi) peut éventuellement le suggérer, genre « un livre = une guidée ».

 

Ce sont les expériences qui forgent la foi, ainsi que la sincérité des coeurs.

 

Dans la glorification de l'Unique, le Transcendant.

 

Tu ne m'embêtes pas (du moins à ce moment là pas encore), mais à la question « demande-toi pourquoi un inconnu viens à toi un dimanche soir » tu peux aussi te dire: « c'est vrai que cette histoire de glorification de Dieu, la reconnaissance de tous les prophètes, la transcendance de l'Unicité chez les musulmans, tout ça interpelle, peut-être ne sont-ils pas si égarés que ça. »

 

:-)

 

 

Acte 3

 

L’arrivée présumée du Messie :

 

Dieu nous a envoyé un nouveau prophète qui se révèle au fil de ce livre. Il ne pouvait nous laisser affronter cette épreuve sans nous guider. Et comme à chaque fois, il fait écrire un livre. Tout est simple avec Dieu. Je suis venu te le présenter, seul ton cœur reconnaîtra s’il est bien de lui.

 

Je te connais pas ou très peu. J'ai vu que tu es très intelligent, ton blog le prouve. Il s'agit maintenant de faire preuve d'esprit.

 

NDGM : Faire preuve d’esprit, je le note :-)

 

Je ne représente absolument aucune religion et je n'en créé aucune. Je peux te dire que tu ne t'es pas égaré car tu as traversé un chemin de vie. C'est SCIENTIFIQUE. La science n'étant pas ce que fait l'homme mais ce qui fait l'homme. Cette science c'est Dieu. Il te décrit qui il est dans ce livre. Comme toi j'ai jeuné, pendant 22 ans.

 

Je te propose de lire le dernier prophète avec le même esprit que les précédents.

 

NDGM : Carrément un prophète ! On peut se demander ce que ce présumé prophète aurait fait sans l’Internet (puisque c’est semble-t-il le seul moyen de le connaître).

 

Il n'y a pas d'emballement car je suis très serein désormais. J'apprécie tes travaux car ils m'ont permis d'ouvrir les yeux sur la réalité de ce monde.

 

C'est pour cela que je t'écris. Grâce à toi et d'autres je sais tout de Dieu. Ses œuvres sont grandes et étonnantes. Il m'a suffit de lire ce livre pour qu'il se dévoile à moi.

 

Tu n'es pas obligé de le lire. Saches le. J'aimerai vraiment que tu le lises intégralement pour me dire ce que tu en penses. Mais la seule chose que je puisse faire c'est te le proposer. Des musulmans ont lu ce livre. Ils ont vu Dieu à travers lui. Ils le connaissent comme moi désormais.

 

Si je peux me permettre, es-tu prêts à dépasser ton égo et à lire ce livre intégralement ? Je te préviens qu'il n'ira pas dans ton sens au début. Arrivé à la deuxième partie, tu comprendras déjà ce que je te dis. La troisième te donnera la clé.

 

C'est l'arche de Noé à trois étages dont la Bible nous a parlé et que tu reconnais. Il est délicat pour moi de venir bousculer ta vie, car c'est une nouvelle remise en cause que je t'impose. Je suis simplement porté par l'idée que tu garderas la vie grâce à lui et ta famille aussi.

 

NDGM : Sur le coup, je ne m’étais pas rendu compte à quel point ce discours est effarant de crédulité.

 

C'est parce que je sais ce que tu penseras de moi à la fin du livre (très rapide à lire), que je te permets de penser ce que tu peux penser de moi actuellement.

 

Aujourd'hui, je n'ai fait que planter la petite graine. Je ne peux rien faire de plus. J'espère qu'elle germera.

 

NDGM : La petite graine, c’est comme ça qu’on explique les trucs « compliqués » aux petits :-)

 

Ose croire que si un inconnu t'envoie un message pour te donner la clé de la vie éternelle alors que tu penses déjà l'avoir, c'est peut-être parce qu'il l'a vraiment. Le livre le prouvera. Tout n'est que question d'égo au moment où je te parle.

 

NDGM : parlant d’égo, son « prophète » aurait du écrire un chapitre sur la modestie.

 

Le fait même que je puisse t'interpeller prouve la force du livre. (sic !)

 

Rassure toi, il est beaucoup plus dur avec les cathos et les juifs qu'avec l'islam. Mais il l'est.

 

Ne regarde pas qui je suis ou mon doigt, car le plus important est ce que je pointe. Si tu veux plus d'infos sur moi, je te les donnerai. Je peux aussi te dire tout ce que je pense de ce monde. C'est très proche de toi. Pense simplement que le plus important c'est le message que je te donne.

 

J'habite à Lyon, si un jour tu passes dans le coin, on peut se rencontrer sans souci.

 

 

Réponse :

 

Ah ah !! (rires) :-D

 

C'est à la limite « flippant » de voir que tu es si sûr de toi :-)

 

Mais, quoique tu en dises, il y a un peu d'emballement quand même. Juste t'expliquer un concept de la religion islamique : Mohamed, paix et bénédiction sur lui, est le dernier des prophètes. C'est la croyance islamique.

 

Donc, méthodologiquement, AVANT de prouver quoique ce soit, il faut prouver que le Coran N'EST PAS la Parole de Dieu. Ca me paraît faire partie du bon sens le plus élémentaire.

 

Tu conviendras que deux vérités distinctes ne peuvent corroborer ensemble avec la vérité unique et Absolue. Ou Mohamed, paix et bénédiction sur lui, est le dernier des prophètes, OU ce n'est pas le dernier, alors il aurait menti.

 

Avant que je ne lise, il faut que tu me donnes une bonne raison de le faire, et en l'occurrence me faire douter du Coran. Je suis désolé mais il faut être productif et méthodologique.

 

Lire un livre d'un prophète qui selon ma croyance ne peut être qu'un faux prophète (j'ai dit « selon ma croyance », à toi de la réfuter), tu comprendras que c'est un investissement en temps qui ne sera pas productif.

 

Tu es motivé c'est bien, mais que l'emballement et l'empressement ne te fassent pas dévier de la méthodologie la plus élémentaire.

 

Bien à toi,

 

 

Acte 4 (on y va « cash »)

 

« Alors je te dis que Mohamed a menti, et que ce n'est même pas un prophète. Je pense que c'est un homme qui a été utilisé et le Coran est une reproduction arabe et un peu modifié de la Bible, pour contrôler une autre partie de la population mondiale ... »

 

Je ne reproduirai pas ici les injures au prophète de l’Islam paix et bénédiction sur lui, ni les arguments d’extrême-droite qu’il a osé développer, ni même ces hérétiques musulmans qui ont abjuré de leur foi et qui « témoignent » en faveur du « nouveau prophète » :

 

« Je me permet de te faire lire les mots d'un musulman, ex-musulman bien sur. Il a lu le livre. Si tu ne te sens pas pas de le lire, arrête toi maintenant, ça peut faire mal ! »

 

Voilà le comble de l’aliénation : transférer ses névroses mentales sur les autres, une expiation temporaire du mal inné et intrinsèque au poison que l’on a avalé !

 

Utiliser des anciens musulmans pour témoigner ressemble furieusement à ces publicités de ménagères qui ont troqué leur lessive pour celle qui lave plus blanc que blanc. N’est-il pas loufoque de présenter ces mêmes procédés pour appeler vers Dieu ? Vendre l’Eternité comme on vend une lessive, certains assumeront …

   


Réponse :

 

Les hérétiques musulmans ne font pas office de preuve cher ami.

 

« Je me permet de te faire lire les mots d'un musulman, ex-musulman bien sur. Il a lu le livre. Si tu ne te sens pas pas de le lire, arrête toi maintenant, ça peut faire mal ! »

 

=> Ce qui est dommage, c'est que, te rendant compte que je ne suis pas le plus abrutis des musulmans (pas loin, mais quand même pas parmi l'élite des plus nazes ;-) ) tu risques de devenir de moins en moins sympa. Je sais malheureusement comment se termine les « guerres de chapelles ». C'est pour ça que l'Islam est si tolérant :

 

« Et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore. A vous votre religion, et à moi ma religion. »

[Sourate 109 v5-6. Traduction relative et rapprochée du sens des versets])

 

Ce qui va te faire mal c'est que tu ne pourras me prouver que le Coran n'est pas la Parole de Dieu.

 

N'essaie pas de te sortir de la première contradiction.

 

Je te le redis : des hérétiques qui ne connaissent rien de l'Islam ne font pas office de preuve.

 

Le Coran est dispo, traduit sur le web, prends des versets dont tu penses qu'ils ne peuvent provenir de Dieu, et on discute éventuellement.

 

Arguments rationnels contre arguments rationnels, et de façon méthodologique, et non démagogique. Les émotions c'est pour les petits clients qui se gagnent facilement ;-)

 

 

Acte 5 (fin)

 

On en arrive à la fin, après avoir envoyé un dernier message qui ressemble à une proposition commerciale (voir ci-dessous), voici comment on réfute de manière définitive ces fous-furieux (maintenant je peux le dire) qui « insistent à vouloir votre bien ». Ce sont sans doute des personnes très fragiles mentalement, la preuve en est qu’ils ne cernent pas les contradictions de leurs attitudes, ni la légèreté de leur approche. En même temps s’ils étaient futés, ils occuperaient leur temps autrement que sur des forums et autres réseaux sociaux à quasi supplier les « égarés » à lire « le livre de la vie éternelle ».

 

Alors que la foi est – en principe – valeurs, amour et partage. Nous sommes avec notre apprenti-missionnaire dans une affaire de commerce.

 

« Telle est la [bonne nouvelle] que Dieu annonce à ceux des Ses serviteurs qui croient et accomplissent les bonnes oeuvres ! Dis : “Je ne vous en demande aucun salaire si ce n'est l'affection eu égard à [nos liens] de parenté”. Et quiconque accomplit une bonne action, Nous répondons par [une récompense] plus belle encore. Dieu  est certes Pardonneur et Reconnaissant. »

[Sourate 42 v23. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]

 

« Quiconque le veut, qu'il croit, et quiconque le veut qu'il mécroie. »

[Sourate 18 v29 Traduction relative et rapprochée du sens du verset]

 

 

Réponse finale :

 

Je me permets, et ce de manière définitive, de te répondre non pas parce que je doute de ma religion, mais parce qu’on ne peut avoir tort (ou raison) tous les deux. Malheureusement tu n’arrives pas à accepter que tu puisses éventuellement être dans l’erreur.

 

Et dans un régime inquisitoire il ne faudrait pas grand-chose pour t’employer dans des tâches qui sont aujourd’hui d’un autre âge !

 

Le problème – par rapport à ta démarche qui est d’un fanatisme rare – est qu’on ne peut proposer une nouvelle thèse (une nouvelle religion et un nouveau prophète en l’occurrence) sans prouver la fausseté de la première.

 

Peux-tu concevoir que la proposition : « je vais te prouver que j’ai la vérité sans pour autant te prouver la fausseté de ta croyance (ma vérité étant implicitement supposée te mettre le doute, sans avoir moi-même fait le travail de réfutation de ta croyance) », puisse être considérée comme une démarche très légère ?

 

En même temps que j’écris, je me demande pourquoi je t’ai donné tant d’importance. Sans doute parce que mes valeurs et mes croyances m’invitent à être le plus courtois et le plus ouvert possible. 

 

« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. Car c'est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s'égare de Son sentier et c'est Lui qui connaît le mieux ceux qui sont bien guidés. »

[Sourate 16 v125. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]

 

 

J’espère que tu méditeras sur cet échange, car tu es tombé en eaux troubles mon garçon. Quand on perd la raison, et quand on fait preuve d’une assurance qui n’est en fait qu’une forme d’aliénation consentie, il faut revenir à la réalité.

 

Je réponds donc à tes « propositions commerciales ». Si tu as quelque chose à ajouter tu es libre, mais sache que si tu n’apportes pas des éléments tangibles, j’en resterai là.

 

Et comme tu n’en n’apporteras pas, on va en rester là.

 

Je reproduis ici l’intégralité du dernier message avec mes réponses.

 

« Je lis le coran et toi le livre que je te propose ? »

 

=> Cela n’a aucun sens. Tu proposes (une nouvelle religion et/ou un nouveau prophète), TU FAIS alors le travail de réfutation ! Si tu proposes à un scientifique d’accepter un de tes outils sans avoir prouvé la caducité de sa méthode, il ne te prendra pas pour quelqu’un de sérieux. Pas de chance pour toi, ma démarche est scientifique. Si je te réponds c’est parce que tu es jeune et téméraire, et que tu as « un côté sympathique » (après relecture de l’échange dans sa globalité je nuance) tant ta démarche est pleine de candeur et d’innocence, pas encore d’insolence (quoique …).

 

 

« Ceci n'est pas une guerre de chapelle. Je considère que TU es le temple de Dieu. »

 

=> Evites les expressions mystiques si tu veux bien, car autrement la discussion risque de partir dans tous les sens, et s’éparpiller dans le néant. (ce qui est déjà un peu le cas depuis le début de ta maladroite plaidoirie)

 

 

« Débat rationnel, arguments rationnels. Un livre contre un autre. »

 

=> Réfutation => Proposition = > Preuves !

 

Je me doute que c’est emballant de vouloir montrer ses preuves et d’ensuite proposer l’adhésion (la réfutation, il faut être théologien – et accessoirement fin dialecticien – et ce n’est pas donné à tout le monde).

 

Jusqu’à présent tu es logique avec toi-même, c’est pour ça que ton côté jeune et téméraire me fait sourire :-)

 

 

« Le mien est gratuit sur internet et tu as le lien. Je vais lire le Coran de mon côté !! Je te conseil de garder tes émotions pour l'instant. Tu ne pourras prouver que mon livre n'est pas de Dieu si tu es honnête et que tu le lis. »

 

=> Bis repetita : ma démarche est scientifique, méthodologique, rationnelle. Il me faut un intérêt pour le lire. Dans mon cas, ce serait la réfutation de ma croyance (ce que tu ne seras pas capable de produire, j’ai au moins l’honnêteté de te le dire, la preuve : ça fait 1400 ans qu’on essaie).

 

 

« Quelle personne sur terre peut t'expliquer les 7 jours de la création si elle n'est pas de Dieu et scientifiquement ?? »

 

=> L’Islam répond à cette question à travers les Textes scriptutaires, la linguistique et la grammaire arabe (le Coran a été révélé en arabe), la science, et la métaphysique. La réponse est donc : Dieu, et j’ai la chance d’avoir ces réponses. Et je n'ai ni la prétention ni la vanité suffisante pour imposer les réponses que j'ai trouvées dans l'Islam en l'occurance aux autres.

 

 

« Quelle personne sur terre peut t'explique que lors du deuxième jour, le soleil féconda la terre, qui un jour donnera la vie, en lui donnant toute l'eau de son atmosphère lorsqu'il a explosé, lors du premier jour, celui de son éclairement? »

 

=> Dieu. Et de manière bien plus précise que tu ne le suggère. (il y a 1400 ans cela dit en passant)

 

 

« Que personne sur terre peut expliquer que Neptune, Saturne, Uranus et Jupiter sont des étoiles en préparation, et te le prouver scientifiquement, si ce n'est un envoyé de Dieu. »

 

=> Sans le net, ton « prophète » n’existe pas. Avant de parler de « preuves scientifiques », il faut pouvoir se débarrasser des contradictions les plus flagrantes. Mais bon, là ça fait un petit temps qu’on baigne dans l’incohérence la plus totale.

 

 

« Personne sur terre peut expliquer comment est l'Homme, lui le fait très simplement. »

 

=> Un modèle d’éloquence, la perfection incarnée – à travers la Révélation –, des feuilles purifiées, le sceau des prophètes : Mohammed, paix et bénédiction sur lui.

 

J’ai failli te dire, étudie sa vie sans à priori. Mais cela n’a pas de sens pour un esprit qui a accepté un « prophète » qui est venu de nulle part pour atterrir nulle part. Je te promets que sans les moyens de communications qu’on a aujourd’hui, le Christ – que la paix l’accompagne – et Mohammed – paix et bénédiction sur lui – ont fait parler d’eux de l’extrême Orient à Rome !

 

Ton pauvre « prophète » est mort seul dans sa chaumière, en aspirant à ce que des illuminés perpétuent ses travaux via le net. Un destin vachement glorieux.

 

 

« Rassure toi, je sais ce que tu ressens. »

 

=> J’ai même gagné un psy, c’est fabuleux :-)

 

 

«  Mon ancienne religion manipule les siens depuis 2000 ans. Il est très dur de se débarrasser de ses préjugés. Ils nous ont même fait croire qu'une vierge pouvait accoucher d'un demi Dieu. »

 

=> C’est une des raisons pourquoi tant de Chrétiens embrassent l’Islam. Ils se reconnaissent dans le Jésus mentionné dans le Coran, un Homme, envoyé de Dieu, né d’une vierge.

 

Rassure-toi, aujourd’hui aucun indice ne plaide en faveur d’une supposée manipulation. Tu fais partie des élus, et ça : je sais que tu le sais ! ;-)

 

 

« Cet ex-musulman n'a pas arrêté d'être un homme. Il a cessé de croire en Dieu car il l'a vu et désormais il sait qu'il existe. Ton existence le prouve. Et ce livre te le prouvera comme il me l'a prouvé. Donc, j'ai cessé de croire. Maintenant je sais. »

 

=> Scientifiquement, proche du niveau 0 ; émotionnellement, la cote est conséquente !

 

 

« Je sais que le fait que tu pourrais me trouver moins sympathique est la preuve que tu me prends très au sérieux. »

 

=> Ah oui là c’est sûr que je te prends très au sérieux, tu dois sans doute t’en rendre compte à travers mes réponses. (rires !)

 

 

«  Tu as tout ton temps pour lire ce livre. Peut-être que tu ne le lieras jamais d'ailleurs. Dans ce cas, je te laisse dormir en paix. »

 

=> Autant de probabilité que je lise ce livre que tu ne me prouves que l’Islam est une hérésie.

 

 

« C'est en ami que je suis venu, j'espère pouvoir repartir ainsi. »

 

=> Je te laisserais repartir et revenir en ami. Le problème est que tous ceux qui ont essayé de « débattre » (plutôt de m’imposer subtilement  – quoique non, disons grossièrement – leur croyance) ne sont jamais revenus. Pourtant je ne pense pas être un garçon désagréable. Sarcastique peut-être, mais à la hauteur des allégations grossières présentées comme pertinentes !

 

 

« Voici les qualités d'un circoncis pour moi, un circoncis ne pouvant l'être que du coeur :

La sagesse : qualité de la personne prudente et modérée en toute chose.

La compassion : sentiment de pitié qui rend l’homme sensible aux maux d’autrui.

La miséricorde : grandeur d’âme qui pousse à pardonner au coupable.

La droiture : loyauté de la personne honnête et juste.

L’ amour : affection que l’on éprouve pour les êtres ou pour quelque chose.

L’ humilité : absence complète d’orgueil et respect d’autrui, qui empêchent de régner sur ses semblables.

La charité : générosité du cœur qui pousse à aider tout être en difficulté. »

 

=> C’est très beau. Je ne peux contredire des vérités potentiellement universelles. Si tu n’avais dit que ça, la conversation aurait gagné en intérêt.

 

 

« Je dis donc que Mohamed a menti car il a fait une mauvaise traduction de la Bible. »

 

=>  C’est ton droit de le croire, ton droit de le dire, TON DEVOIR de le prouver (ah oui, c’est sérieux la théologie). Du haut de tes 22 ans, et sans études théologiques (je soupçonne qu’aucune étude théologique digne de ce nom ne peut permettre de dire pareille ineptie), tu ne peux savoir que ce que tu avances est d’une grossièreté intellectuelle absolument indécente. Les parchemins de la bible (éparpillés) à cette époque, si tu les rassemblais, auraient eu le volume d’un garage. Sache qu’au milieu d’un désert – et de païens idolâtre hostiles – ça risque de se voir. Et pourtant aucun de ses ennemis contemporains n’a vu ce berger illettré se promener avec une caravane pour écrire un livre.

 

Autrement, c’eut été un argument probant pour ses détracteurs contemporains. Pas de chance, ce fut une accusation dont il ne fut victime (si ce n’est par des illettrés venus quelques siècles après pour présenter d’autres « prophètes »). On ne prêche pas avec des non-sens mon cher ami.

 

 

«  Le fait de jeuner ne pouvant s'entendre que par la l'ignorance des choses véritables. Ce que j'ai fait pendant 22 ans. Le fait d'être circoncis ne pouvant se faire que par le cœur ... l'autre manière ne pouvant être qu'hygiénique. Le fait de se prosterner devant l'éternel ne pouvant être que d'admirer son œuvre et de la respecter, et non s'agenouiller sur le sol. Toutes ces manières n'étant que symbolique. »

 

=> Croyance personnelle.

 

 

« Mais tout cela le livre le fait bien mieux que moi, il te prouvera que Mohamed a menti. »

 

=> Si tu ne veux pas passer pour un énième rigolo, tu vas vraiment devoir venir avec des preuves. Si c’est tout ce que tu peux produire, en l’ayant lu de surcroît, tu donnes de jolis arguments contre toi.

 

 

« Qui suis-je pour venir te dire que tu te trompes alors que ne te connais pas si effectivement je n'ai pas la preuve de ce que j'avance ?? »

 

=> On dirait qu’il comprend le garçon ;-)

 

 

« Mais je ne peux le faire par quelques mots, »

 

=>  Et pourtant, ce fut en quelques mots que le prophète Mohammed – paix et bénédiction sur lui – a conquis les cœurs. En même temps, tu n’as pas eu la Révélation ;-)

 

 

« car un homme a mis 20 ans pour nous le prouver, 20 ans pour écrire un livre. Il suffit de le lire pour que tu t'en rendes compte. »

 

=> Leçon numéro 1 : Mohammed, paix et bénédiction sur lui, n’a pas écrit de livre. Il a récité des versets purifiés révélés, par Dieu Lui-même, à travers l’ange Gabriel*. Après Mohammed, paix et bénédiction sur lui, je ne te cache pas que beaucoup ont composés des livres. Et pourtant, aucune secte n’a persisté au-delà de la marginalité, si ce n’est les religions monothéistes, où l’Islam s’en est mieux sorti que les deux autres religions, dont les prêtres et les rabbins ont cru bon d’ajouter « leur touche personnelle ».

 

* Le Coran s’est propagé par tradition orale. Ses disciples l’ont appris par cœur, comme c’est encore le cas aujourd’hui pour ceux qui font des études islamiques. C’est sous le califat d’Othman (que Dieu soit satisfait de lui) que le Coran a été rassemblé dans un livre dont aucune lettre n’a été ajoutée ou omise jusqu’à nos jours. La copie originale se trouve aujourd’hui à Istambul.

 

 

« Tu te poses certainement des questions sur la vie après la mort, Dieu, comment est-il ?? Ce livre répond à toutes ces questions. »

 

=> Le mien aussi, mais merci quand même :-)

 

 

« Il te prouvera scientifiquement que tu es à son image !! »

 

=> Je ne vais pas discuter théologie avec toi, mais le Dieu des musulmans ne ressemble ni de près ni de loin à ses créatures. (il faut étudier mon garçon avant de te lancer dans de tels débats)

 

 

« Le temple dans lequel il habite c'est ton corps, et non une mosquée, une église, ou une synagogue. »

 

=> Mysticisme quand tu nous tiens …

 

 

« C'est la dernière pièce du puzzle que sont toutes tes expériences et qui font ta foi. »

 

=> Si tu le dis …

 

 

« Ceux qui ont créé les religions ont créé des guerres, ce qui se passe autour du 11 septembre le prouve. »

 

 

=>  Un petit argument démago et populiste – à tendance néoconservateur – pour la route, ça ne fait pas de tort aux desseins présupposés de ces illuminés du XXIe siècle et de leurs idiots utiles. Voir article : Ne devenons pas des illuminés

 

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« Je sais qu'il est dur de s'adresser à des convaincus, »

 

=> Il est certes plus faciles de s’adresser à des cons vaincus, influençables, ayant peu de science religieuse, c’est un fait. Celui qui a le cœur bien enraciné dans la science, le convaincu, envers celui-là tu ne seras capable de rien, si ce n’est montrer les limites intrinsèques à  ta démarche.

 

 

« je ne choisis pas la voie de la facilité. Je sais que certains comme toi seront dur, très dur d'oreilles !! »

 

=>  Etre méthodologique et rationnel, cela n’est pas être dur d’oreille (mais quelle arrogance !). Mais bon, à chacun son propre paradigme et ses propres définitions.

 

 

«  Je sais aussi qu'il y aura peu d'élu. Alors je te conseille bien malgré moi d'accepter de me prendre au sérieux. »

 

=> Malheureusement je ne prends au sérieux que les gens qui méritent qu’on les prenne au sérieux. Ne prends pas ça pour une injure, mais exhorter les gens à ce qu’on les prenne au sérieux, c’est … comment dire … tout sauf sérieux !

 

Heureusement que tu précises « bien malgré moi » (mort de rire !)

 

 

« On ne plaisante pas avec l'Éternel. Il est écrit dans la Bible qu'il faut éprouver sa foi. Voici une épreuve. Lis mon livre, et prouve moi que je mens. »

 

=> C’est toujours amusant ces « porteurs de lumière » s’autoproclamant comme une épreuve pour les gens et un pas vers la Vérité. Tout cela est très sérieux.

 

 

«  Dans ce cas viens à Lyon et tu pourras prendre tout ce qui m'appartiens et même détruire tout ce qui m'appartiens. »

 

=> Je pense qu’on est là proche du degré de la folie. Rien ne m’inspire à détruire, que Dieu m’en préserve.

 

 

« Mon assurance témoigne de ce que j'ai lu. »

 

=> Assurance ou autoaliénation, c’est un débat qui mérite d’être posé.

 

Note : je m’offusquerais pas outre mesure que d’autres (athées convaincus) puissent éventuellement penser de moi que je suis « autoaliéné » (ensuite il faut le prouver, et là je pense pouvoir avoir du répondant). Par contre je ne me permettrai pas d’avancer une hypothétique assurance pour promouvoir une forme d’infaillibilité, ou du moins pour en faire un argument pertinent. Cela s’appelle l’autosuffisance, et c’est le genre de chose que la spiritualité est supposé combattre.

 

Pardonne-moi mais je vais devoir traduire ta démarche : ce tu appelles « assurance » est manifestement un doute profond de son existence camouflé derrière un masque !

 

Pourquoi cherches-tu à me convaincre ? En fait ce n’est pas moi que tu cherches à convaincre, c’est toi qui a besoin d’être convaincu !

 

Inconsciemment tu cherches à te convaincre grâce à une fuite en avant verbale, nonobstant les règles élémentaires du débat d’idée et de recherche de vérité. Cela dans une cacophonie lyrique et dans une terrible inconsistance dialectique. (une autre définition de la folie, ou d’un de ses dérivés)

 

 

«  Elle n'a aucun but de t'impressionner. »

 

=> Tu as le don de me rassurer ! (rires !)

 

 

« Je te donne mon numéro de téléphone, mon adresse et toutes les infos que tu veux si tu me le demandes. Crois tu que la peur fait partie de mon vocabulaire désormais ? Non, parce que je sais ce que je dis. »

 

=> Effrayant. Absolument effrayant. Je n’ai pas vu ça depuis longtemps …

 

Note : En psychanalyse, l’affirmation « JE SAIS » a quelques significations bien spécifiques.

 

 

« Alors pour toi et rien que pour toi je peux lire le Coran, dès demain, »

 

=> Je ne t’ai jamais demandé ça, et JAMAIS je ne te demanderai à être convaincu par l’Islam. Et je trouve ça très pervers de vouloir absolument convaincre les autres … en dépit du bon sens. Quand je vois la candeur de tes arguments, j’ai honte de t’avoir donné autant d’importance. Disons que je me suis senti « obligé » de le faire, avant que tu ne te vantes de m’avoir troublé (tout est envisageable chez les sectaires bornés convaincus par l’infaillibilité de leur concept ainsi que – par métonymie – de leur propre personne).

 

 

«  si ça peut te prouver que je suis ouvert. Et de mon côté je te donne tout le temps qu'il te faut. Ce n'est pas un marché, un marché étant un minimum équitable. »

 

=> Je suppose que tu es dans la position de la générosité …

 

 

« A bientôt peut-être, tu peux même m'éliminer de ta liste d'amis si je suis allé trop loin. »

 

=> C’est à toi de juger si tu es allé trop loin.

 

Je me demande qui a plus de chance de vouloir supprimer l’autre de sa liste d’amis. Dans tous les cas je m’excuse pour les désagréments occasionnés. Mais comme tu as peut-être pu le constater, témérité ne rime pas bon sens.

 

Je me permets un petit conseil : la spiritualité, l’amour de Dieu, et la transcendance de l’Unicité Divine, tout cela va  bien au-delà d’inciter à lire un livre. Ce sont les cœurs qu’il faut toucher. Et qui mieux que des envoyés de Dieu pour toucher les cœurs ?

 

Celui dont, du haut de la candeur de tes 22 ans, tu t’es permis de calomnier a construit 14 siècles de fidèles, dont certains ont en leur temps apporté la civilisation et l’avancée technologique en Europe. 1,6 milliard de fidèles qui aujourd’hui suivent « le fourbe » que tu décris* (que Dieu te guide), voilà qui est une allégation pleine de présomption.

 

* Idéologiquement, ce sont des idées d’extrême-droite ou de laïcards athées, cela donne une idée d’où sont puisés les arguments : le côté obscur de la force …

 

Mohamed, paix et bénédiction sur lui, a conquis les cœurs et continue à les conquérir

 

 

Si ta religion consiste à « vendre un livre » (ou un concept à travers un livre), cela est du commerce, ni plus ni moins. La preuve en est que grâce à des « techniques de vente » (qu’on peut acquérir et/ou affiner), il est possible de multiplier le nombre des disciples (c'est-à-dire les faibles d’esprit qui auront acheté un livre, ou acheté l’idée de lire un livre en échange – de l’espoir – d’une vaine promesse).

 

La spiritualité éventuellement contenue dans ton concept (ou ton produit) n’est que de l’enrobage synthétisé, le sucre.

 

Il n’y a malheureusement ni science, ni profondeur … ni éternité.

 

J’en veux pour preuve – entre autres –, le besoin d’utiliser des gens qui ont abjuré de leur foi pour discréditer l’Islam (dans l’optique de lire ton livre, autrement quel intérêt !?). Alors que tu aurais pu noter que les 99,9% des musulmans sont restés musulmans, et vivent plus ou moins bien leur foi ; je ne suis pas dans la tête des gens pour être plus affirmatifs (s’ils sont effectivement heureux et accomplis), mais quand je vais en vacances au Maroc (par exemple), les gens ont l’air d’être – dans l’ensemble – de bonne composition mentale, en dépit du mensonge que tu présumes outrageusement – dans ce qui fait leur croyance – à travers des clichés inconsistants.

 

« Nous lançons contre le faux la vérité qui le subjugue, et le voilà qui disparaît. Et malheur à vous pour ce que vous attribuez [injustement à Dieu]. »

[Sourate 21 v18. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]

 

Que Dieu nous guide.

 

 

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Published by Génération M - dans Conscience islamique
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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 05:14

Voici une excellente synthèse de ce qu’est le droit musulman (fiqh), d’où il puise ses sources, et comment il est le garant d’une orthodoxie rigoureusement protégée – car c’est de là que découle la finalité et les objectifs supérieur de l’Islam (maqasid ash-sharia) – dans le respect de la Révélation dont les Textes sont immuables, mais dont l’esprit est intelligible et intemporel.

 

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C’est une excellente lecture pour tout musulman qui souhaite comprendre les bases de sa religion, en revenant aux sources et en assimilant les dynamiques qui ont contribué à propager une compréhension saine de l’Islam (loin de tout sectarisme) – sur la voie des premières générations (salafs salih, pieux prédécesseurs) –, à travers ses règles juridiques complexes.

 

Cet article démontre également  pourquoi il est impossible de connaître la profondeur de l’Islam en ayant lu quelques bouquins, d’autant plus quand on ne maîtrise pas l’arabe et/ou ses subtilités linguistico-grammaticales.

 

Il s’agit donc également d’un appel à l’humilité.

 

Les non-musulmans pourront témoigner de la rigueur dont ont fait preuve les grands érudits parmi les premières générations de l’Islam, ainsi que ceux qui leur ont succédés et qui ont transmis la tradition aux nouvelles générations. Cela en perpétuant un dynamisme dans les sciences de la jurisprudence islamique (fiqh), tout en respectant scrupuleusement les principes islamiques originels, canonisés par les Textes (Coran, Parole de Dieu ; et sunna, tradition prophétique authentifiée via la science du hadith).

 


 

Pourquoi les quatre écoles de droit islamiques [madhhabs] ?

Par Sheykh Abdal Hakim Murad

 

Le plus grand succès de la umma, au terme du millénaire passé, est sans doute d'avoir pu, à l'épreuve du temps, maintenir intacte sa cohésion intellectuelle interne. Depuis le cinquième siècle de l’hégire jusqu’à une période récente, et malgré l'aspect tragique des belligérances inter-dynastiques, les musulmans sunnites ont su maintenir entre eux une attitude de respect religieux et de fraternité quasiment infaillible. Il est remarquable que littéralement nulle guerre de religion, émeute ou persécution ne les ait divisés au cours de cette longue période si difficile à maints autres égards.

 

Un tel résultat est l'exception qui confirme la règle instituée par l'histoire des mouvements religieux. L'avis classique de la sociologie, tel qu'il fut avancé par Max Weber et ses disciples, postule que les religions jouissent à leur genèse d'une période initiale d'unité avant de se déliter dans un factionnalisme croissant, conséquence directe des luttes intestines inter-hiérarchiques.

 

Le Christianisme constitue l’exemple le plus probant de ce paradigme. Mais on pourrait en ajouter bien d’autres, parmi lesquels des croyances séculaires comme le marxisme. A première vue, la capacité propre à l’Islam d’échapper à ce sort est frappante et nécessite une étude approfondie.

 

Il y a, bien sûr, une explication religieuse élémentaire. L’Islam est la dernière religion, le dernier bus du jour, et a donc été protégé par Dieu de façon à ne pas tomber en totale dégénérescence. Il est vrai que ce que ‘Abdul Wadod Shalabi a nommé « spiritual entropy » [1] existe depuis les débuts de l’Islam. Cette évidence est clairement corroborée par un grand nombre de hadiths. Néanmoins la Providence ne saurait négliger la umma.

 

Les religions antérieures ont partiellement ou complètement dégénéré en schismes et chaos. Mais la piété islamique, bien que sujette à une certaine érosion sur le plan qualitatif, comprend des mécanismes intrinsèques qui lui permettent de conserver une bonne part de cette harmonie caractéristique de son âge d’or.

 

Où que les singeries des émirs et autres politiciens puissent nous mener, la fraternité des croyants, qui fut également de mise chez les premiers Chrétiens comme chez d’autres fidèles demeure, après 1400 ans, un principe incontestable représenté par la plupart des membres de la dernière communauté de référence ayant reçu la Révélation de l’Islam. La raison en est simple et indiscutable : cette religion qui nous a été donnée constitue l’ultime parole de Dieu. Elle se doit donc de rester intacte, de même que ses fondements que sont le tawhid, l’adoration et la sagesse, jusqu’aux Jours Derniers.

 

Une telle interprétation a un mérite certain. Mais il nous faudra tout de même commenter certaines douloureuses exceptions à la règle, survenues lors des débuts de notre histoire.

 

Le Prophète – paix et bénédiction sur lui – lui-même a dit à ses Compagnons, dans un hadith rapporté par l’Imam Tirmidhi : « Quiconque parmi vous me survivra assistera a un grand conflit. »

 

Les premières ruptures qui ébranlèrent le corps politique de l’Islam sont les suivantes : l’insurrection désastreuse contre ‘Othman (puisse Dieu être satisfait de lui) [2], les dissensions opposant ‘Ali (puisse Dieu être satisfait de lui) à Talha puis à Mu’awiyah [3], ainsi que les scissions sanglantes des Kharijites [4].

 

Toutes ont engendré la discorde au sein même du corps politique musulman, presque dès le début. Seuls l’équilibre mental intrinsèque et l’amour de l’unité régnant dans les cœurs des savants de la umma et assistés, sans aucun doute, par la Providence, ont aidé à surmonter les agitations initiales causées par ces discordes pour finalement créer un Sunnisme puissant et harmonieux qui a, au moins à un niveau purement religieux, uni 90% de la umma pour 90% de son histoire.[5]

 

Nous sommes aujourd’hui en proie à des divisions de plus en plus profondes. Pour comprendre comment nous en sommes arrivés là, il nous sera très utile d’examiner minutieusement les forces qui nous ont divisé dans le passé. Elles étaient nombreuses, parfois très excentriques. Mais seules deux d’entre elles ont tourné en mouvements populaires massifs, engendrés par une idéologie religieuse et en rébellion active contre le credo et l’érudition majoritaires.

 

On les a nommées Kharijisme et Shiisme pour de bonnes raisons. Contrairement au Sunnisme, elles ont produit de nombreux groupes dissidents et mouvements dérivés.

 

Mais du fait de leurs respectives divergences de position vis-à-vis de l’opinion mainstream sur la question clé de l’autorité religieuse en Islam, elles sont tout de même restées deux traditions dissidentes identifiables.

 

Confrontés à ce qu’ils considéraient être un glissement moral sous le règne des premiers califes, les partisans posthumes de ‘Ali (puisse Dieu être satisfait de lui) développèrent une théorie d’autorité religieuse qui se distingua des visions égalitaires précédentes en les agrémentant d’une succession charismatique d’Imams.

 

Nous ne nous étendrons pas sur le problème de savoir si cette idée a pu être influencée par le passé chrétien oriental de certains convertis de l’époque qui avaient été nourris par l’idée d’une succession apostolique mystique du Christ, un don qui octroyait supposément à l’Eglise l’unique pouvoir de pénétrer son message au cours des générations futures.

 

Par contre, il faut souligner que le Chiisme s’est développé sous une multitude de formes en réponse à ce qui était largement perçu par les acteurs de la société islamique d’alors comme un manque d’autorité religieuse.

 

 

Naissance de l’imâmisme chiite

 

Le temps des Califes bien guidés arriva à son terme et les dirigeants omeyyades s’écartèrent d’une manière de plus en plus manifeste du mode de vie que leur fonction d’ « émirs des croyants » aurait dû honorer. Dans un tel contexte, les écoles de fiqh de l’époque, qui présentaient de nombreuses divergences et s’étaient formées depuis peu, semblaient inaptes à mener fermement et sans équivoque les affaires religieuses. D’où l’idée souvent irrésistible d’un Imam infaillible [6].

 

Cette interprétation de la montée de l’imâmisme aide aussi à expliquer la seconde grande phase de l’expansion chiite. Avec le succès du renouveau sunnite du cinquième siècle, quand le Sunnisme fut enfin considéré comme un système totalement fonctionnel, le Chiisme connut un léger déclin.

 

Son expression extrême, se manifestant à travers l’Ismaélisme, fut sévèrement attaquée par l’Imâm al-Ghazali dont le livre « Les scandales des Batinites » révéla et réfuta leurs doctrines secrètes avec une force foudroyante [7].

 

Ce déclin de l’engouement chiite ne s’estompa qu’au milieu du septième siècle, après que les hordes mongoles de Gengis Khan eurent envahi et obstrué les terres centrales du monde musulman. L’attaque fut d’une dureté impensable : il est dit, par exemple, que parmi les 100.000 habitants de la ville de Herat, seuls quarante survivants sortirent des ruines fumantes pour faire le compte des dégâts [8]. A la suite de cette vague de troubles, des turcomans à peine convertis immigrèrent, et dans un contexte de crainte, de turbulences et d’attente messianique, et parce que tous les savants sunnites des villes étaient morts, ils se tournèrent plus facilement vers des formes extrêmes de croyances chiites [9]. Le triomphe du Chiisme en Iran, un pays qui fut d’abord attaché au Sunnisme, date de cette période douloureuse [10].

 

 

Apparition des Kharijites

 

A cette époque, l’autre grand mouvement dissident de l’Islam fut celui des Kharijites, littéralement, les sécessionnistes, appelés ainsi car ils se séparèrent de l’armée du Calife ‘Ali lorsqu’il accepta un arbitrage entre lui et Muawiyah pour mettre fin à leur conflit. Sur la base de la sentence coranique « Le jugement n’appartient qu’à Dieu », ils combattirent froidement l’armée de ‘Ali qui comprenait certains des Compagnons les plus éminents, jusqu’à ce qu’en l’an 38, l’Imam ‘Ali les batte à la bataille de Nahrawan, où 10.000 d’entre eux périrent [11].

 

Si les premiers Kharijites furent éliminés, le kharijisme lui-même subsista. Sa doctrine s’avéra être l’exact opposé du chiisme, rejetant toute idée d’autorité héritée ou charismatique, et insistant sur le fait que la piété seule devait influer sur le choix du dirigeant de la communauté des croyants.

 

Elle fut établie par des critères considérablement simplistes : les premiers kharijites étaient réputés pour leurs dévotions extrêmement drastiques et pour la doctrine rigide qui déclare le Musulman grand pêcheur mécréant. Cette excuse qu’était le takfir (l'excommunication) permit aux groupes kharijites qui campaient sur des territoires montagneux reculés du Khuzestân d’attaquer les lieux d’habitation des Musulmans qui avaient suivis les autorités omeyyades.

 

Les non-kharijites étaient régulièrement massacrés lors de ces opérations, qui déclenchèrent de froides récidives de la part de généraux Omeyyades très fermes comme al-Hajjaj ibn Yussuf. Mais bien que leur cause fût clairement sans espoir, les attaques des kharijites persistèrent.

 

Le Calife ‘Ali – que Dieu l’agrée – fut assassiné par ibn Muljam, un survivant de Nahrawan, tandis que le savant du hadith, l’imam al-Nasai, auteur d’une des collections de sunan qui font autorité, fut lui aussi tué par des fanatiques kharijites à Damas en 303/915. [12]

 

De même que le chiisme, le kharijisme fut la cause d’instabilités en Irak et en Asie Centrale, et parfois même ailleurs, et ce jusqu’aux quatrième et cinquième siècles de l’ère islamique. A cette époque, un grand tournant historique eut lieu.

 

 

Organisation du Sunnisme

 

Le Sunnisme s’organisa en un système très précis qui se développa si harmonieusement et fut si ouvertement adopté par la grande majorité des ulémas que l’attrait pour les mouvements rivaux diminua rapidement.

 

Voici ce qui arriva. L’Islam sunnite, qui occupait le terrain central, entre les deux extrêmes que représentaient le kharijisme égalitariste et le chiisme hiérarchique, avait longtemps été troublé par des disputes concernant son propre concept d’autorité.

 

Pour les sunnites, l’autorité, par définition, trouvait sa source dans le Coran et la Sunna.

 

Mais face à une immense quantité de hadiths – qui avaient été dispersés sous des formes et des récits variés d’un bout à l’autre du monde islamique à la suite des migrations des Compagnons et des Tabi’un – il était parfois difficile d’interpréter la Sunna. Même une fois que les hadiths authentiques eurent été extraits de ce corpus gigantesque, ce qui s’élevait encore à plusieurs centaines de milliers de hadiths, certains d’entre eux semblaient en contredire d’autres, ou même contredire certains versets du Coran.

 

Il était certain que des approches simplistes, comme celle des kharijites en particulier, qui avaient établis un petit corpus de hadiths et en dérivaient directement les bases de leur doctrine ainsi que de leur loi, ne pouvaient pas fonctionner

 

Les contradictions internes étaient trop nombreuses et les interprétations qui en découlaient trop complexes pour que des qadis (juges) puissent prononcer des jugements simplement en ouvrant le Coran et les recueils de hadiths à la bonne page.

 

Les raisons derrière ces contrastes apparents entre de nombreux Textes révélés ont été examinées de près par les premiers ulémas, souvent au cours de riches débats entre grands esprits comblés de mémoires photographiques des plus parfaites.

 

Une bonne partie de la science des principes légaux islamiques (usul al-fiqh) a été développée pour établir des mécanismes logiques permettant de résoudre de tels conflits tout en préservant l’esprit traditionnel de l’Islam.

 

Tous les étudiants en jurisprudence islamique reconnaissent en l’expression taarud al-adilla (contradiction entre dalils, càd. entre preuves textuelles) l’un des concepts légaux islamiques les plus sensibles et complexes [13].

 

Certains savants des premières générations comme Ibn Qutayba se sont sentis obligés de consacrer des livres entiers à ce sujet [14]. Les savants de usul (usul el fiqh, les fondements du droit musulman) ont basé leurs études en postulant que les conflits entre textes révélés n’étaient rien de plus que des conflits d’interprétation et qu’ils ne pouvaient être considérés comme des incohérences au niveau du message légal transmis par le Prophète – paix et bénédiction sur lui.

 

Le message de l’Islam avait été parfaitement propagé avant le décès de ce dernier ; et le rôle des savants qui venaient après lui était exclusivement d’interpréter, et non de modifier.

 

Conscient de cela, le savant de l’Islam, en examinant des textes problématiques, commence par faire des tests méthodiques et réfléchit à des méthodes de résolution. Le système établi par les premiers savants était le suivant : si deux paroles coraniques ou hadiths semblent se contredire, le savant doit d’abord analyser les textes au niveau linguistique, pour voir si la contradiction n’est pas due à une mauvaise interprétation de l’arabe.

 

Si cette contradiction ne peut être résolue ainsi, il tente de déterminer, sur la base d’une série de techniques textuelles, légales et historiographiques, si l’un d’entre eux est sujet au takhsis, c'est-à-dire qu’il ne s’applique qu’en certaines circonstances, et qu’il constitue donc une exception spécifique à un principe plus général figurant dans l’autre texte. [15]

 

Le juriste doit également considérer le statut textuel des écrits, en se fondant sur le principe en vertu duquel un verset coranique, de même qu’un hadith rapporté par plusieurs isnads [chaîne de transmission] (mutawatir* ou mash’hur**), ont prédominance sur un hadith rapporté par une seule isnad (chaîne de transmission ; ce type de hadiths est nommé ahad). [16]

 

* Mutawâtir" ou "rapporté au tawâtur" : quand la chaîne ininterrompue des rapporteurs est constituée, à chaque niveau, d'un nombre tel de personnes qu'il est impensable qu'elles aient pu faire une erreur.

** Mash’hur est celui qui, au début, était "wâhid" – (pluriel : "âhâd") quand la chaîne de ses rapporteurs est, à n'importe quel niveau, constituée d'un nombre de personnes moindre que celui qui en ferait un texte "mutawâtir" – mais qui, ensuite, toujours pendant les premiers temps mais au cours des générations suivantes, est devenu très connu et que les spécialistes ont donc reconnu

 

Si, après avoir appliqué tous ces mécanismes, le juriste constate que le conflit perdure, il doit alors considérer la possibilité qu’un des textes ait pu être officiellement abrogé (naskh) par l’autre. Ce principe de naskh montre bien qu’en examinant le problème délicat de taarud al-adilla [contradiction entre preuves textuelles], les ulémas sunnites ont basé leur approche sur des principes textuels qui avaient déjà été admis à maintes reprises du vivant du Prophète – paix et bénédiction sur lui.

 

Les Compagnons savaient par ijma [consensus] que sous le règne du Prophète – paix et bénédiction sur lui –, où il les instruisit, les éduqua et les sortit de la violence du paganisme pour les mener sur le chemin plus sobre et miséricordieux du monothéisme, son enseignement avait été modelé par Dieu pour mieux s’adapter à leur développement. Le cas le plus connu est l’interdiction progressive du vin, qui fut découragé par un premier verset coranique, puis désapprouvé et finalement interdit [17].

 

Un autre exemple, concernant un principe encore plus central, était la prière canonique, que les premiers Musulmans de la umma avaient été tenus d’accomplir seulement deux fois par jour au début, mais qui, à la suite du mi’raj, devint obligatoire cinq fois par jour [18].

 

Le mutah (mariage temporaire) avait été permis aux débuts de l’Islam, mais fut ensuite prohibé quand les conditions sociales se développèrent, quand le respect pour les femmes augmenta et que la morale s’affermit [19].

 

Il y a plusieurs autres exemples à cette évolution, la plupart remontant aux années suivant immédiatement la hijrah [émigration à Médine pour fuir les persécution de la Mecque), période durant laquelle le développement de la jeune umma fut en constant mouvement.

 

 

Il y a deux types de naskh [abrogation] : l’explicite (sarih) et l’implicite (dimni). [20]

 

Le premier est facilement identifiable, étant donné qu’il concerne des textes qui spécifient expressément qu’une règle précédente est modifiée. Par exemple, un verset du Coran (2 :142) ordonne les Musulmans de se tourner pendant la prière vers la Ka’ba plutôt que vers Jérusalem. [21]

 

C’est encore plus courant pour les paroles prophétiques ; par exemple, dans un hadith rapporté par l’Imam Muslim, il est dit : « Je vous interdisais de visiter les tombes ; mais à présent, visitez-les ! » [22] Pour commenter cette parole, les ulémas du hadith expliquent que dans les premiers temps de l’Islam, quand les pratiques idolâtres étaient encore ancrées dans les mémoires des gens, il avait été interdit de visiter les tombes de peur que des Musulmans fraîchement convertis commettent le shirk [association majeure].

 

Cependant, lorsque le monothéisme s’affermit dans le cœur des Musulmans, cette prohibition fut levée, n’étant plus nécessaire, si bien qu’aujourd’hui, il est recommandé aux Musulmans de visiter les tombes pour prier en faveur des morts et garder présent à l’esprit la Vie Dernière, al-akhira. [23]

 

L’autre type de naskh [abrogation] est plus subtil, et a souvent poussé les premiers ulémas à aller au bout de leurs possibilités intellectuelles. Il concerne des textes qui annulent ou modifient substantiellement des documents plus anciens sans l’énoncer explicitement. Les ulémas ont relevé plusieurs exemples de ce type, dont les deux versets de la sourate al-baqarah [la vache, sourate 2] qui donnent des instructions divergentes à propos de la période durant laquelle les veuves doivent attendre avant de se remarier (2 : 240 et 234) [24].

 

Pour ce qui est des hadiths, rappelons-nous par exemple qu’un jour, le Prophète – paix et bénédiction sur lui – a demandé à ses Compagnons de rester assis derrière lui alors qu’il priait ainsi parce qu’il était malade. Ce hadith est rapporté par l’Imam Muslim. Cependant, un autre hadith, également rapporté par Muslim, mentionne un incident au cours duquel les Compagnons prièrent debout, alors que le Prophète – paix et bénédiction sur lui – était assis. La contradiction apparente fut résolue par une analyse chronologique scrupuleuse qui révéla que la deuxième scène s’était déroulée après la première, et donc avait priorité sur cette dernière. [25] Cela a été dûment rapporté dans les livres de fiqh des plus grands érudits.

 

Les techniques d’identification du naskh [abrogation] ont permis aux savants de résoudre la plupart des cas de taarud al-adilla [contradiction entre preuves textuelles]. Elles nécessitent une connaissance rigoureuse et détaillée non seulement des disciplines du hadith, mais aussi de l’histoire, de la sirah [biographie du prophète – paix et bénédiction sur lui], et des opinions tenues par les Compagnons ainsi que les autres savants sur les circonstances de la genèse et de l’exégèse du hadith en question.

 

Dans certains cas, les savants du hadith voyageaient d’un bout à l’autre du monde islamique pour recueillir les informations nécessaires à la compréhension d’un seul hadith. [26]

 

Dans le cas où l’abrogation ne peut être prouvée malgré tous les efforts déployés, les ulémas du salaf [pieux prédécesseurs, les premières générations de l’Islam] ont décidé qu’il était nécessaire de faire d’autres tests, dont l’importante analyse du matn (le texte transmis, plutôt que l’isnad du hadith).[27]

 

De même, on considère que les paroles claires (sarih) ont préséance sur les allusives (kinayah), et les formules catégoriques (muhkam) sur des formes plus équivoques telles les paroles interprétées (mufassir), dissimulées (khafi) et problématiques (mushkil). [28]

 

Il peut aussi être nécessaire de considérer le positionnement des narrateurs de hadiths conflictuels ; la narration d’une personne impliquée personnellement est alors prioritaire. Par exemple, selon un hadith connu rapporté par Maymunah, le Prophète – paix et bénédiction sur lui – l’a épousée alors qu’il n’était pas en état d’ihram (sacralisation pour le pèlerinage). Etant donné que sa narration était celle d’un témoin visuel, son hadith a préséance sur la narration conflictuelle de Ibn Abbas, rapportée par une chaîne de transmission (isnad) tout aussi fiable, qui dit que le Prophète – paix et bénédiction sur lui – était en état d’ihram à ce moment là. [29]

 

Il existe plusieurs autres règles, comme celle selon laquelle une interdiction a préséance sur une autorisation. [30] De même, des hadiths conflictuels peuvent être départagés en utilisant la fatwa d’un Compagnon, après avoir scrupuleusement comparé et évalué toutes les fatwas concernées [31].

 

Finalement, on peut avoir recours au qiyas [analogie]. [32] Par exemple, différentes narrations à propos de la prière de l’éclipse solaire (salat al-kusuf) indiquent des nombres variables d’inclinaisons et de prosternations. Les ulémas, après avoir méticuleusement examiné les narrations et n’avoir pu lever l’antagonisme par aucune des méthodes exposées ci-dessus, ont appliqué le raisonnement analogique en concluant que la prière en question étant toujours appelée salah, la forme normale de la salah doit être suivie, en s’inclinant une fois et se prosternant deux fois. Les autres hadiths sont donc écartés. [33]

 

 

L’imam Shafi’i et sa Rissala

 

Cette articulation méticuleuse des méthodes de résolution de textes sources conflictuels, primordiale pour extraire à partir des sources révélées les règles de la shari’ah, fut tout d’abord mise en place par l’Imam Shafi’i. Confronté à la confusion et aux désaccords entre les juristes de son époque, et déterminé à établir une méthodologie cohérente qui permettrait d’établir un fiqh dépourvu de toutes erreurs, dans les limites de la contingence humaine, Shafi’i écrivit sa magnifique Risalah (Traité de jurisprudence islamique).

 

Ses idées furent bien vite adoptées, dans différents contextes, par des juristes des autres traditions légales majeures ; et de nos jours, elles tiennent une place fondamentale dans l’application officielle de la Shari’ah. [34]

 

Ce système de Shafi’i, qui permet de limiter les erreurs en dérivant des règles légales à partir d’une masse de textes primaires, se répandit sous le nom d’usul al-fiqh (les racines du fiqh, ou les fondements du droit musulman).

 

Comme la plupart des autres disciplines académiques officielles de l’Islam, ce n’était pas une innovation néfaste, mais plutôt une élaboration à partir de principes que l’on pouvait déjà discerner du temps des premiers Musulmans.

 

Avec le temps, chacune des grandes traditions interprétatives de l’Islam sunnite codifia ses propres variations sur ces bases, laissant ainsi se développer parfois des branches divergentes (id est des règles de pratique religieuse spécifiques). Bien que les débats qui en découlaient fussent parfois tenaces, ils étaient néanmoins insignifiants comparés aux grands différents sectaires et légaux qui avaient vu le jour au cours des deux premiers siècles de l’Islam, jusqu’à ce que la science d’usul al fiqh vienne mettre fin à de telles discordes chaotiques.

 

Il est à peine nécessaire de rappeler que malgré le fait que les quatre Imams, Abu Hanifa, Malik Ibn Anas, al Shafi’i et Ibn Hanbal, soient considérés comme les fondateurs de ces quatre grandes traditions, que nous pourrions définir schématiquement, si cela nous était demandé, comme un ensemble de techniques mises en place pour éviter les innovations, leurs traditions ne furent complètement normalisées que par des générations de savants plus tardives.

 

Les ulémas sunnites reconnurent rapidement l’autorité des quatre Imams, et nous savons qu’à la fin du troisième siècle islamique, la quasi-totalité des savants avaient adhéré à l’une de leurs approches.

 

Les grands spécialistes du hadith, dont al-Bukhari et Muslim, suivaient tous fidèlement l’un ou l’autre madhhab, et en particulier celui de l’Imam Shafi’i. Mais les grands érudits de chaque madhhab continuèrent à améliorer et à affiner les fondements et les branches de leurs écoles.

 

Dans certains contextes historiques, cela fut non seulement possible, mais nécessaire. Par exemple, certains savants de l’école d’Abu Hanifa, laquelle reposait sur les fondements des premières écoles légales de Kufa et Basra, étaient prudents vis-à-vis de certains hadiths circulant en Irak, du fait de la grande proportion de falsifications engendrées par les fortes influences sectaires qui sévissaient à cet endroit.

 

Plus tard cependant, quand les recueils canoniques de Bukhari, Muslim et d’autres savants furent disponibles, les générations de savants hanafites qui suivirent prirent en compte l’intégralité du corpus de hadiths, en explicitant et retouchant leur madhhab. Deux siècles s’écoulèrent avant que les écoles n’atteignent une parfaite stabilité durant les cinquièmes et sixièmes siècles de l’Hégire. [35]

 

 

Le consensus sunnite autour de la tolérance des quatre grandes écoles

 

Ce fut également à cette époque que l’attitude de tolérance et de bonne opinion vis-à-vis des autres écoles se répandit. Cette qualité fut formulée par l’Imam al-Ghazali, lui-même auteur de quatre manuels de fiqh shafi’ite [36] mais également du Al Mustafa, largement reconnu comme l’ouvrage d’usul le plus avancé et méticuleux, usul al-fiqh fi al-madhhab.

 

En vertu de son amour bien connu pour la sincérité et de son dégoût des rivalités ostentatoires des savants, il condamna sévèrement ce qu’il appela « l’attachement fanatique à un madhhab. » [37]

 

De même que le Musulman se devait de suivre un madhhab [école] reconnu pour éviter le danger fatal de mal interpréter les sources, il ne devait jamais tomber dans le piège de considérer sa propre école catégoriquement meilleure que les autres.

 

A de rares exceptions près sous le règne ottoman, les grands savants de l’Islam sunnite suivirent l’ethos défini par l’Imam al-Ghazali et furent clairement respectueux des autres madhhabs. Quiconque a étudié sous l’autorité d’un savant traditionnel en est totalement conscient. [38]

 

Contrairement à ce que certains orientalistes ont avancé [39], l’évolution des quatre écoles n’a pas étouffé la capacité d’affinement ou d’extension du droit positif. [40] Au contraire, des mécanismes sophistiqués existaient, qui non seulement permettaient à des personnes qualifiées de dériver la shari’ah de leur propre chef à partir du Coran et de la Sunna, mais leur imposait même cela ; d’après la plupart des savants, un expert accompli qui maîtrise parfaitement les sources et qui remplit un certain nombre de conditions d’érudition n’est pas autorisé à suivre l’avis répandu dans son école, mais se doit de dériver les règles lui-même à partir des sources révélées. Un tel individu est appelé mujtahid [41], un terme qui trouve sa source dans le fameux hadith de Muadh ibn Jabal. [42]

 

Rares sont ceux qui nieraient sérieusement que tout Musulman qui s’aventure au-delà de l’opinion experte répandue et qui a directement recours au Coran et à la Sunna se doit d’être un savant extrêmement éminent.

 

Le danger de personnes moindrement compétentes, comprenant mal les sources et par conséquent susceptibles de nuire à la shari’ah est bien réel,

 

comme le prouvent la discorde et le différent qui affligèrent certains Musulmans des premières générations et même plusieurs compagnons, à l’époque qui précéda l’instauration des écoles orthodoxes.

 

Avant l’Islam, des religions entières avaient été renversées par une connaissance scripturaire trop superficielle, et l’Islam doit absolument être protégé d’un tel sort.

 

Pour protéger la shari’ah des dangers de l’innovation et de l’altération, les grands savants de l’usul ont établis des conditions drastiques qui doivent être remplies par quiconque souhaite se proclamer capable d’ijtihad. [43] Ces conditions sont les suivantes :

 

a) Une maîtrise parfaite de la langue arabe, pour minimiser les chances de mal interpréter la Révélation pour des raisons d’ordre purement linguistique ;

 

b) Une connaissance profonde du Coran, de la Sunna, et des circonstances liées à la révélation de chaque verset et hadith, de même qu’une connaissance complète des commentaires du Coran et des hadiths, ainsi que d’une maîtrise parfaite de toutes les techniques d’interprétation mentionnées ci-dessus ;

 

c) Une connaissance des disciplines spécialisées du hadith, comme celle de l’évaluation des rapporteurs et du matn (texte) ;

 

d) Une connaissance des opinions tenues par les Compagnons, les Suivants et les grands Imams, ainsi que des positions et des raisonnements exposés dans les manuels de fiqh, de même que la connaissance des cas où un consensus (ijma’a) a été atteint ;

 

e) Une connaissance de la science de l’analogie juridique (qiyas), de ses types et conditions ;

 

f) Une connaissance de sa propre société et de l’intérêt publique (maslahah) ;

 

g) Une connaissance des objectifs généraux (maqasid) de la shari’ah ;

 

h) Un haut degré d’intelligence et de piété personnelles, combiné aux vertus islamiques que sont la compassion, la courtoisie et la modestie ;

 

Un savant qui remplit ces conditions peut être considéré mujtahid* fi al-shar et n’est ni obligé, ni même autorisé à suivre un madhhab existant reconnu. [44] C’est ce que certains Imams ont voulu dire quand ils ont interdit à leurs grands disciples de les imiter sans esprit critique.

 

* Un mujtahid est un savant qualifié pour faire l’ijtihad, un effort personnel pour dériver une règle de droit positif à partir des sources révélées

 

Mais pour le bien plus grand nombre de savants dont les compétences n’ont pas atteint des sommets si vertigineux, il est possible de devenir mujtahid fi al-madhhab, un savant qui reste largement convaincu des préceptes de son école, mais qui peut diverger de l’opinion répandue au sein de celle-ci. [45]

 

Il y a eu plusieurs exemples de ce type de personnes, dont l’Imam al-Nawawi chez les shafi’ites, le Qadi Ibn ‘Abdu al-Barr chez les malikites, Ibn Abidin chez les hanafites, et Ibn Qudama chez les hanbalites.

 

Tous ces savants considéraient qu’ils suivaient les principes interprétatifs fondamentaux de leur propre madhhab, mais sont connus pour avoir utilisé leurs propres connaissances et avis pour émettre de nouvelles opinions dans leurs écoles respectives. [46]

 

C’est à ces experts que les Imams mujtahid ont adressé leur conseil concernant l’ijtihad, comme dans l’instruction suivante de l’Imam Shafi’i: « Si vous trouvez un hadith qui va à l’encontre de mon verdict, alors suivez le hadith. » [47].

 

Il est évident que quoique puissent s’imaginer certains écrivains contemporains, de tels conseils ne furent jamais adressés aux masses islamiquement incultes.

 

L’Imam al-Shafi’i ne s’adressait pas à une foule de bouchers, veilleurs de nuit et âniers.

 

 

Les autres catégories de mujtahids [savants]

 

D’autres catégories de mujtahids* ont été répertoriées par les savants de l’usul ; mais les distinctions qui les caractérisent sont subtiles et sortent de notre sujet. [48]

 

 

* A ne pas confondre avec mujahîd, voir explications et définition sur ce lien.

 

Les catégories restantes peuvent cependant être réduites à deux : le muttabi’ (celui qui suit), qui suit son madhhab tout en étant conscient des textes coraniques et des hadiths ainsi que du raisonnement qui détermine les positions de son école [49], et deuxièmement le muqallid (l’émule), qui se conforme simplement au madhhab, s’en remettant à ses savants sans nécessairement connaître le raisonnement détaillé derrière ses milliers de règles. [50]

 

Il est clairement recommandé au muqallid [émule] d’apprendre les preuves formelles de son madhhab autant que faire se peut. Mais il est également clair que tout Musulman ne peut être un érudit. Devenir savant demande beaucoup de temps, et pour que la umma fonctionne correctement, il est nécessaire que la plupart des gens exercent d’autres fonctions : comptables, soldats, bouchers, etc. [51]

 

On ne peut espérer d’eux qu’ils deviennent également de grands ulémas, même en supposant que tous disposent d’une intelligence à la hauteur de ce rôle. Le Saint Coran lui-même ordonne aux croyants moins avertis de faire appel à des savants qualifiés :

 

« Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas. »

- Sourate 16 v43 -

 

D’après les experts du tafsir [exégèse], les gens du rappel sont les savants.

 

Et dans un autre verset, les Musulmans sont enjoints d’établir et de maintenir un groupe de spécialistes qui ont autorité d’assistance vis-à-vis des non-spécialistes.

 

« Pourquoi des groupes choisis parmi les tribus ne se mettraient-ils pas à l'écart en vue d'approfondir leur religion (yatafaqqahû fi-d-dîn) et de mettre en garde leur communauté une fois que ses membres seront revenus auprès d'eux ? »

- Sourate 9 v122 -

 

 

Le consensus quant au fait de s’en remettre aux gens de science

 

Etant donné de l’immense expertise nécessaire pour bien comprendre les textes révélés, et les graves avertissements que nous avons reçus, qui mettent en garde contre toute altération de la Révélation, il est clairement du devoir des Musulmans ordinaires de suivre l’opinion des experts, plutôt que de s’en remettre à leur propre raisonnement et à leur connaissance limitée.

 

Ce devoir évident était très connu des premiers Musulmans : le Calife Omar suivit certaines règles édictées par Abû Bakr – que Dieu l’agrée – en disant qu’il aurait été honteux vis-à-vis de Dieu de différer de l’opinion de ce dernier. Et Ibn Massoud – que Dieu l’agrée – à son tour, malgré le fait qu’il était un mujtahid dans le sens le plus large du terme, suivit ‘Omar  – que Dieu l’agrée – à plusieurs reprises.

 

Selon al-Shabi, six des Compagnons du Prophète – paix et bénédiction sur lui – donnaient des fatwas au peuple : Ibn Massoud, Omar ibn al Khattab, Ali, Zayd ibn Thabit, Ubayy ibn Kab and Abû Moussa (al Ashari), que Dieu soit satisfait d’eux. Et trois d’entre eux mettaient de côté leurs propres jugements en faveur du jugement de trois autres : ‘Abdullah (Ibn Massoud) abandonnait son jugement en faveur de celui d’Omar, Abû Moussa abandonnait le sien en faveur de celui d’Ali, et Zayd ferait de même en faveur d’Ubayy Ibn Kab.[53]

 

Cette règle qui invite expressément à suivre un grand Imam qui connaît la Sunna plutôt que de s’en remettre à soi-même concerne particulièrement les Musulmans des pays tels la Grande-Bretagne [ou la France], parmi lesquels seul un petit nombre a le droit de faire ce choix.

 

Ceci pour la simple raison que même si on le désire, il n’est pas possible de lire tous les hadiths ayant trait à un cas particulier si l’on ne maîtrise pas l’arabe. [54]

 

Pour diverses raisons, incluant leur taille vertigineuse, seule une dizaine de collections de hadiths ont été traduites en anglais [et / ou en français]. Il en reste bien plus de trois cent autres, incluant des travaux séminaux comme le Musnad de l’Imam Ahmad ibn Hanbal [55], le Musannaf de Ibn Abi Shayba [56], le Sahih de ibn Khuzayma [57], le Mustadrak de al-Hakim [58] et bien d’autres collections en plusieurs tomes, qui contiennent de nombreux hadiths authentiques ne pouvant être trouvés dans Bukhari, Muslim, et les autres travaux qui ont été traduits jusqu’ici.

 

Même en admettant que les traductions existantes soient absolument parfaites, seuls ceux qui ont accès à l’arabe peuvent donc éventuellement tenter de dériver la Shari’a directement à partir du Livre et de la Sunna.

 

Essayer de discerner la Shari’a sur la seule base des hadiths qui ont été traduits signifierait ignorer et amputer une bonne partie de la Sunna, menant ainsi à de sérieuses distorsions. [59]

 

Je donnerai deux exemples. Pour ce qui est de la conduite à tenir vis-à-vis des cas légaux, les madhhabs sunnites ont établi que les punitions canoniques (hudud) ne devraient pas être appliquées s’il y a la moindre ambiguïté, et que le qadi (le juge) est tenu de faire tout son possible pour en prouver l’existence. Une lecture amatrice des six collections authentiques ne trouvera nulle confirmation de ce principe [60]. Mais la règle madhhabique se base sur un hadith rapporté par une chaîne authentique et consigné dans le Musannaf de Ibn Abi Shayba, le Musnad de al-Harithi, et le Musnad de Musaddad ibn Musarhad.

 

Le texte dit : « Evitez les hudud (punitions canoniques) par le biais des ambiguïtés. » [61]

 

L’Imam al-Sanani, dans son livre Al-Ansab, explique les circonstances de ce hadith :

 

« Un homme fut trouvé ivre, et on l’amena à ‘Omar, qui ordonna que le hadd de quatre-vingt coups de fouet soit exécuté. Lorsque ce fut terminé, l’homme s’écria : « Omar, tu as été injuste à mon égard, je suis un esclave ! » (La peine est diminuée de moitié pour les esclaves). Sur ce, ‘Omar fut saisi de remords et récita le hadith prophétique : « Evitez les hudud par le biais des ambiguïtés.» [62]

 

Un autre exemple est celui de la coutume de l’istighfar au profit des autres Musulmans lors du Hajj. Selon un hadith, « Le hajji est pardonné, de même que ceux pour qui le hajji prie. » Ce hadith n’est rapporté dans aucune des collections traduites jusqu’ici en anglais ou en français ; cependant, il apparaît dans plusieurs autres collections, incluant al-Mu’jam al-Saghir de al-Tabarani et le Musnad de al-Bazzar. Sa chaîne (isnad) est authentique. [63]

 

Un troisième exemple concerne la pratique importante et reconnue par les madhhabs d’accomplir les prières sunna aussi rapidement que possible après la prière obligatoire de Maghrib. Le hadith dit : « Dépêchez-vous d’accomplir les deux rak’as après le maghrib, car ils sont élevés (au ciel) avec la prière obligatoire. » Ce hadith est rapporté par l’Imam Razin dans son Jami.

 

Du fait de la traditionnelle crainte pieuse d’altérer la loi de l’Islam, l’écrasante majorité des grands savants du passé – certainement bien plus de quatre-vingt dix neuf pour cent d’entre eux – ont adhéré fidèlement à un madhhab. [64]

 

Il est vrai que durant le quatorzième siècle, un siècle de troubles, quelques dissidents virent le jour, tels Ibn Taymiyyah et Ibn al-Qayyim (que Dieu leur fasse miséricorde) ; [65] mais même ces deux hommes se sont bien gardées de jamais préconiser que des Musulmans moyennement éduqués se hasardent à faire de l’ijtihad sans recourir à des mains expertes.

 

Et dans tous les cas, bien que ces auteurs aient été récemment ressuscités et rendus proéminents, leur influence sur les savants orthodoxes de l’Islam classique a été négligeable, comme en témoigne le faible nombre de manuscrits en leurs noms préservés dans les grandes librairies du monde Islamique. [66]

 

Cependant, au cours du siècle passé, des turbulences sociales ont permis à plusieurs écrivains de percer qui prônèrent l’abandon d’une érudition officielle. Les représentants les plus éminents de cette campagne étaient Mohammad ‘Abduh et son élève Mohammad Rachid Rida. [67]

 

Éblouis par le succès de l’Occident, et secrètement influencés par leur propre engagement bien connu dans la franc-maçonnerie, ces hommes incitèrent les Musulmans à se débarrasser des chaînes du taqlid [suivi aveugle] et à rejeter l’autorité des quatre écoles.

 

Aujourd’hui, dans certaines capitales arabes, et surtout dans les lieux où la tradition locale d’érudition orthodoxe a été affaiblie, on voit souvent de jeunes arabes remplir leurs maisons de toutes les collections de hadiths sur lesquelles ils peuvent mettre la main, et s’y plonger en croyant, semble-t-il, qu’ils ont moins de chance de mal interpréter cette littérature vaste et complexe que l’Imam Shafi’i, l’Imam Ahmad, et les autres grands Imams.

 

Cette approche irresponsable, bien qu’elle ne soit pas encore trop répandue, semble en voie d’ouvrir la porte à des opinions extrêmement divergentes qui ont [déjà] sérieusement commencé à détruire l’unité, la crédibilité et l’efficacité du mouvement islamique, et ont provoqué des discussions tendues autour de questions qui avaient pourtant été résolues par les grands Imams il y a plus de mille ans. [68]

 

Il est désormais monnaie courante de voir de jeunes activistes traînant dans les mosquées critiquer d’autres fidèles pour ce qu’ils croient être des défauts d’adoration, même lorsque leurs victimes suivent en fait les règles édictées par certains grands Imams de l’Islam.

 

L’atmosphère nauséabonde et pharisaïque qui en résulte dissuade ainsi beaucoup de Musulmans moins engagés que ceux-là de se rendre dans les mosquées. Désormais, plus personne ne se souvient de l’avis des anciens ulémas selon lequel les Musulmans se doivent de tolérer des interprétations divergentes de la Sunna du moment que ces interprétations ont été tenues par des savants renommés.

 

Comme l’a dit Sufyan al-Thawri :

 

« Si vous voyez un homme faire quelque chose à propos de quoi les savants divergent, et que vous-mêmes pensez que c’est interdit, vous ne devriez pas le lui interdire. » [69]

 

L’alternative à cette politique est, bien évidement, une désunion et une rancœur susceptibles d’empoisonner et d’amputer la communauté musulmane de l’intérieur. [70]

 

Dans une culture mondiale influencée par l’Occident, où les gens sont poussés depuis le plus jeune âge à penser d’eux-mêmes et à remettre en question l’autorité établie, il peut parfois être dur de rassembler assez d’humilité pour reconnaître ses propres limites. [71]

 

Nous sommes tous un peu comme Pharaon : nos ego résistent par nature à l’idée qu’autrui puisse être bien plus intelligent et savant que nous-mêmes. Croire que des Musulmans ordinaires, même s’ils connaissent la langue arabe, ont les qualifications requises pour dériver des règles légales pour eux-mêmes est un exemple de ce narcissisme sauvage.

 

Cette situation peut devenir un piège pour des jeunes gens fiers de leurs propres opinions et étrangers à la complexité des sources et à l’éclat de la science authentique, qui peut finalement les détourner de la voie orthodoxe de l’Islam et provoquer un éventail involontaire de profondes divisions dans le monde musulman.

 

On semble avoir oublié que tous les grands savants de la religion, experts du hadith inclus, suivaient eux-mêmes des madhhabs et exigeaient de leurs élèves la même chose. Dans ce domaine, l’estime de soi a remporté une victoire majeure sur le bon sens et le devoir islamique. [72]

 

Le Saint Coran ordonne aux Musulmans d’utiliser leurs têtes et leurs capacités de réflexion ; et cette aptitude devrait être tout particulièrement cultivée quant à la question de suivre ou non des savants attitrés. Et pour commencer, il faudrait reconnaître qu’il n’existe pas de différence catégorique entre usul al-fiqh et toute autre science spécialisée qui demande un apprentissage de longue haleine.

 

Le Cheikh Sa’id Ramadan al-Buti, qui

dans son ouvrage : « Le non-madhhabisme : la plus grande bid’a qui menace la shari’ah islamique », a formulé une réponse orthodoxe adéquate à la tendance anti-madhhab, aime à comparer la science de la dérivation des règles légales à celle de la médecine.

 

« Si l’enfant de quelqu’un est sérieusement malade, demande-t-il, cherche-t-on soi-même dans les manuels médicaux les bons diagnostics et remèdes, ou bien doit-on se rendre chez un médecin expert ? »

 

La raison dicte sans aucun doute la deuxième option. Il en va de même pour les questions religieuses, qui sont en fait plus importantes encore et peuvent s’avérer dangereuses : il faut être et idiot et irresponsable pour tenter de parcourir les sources de son propre chef et devenir son propre mufti. Au lieu de ça, il vaudrait mieux reconnaître que ceux qui ont passé leurs vies à étudier la Sunna et les principes légaux ont bien moins de chance de se tromper que [les gens du commun]. [73]

 

Penchons-nous sur une seconde métaphore, cette fois-ci empruntée à l’astronomie. Nous pourrions en effet comparer les versets coraniques et les hadiths aux étoiles. A l’œil nu, nous sommes incapables de voir précisément bon nombre d’entre elles. Il nous faut donc avoir recours à un télescope.

 

L’idiot ou l’arrogant essayeront peut-être d’en construire un eux-mêmes. Cependant, le sage et le modeste seront heureux d’en utiliser un construit par les Imams Shafi’i ou Ibn Hanbal et élaborés, polis et améliorés par des générations et des générations de grands astronomes.

 

Un madhhab n’est, après tout, rien de plus qu’un équipement de précision qui permet de discerner l’Islam avec une visibilité optimale. La vision de quiconque utilise son propre système sera inévitablement amoindrie par le caractère amateur de ses manipulations.

 

Voici enfin une troisième image. Une construction ancienne, comme par exemple la Mosquée Bleue d’Istanbul, peut sembler imparfaite aux yeux de certains fidèles qui y prient. On pourrait imaginer que des jeunes gens enthousiastes, rêvant d’embellir et de fignoler l’édifice (conformément, sans aucun doute, à leurs propres penchants du moment), accèdent aux cryptes et aux sous-sols du bâtiment.

 

Sur la base de leur propre compréhension des règles de l’architecture, ils essaieraient d’ajuster les fondations et les piliers qui supportent le grand édifice qui se trouve au-dessus, sans se donner la peine, bien entendu, de consulter des architectes professionnels, à part peut-être l’un où l’autre dont les arguments leur auraient plu.

 

Les livres et les mémoires de ceux qui auraient assuré l’entretien du bâtiment pendant des siècles ne leur seraient d’aucune utilité : leur zèle et leur fierté ne leur laisseraient pas de temps pour cela. Au plus profond des sous-sols, ils sortiraient leurs pioches et leurs perceuses hésitantes et se mettraient à l’ouvrage avec leur enthousiasme habituel.

 

Le danger que l’Islam sunnite soit logé à la même enseigne est réel. L’édifice est resté stable pendant des siècles, résistant aux coups les plus durs de ses ennemis. Il ne peut être affaibli que de l’intérieur. Nul doute que l’Islam a des adversaires intelligents qui ne le savent que trop bien.

 

Le spectacle des désunions et des fitnas [troubles] qui ont divisé les premiers Musulmans malgré leur piété incomparable, mais aussi la solidité et la cohésion du Sunnisme à la suite de la codification finale de la shari’ah à travers les quatre écoles des grands Imams ont sans doute donné des idées à plus d’un esprit malveillant.

 

Nous ne suggérons aucunement que ceux qui attaquent les grands madhhabs sont les outils conscients des ennemis de l’Islam. Mais cela peut fournir quelques explications au fait qu’ils continueront à être médiatisés et bien financés, tandis que l’alternative orthodoxe reste dénuée de tous moyens.

 

Chaque Musulman étant désormais un « grand mujtahid », et le taqlid étant rejeté comme un pêché au lieu d’être reconnu comme étant une vertu simple et nécessaire, les opinions divergentes qui ont tant sévi au début de notre histoire risquent de refaire surface.

 

Au lieu de quatre madhhabs en harmonie, nous aurons un milliard de madhhabs en conflit acharné et pharisaïque. Nul plan plus ingénieux n’aurait pu être imaginé pour détruire l’Islam. [74]

 

 

Consultez les notes de [1] à [74] en cliquant ici

 

Biographie du Sheykh Abd-al Hakim Murad

 

 

Source : sunnisme.com

 

 

 

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Published by Génération M - dans Conscience islamique
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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 16:55

Par Ahmed Elouazzani

 

La science des objectifs de la religion (maqassid Chari’a) est l’une des branches les plus importantes de l’enseignement traditionnel musulman. S’intéressant à la philosophie et aux finalités des prescriptions islamiques, elle ne comporte pas de technicité méthodologique, ni de lecture littérale des textes, mais intègre surtout un haut degré de malléabilité et de souplesse.

 

maqasid

 

Notre article a pour vocation de fournir un bref aperçu de l’histoire de cette école et de sa pensée, laquelle, par l’approche systémique  qu’elle offre, est capable de rénover la manière d’appréhender les questions du droit et de la jurisprudence islamique.

 

 

La genèse de l’école des finalités

 

On peut affirmer que les prémices de cette science ont vu le jour dès l’avènement de l’islam. Le Prophète a éduqué ses compagnons en matière d’Ijtihad (effort d’interprétation) afin de les rendre indépendants.  Il n’a eu de cesse de les consulter et de les valoriser. Le hadith du compagnon Mu’adhIbn Jabal* est très instructif à ce sujet. En effet, son  profond respect à la fois pour le  livre de Dieu et pour la Sunna du Prophète, n’excluait en rien l’usage de sa raison. Les opinions et les jugements de ce compagnon sont une preuve de sa conception finaliste de l’islam.

 

* Mu’adh ibn Jabal avait été nommé juge au Yémen par le Prophète Mohamed. Avant son départ, le Prophète lui demanda : Selon quel critère tu jugeras ? Il répondit : Selon le livre de Dieu. Mohamed demanda : Et si tu n’y trouves rien ? Il répondit : Selon la tradition du Prophète de Dieu. Mohamed demanda finalement : Et si tu n’y trouves rien ? Il dit : Alors je m’efforcerai de former mon propre jugement… (Hadith rapporté par Abou Daoud).

 

 

Par son excellence, la pédagogie prophétique a promu l’idée du pluralisme dans les interprétations. L’histoire de Bani Qourayda en est une parfaite illustration*. C’est ainsi qu’en  milieu musulman, a eu lieu  l’éternel débat entre deux lectures : une lecture qui observe les finalités du message et une autre qui se conforme plutôt à la lettre. Ces deux approches se sont développées après la mort du Prophète afin de répondre à la question centrale : qu’est-ce qu’être fidèle au message de l’islam ?

 

* D’après ibn ’Omar (que Dieu l’agrée) le Prophète nous a affirmé lors de notre retour de la bataille des coalisés (ahzâb) : « Qu’aucun d’entre vous ne prie la prière du ’Asr à moins d’être chez les Bani Qourayda ! » l’heure du ’Asr est arrivée alors que certains d’entre eux étaient en route. Une partie a dit : « Nous ne prions pas avant de l’avoir atteint (c-a-d Bani Qourayda) », et une partie a dit : « Au contraire, nous allons prier, on ne veut pas cela de nous ! ». Ceci fut évoqué devant le Prophète qui ne fit de reproches à aucun d’entre eux.

 

Observer les objectifs supérieurs de l’islam était une pratique quotidienne imputable à la présence du prophète et à l’assimilation profonde des dispositions générales du message et de l’esprit qui sous-tend la législation islamique dans son ensemble. C’est cette clairvoyance qui incita lors d’un voyage, ’Amr Ibn Al-’Ass de présider la prière en état d’impureté majeure en se contentant du Tayammum (ablution sèche), estimant qu’il y avait un risque sérieux d’atteinte à sa santé en se lavant*. L’un des objectif supérieur de l’islam étant de préserver sa vie.**

 

* ’Amr Ibn Al-’Ass (que Dieu l’agrée) rapporte : « Lorsque je fus envoyé à la bataille "des bandages", j’ai fait un rêve dans une nuit de très grand froid, j’ai eu peur qu’en me lavant je périsse, j’ai donc fait le Tayammoum puis j’ai présidé la prière du matin [As-Soubh]. Quand nous sommes retournés, ils ont rapporté cela au Prophète qui a dit : "’Amr, tu as présidé la prière en état d’impureté majeure ?". J’ai fais cela par rapport au propos du Très-haut : « Et ne vous tuez pas vous-mêmes. Dieu, en vérité, est Miséricordieux envers vous », j’ai donc fais le tayammoum et prié. Le Prophète a rigolé sans rien me reprocher. » (rapporté par Ahmad, Abou Dawoud, Al-Hakim, Ad-Darqoutni et Ibn Hibban).

** Par ailleurs, c’est en observant les objectifs de la religion (principe de la justice par exemple) que Aîcha – que Dieu l’agrée –  a rejeté l’idée selon laquelle le mort serait châtié à cause des pleurs que sa mort suscite au sein de sa famille. Dieu a affirmé en effet, dit-elle : « Personne ne portera le fardeau (responsabilité) d’autrui » (Coran, 6/164).

 

 

La manière dont Omar – que Dieu l’agrée – a changé certaines lois qui paraissaient immuables aux yeux des musulmans est une autre preuve de cette dynamique initiée par le Prophète. En effet, le calife ’Umar ibn al-Khattab – que Dieu l’agrée – a décidé de suspendre, au nom donc de la finalité de la Chari’a l’application de la peine sanctionnant les voleurs au cours d’une année marquée par la  famine. Il a ainsi évité une grande injustice à l’égard des pauvres qui volaient par nécessité en vue de survivre à une situation de pauvreté généralisée. Le texte Coranique est des plus explicites en la matière.

 

Une nouvelle forme d’intelligence du droit musulman est donc apparue en raison de l’émigration des compagnons du Prophète,  de la dispersion de la science islamique, et de l’arrivée de questions nouvelles dans des contrées où les coutumes et les pratiques différaient.

 

A partir du IIe siècle de l’hégire, la vie sociale, économique, politique et intellectuelle, alors en pleine effervescence a suscité une multitude d’interrogations auxquelles il fallait apporter des réponses appropriées. Pour combler ce « vide juridique », plusieurs écoles du droit et de la jurisprudence ont vu le jour entre le IIe et le IIIe siècle. On peut en dégager deux grandes tendances dans le domaine de la jurisprudence :

 

École d’opinion (école d’Arra’y en Iraq) : représentée par l’école des Hanafites, elle s’appuie particulièrement sur les interprétations, l’extrapolation et la méthode inductive.

 

École des traditions (école dite d’Al Hijaz* ou d’Al Atha – des traditions). Se basant notamment sur les textes scripturaires (c’est-à-dire utilisant la méthode déductive), ce courant de pensée, est incarné par les Malékites, les Hanbalites et les Chafi’ites.

 

* La région d’Al Hijaz se situe au nord-ouest de l’Arabie, englobant ainsi les deux grandes villes saintes la Mecque et Médine.

 

L’écart important qui a fractionné ces deux modes de pensées au début, s’est réduit grâce à la diffusion de hadiths, notamment après l’élaboration de deux sciences reposant essentiellement sur l’exercice de la raison : il s’agit de la science des fondements du droit et de la jurisprudence islamique (usul al-fiqh)* et de la science de la terminologie des Traditions prophétiques (mustalahat al-hadith).**

 

* Elle établit les principes sur lesquels s’appuient les juristes pour rendre sentence : Coran, tradition prophétique, Ijma’ (unanimité des savants), raisonnement par analogie (al-quiyas), principe de l’approbation (al-’istihsan), principe d’utilité commune (al-istislah), coutumes ( ’urf) et tant d’autres. Toutes les écoles adoptent quatre fondements essentiels : le Coran, la Sunna, le consensus (ijma’) et le raisonnement par analogie (al-qiyas).

** Un tournant décisif sera pris au 5e siècle de l’Hégire « lorsque les quatre grandes écoles – madhhab – en se confrontant, se rallièrent tous – malgré leurs divergences – sous la même enseigne ».

 

 

En étudiant le développement de la pratique du droit islamique au cours de l’Histoire, on peut remarquer que les savants musulmans sous l’égide de leurs écoles respectives, ont toujours cherché la finalité et la sagesse d’une règle avant d’établir un avis religieux. Le questionnement sur le pourquoi d’une règle et la référence à la « raison d’être » d’une obligation ou d’une interdiction était en effet une constante.

 

A titre d’exemple, l’imam Malik (93-179 H) est connu pour son attachement au bien commun, « Al Maslaha Al mursala », considéré comme une source de la législation. L’imam Abou Hanifa (80-150 H), utilisait  également la préférence juridique/l’appréciation personnelle, « Al Istihssan », comme une cinquième référence du droit musulman. La finalité première étant la préservation du bien, et de l’utile pour le genre humain et la protection contre le mal et ce qui est nuisible en général.

 

Au-delà des deux tendances citées plus haut, une nouvelle grille de lecture globalisante, susceptible de cadrer et d’orienter l’exercice d’application des règles aux nouvelles réalités, a émergé. Cette nouvelle grille de lecture globalisante est le fruit des débats intellectuels complexes entre les différentes écoles de pensée  (la jurisprudence, le dogme, exégèse, la philosophie, etc...).

 

Il s’agit de l’école des objectifs et des finalités de la religion (maqassid al ahkam).

 

 

Elaboration et développement

 

Certains chercheurs contemporains* ont mis en lumière l’existence d’une réflexion sur les notions des objectifs et des finalités, qui existait déjà au 3e siècle, auprès de certains érudits (toute école confondue). Cette science encore naissante  qui a produit quelques traités, évolua progressivement. Les premiers livres parvenus jusqu’à nous sont les suivants : le livre « les finalités de la prière » de l’imam Al-Hakim At-Tirmidhi (m. 320H)**, le livre « ma’alim as-Sounan » (jalons des traditions) de l’imam Al-Khattabi (m. 388H), le livre « mahasinou Chari’a » (les perles de la Voie) de l’imam Ash-Shachi al Kaffal (m. 365H) et tant d’autres.

 

* Cheikh Abdallah Ben Bayya, Dr Ahmed Ar-Rayssouni entre autres.

** Al Hakim at-Tirmidhi : Abu ’abd Allah Muhammad ibn `Ali, maître du troisième siècle de l’hégire. Il existe plusieurs divergences quant à l’année de sa mort. Il semblerait qu’il soit mort à la fin du IIIe  siècle (H), voire au début du IVe

 

maqasid2 

Le savant mecquois Al Juwayni (419-478H)  va initier une démarche originelle, dans son œuvre magistrale « Al Burhan fi ousouli al fiqh », en élaborant une méthodologie juridique fondée sur l’appréciation du degré d’utilité d’un bien (maslaha) – idée maîtresse de l’école mâlikite. L’imam Abu Hamid Al Ghazali, son disciple, va s’employer quant à lui, à raffiner le travail de catégorisation de son maitre,  qui deviendra ultérieurement une référence.

 

Dans son livre « al-moustassfâ min ’ilm al-ussul », l’imam Abu Hamid Al Ghazali (450-505H) déclare :

 

« La finalité supérieure de la religion pour les êtres humains est au nombre de cinq : il s’agit de leur préserver leur religion, leur vie, leur raison, leur filiation « nasslahum », et leur propriété.* Tout ce qui est de nature à préserver ces cinq finalités est un intérêt/bien (maslaha) ; et tout ce qui concourt à faire manquer ces finalités est un préjudice. En effet, la préservation de ces cinq finalités entre dans la catégorie des indispensables. Ces dernières constituent le plus haut degré des intérêts. » **

 

* Il semblerait que ce n’était pas son maitre Al Juwayni qui était le premier à évoquer les cinq objectifs supérieurs. En effet, l’imam Abu Al hassan Al ’Amiri (m. 381 H) les avait déjà cités dans son livre "Al i’lam bi manaqibi Al Islam", page 20 (arabe), cf. Dr Ahmed Rayssouni, Dr Ben Bayya.

** Voir « Al mousstassfa », Ed. Al-Rissala, année 1997, tome 1, p 416 et 418.

 

 

En premier lieu, il faut préserver la religion, qui est le garant même des autres finalités.*

 

Ensuite, c’est l’intégrité de la personne (an-nafs) qu’il faut conserver, quelle que soit son origine ou sa religion, en interdisant de se donner la mort ou de tuer quiconque. Le Coran stipule ainsi : « Et quiconque sauve une vie c’est comme s’il sauvait la vie de toute l’humanité. » (Sourate 5v32)

 

* On pourrait, dans ce cas, reconnaître qu’il s’agit justement là des fondements mêmes des Droits de l’Homme, de ceux de la personne et de la famille, de ceux de la culture et de la vie économique, tous enracinés dans les droits mêmes de la dimension religieuse de l’être humain – Dieu étant le premier et le dernier garant.

 

 

Puis, c’est au tour de la raison. L’islam prohibe tout produit capable d’altérer le discernement chez l’homme, comme l’alcool, les drogues, etc. L’usage de ces substances peut provoquer des perturbations physiques ou mentales graves.

 

Ensuite, il est nécessaire de préserver la progéniture/filiation. Dans cette optique, l’islam encourage le mariage et interdit les relations sexuelles extraconjugales, les viols, les violences conjugales, et la transmission de maladies.

 

Enfin, préserver le bien, constitué de l’ensemble du patrimoine humain : que ce soit un actif matériel de valeur pécuniaire (l’argent, la maison..), mais aussi le capital immatériel : la santé, le temps, le savoir, etc.

 

Par ailleurs, Al Ghazali affirme que ces finalités sont classées par ordre de priorité, de façon à ce que l’on puisse choisir laquelle appliquer en cas de conflit d’intérêts. A titre d’exemple, la préservation de la vie passe avant celle de la raison, il est donc – par exemple – permis de consommer de l’alcool en vue de sauvegarder sa vie.

 

En outre, il a proposé de classer les objectifs par ordre d’importance en déterminant trois niveaux différents (selon l’intensité du bien commun, maslaha) :

 

Ad-Daruriyyates : les besoins obligatoires et essentiels pour le bon déroulement des affaires spirituelles et temporelles.

 

Al Hajiyyates : les besoins complémentaires pour alléger les contraintes de telle façon que les prescriptions islamiques puissent être suivies sans trop de difficultées.*

 

At-Tahssiniyyates : les besoins liés à l’embellissement ou au perfectionnement. **

 

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* Exemple des "Al-Hajiyyates" : Les allégements dans les actes cultuels tels que le rassemblement entre les prières en cas de besoin, le raccourcissement de la prière pendant le voyage, la permission de rompre le jeûne à cause d’une maladie, les dérogations autorisées sur certaines transactions commerciales non permises à la base, la Mousharaka, la Moudaraba et l’ijara…

** Exemple des "At-Tahsiniyyattes" : les règles de bienséance "Adab", le nettoyage du corps, la beauté, le parfum etc. [Autre définition : les « commodités » - NDGM]

 

 

L’imam Al Ghazali remarque à juste titre :

 

« Il est inconcevable pour toute religion ou philosophie qui veut le bien des hommes de ne pas chercher à préserver ces cinq éléments ».*

 

Ainsi, il affirme avec force que les cinq objectifs supérieurs transcendent toutes les religions d’une manière explicite ou implicite.

 

* Cette idée sera reprise plus tard par Chatibi.

 

 

Cette approche telle qu’elle a été élaborée par Al Ghazali, sera intégrée par les savants de toutes les écoles islamiques. Quelques siècles plus tard, l’imam Shihab Eddine Al-Qarafi (m. 684H) et Taj dine Ibn As-Subki (m. 771H) ajouteront aux cinq objectifs, un nouvel objectif qui sera « l’honneur ».

 

 

Globalisation de la théorie : l’imam Chatibi

 

L’imâm Abu Ishâq Chatibi (m. 790H)* réalisant la synthèse des nombreux travaux qui l’ont précédé**, va proposer  au 8e siècle une approche holistique fondée sur les objectifs supérieurs de la jurisprudence islamique en affirmant que le principe englobant de ces objectifs supérieurs était de promouvoir le bien et d’écarter le mal.

 

* Chatibi est un juriste Andalous de l’école malékite qui a de large contribution dans l’élaboration de la science des objectifs ultimes de la Chari‘a.

** Des savants tels que Abu Al Walid Ibn Roushd, Fakhr Eddine Ar-Razi, Abu Bakr Ibn Al ’Arabi, ’Iz Eddine Ibn ’Abdessalam, Ibn Taymiyya et son élève Ibn Qayyim.

 

 

L’imâm Chatibi en fait une brillante démonstration au début du deuxième volume de son livre « al-mouwafaqat  ». Après avoir donné de nombreux exemples de prescriptions de l’islam et de leurs raisons d’être, il démontre que toute prescription répond à l’un des trois objectifs : obligatoire, nécessaire ou accessoire.

 

Ces trois catégories constituent ensemble les intérêts des êtres humains.*

 

* Voir ’Abd Al Wahhab Khallaf , « Les fondements du droit musulman » ( ‘ilm ussul al fiqh ) , pages 315 et 316, éditions Al Qalam, Paris, 1997.

 

 

Dans la première catégorie (les objectifs obligatoires/Ad-Daruriyyates), il a rappelé les cinq finalités supérieures et universelles que la Chari’a vise à protéger* : la religion, la vie humaine, la progéniture, les biens et la raison. Si donc l’utilisation d’une règle ponctuelle de jurisprudence aboutissait à enfreindre l’une de ces finalités supérieures, celle-ci devrait être revue. La finalité, ne pouvant être sujette à caution, prévaut toujours puisqu’elle est déterminée moyennant « al-Istiqra » (le raisonnement par induction), c’est-à-dire directement sur la base et l’esprit de plusieurs versets et/ou des hadiths éminemment authentiques (en arabe, mutawattirs).

 

* Il s’agit de la catégorisation/classification des finalités établit par Al juwayni et reprise par Al Gazali mais l’ordre est sensiblement différent.

 

 

Dans le même ordre d’idées, Chatibi aboutit à des conclusions fondamentales :

 

a- le contexte peut faire passer un objectif d’un niveau d’importance vers un autre : Ainsi un élément appartenant dans l’absolu à la catégorie des Al-Hajiyyates, pourrait changer de priorité et passer ensuite dans la catégorie des Ad-Darouriyyates.  Et un élément  appartenant à la catégorie des At-Tahssiniyyates, pourrait changer de priorité pour intégrer la catégorie des Ad-Darouriyyates.*

 

b- la priorité est donnée au niveau supérieur en cas de conflit entre les intérêts : c’est-à-dire sacrifier les objectifs de niveau inférieur pour la sauvegarde de celle du niveau supérieur. Ainsi, il est légalement admis en cas d’impérieuse nécessité de se nourrir de la chair d’un animal mort et de la chair de porc pour survivre.

 

c- les catégories de niveau inférieur sont au service (ou en complément) des catégories du niveau supérieur : At-Tahssiniyyates sont donc des compléments pour la catégorie des Al-Hajiyyates et ces dernières sont des compléments des Ad-Darouriyyates. Ainsi, les prières surérogatoires (At-Tahssiniyyates) peuvent pallier le manque dans la pratique des prières obligatoires (Ad-Darouriyyates).

 

d- la défense du niveau inférieur est une garantie du niveau supérieur, et l’omission du niveau inférieur pourrait constituer une gêne (ou un risque) pour le(s) niveau(x) au-dessus. Par exemple, l’obligation de la présence des témoins et de la dot confortent le pacte solennel qu’est le mariage islamique (Ad-Darouriyyates).

 

* Créer sa propre entreprise fait partie dans l’absolu de la catégorie « Al-Hajiyyattes », mais la créer en respectant l’éthique et les finalités supérieurs de l’économie islamique devient à nos jours une priorité essentielle à classer dans la catégorie des « Ad-Daruriyyattes ». 

 

 

L’imam Chatibi affirme que ce sont les versets révélés dans la période mecquoise qui vont établir les objectifs supérieurs et universels du droit islamique. Les versets révélés à Médine ne sont qu’une illustration du sens de ces objectifs.

 

Cette remarque est d’une grande importance, car cela signifie que la pédagogie divine a établi ces objectifs dès les premiers instants de la révélation.*

 

* Chatibi, livre "al mouwafaqate", vol 4, p 368-370.

 

 

Chatibi va rénover les conditions de l’Ijtihad à la lumière de son étude et affirme que le degré de l’Ijtihad est atteint lorsque deux qualités sont présentes* :

 

1-une profonde compréhension des finalités des prescriptions islamiques (maqassid al ahkam).

 

2-une maitrise suffisante des différentes méthodes de déduction et d’extraction (istinbat) fondées sur la connaissance et la compréhension des sources scripturaires (qui viennent selon Chatibi en second degré).

 

Dans son livre « al-mouwafaqat  », l’imam Chatibi stipule que le Prophète (prière et salut sur lui) n’a jamais promulgué une loi sans que la communauté ne soit prête à l’appliquer.

 

C’est dire le dynamisme caractéristique de la jurisprudence islamique qui doit prendre en considération la maturation de la communauté.

 

L’Ijtihad doit donc opérer une double médiation du texte divin et du contexte humain. Chatibi en initiant son travail inductif et déductif à partir des sources scripturaires avait clairement stipulé que les finalités restent au centre de tout effort d’Ijtihad.

 

* Chatibi, livre "al mouwafaqate", chapitre « les conditions de l’ijtihad », vol 4, p 640-679.

 

 

Malheureusement, ces œuvres n’ont pas été exploitées par les savants antérieurs* car le monde islamique sombrait dans la décadence. Il a fallu attendre la fin du 19e siècle pour voir cette théorie ressusciter avec les savants réformistes** tels que Mohamed ’Abdou et notamment avec le Cheikh Tunisien At-Tahir Ibn ’Achour, ainsi qu’avec le grand réformateur marocain ’Allal Al Fassi (m.1973) qui enseignait cette science dans la fameuse université d’Al Qarawiyyine.

 

* Notons que la théorie de l’imam Chatibi a suscité de nombreuses critiques de la part de certains savants de son époque.

** La première édition du livre "al mouwafaqate"  de l’imam Chatibi en 1884 avec le commentaire de trois savants de la prestigieuse université de la Zitouna. Il convient de noter que cette institution a formé de nombreux imams et de nombreux promoteurs d’une renaissance arabo-musulmane. En 1830, les muftis de la mosquée promulguent une fatwa reconnaissant la validité de la théorie héliocentrique de Galilée.

 

 

Vers la maturation …

 

Il convient de noter, à ce stade de notre étude, qu’un ensemble de savants avait remarqué le caractère restreint de la liste des objectifs supérieurs formulés par l’imam Chatibi et ses prédécesseurs. En effet, le nombre et la nature de ces finalités et objectifs doivent être reconsidérés et repensés afin de tenir compte du contexte.* Listons désormais quelques contributions qui méritent une attention particulière.**

 

* On peut citer déjà, et même, au 7e siècle de l’Hégire (époque entre Al Ghazali et Chatibi), l’imam Ibn Taymiyya qui avait observé le caractère insuffisant desdits cinq ou 6 objectifs de la religion. Il avait ajouté aux cinq objectifs supérieurs : le fait d’honorer les contrats, de respecter les droits des voisins, l’amour en Dieu, la sincérité et bien d’autres vertus.

** Pour ne citer qu’eux, car je ne prétends pas que ce sont les seuls savants qui méritent d’être évoqués. D’autres éminents savants continuent d’enrichir cette théorie des maqassid tels que Dr ’Abdallah ben Bayya, Dr Youssef Al Qaradawi, Dr Ahmed Rayssouni et Dr Jamal Eddine ’Attiyyah etc.

 

 

Le Cheikh At-Tahir Ibn ’Achour (1879-1973), rejetant l’idée selon laquelle la porte de l’Ijtihad serait fermée (à la fin du 5e siècle), a prôné le recours à la raison en donnant une place prépondérante à l’esprit et aux visées de la législation. Aussi, son livre, de par sa clarté d’exposé, sa rigoureuse méthodologie et ses analyses pertinentes, constitue l’un des meilleurs écrits dans ce domaine. Ce qui lui a valu légitimement d’être le précurseur moderne à la revivification de ce savoir. L’imam Ibn ’Achour regrettait que la catégorisation classique des objectifs soit très limitée, et qu’elle ne soit pas placée à la tête des sources de la législation islamique (Coran, Sunna, unanimité, qiyas) dès la naissance de la science des fondements du droit et de la jurisprudence (usûl al fiqh) ; ce qui aurait permis de réduire le nombre de divergences.*

 

Dans cette perspective, le Cheikh At-Tahir Ibn ’Achour a rajouté plusieurs objectifs supplémentaires : la liberté, l’égalité ainsi que l’union (al wahda), la sécurité (al amn) et le bien-être de la société (al jamaa).** Il insiste, à l’instar de l’imam Chatibi, sur la finalité de la souplesse et de la modération. « Je suis envoyé pour parfaire le bon comportement » dit le hadith Prophétique.***

 

* Ce fut le premier savant qui a donné une définition canonique aux « maqassid » en notant : « Les maqassid de la charia sont les notions et les sagesses remarquées de la part du Législateur dans toutes les situations de la Loi ou leur majorité. Il y est intégré les points suivants : les caractéristiques de la Loi, ses finalités ultimes, les sens (notions) que toute Loi comprend. » Cheikh At-Tahir Ibn ‘Achour dans son livre "Maqassid Chari’a, p 154.

** Le Cheikh Ibn ’Achour justifie cela par le fait que l’islam insiste sur l’unité de la jamaa (du groupe) dans nombre de références. On peut citer l’exemple du prophète qui a préféré préserver l’unité du groupe en renonçant à son souhait de détruire la Kaaba afin de la rebâtir sur les bases d’Ibrahim et de la doter de deux portes l’une à l’Est et l’autre à l’Ouest. L’obligation de la prière collective, de la prière du vendredi, du jeune du Ramadan, du pèlerinage peuvent corroborer cette synthèse.

*** Dieu dit : « Dieu n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Elle sera récompensée du bien qu’elle aura fait, punie du mal qu’elle aura fait » (Coran 2/286). Et selon Abu-Horaïra, le Prophète a précisé : « La religion, en principe, est de pratique facile. Que personne ne cherche à être trop rigoureux dans l’observance de la religion sinon il succombera à la tâche. En conséquence restez dans un juste milieu en cherchant à vous rapprocher de la perfection. Ayez bon espoir et appelez à votre aide la prière le matin, le soir et un peu aussi pendant la nuit. » (Rapporté par Al Boukhari)

 

 

Le Dr Abdelmajid Najar, a tenté d’énumérer dans son livre « maqassid Chari’a », toujours en s’inspirant du travail de l’imam Chatibi et l’imam Ibn ’Achour, un ensemble d’objectifs permettant de rendre compte de la voie musulmane, de sa philosophie et de son éthique.

 

Dans son étude des finalités novatrices, on découvre entre autres :

 

- Préserver l’humanité de l’Homme,

 

- Préserver le bien-être de la nature et l’équilibre du système écologique,

 

 

Un autre savant, Cheikh Dr. Taha Jaber Al ’Alwani appelle à la reconsidération fondamentale de tous ces objectifs qui ne conviennent pas aux interrogations des sociétés contemporaines. Pour ce faire, il propose d’établir le corpus des finalités en amont de l’analyse circonstanciée des textes afin de ne pas se perdre dans la littéralité de certains textes ou certains carcans culturels des sociétés anciennes.

 

Selon lui, les finalités ultimes visées par la religion sont de l’ordre de trois : l’Unicité, la spiritualité et la civilisation (citoyenneté/vivre ensemble). Toutes les autres finalités générales et partielles, de moindre niveau doivent décliner de ces trois, plus englobantes, y compris les cinq objectifs élaborés par Chatibi.

 

Le Cheikh Dr. Taha Jaber Al ’Alwani relève que la tendance naturelle des savants par rapport aux règles prescrites (Hukm pl. Ahkam) était d’insister sur les devoirs et les interdictions et non sur les droits et les libertés qu’il préconise, lui, de mettre en avant.*

 

* Dr Jaber Taha Al ’Alwani, Scientific Review of European Council for Fatwa and Research, revue semestrielle N° 4-5 (juin 2004/1425H).

 

 

Quant au Cheikh Abdessalam yassine, il considère que les objectifs supérieurs de la religion sont au nombre de deux : la justice et la spiritualité.* Il insiste, entre autres, sur le principe de la « choura » (qui englobe l’idée du pluralisme et de la concertation) et sur la miséricorde qui est le but ultime de l’envoi des Prophètes.

 

*  [Abdessalam Yassine, dans sons livre Nadarate fi al fiqh wa tarikh, p 53-85, 1ère édition 1989 (Maroc).

 

 

En résumé, la tendance générale s’oriente vers la reconsidération des anciennes catégories déjà établies, car elles continuent d’entretenir des rapports de prééminences de certains objectifs au détriment d’autres qui s’imposent aujourd’hui.

 

 

Conclusion

 

Nous avons donc développé les concepts principaux concernant les finalités de l’islam telles qu’elles ont été étudiées par les premiers théoriciens du droit musulman, et revues par quelques savants contemporains.

 

En définitive, il convient de dire que l’ijtihad moderne ne peut être efficace que s’il est pratiqué dans le respect des visées générales de la législation islamique. Ainsi la fidélité aux objectifs de la religion est une condition première qui doit naturellement orienter les modalités d’extraction des règles à partir des sources scripturaires, évitant ainsi la transposition quasi-mécanique des textes scripturaires dans le registre de la vie.

 

 

« La religion, en principe, est de pratique facile. Que personne ne cherche à être trop rigoureux dans l’observance de la religion, sinon il succombera à la tâche. En conséquence restez dans un juste milieu en cherchant à vous rapprocher de la perfection. Ayez bon espoir et appelez à votre aide la prière le matin, le soir et un peu aussi pendant la nuit. »

- Hadith rapporté par Al Boukhari -

 

 

Source : Oumma.com2e partie

 

Mise en forme par Génération M

 

 

A lire également : Maqâssid ; Maslaha et Mafsada. Ce que la Révélation a l'objectif de faire naître et de protéger en l'homme (par Anas Ahmed Lala, maison-islam.com)

 

 

 

 

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 22:56

Voici un débat profondément intéressant, pas spécialement récent, mais par contre assez instructif puisqu’il fait le tour de pas mal de problématiques de l’Islam dans la laïcité. Certes, il peut y avoir des conflits entre une certaine lecture de l’Islam visà-vis de ce qu’on appelle « la modernité » – ces conflits pouvant être largement amplifiés par une certaine lecture de la laïcité, plus particulièrement par la laïcité « radicale » servant la propagande néocolonialiste, plus précisément celle des néoconservateurs atlanto-mondialistes.  

 

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Cela se passait en janvier 2008 sur le plateau de Frédéric Taddei, ce soir ou jamais, où nous avions le brillant philosophe musulman, Tariq Ramadan face à l’écrivain et poète, AbdelWahab Meddel, néoconservateur affirmé et pleinement assumé. Notamment dans la dernière vidéo de l’émission, où il évoque clairement un soutien sans faille à la politique de Georges Bush (ce qui est son droit le plus absolu). Il utilise même le terme que beaucoup de gens proches des néoconservateurs américains en France (notamment) ont du mal à reprendre (par pudeur ou « modération » ?) – en parlant des victimes civiles afghanes –, lorsqu’il parle  de « dommages collatéraux ». Il va plus loin encore lorsqu’il ajoute que les victimes (collatérales) sont des gens qui de toute manière ont été atteints par la maladie de l’Islam.

 

Ce sont toujours les « certaines lectures » – quels que soient les courants ou l'idéologie – qui posent problème. Les individus responsables et raisonnables, se doivent de faire leur propre autocritique. Il s’agit de voir sont intérêt personnel à travers celui de l’autre. C’est cela même faire preuve de tolérance, d’ouverture, et d’empathie. 

 

Quand Meddeb parle de « la maladie qui conduit à la barbarie », on a du mal à comprendre s’il s’agit des politiques impérialistes traduites par les crimes des guerres  – géostratégiques – atlanto-sionistes, ou s’il s’agit d’un Islam fondamentalement barbare par essence, qui mettrait en danger l’équilibre international, et la démocratie dans le monde.

 

Je vous laisse juger, selon l’école à laquelle l’internaute appartient, il y a sans doute moyen de voir et d’entendre des choses totalement différentes.

 

Par contre, avec un minimum d’objectivité, il est possible d’observer qu’il y a un des deux interlocuteurs qui coupe l’autre en permanence (technique défensive qui consiste à empêcher son interlocuteur de développer des arguments potentiellement pertinents), ce qui est – au-delà du manque de courtoisie la plus élémentaire – assez désagréable pour l’auditeur/spectateur.

 

Sinon à part ça, l’essentiel est dit avec deux idées qui s’affrontent : le dogmatisme rigoriste contre l’autocritique réformiste.

 

 

Tariq Ramadan Vs AbdelWahab Meddeb – partie 1

 

 

 

Tariq Ramadan Vs AbdelWahab Meddeb – partie 2  

 

 

 

Tariq Ramadan Vs AbdelWahab Meddeb – partie 3

 

 

 

Tariq Ramadan Vs AbdelWahab Meddeb – partie 4

 

 

 

Tariq Ramadan Vs AbdelWahab Meddeb – partie 5

 

 

 

Ce soir ou jamais, émission du 30 janvier 2008

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 22:47

Les termes humanisme et laïcité sont entre guillemets dans le titre, car c’est malheureusement une vision étriquée et partisane – emballés sous un cellophane d’arguments fallacieux – de la laïcité (et du pseudo humanisme) dont il est question ; là où se cachent des desseins assez obscurs. Pour être honnête, je ne suis pas sûr que les protagonistes – carriéristes idiots utiles de l’ultra-droite – ont assez de subtilité pour comprendre vers quel type de société nous sommes en train de nous diriger.

 

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 Il serait égoïste de ma part – ou de la part de quelque « dissidents-insoumis » (choisissez le terme que vous préférez) que ce soit – de parler exclusivement au nom d’une stigmatisation d’une communauté en particulier. Certes, le principe du bouc émissaire est détestable (il est d’un autre âge également), mais les dangers des politiques incendiaires ne se limitent pas à ces pseudos débats de société – qui de surcroît divisent les citoyens. Les dangers vont bien au-delà des intérêts ou des libertés d’une communauté ; il s’agit avant tout de politiques – dans un contexte de crise et d’incertitudes – visant à allumer le plus de feu possible, à intervalles réguliers, afin d’entretenir une épaisse fumée pour passer outre les vrais problèmes. 

 

Dans un contexte de crise, je vous laisse imaginer quels sont les vrais problèmes, et quels sont les véritables impasses qui nécessitent autant de tours de passe-passe ; tous cela sous le regard béat des « journalistes » (ou lecteurs de prompteurs) qui décidément officient plus en tant que porte-paroles de « ce qu’il faut donner à bouffer à la population » que comme véritables investigateurs. Comme s’il était difficile de lier certains faits entre eux …

 

 

Après la burka on parlera du chômage … ou du mouton dans la baignoire

 

Parler de la burka alors qu’on arrive à des pics record de chômage (avec tous les dommages collatéraux : pauvreté, délinquance, familles en difficulté, endettement, divorces, moral à la baisse, santé mentale, antidépresseurs, drogues, alcool, …) c’est faire preuve d’une déficience intellectuelle hors normes ! 

 

Cet article, ou ce modeste blog de manière générale, n’a pas vocation à changer le monde, mais si vous passez par ici, méditez au moins là-dessus : Déficit et chômage en Belgique en 2010 ?, ça donne une idée du genre de choses qui sont éludées derrière des pseudos débats. Je vous mets au défi de parler de l’urgence de la burka à un grec (ou résident grec), il aura de la matière pour vous répondre ; ce qui se passe en Grèce semble être le destin le plus plausible de tous les pays européens – car on ne peut obtenir des résultats différents avec des politiques impérialistes et ultralibérales (salaires nivelés, délocalisations, immigrations massives, endettement des états – au profit des banquiers apatrides –, inflation, …) seul le temps retarde éventuellement les échéances (j’espère me tromper bien entendu).

 

 

75.0000 chômeurs en Belgique pour 2010 – d’après BELGA

 

 

En Belgique, en France, ou ailleurs, ce sont les mêmes schémas qui se répètent ; il s’agit de créer et d’entretenir des peurs, attiser la haine entre les individus qui composent la société, et avoir ensuite l’outrecuidance de se présenter comme « humaniste éclairé » pour rassurer la population. C’est le « pompier-pyromane intello » (en fait il n’est pas difficile de passer pour un « intellectuel » dans une société où les individus sont gavés de Secret Story, Top 100 des meilleures gamelles, MTV, et autres métrosexuels milliardaires stars de la Champions League), celui qui « rassure » tout en sollicitant des suffrages, ou militant pour ses pairs – la boucle est bouclée.

 

Cela dit, ce principe n’est pas fait pour durer. On peut ironiquement affirmer :

 

Heureusement que la société marchande ultralibérale, mondialiste, va nous sauver des dangers de la burka !

 

 

Nos politiques ont déjà échoué, et ils le savent (en fait je ne suis pas sûr qu’ils le savent, ceux qui vivent dans un monde parallèle, loin des réalités, peuvent-ils être conscients des vrais préoccupations des citoyens ?). La seule chose qu’ils font de concret est « jouer la montre » … et continuer à éluder les problèmes pour ne pas compromettre leur carrière. Puisqu’en effet, proportionnellement à leur capacité de discernement, les problèmes actuels sont définitivement insolubles – pour autant que les hérésies découlant de ce système mondialiste ultralibéral ait une issue qui vaille.

 

La seule question qu’on peut pertinemment se poser est : combien de temps vont-ils pouvoir tenir ? Sans doute le temps de tomber en rupture de stock de vaseline et que ça finisse par faire très mal …

 

 

Quand les élus belges s’assoient sur la constitution

 

Jeudi 11 mars 2010, le débat sur le port du voile a repris de plus belle. Ce jour-là, la cour d’appel de Mons a rendu un jugement qui a fait beaucoup de bruit. Ce tribunal a en effet autorisé une enseignante à donner ses cours voilée. Au nom de la liberté de pensée et de la liberté religieuse. 

 

la garenne 

 

Nuran Topal est une enseignante de mathématiques et de sciences. Elle porte le voile depuis ses 12 ans. Elle a toujours enseigné voilée, dit-elle. Elle travaille à la Garenne, une école de Charleroi. Le pouvoir organisateur de cette école est la Ville de Charleroi. Il interdit à ses enseignantes de donner cours en portant le voile. Nuran Topal introduit donc un recours en justice. Elle estime que son apparence ne devrait pas être considérée comme contraire au principe de neutralité. Elle affirme qu’elle a toujours été neutre dans ses cours.

 

Seulement voilà, alors que la décision de justice a tranché en faveur de l’enseignante – qui par ailleurs n’a jamais connu le moindre heurt avec sa hiérarchie, ni ses élèves –, c’est tout l’appareil politique et médiatique qui part à l’assaut pour contrer cette décision de justice !

 

Il est évident que les arguments « victimaires » sont au minimum recevables : alors qu’une première décision est défavorable à une citoyenne de confession musulmane, la décision en appel tranche à son avantage. C’est alors qu’une coalition politique (gauche, centre, et droite !) s’organise pour contourner cette décision de justice … jusqu’à promettre (sic) de modifier la loi dès la rentrée. Si cela n’est pas de l’acharnement …

 

On oublie naturellement, l’espace d’un instant, les arguments pseudos humanistes appelant à l’émancipation des femmes, puisque qu’on aura compris le message selon lequel les femmes doivent être émancipées selon un modèle bien spécifique, et selon une conception toute particulière de la liberté (« sois libre à ma manière »). Nous n’avons vu aucun élu verser le moindre sentiment de compassion envers cette femme qui va perdre son travail (bien vu, elle ne s’est ensuite pas présentée sans son foulard : renvoyée pour faute grave !), cet humanisme là est pour le moins sujet à bien des contradictions …

 

Bien entendu, les élus locaux réfutent l’acharnement exercé sur l’enseignante (une enseignante voilée sur 1800 enseignants dans l’enseignement de la communauté française, il faut être très mauvais esprit pour y voir un acharnement …). Je passe outre ceux qui ont osé parler d’une décision courageuse (sic). 

 

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Certes, je ne suis pas juriste. Mais à la lecture des principes, on comprend que le but des règles et des lois (sous le socle de la constitution) est de garantir des libertés pour tous, et que les citoyens puissent vivre en harmonie nonobstant les différences et les particularismes de chacun. 

 

Ce fut le cas de Madame Topal qui a toujours enseigné (sans heurts et sans faire de prosélytisme) avec son voile. Et comme la démocratie belge fonctionne plus ou moins correctement (du moins jusqu’à aujourd’hui), et que ses principes sont – dans l’ensemble – plutôt cohérents, la décision en appel est tombée du côté d’une citoyenne qui n’est une menace pour personne et qui respecte les engagements liés à sa fonction. Tout va bien dans le meilleur des mondes dans un pays normal … en espérant que la Belgique aspire à le rester ! Un pays où ses citoyens respectueux de la loi peuvent vivre en totale liberté. 

 

Jusqu’à la montée de l’islamophobie en Europe de manière générale (merci à la France d’avoir pollué nos antennes avec leurs débats qui suivent la vague des néocons-s’en-va-t’en-guerre), tout allait bien en Belgique. Aujourd’hui, ceux qui veulent marcher dans le sillon d’Oscar Freysinger (le leader de l’UDC parti en croisade contre 4 minarets en Suisse) ont compris ce qui faisait vendre. Les arguments fallacieux tant qu’ils sont ciblés vers les nouveaux pestiférés du XXIe siècle ne coûtent pas cher (demandez à Zemmour, pour le prix d’un timbre il s’est évité des soucis avec la LICRA).

 

Je retiens l’hérésie des pseudos humanistes qui tend à expliquer pourquoi la décision de justice a réussi à tomber en faveur de l’enseignante musulmane : « Il existe un vide juridique, un vide législatif. » 

 

Oser dire cela (et penser que c’est pertinent), c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres ! Il ne faut pas être juriste pour comprendre (ceux qui développent ces pseudos arguments ne sont pas plus juristes que le commun des mortels) qu’en justice, et dans la loi, il existe de grands principes. Selon certains cas bien spécifiques, il se peut que certaines décisions de justice nous échappent, voire même qui peuvent nous sembler injustes. Imaginons qu’à chaque fois que la décision tombe dans un sens qu’on peut ne pas comprendre (ou ne pas admettre), on argue ensuite d’un « vide juridique ». 

 

Il s’agit d’un non-sens total … et je dirais même plus, il peut s’agir de balises d’un nouveau totalitarisme ! Je m’explique : les textes législatifs, les lois, les décrets, les ordonnances, sont les seules sources pour défendre ou faire valoir une cause aux yeux de la loi, aux yeux de la justice d’un pays démocratique, qui fonctionne normalement. Un avocat va plaider en fonction des textes de lois existants, et le juge va juger en fonction de la pertinence des arguments tirés des sources faisant autorité. De quel genre de démocratie parlerait-on si on remettait en cause une décision de justice (en appel) avec un tel argument ? Vide juridique ça ne veut rien dire ! Les grands principes et les diverses plaidoiries sont supposées être suffisantes, autrement c’est remettre en cause la crédibilité du juge qui a osé « trancher dans le vide », non ce n’est pas comme ça que les choses se passent : le vide n’existe que chez celui qui a un postulat de départ, et qui est déterminé à ce que SON principe soit au dessus de la loi … quitte à la changer ! 

 

Certes, je suis bien évidemment d’accord que la loi n’est pas quelque chose de figé et qu’elle peut être sujette à modification selon un principe démocratique. Mais dans le cas de l’enseignante de Charleroi, la loi sera changée après le jugement d’un tribunal que les « élites » ont jugé non conforme à leur vision – forcément – étriquée de la laïcité (forcément, car la loi telle qu’elle existe ne leur suffit plus, de surcroît lorsqu’elle leur est défavorable). 

 

Je rajouterais que modifier le règlement d’ordre intérieur n’est rien d’autre qu’une pirouette (que les protagonistes assument d’ailleurs, ils en sont même fiers) qui n’avait comme objectif – non dissimulé – de contourner une décision de justice, tout en stigmatisant – encore une fois – une personne issue de la communauté musulmane (une coïncidence sans doute).

 

Je le redis : c’est une nouvelle forme de totalitarisme où on fait ce qu’on veut avec la loi.

 

Ce néo-totalitarisme ne pourrait fonctionner sans heurter le peuple qu’à la condition de désigner un bouc émissaire. La bonne nouvelle est qu’on ne doive pas le choisir (l’ère du fascisme racialiste primaire est révolu, il est aujourd’hui plus subtil), il est par défaut désigné depuis un certain 11 septembre.  

 

Parano ? Eh bien je vous mets au défi de lire les commentaires attachés aux articles traitant des questions de l’Islam sur les sites des grands journaux, je vous garantis que la population est prête à ce que des lois de plus en plus contraignantes soient adoptées contre les musulmans ! 

 

Les défenseurs de la forme la plus rigide de la laïcité (les intégristes de la laïcité) se défendent bien entendu d’être racistes, par contre quand on leur dit qu’ils sont les idiots utiles de l’extrême-droite, ils n’arrivent plus du tout à cerner leurs contradictions … ou alors ils ont du mal à assumer que par un subtil effet de balancier, ils soient devenus purement et simplement les agents d’un « néofascime éclairé », se présentant au nom des droits de l’homme, de l’humaniste, et de la liberté. Bienvenue dans le meilleur des mondes !

 

 

Note : dans la foulée, la Belgique s’apprête à être le premier pays à légiférer sur l’interdiction totale du port du voile intégral. Sans commenter le voile intégral (ultra-marginal en Islam, et davantage encore en Belgique) je m’insurge contre le principe de créer des faux problèmes – faisant office d’écrans de fumée –, toujours à des fins électoralistes, et toujours sur le compte de la même communauté.

 

 

Débat avec un « humaniste-laïque (revendiqué) éclairé »

 

J’ai eu la chance de débattre sur le réseau social Facebook avec militant (si j’ose dire) de cet espèce de nouvel humanisme se présentant sous la forme la plus rigide de la laïcité. 

 

Je pense que c’était « instructif » car la seule chose qui m’intéresse en vérité, c’est de dénoncer et mettre à jour certains principes récurrents. Les mécanismes propres à un système « néocolonial » où après avoir imposé une vision du monde ultralibérale – et par essence inégalitaire puisque le but est l’asservissement des états qui ont des ressources naturelles* (ingérence humanitaire il fallait aussi l’inventer) au profil de la « race aryenne » (même si c’est dit plus subtilement) – on veut imposer une nouvelle forme de spiritualité qui est l’uniformisation assimilationniste laïque.

 

* Ou une situation géostratégique intéressante.

 

Ce n’est pas difficile à comprendre : le déplacement des richesses (du sud vers le nord) a entraîné des vagues d’immigrations importantes en Europe occidentale. La couleur de peau et l’origine ne sont plus des critères de discrimination stricto sensu (merci à toutes ces associations antiracistes satellites du PS pour ce progrès … c’est juste dommage de ne pas avoir senti le glissement qui allait suivre), par contre l’allégeance au Système est devenue LE critère qui vous place dans l’axe du bien ou dans l’axe du mal (merci à Georges W. Bush d’avoir contribué à éclairer ce monde). 

 

Pour mettre en place ce fameux gouvernement mondial, il est primordial d’uniformiser les croyances autour d’un concept, un concept qui a ses règles (le marché) et des principes philosophiques qui s’articulent autour d’une forme rigide (quasi dogmatique, du moins c’est vers cela qu’on tend à se diriger) de la laïcité. Vatican II fut la fin du Christianisme tel qu’il fut enraciné en Europe, même encore après 45 ; début du déclin du Christianisme – sans  doute à mettre en corrélation avec la victoire du libéralisme marchand et son hégémonie programmée, sans commenter les éventuelles influences des loges maçonniques. 

 

L’Islam aujourd’hui, semble être la seule résistance philosophique (tout le monde sait que la plupart des citoyens musulmans européens sont des citoyens ordinaires, pas plus engagés politiquement qu’un autre individu ; quant aux éventuels « extrémistes », personne de mieux que les musulmans progressistes et éclairés ne canalisent les éventuels excès, cela est irréfutable) à cette société toute de plastique vêtue. 

 

Certes il y a des valeurs universelles que les musulmans partagent avec tous les justes, avec tous ceux qui aspirent à vivre en paix, développant ainsi des sentiments de fraternité.

 

Mais ce qui dérange les élites est la finalité de l’Islam : en effet,

 

même si l’Islam encourage le croyant à s’accomplir – y compris – dans une société multiconfessionnelle et laïque – à travers la sagesse découlant de ses préceptes –,

 

même si l’Islam exhorte à respecter la loi du pays dans lequel on vit (qui telle qu’elle est écrite aujourd’hui dans les démocraties judéo-chrétiennes ne va JAMAIS à l’encontre des principes islamiques, seuls les extrémistes ignares et arrogants – éventuellement issus de la communauté musulmane – pourront affirmer le contraire),

 

même si l’Islam ne pose pas de problème quand il est pratiqué correctement (dans une voie orthodoxe-progressiste),

 

il y a cependant une – et une seule – chose qui dérange :

 

L’Islam a comme fondement la soumission à Dieu. Bien que cette soumission engendre – en théorie – un comportement citoyen irréprochable (dans l’ensemble on peut dire que les musulmans sont plutôt de bons citoyens ; on conviendra que les « racailles des banlieues » et autres « bandits basanés » n’ont rien à voir avec l’Islam), il est absolument incompatible avec la soumission à un Système (contraire au principe de la ilaha illa Allah*), un système** qui est de surcroît profondément injuste (rapport nord-sud), et dont l’unique solution pour atténuer les tensions – à un niveau local/national – est l’uniformisation : par l’assimilation profonde, et par la fin des particularismes individuels. Une fois que le peuple est – plus ou moins – uniformisé, il est plus aisé d’y inculquer une pensée unique. Il suffit de consulter les audiences des grandes chaînes nationales pour comprendre que la technique fonctionne parfaitement.

 

* Il n’y a de divinité (digne d’adoration) que Dieu.

** Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : se soumettre aux lois n’est pas pareil à ce soumettre à l’iniquité d’un système et aux politiques impérialistes. Les lois sont supposées protéger les droits individuels, tandis que le système impérialiste-libéral sert directement les élites, au détriment des peuples (et aujourd’hui au détriment de certaines libertés individuelles).

 

De là est né ce courant « néofasciste » (post-11 septembre) où ces pseudos progressistes de gauche – s’enorgueillant éventuellement d’avoir milité dans des associations antiracistes – vantent cette désacralisation totale de la société, cette assimilation parfaite et sans faille, l’homme-nouveau – civilisé – du XXIe siècle. Les racistes et fascistes (de droite) – ceux de la vieille école – pourront quant à eux être montré du doigt (à juste titre certes) par la gauche réfutant par là de s’associer à toute forme de racisme, alors qu’ils sont les alliés les plus objectifs de tous les identitaires et autres partisans de l’extrême droite racialiste !

 

C’est : « On n’a pas le même combat, mais on a le même ennemi !

… et (surtout) on sert le même patron ! »

 

Note : la promotion du métissage institutionnalisé n’est pas fortuit non plus, puisqu’il permet de détruire d’autres formes de particularismes (ethnico-visibles) … tout en se vantant outrageusement, encore et toujours, de ne pouvoir être traité de raciste ! Subtil certes, mais ça n’échappe pas à celui qui a compris la mécanique, et en particulier une des finalités qui l’accompagne, à savoir : déplacer le racisme. 

 

Celui qui ne comprend pas peut regarder ne fusse qu’un journal de TF1, ou lire une édition du Figaro, pour comprendre vers qui sont entretenues les tensions. A ce niveau là, ce n’est plus de la paranoïa, mais de la logique la plus élémentaire. De l’observation dépassionnée tout simplement.

 

 

Débat faisant suite à la publication sur Facebook d’un article commentant la décision du conseil communal de Charleroi. Cliquez ici pour lire l’article

 

En bleu : commentaires ajoutés (non repris dans l’échange), le reste est fidèle à la copie des messages dupliqués par Facebook sur mon adresse email.

 

 

 

Mon commentaire fidèlement retranscrit :

 

Viseur (le bourgmestre de Charleroi) nous parle du respect des principes. Mais quels principes ? Celui de s'assoir sur une décision de justice pour aller au bout de son crédo ? (néo-totalitarisme laïcard)

 

 

Kevin a commenté votre lien :

 

Aucune liberté n'est absolue et la Constitution n'accorde la liberté d'exprimer ses convictions religieuses que dans les limites prévues par la loi. Le législateur s'est emparé du problème car les règlements actuels ne permettaient plus aux fonctionnaires compétents de faire appliquer la neutralité dans les écoles publiques au vu des contestations croissantes de cette même autorité. 

 

Je te rappelle par ailleurs qu'une première décision de justice avait donné raison à la Ville de Charleroi et que c'est l'appel qui a cassé cette décision parce que la Ville n'avait pas jugé nécessaire d'adhérer au décret neutralité de la Communauté française : c'est maintenant chose faite... 

 

La loi, au contraire des textes sacrés, évolue en fonction de l'agenda politique et ce sont les mandataires politiques, démocratiquement élus, qui jugent si oui ou non il faut la modifier. 

 

Nous allons fêter les 20 ans de la loi sur l'IVG : nous avons pu voir une belle démonstration de fondamentalistes religieux chrétiens et d'extrémistes politiques manifester dimanche et ils poursuivent un même objectif : tuer la démocratie pour rendre le système plus conforme à leurs pratiques religieuses.

 

 

Mon commentaire fidèlement retranscrit :

 

« Nous allons fêter les 20 ans de la loi sur l'IVG : nous avons pu voir une belle démonstration de fondamentalistes religieux chrétiens et d'extrémistes politiques manifester dimanche et ils poursuivent un même objectif : tuer la démocratie pour rendre le système plus conforme à leurs pratiques religieuses. » 

 

=> Excellent ! Merci Kevin. 

 

Il m’arrive souvent d’user d’ironie pour stigmatiser les néo-staliniens libertaires (oui, ceux qui ne pensent pas comme vous sont des « terroristes » ; « extrémistes » ; fondamentalistes » ; « rétrogrades » ; … on connait la chanson, le reste est vide …), mais franchement là je n’aurais pas pu faire mieux ! :-) 

 

Certes Kevin, on ne pense pas pareil, mais arrête – de grâce – de te présenter (toi et l’idéologie que tu représentes) comme l’incarnation innée du progrès et de l’émancipation de tous les peuples. Plus religieux (au sens dogmatique) que religieux c’est possible ? Il faut croire que oui. 

 

Ce monde est un ensemble de forces qui peuvent à certains moments s’opposer. Je pense qu’on est assez évolué pour pouvoir trouver des solutions dans le but de mieux vivre ensemble. Malheureusement ce sont toujours les idiots utiles du système qui servent le totalitarisme en place. Si si !! Chaque époque – ou plutôt chaque fin de règne – a connu un régime totalitaire (j’ai des exemples si tu veux, à la pelle), sous une forme nouvelle à chaque fois ; et c’est pour cela que tu ne te rends même pas compte vers quoi on est en train d’aller, ni même de ce que tu prônes comme projet de société. 

 

Revois ce qui s’est passé en 1930, et essaie de comprendre les schémas. Tu es prof d’histoire à l’ULB, je pense qu’avec un peu d’effort tu peux comprendre les principes et les mécanismes. Bien sûr que tu vas réfuter la stigmatisation, mais en 1930 les stigmatisations furent également réfutées ! C’était la guerre contre le bolchévisme (Hitler n’avait rien contre les Juifs bien sûr …), aujourd’hui c’est contre l’Islam – le terrorisme-islamisme financé par la CIA servant directement cette idéologie impérialiste, a déjà bien préparé la population aux idées que tu promeus. 

 

A ce que je sache, cette femme (l’enseignante contrainte à ne plus donner cours avec son voile) n’a jamais causé le moindre problème. On a compris qu’on ne veut PLUS DE RELIGION sous quelque forme que ce soit, librement consenti ou pas (pseudo argument humaniste par ailleurs), je ne suis pas si bête tu sais. La norme est « la religion laïque » sous la forme d’intolérance la plus stricte, la plus radicale. 

 

Lis les commentaires en bas de la vidéo (en bas de l’article publié sur rtlinfo.be), tu vas comprendre qui sont vos disciples … 

 

Bien à toi,

 

 

Je n’ai pas jugé utile de commenter davantage la digression à propos de la manifestation contre la loi sur l’IVG (qui n’avait rien à voir avec le sujet, mis à part appuyer « inconsciemment » sa religiophobie) : 

 

« nous avons pu voir une belle démonstration de fondamentalistes religieux chrétiens et d'extrémistes politiques manifester dimanche et ils poursuivent un même objectif : tuer la démocratie pour rendre le système plus conforme à leurs pratiques religieuses. » 

 

=> Stigmatiser les sensibilités religieuses pour rendre le système plus conformes au chiffre d’affaire de l’industrie de l’avortement qui s’élève à des millions d’euros chaque année ? Les idiots utiles ont ce point en commun : servir le capital ; cela suffit à clore un débat quel qu’il soit.

 

 

Mohamed a commenté votre lien :

 

pff... je pense plutôt que leurs réel problème c'est l'islam. Certains ose le dire tandis-que d'autres jouent la carte de l'hypocrisie en se cachants derrière des critères absurde d'identité, de principe ect... voilà mon opinion là dessus, et bien sur Dieu sait mieux !

 

8. Ils veulent éteindre de leurs bouches la lumière d'Allah, alors qu'Allah parachèvera Sa lumière en dépit de l'aversion des mécréants. Sourate 61

 

 

Mon commentaire fidèlement retranscrit :

 

Certes Mohamed, mais crois-moi que les desseins sont au delà du religieux. Il n'y a aucun projet d'islamisation de l'Europe, et les – vrais – décideurs le savent ; il n'y a que les pseudos intellos libertaires qui sont manipulés pour penser le contraire, (et pour chauffer « la meute ») qui passent outre le discernement le plus basique. 

 

Le projet impérialiste post -45 a dû détruire les forces communistes, ensuite l'Eglise y est passée (Vatican II), et maintenant il reste l'Islam. 

 

C'est aussi simple que ça. 

 

Les idiots utiles continueront à contribuer à diviser les gens ...

 

 

Kevin a commenté votre lien :


En ce qui me concerne, je n'ai aucun problème avec la foi et son expression dans l'espace public. J'en ai un quand cette dernière tente d'interférer avec la loi. Je ne suis pas non plus dans un grand phantasme de projet d'islamisation car, au niveau européen, les lobbies juifs et chrétiens sont bien plus puissants. Je ne te suis pas complètement : tu te réclames du principe de liberté pour exprimer ta foi mais tu dénies le droit au monde politique d'aller dans le sens de la libération des moeurs parce ce n'est pas conforme à tes prescrits religieux. 

 

Contrairement à toi, je pense que le vivre ensemble implique l'acceptation du droit à l'indifférence et non du droit à la différence. Les postures victimaires ne feront en rien évoluer la situation : il faut s'entendre sur un projet de société global, au risque de partir vers les extrêmes. La sphère publique (école, administration,...) doit à mon sens échapper au fait religieux. Pour le reste, les lois vont dans le sens de la libération des hommes de leurs carcans moraux judéo-chrétiens.

 

Ensuite, en privé et sur la place publique, chacun est libre de vivre comme il l'entend : personne n'oblige quiconque à être homosexuel ou transexuel, à pratiquer l'IVG, à se faire euthanasier,... Tant que ces décisions personnelles ne contreviennent pas à la volonté de la première personne concernée. Il n'en reste pas moins que la sphère publique, et singulièrement l'enseignement, doit faire abstraction de ses convictions : il ne me plairait pas de savoir mon fils avoir cours de morale avec un T-Shirt "Votez FN" comme il ne te plairait pas que le tien ait un professeur d'histoire enseignant le conflit israélo-palestinien porter la kipa... Le vivre ensemble est à évaluer dans sa globalité et non pas à partir d'une altérité mal pensée...

 

 

Thomas a commenté votre lien :

 

Kevin, on ne peut pas appliquer aveuglement les principes sans tenir compte de la réalité concrète sur le terrain. La réalité est que ce débat ce déroule dans un climat général d'islamophobie et dans un contexte de guerre mené par l'occident (la Belgique inclue) contre l'Irak, L'Afghanistan, la Palestine, le Pakistan, le Yémen, la Somalie, etc. principalement pour des raisons géostratégiques de contrôle des ressources d'énergie. 

 

Je te rappelle que l'excuse avancée par les néoconservateurs pour occuper l'Afghanistan est également « la libération de la femme Afghane ». 

 

Je pense que ce débat est menu pour des raisons électoralistes afin de récupérer un électorat tenté par la xénophobie et le populisme en stigmatisant l'islam et la population issue de l'immigration. Tout comme le débat sur l'identité nationale en France, je pense qu'objectivement, l'acharnement sur la question du foulard ne fait que servir l'extrême droite. 

 

Je me considère laïque et pour la libération de la femme – mais je suis plutôt d'accord avec Saïd sur ce point la. 

 

Du bon usage de la laïcité : http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/423766/du-bon-usage-de-la-laicite.html

 

 

Mon commentaire fidèlement retranscrit :

 

« En ce qui me concerne, je n'ai aucun problème avec la foi et son expression dans l'espace public. J'en ai un quand cette dernière tente d'interférer avec la loi. »

 

=> Pour rappel, la décision de justice fut FAVORABLE à l’enseignante. Je le redis : FAVORABLE ! Ensuite nos néo-fondamentalistes ont inventé l’idée fantastique de « vide juridique ». C’est fabuleux quand même. Il y a la loi, il y a la justice, une plaidoirie, une décision, … Et quand la décision tombe du mauvais côté, c’est à cause d’un vide juridique. 

 

Le malheureux Moqadem doit payer – si j’ai bien compris car je n’ai pas spécialement suivi – 72.000 € pour les frais de justice pour sa femme qui a égorgé ses 4 enfants avec un couteau de cuisine. Là il n’y a pas de vide juridique, c’est marié sous le régime de la communauté, ça peut paraître injuste, mais c’est comme ça. 

 

C’est pile je gagne, face tu perds. La démocratie totalitaire, c’est exactement ça ! 

 

(ça ne s’appelle plus tout à fait démocratie par ailleurs) 

 

Je le redis : ce n’est pas une question de religion, mais de principe ! Je paie des impôts, je respecte la loi, j’aspire donc à ce qu’elle soit appliquée pour tous, et j’aspire à ce qu’on respecte les décisions de justice, c’est tout. 

 

Vous me faites rire avec votre sacro-sainte laïcité, certains ne comprennent même pas qu’ils sont plus dogmatique qu’un religieux. Les vrais idiots utiles de la gauche néocoloniale, celle de BHL, Kouchner, Fourest (quel honneur pour elle d’être d’être citée parmi « ce beau monde » :-) ).

 

 

« Je ne suis pas non plus dans un grand phantasme de projet d'islamisation car, au niveau européen, les lobbies juifs et chrétiens sont bien plus puissants. »

 

=> Certes mais TU LE SERS, c’est cela être idiot utile ! Lis les commentaires sur RTLinfo.be, tu ne peux objecter le fait que ces commentaires (il faut les lire pour comprendre) SUIVENT ce que TU prêches.

 

 

« Je ne te suis pas complètement : tu te réclames du principe de liberté pour exprimer ta foi mais tu dénies le droit au monde politique d'aller dans le sens de la libération des moeurs parce ce n'est pas conforme à tes prescrits religieux. »

 

=> Je te parle d’appliquer la loi comme elle l’est. Et ne pas contourner la constitution (et la décision de justice, je peux te le répéter 100 fois si tu veux) via de vils procédés. Un changement de règlement POUR UNE enseignante sur les 1800 de la communauté française (si je ne m’abuse). Rien à voir avec les prescriptions religieuses. Au contraire, la laïcité protège la dignité des individus et leurs croyances. Tu prêches pour quelque chose au-delà de tout ça ; quelque chose qui a avoir avec le projet néocolonialiste post 11 septembre (que tu le veuilles ou non).

 

 

« Pour le reste, les lois vont dans le sens de la libération des hommes de leurs carcans moraux judéo-chrétiens. »

 

=> Kevin, tu es fantastique dans ta manière de corroborer mes propos. Je le redis : tu as le droit d’avoir ces positions, mais je ne peux m’empêcher de relever ce qui est plus qu’un lapsus, c’est le crédo impérialiste historique qui consiste à « civiliser les sauvages » et les libérer de leurs supposés carcans. « Les carcans moraux judéo-chrétiens », c’est formidable.* 

 

Tu sais qu’en tant que citoyen belge musulman, il ne me viendrait JAMAIS à l’esprit de vouloir libérer qui que ce soit des « carcans immoraux d’une société définitivement débauchée » (c’est un point de vue qui peut éventuellement s’entendre). 

 

Les gens sont libres de s’aliéner comme ils le souhaitent (car on est toujours quelque part « aliéné » aux yeux de celui qui ne pense pas pareil), que ce soit via une croyance, des piercings, des tatouages (sur le visage pourquoi pas, je n’ai rien contre du moment que ce n’est pas le mien), l’alcoolisme, Raël, la technonik, … c’est ma conception de la liberté, je n’imposerai jamais la mienne, et je m’opposerai à tous ceux qui voudraient le faire (laïques, chrétiens, ou musulmans !).

 

*La femme afghane remercie BHL et Kouchner, certes on a tué son mari (« tant mieux il ne pouvait que la maltraiter ! »), ses enfants, et sa famille, mais au moins elle est libre … euh … enfin on le suppose quoi !

 

Pour le reste, Thomas t’a recontextualisé dans quel cadre est né ce débat (post 11 septembre). C’est flagrant comme le nez au milieu du visage, mais je ne t’en veux pas de ne pas être à même d’abjurer des croyances issues de l’école à laquelle tu appartiens.

 

 

Kevin a commenté votre lien :

 

Tu n'as pas l'air de comprendre que la décision était liée à la procédure et à des imprécisions mais il revient encore au pouvoir organisateur de décider ou pas d'accepter les signes religieux, en attendant la loi... Comme le principe a été mal interprété, elle a gagné une des nombreuses procédures : c'est tout... Et les élus ont décidé d'interdire : c'est cela aussi la démocratie. On ne peut invoquer la loi quand ça arrange sa façon de penser et cracher sur les élus alors que le législateur est lui-même constitué d'élus. Tu fonctionnes comme si la loi était immuable et avait un caractère absolu : la loi est une norme que la société se donne à un moment donné.

 

 

Mon commentaire fidèlement retranscrit :

 

Quelle était la chance pour "le principe opposé au tien" d'obtenir une décision favorable ? 

 

Perdu (en 1ère instance) => appel => gagné => on change donc le règlement ... avant de changer la loi ! 

 

La réponse est AUCUN, le canevas est ... TOTALITAIRE. 

 

Pile je gagne ; face tu perds. 

 

A remettre dans le contexte post-11septembre ...

 


Kevin a commenté votre lien :


Tu ne comprends pas le cheminement de cette procédure judiciaire ni ce qu'est le sens de la loi... Je laisse tomber puisque tu ne veux pas comprendre. Et le 11 septembre n'a rien à voir : la question ne s'était pas posée avant... Je te rappelle néanmoins que la démocratie est l'expression de la majorité et que celle-ci est conforme au sentiment des citoyens. Bonne nuit avec ta parano, tes oeillères et tout le reste : ne viens pas te plaindre si un jour on vote vraiment des lois totalitaires car tu y aurais contribué par ta position rigoriste. Si chacun faisait un pas vers l'autre, ce serait bien...

 

Je n’ai pas eu le temps de poster une réponse à ce message, cependant il ne contredit pas mon opinion selon laquelle la loi a – en appel – tranché en faveur de l’enseignante. C’est une drôle de conception de la démocratie que d’éluder le fait que tout l’appareil politique s’est ensuite acharné contre l’enseignante (et contre la décision de justice !). Ce n’est pas de la paranoïa, c’est un fait avéré ! 

 

J’apprécie tout particulièrement l’accusation à mon encontre de tenir une position rigoriste (sic). Quant au climat « islamophobe » post-11 septembre, j’aimerais une réfutation convaincante mais comme j’ai encore la télévision à la maison, j’ai du mal à me défaire de cette idée qui consiste à banaliser l’islamophobie ambiante.

                                                                                                 

 

Amadi a commenté votre lien :

 

pour moi les signe de difference sont la preuvent de tolerence ce que je trouve honteux quoi que vous disiez s'est que l'on interdisent a une femme pudique de se couvrire les cheveux

mais parcontre si elle viens avec un pentalons taille basse du quelle depasse son string ca.... on l'encourrage

j'appelle ca des degenerer et des pervers...

 

 

Mon commentaire fidèlement retranscrit :

 

Ah ah !! :-) 

 

Je ne crois pas qu'il soit non plus une question de taille-basse ;-) 

 

Je n'appelle pas ça non plus des dégénérés ni des pervers, j'appelle ça de la consommation, tout simplement.

 

 

Kevin a commenté votre lien ;

 

@Amadi : désolé mais je ne partage pas votre vision patriarcale et moralisatrice de la femme. Pourquoi la pudeur devrait-elle être le fait de l'homme ? L'homme est-il réduit à être considéré comme un animal libidineux incapable de contrôler ses pulsions ? En ce qui me concerne, le string qui dépasse de la taille basse, je trouve cela vulgaire et cela ne me donne pas vraiment envie de lui sauter dessus. Chacun vit comme il le veut en rue : si une élève vient comme cela en classe, je lui ferai une remarque et lui dirai que le règlement réclame une tenue correcte : c'est tout !

 

 

Mon commentaire fidèlement retranscrit :

 

Kevin, ton commentaire sur le string est le plus intelligent que tu aies produit sur ce fil. Moi non plus je n'aime pas présenter les choses de cette façon.

 


Kevin a commenté votre lien ;

 

En tout cas, c'était le plus en phase avec tes positions rétrogrades et moralistes...



Mon commentaire fidèlement retranscrit :

 

« En tout cas, c'était le plus en phase avec tes positions rétrogrades et moralistes... »

 

=> La bête est lâchée, elle n’a plus rien dire, va commencer à être désagréable*, et va conclure sur un anathème gratuit. Je connais les mécanismes par cœur Kévin :-)

 

* C’est d’autant plus regrettable que ce fut le seul point où j’étais 100% d’accord avec lui. L’homme SE DOIT de contrôler ses pulsions, devant une femme voilée ou pas, « stringuée-taille-basse » ou pas … « Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font. » (Sourate 24 V30)

 

Et si maintenant je te demande poliment de me faire un copier coller des positions « rétrogrades et moralistes » que j’aurais développées, tu fais quoi ? 

 

Tu te retrouves tout seul, enfermé dans ton discours faisant l’apologie directe du néocolonialisme totalitaire (sous couvert d’humanisme bien entendu). Donner une définition (et imposer une application) au concept même de liberté est un oxymoron que ton aveuglement partisan (laïcard anti-religion), ne peut percevoir. 

 

Que tu le veuilles ou non, tu es le disciple d’une idéologie qui a déjà fait des ravages dans l’histoire. Tu as accès aux sources, vérifie. 

 

Vous serez défaits … comme tous les totalitaires. 

 

Comme les totalitaires religieux ont été défaits jadis (ce qui fut une libération évidemment, certains régimes islamiques furent aussi totalitaires … et également défaits). 

 

Il faut reconstruire une jeunesse éclairée, sans imposer ni la religion ni l’absence de religion. Des gens libres et éclairés, ouverts et tolérants. Les partisans ultra-engagés ont toujours eu en leurs seins les pires extrémistes.

 

 

Karim a commenté votre lien :

 

« La loi, au contraire des textes sacrés, évolue en fonction de l'agenda politique et ce sont les mandataires politiques, démocratiquement élus, qui jugent si oui ou non il faut la modifier. »

 

Sans même parler des fondements politiques racistes, suprémacistes, néocolonialistes, qui comme le savent les colons de ton acabi, sont à l'origine de ces décisions, et non une prétendue laïcité, qui n'est rien d'autre que la neutralité de l'état et non des lois d'apartheid. 

 

La loi, le règlement, au niveau national ou local, doit obéir à des principes fondamentaux, à des droits constitutionnels, ici on a une violation flagrante des libertés fondamentales, motivée par une interprétation religieuse, fondamentaliste et raciste de la laïcité. Il est du devoir de chaque citoyen de la combattre et de combattre les colons, de droite ou de gauche, ça ou la barbarie.

 

 

Kévin a commenté votre lien :

 

Continuez, je vous en prie : vous mettez de l'eau au moulin de l'extrême-droite ! Je peux vous parler de liberté, d'égalité et de tolérance mais nous n'avons pas la même définition... Tu peux faire des copier-coller mais je ne répondrai pas car je trouve qu'isoler les phrases de leur contexte est intellectuellement malhonnête : pour quelqu'un qui crie sans cesse à la manipulation de l'information, tu y participes volontiers !

 

Note : je n’ai pas compris où était la malhonnêteté intellectuelle. C’est pourquoi les commentaires sont repris dans leur intégralité. Le lecteur jugera. On notera encore – comme souligné dans l’article qui précède la retranscription de cet échange : le dédouanement de tout racisme en renvoyant ses propres tares à l’extrême-droite !

 

 

Au fait, le colon, ce n'est pas celui qui va s'installer dans un pays étranger et essaye de lui imposer ses idées ? On ne parle pas de la même chose et on inverse les rôles il me semble...

 

 

Mon commentaire fidèlement retranscrit :

 

Néocolonialisme ... ça serait trop long à t'expliquer. 

 

Les principes et mécanismes restent les mêmes. Ils changent de forme. Seuls les idiots qui n'ont pas compris la subtilité continueront à persévérer dans l'édification de régimes totalitaires. 

 

Et on met de l'eau au moulin de l'extrême-droite, ben voyons … 

 

Non, toi continue ! :-)

 

 

« Bonne nuit avec ta parano, tes oeillères et tout le reste : ne viens pas te plaindre si un jour on vote vraiment des lois totalitaires car tu y aurais contribué par ta position rigoriste. Si chacun faisait un pas vers l'autre, ce serait bien... »

 

=> Bon ben, disons que je te renvois le compliment. 

 

(C’est moi qui ai une position rigoriste …) 

 

Bonne nuit quand même.

 

Note : pense un jour à me « débloquer » pour pouvoir débattre chez toi. Ici, tu es le bienvenu, et tu le sais (sans ironie).

 

La règle du jeu est que je suis en profil limité sur son profil Facebook, ce qui m’empêche de commenter ses publications (et ses éventuelles propagandes « humanistes-éclairézs »). Un procédé stalinien qui empêche les contradicteurs de s’exprimer. De la grande tolérance conforme à l’idéologie que je dénonce.

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Published by Génération M - dans Conscience islamique
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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 17:19

On le sait, les musulmans sont la cible de diverses attaques. La société – comme toutes les sociétés par ailleurs – a choisi sont bouc émissaire : les musulmans sont responsables de tous les maux. Bon, évidemment – et heureusement – cette thèse est démentie par les gens de bon sens. Les enjeux géopolitiques conditionnent bien entendu les politiques et propagandes à un niveau plus local. Et c’est toujours les citoyens innocents qui sont victimes d’injustices.

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Il faut observer ce qui se passe pour comprendre le processus qui vise à stigmatiser une partie de la population. La réalité est que certains comportements sont repris, caricaturés, et amplifiés selon les desseins de ceux qui veulent présenter les choses d’une certaine manière. C'est-à-dire ceux qui ont la possibilité d’user des médias de masse pour créer une image instantanée et temporelle (à la sauce de « nos grands esprits éclairés ») du monde et des sociétés. 

Le but de cet article est de s’attarder à ces quelques comportements éventuellement stigmatisés. Et de pointer les vrais responsables, et les vrais ennemis : où est la vérité ? L’exagération supposée des « stigmatiseurs » est-elle exclusive ?  Quels sont les solutions pour un mieux-vivre ensemble ?

A la fin de cet article, on comprendra que chaque communauté a toujours ses ennemis là où elle ne cherche jamais. Autrement il y a longtemps que les gens seraient libres, et non plus soumis à la loi des puissants de ce monde.

 

 

C’est quoi un arabo-musulman ? 

Derrière cette expression (dont on peut comprendre l’origine, les arabes – ceux du Maghreb en particulier – étant supposés être à 99% musulmans), beaucoup d’amalgames sont créés. On ne va pas rentrer dans la sémantique de qu’est-ce qu’un Arabe ? Arabe ou Berbère ? Ce n’est pas important pour le sujet qui nous occupe.

 

Par contre, et c’est ça qui est dommage, il y a « plusieurs islams ».

 

Plusieurs Islam ou plutôt plusieurs « tendances » (et plusieurs niveaux de pratique et de foi) – sans parler des traditions locales et culturelles qui viennent se mélanger aux préceptes islamiques. Malheureusement ces « tendances » lorsqu’elles sont infiltrées par un esprit « sectariste », elles deviennent potentiellement dangereuses. Je ne parle pas spécialement de « terrorisme » – des tours qui s’effondrent étant un phénomène plutôt rare en Europe, le « terrorisme musulman » étant un produit marketing – je parle surtout de vies potentiellement « détruites » de jeunes pouvant être amené à vivre en marge de la société. 

Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : je ne dis pas qu’il faut faire des concessions sur les piliers de l’Islam ou sur les obligations religieuses fondamentales, je dis juste que certaines pratiques, ou plutôt certaines conceptions de la religion peuvent amener certains à ne pas pouvoir s’épanouir au sein d’une société laïque (ou multiconfessionnelle). 

C’est pourquoi, je le dis haut et fort, ceux qui sont frustrés au point d’avoir du mépris pour le pays où il vit et/ou ses concitoyens, qu’est-ce qui empêche de partir ? Les allocations de chômage ? Ne soyons pas mauvais esprit …

 

« Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. »

[Sourate 60 v8. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]

 

Après tout, la prière de l’ « hérétique » ne cause pas plus de tort que la prière du fidèle qui est « sur la voie droite ». L’Islam est un message global, une législation intemporelle qui guide la vie du croyant. Il est évident qu’avoir une faille dans sa conception de la religion risque d’engendrer des conflits dans sa relation avec les autres, ou tout simplement avec la réalité !

 

Celui qui donne de l'amour aura de l'amour en retour, celui qui donne du mépris auras en retour, devinez quoi, DU MEPRIS ! Ce sont des lois universelles !!! L'Islam n'est pas une religion mystique : du Coran et de la Sunna, nous retrouvons les choses les plus élémentaires en psychologie, management, et sciences humaines.

 

Donc, quand quelqu’un « galère » dans son Islam, il galère pour trouver du travail, il galère pour créer des liens sociaux, il galère pour se marier (et pour le rester !), il galère avec ses enfants. Et il va de soi qu’il galère pour prêcher sa religion, et pour se faire aimer !

 

Note : le citoyen lambda qui n’a pas de religion, et pas de « valeurs compensatoires » enracinées, va rencontrer les mêmes difficultés. Le libéralisme ne compense rien, au contraire il rajoute un fardeau aux difficultés de la vie « normale », soit : tisser des liens sociaux (€), faire des rencontres (€€), trouver un travail qui paie correctement (€€€), fonder une famille (€€€€), trouver « le bonheur » et la paix intérieure (hérésie du libéralisme : ça n’a pas de prix !). 

Pour ne pas tomber dans les pièges inspirés par Satan, Dieu encourage le croyant à apprendre.

 

« Allah élèvera en degrés ceux d'entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu le savoir »

[Sourate 58 v11. Traduction relative et rapprochée]

 

 

Le prophète (paix et bénédiction sur lui) dit également :

 

« Celui qui recherche une voie vers la science, Dieu lui facilite un chemin vers le paradis. »

- Rapporté pour Muslim -

 

Il n’est pas nécessaire d’être ultra-érudit lorsqu’on a la sagesse d’apprendre pas à pas et d’avancer petit à petit sur la voie de la spiritualité : connaître Dieu, Sa religion, et transmettre aux autres ce que l’on a appris. « Transmettez de moi ne fusse qu’un verset » disait le prophète (paix et bénédiction sur lui). 

Par contre quand on commence à être un « prédicateur engagé » il est important d’avoir des connaissances solides, un haut niveau de tolérance, et une sagesse au dessus de la moyenne.


Et, à titre personnel, c’est bien parce que j’ai encore tellement de chose à parfaire et à apprendre que je me contente d’évoluer en puisant chez tous ceux qui ont des connaissances à transmettre (puisse Dieu augmenter mon savoir et m’inscrire parmi les sages), et enfin de partager ces quelques bribes de bon sens islamique (ou civique tout simplement) qu’il m’a été donné d’assimiler.

 

 

Qui sont les ennemis des musulmans ? 

Les Juifs ? Pardon … les sionistes ? Les laïcards fondamentalistes ? Les francs-maçons intégristes ? Les partis extrémistes ? (Vous avez vu, nous aussi on est bon en « -iste »). La CIA ? Les Bilderberg ? Rockfeller ? Les illuminatis ? Le gros complot mondial qui veut anéantir les musulmans ? 

En admettant que ces ennemis soient bien réels, on risque d’avoir du mal de les faire changer d’avis, ou mieux, de les amener à se convertir à l’Islam … 

Et si on s’attardait sur un ennemi qu’on peut combattre (mais qu’on ne veut pas combattre) dès maintenant ?

 

Le fléau des fléaux de la communauté islamique : l’ignorance !

 

Eh oui ! Les plus grands ennemis des musulmans sont les musulmans eux-mêmes ! Il est possible que je m’attire les foudres de certains en disant cela, mais c’est la stricte vérité. Il n’y a qu’à voir le nombre de (médiocres) vidéos supposées islamiques qui circulent sur Youtube et Dailymotion (heureusement que certains relèvent le niveau, je donnerai des adresses à la fin de cet article). 

On peut faire mieux encore : allez sur un forum islamique – n’importe lequel ! – et voyez le niveau des questions … et/ou pire : des réponses ! Des copier/coller de fatwas c’est bien, mais ça ne répond pas aux questions. Surtout lorsqu’un autre intervenant va venir poster un copier/coller d’une autre fatwa ; pour qu’in fine un autre intervenant vienne excommunier un savant pour « hérésie » (ça semble familier à certains ?). Je ne parle même pas des propos discourtois tenus entre les membres du forum (parfois jusqu’à l’insulte !). Enfin, je pense au pauvre malheureux qui a posé sa question, et qui aurait directement dû parler avec une personne sage, hamduliLlah il y en a encore dans les mosquées ! 

Heureusement que sur un forum il y a des modérateurs (qui ne remettent pas toujours que de l’huile sur le feu), par contre dans les commentaires des vidéos sur Youtube et Dailymotion, où la fonction modération n’existe pas, on atteint le caniveau de ce qu’on est gêné d’appeler « Oumma ».

 

 

Pourquoi tant de haine ? 

Je rassure tout de suite tous les « de souche » (européens), la haine principale des jeunes musulmans (on va dire qu’ils sont jeunes, c’est mieux) n’est pas à l’encontre de l’occident comme le répète TF1 tous les jours ; la vraie haine j’ai l’impression qu’elle est dirigée contre leurs coreligionnaires qui ne pensent pas comme eux !

Certains savants qui ont donné toute leur vie pour l’Islam, qui ont connu les geôles des pires tyrans arabes sont même catalogués comme mécréants par certains, par des personnes incapables de se lever pour prier ; c’est cela qui est cocasse en fait. 

Une autre cible : les intellectuels non-musulmans qui défendent les musulmans. Véridique, ceux-là sont supposés « cacher un jeu » ! Ben voyons. 

Il y a des vidéos qui circulent, qui sont des lynchages d’une grossièreté accablante : à côté de certains « musulmans », Caroline Fourest c’est du petit lait en matière de malhonnêteté !  

J’en ai déjà discuté avec un camarade intellectuel français (assez connu par ailleurs) qui me disait de ne pas m’inquiéter de l’attitude de certains musulmans, que cela ne pouvait être que l’attitude de « sionistes déguisés en musulmans ».

 

Malheureusement non : la réalité dépasse la fiction !

 

Il est évident que je ne vais pas donner d’exemples ici et faire la promotion de la médiocrité absolue (ça en ferait rire beaucoup), mais le niveau est tel que la liberté d’expression sur Dailymotion sert, au final, les intérêts de l’oligarchie. Je suis catégorique ! 

Il y a bien plus d’ignorants (lisez les commentaires sur Youtube / Dailymotion, vous comprendrez le niveau de la « clientèle ») que de subversifs intelligents. Et comme on est plus ou moins attirés par ce qui nous ressemble, Dailymotion ressemble à ce qu’il est aujourd’hui.

 

Remarque : c’est pour cela qu’il est préférable d’importer les perles de Youtube et Dailymotion sur Facebook (ou sur un blog). Dans son réseau, on a des gens « plus ou moins normaux » qui peuvent commenter les vidéos. En plus de pouvoir modérer sa page, on peut créer des débats constructifs (chose impossible – ou vachement compliquée – sur Youtube et Dailymotion).

 

 

Les nouveaux muftis du web 

Selon un hadith, la communauté islamique allait se diviser en 73 sectes (et une seule aura le salut). Il est donc tout à fait normal qu’on y retrouve plusieurs gourous utiliser des moyens de communications modernes pour répandre leur ignorance (voire leur venin pour les plus excentriques parmi eux).

 

« Et ne soyez pas parmi les associateurs, parmi ceux qui ont divisé leur religion et sont devenus des sectes, chaque parti exultant de ce qu'il détenait. »

[Sourate 30 v31-32. Traduction relative et rapprochée]

 

Pour comprendre quel allait être « le groupe sauvé » il est important de retourner aux sources, c'est-à-dire au comportement du prophète (paix et bénédiction sur lui), à la compréhension de ses compagnons et de ceux qui les ont suivis (que Dieu les agrée).

 

« La meilleure génération est la mienne puis la génération qui lui succède puis celle qui succède à cette dernière ».

[Rapporté par al-Boukhari, 3650 et par Mouslim, 2535]

 

 

La bonne compréhension de l’Islam est développée dans les articles suivants : 

A quand une nouvelle génération islamique éclairée ?

L’éducation islamique selon la science authentique 

Ces articles sont enrichis par deux conférences du sheikh Abu Chayma (à diffuser en masse dans une communauté en manque de science religieuse !).

 

 

Certes, le point commun des tous ces « groupes » est qu’ils se revendiquent du prophète (paix et bénédiction sur lui), et de sa sunna (sa tradition). Or, la sunna ce n’est pas prendre un texte, ou une interprétation de texte et l’exhiber, affirmant en cela son appartenance au groupe de la vérité, au groupe sauvé ! 

L’Islam est bien plus complexe que ça : cette religion universelle n’a pas pour vocation de guider des desseins temporels chez certaines personnes. Les Textes, et plus particulièrement l’étude des Textes (tafsir) permettent une évolution – et non pas une destruction des principes islamiques comme peuvent le faire certains ultralibéraux – en phase avec son époque. Car, à bien regarder, toutes les problématiques de chaque époque se ressemblent, il n’y a que le décor et les « ustensiles » techniques qui changent. 

Pour éviter tout sectarisme temporel, la fin du verset concernant l’exhortation Divine quant au fait de ne pas se diviser est intéressante : « chaque parti exultant de ce qu'il détenait ». 

Les gens qui se revendiquent de la salafiya, c'est-à-dire de la compréhension de l’Islam selon la voie des pieux prédécesseurs (as-salaf salih ; les premières générations) ont raison de dire qu’il faut comprendre l’Islam de cette façon ; les gens de la sunna – bien qu’elle peut diverger sur différents sujets – est unanime là-dessus.

 

Mais encore faut-il soi-même comprendre l’Islam AVEC LA SAGESSE qui accompagne la compréhension des pieux prédécesseurs.

 

Et cela, c’est souvent une autre histoire …

 

Il ne faut pas se limiter à un aspect spécifique de la religion, ou à une vision de l’Islam qui est purement dogmatique. Encore une fois, qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : le dogme (et la croyance correcte) est ce qu’il y a de plus important pour le croyant qui veut se rapprocher de son Seigneur. Les actes d’adoration du croyant sont acceptés selon deux conditions : la sincérité, et la conformité ; les deux sont indissociables. 

Par contre, il fait également partie de la croyance correcte d’avoir une éthique et un comportement islamique : la calomnie, le mensonge, la tromperie, la perfidie, la rudesse, l’intolérance, … sont autant de comportements blâmables en Islam. 

C’est pour cela que le musulman doit toujours revenir au comportement du prophète (paix et bénédiction sur lui) :

 

« C'est par quelque miséricorde de la part d'Allah que tu (Muhammad) as été si doux envers eux ! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon (d'Allah). »

[Sourate 3 v159. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]

 

Quel verset magnifique ! Aujourd’hui on en est plutôt à tirer sur tout ce qui bouge, le mauvais soupçon étant l’allié objectif du combat pour SA vérité.

 

 

Selon Ibn Mas’ud (que Dieu l’agrée), le Prophète (paix et bénédiction sur lui) a dit :

 

« Malheur aux rigoristes ! » Et il le répéta trois fois de suite.

- Rapporté par Muslim -

 

Commentaire repris dans le recueil de hadith « Ryadh as-salihine » (le jardin des vertueux) : 

Il s’agit de ceux qui s’accrochent à la lettre de la Loi, et qui sont intraitables sur les apparences. Ce sont en général ceux-là mêmes qui sont les plus portés à faire fi des principes de base pour plaire à un grand et assouvir leur soif de la richesse et du commandement*. Ils jettent ainsi l’anathème sur celui qui ne connaît pas, selon eux, la façon parfaite de faire la prière mais ne disent rien quand autour d’eux on bafoue la législation islamique et on enfreint les interdits. 

* NDGM : plaire à un grand ou plaire à la grandeur de leur égo et/ou du groupe auquel ils revendiquent appartenir. Bien entendu on voit toujours la paille qu’il y a dans l’œil du voisin …

 

 

Pour reconnaître un « bon musulman » c’est très facile : si vous distinguez quelque rudesse (dans le sens d’intolérance*) dans son comportement (nous noterons que comprendre l’autre peut demander un effort, le mauvais soupçon dans l’autre sens n’arrange rien non plus !), dites-vous que vous n’avez pas affaire au meilleur des interlocuteurs, et qu’il s’agit d’un simple être humain avec ses défauts, et ceux-ci doivent être tolérés ; de mon expérience personnelle, il n’y a pas que les musulmans qui peuvent être parfois « tordus ». 

* Et il ne faut pas confondre intolérance avec un refus de compromission (tant que la position reste dans le cadre de la loi du pays), tous les citoyens étant égaux en droits.

 

 

Le fruit de la stigmatisation 

Je n’accepte pas l’attitude victimaire qui consiste à dire : « ils ne nous aiment pas » ; « ils sont racistes/islamophobes » ; par contre je demande à ce qu’on comprenne que ce n’est pas toujours évident d’être la cible des stigmatisations répétées et entretenues, dans les médias principalement. Cela dit, je ne considère pas que cet « acharnement » soit une excuse, je considère qu’il s’agit d’un défi pour redoubler d’efforts quant à sa foi et son comportement.


Je ne parle pas des « arabes égarés » (ou issus de l’immigration) qui ont éventuellement des comportements répréhensibles. Je parle du comportement de certains musulmans qui, avec leur ignorance, mettent un éteignoir sur la flamme de leur islamité (jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien comme lueur).

 

« Est-ce que les gens pensent qu'on les laissera dire : “Nous croyons ! ” sans les éprouver ? »

[Sourate 29 v2. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]

 
J’évoquais en introduction que les comportements de certains (supposés) musulmans (TF1 se plait à faire l’amalgame entre racailles américanisées des banlieues et musulmans), étaient amplifiés par les médias. Une solution immédiate serait de stopper l’hémorragie et d’arrêter de donner du grain à moudre aux médias. Je risque de choquer mes frères, mais il est évident que les musulmans sont en partie responsables de certaines stigmatisations. 


« Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. »

[Sourate 42 v30. Traduction relative et rapprochée]



Selon la vision idéaliste de l’Islam – cela risque de faire sauter plus d’un laïc (ou un chrétien ou Juif), mais quand on voit le tableau actuel, je peux comprendre les doutes : si l’Islam était bien compris par les musulmans, les gens se convertiraient en masse ! 

Non seulement je comprends ceux qui peuvent sourire à la lecture de cette supposée aberration, mais en plus je vais confirmer la légitimité de la perplexité que peut susciter cette affirmation, grâce à cette citation – devenue célèbre – du chanteur Cat Stevens (Yusuf Islam) reconverti à l’Islam :

 

« Heureusement que j'ai connu l'islam avant de connaitre les musulmans. »


Et pourquoi dit-il « heureusement » ? Sans doute a-t-il trouvé des valeurs, de la vertu, et du bon sens à cette magnifique religion. On ne peut aller contre le for intérieur tel que l’exprime Cat Stevens, c’est pourquoi je demande aux gens de bon sens de ne pas condamner l’Islam mais bien de condamner les musulmans, ou plus précisément leurs agissements néfastes.

Beaucoup de responsables au sein de la communauté islamique travaillent pour éduquer ses membres, les musulmans sont donc les premiers conscients des défis à relever. Mais encore faudrait-il ne pas en remettre une couche avec la stigmatisation et autres lois « anti-Islam » (toujours sous couvert de laïcité bien entendu, la religion des loges ; cela commence à être compris). 

C’est le mépris et l’injustice qui poussent certains à se renfrogner sur soi-même, jusqu’à parfois se radicaliser.
  

 

C’est créer un sentiment d’appartenance à « un groupe » qui accepte d’aller au clash plutôt que d’œuvrer pour la conciliation.

 

Reconnaissons que c’est parfois beaucoup demander à des jeunes soumis à de constantes humiliations. 

Le radicalisme est condamnable au même titre que ceux qui l’engendrent. Chacun va devoir à un moment mettre de l’eau sans son vin (ou du sucre dans thé).

 

 

Chaque communauté a ses ennemis parmi les leurs

Sortons du contexte islamo-islamique et allons vraiment au fond des choses : je suis persuadé que chaque civilisation, chaque communauté, a toujours eu ses plus farouches ennemis parmi « les leurs ». Malheureusement le réflexe du « bouc émissaire » pousse tout le monde à voir ses ennemis ailleurs d’où il faut vraiment les chercher. 

C’est le cas avec l’extrême droite qui a vu « le malheur » dans l’immigration, avant de voir qui a fait venir ses vagues d’immigrés et dans l’intérêt de qui. Certains disent que les sans-papiers sont une armée d’esclaves servant le patronat (une analyse qui tient la route dans un monde ultralibéral). Qui est l’ennemi ? Le malheureux immigré a qui on a promis une vie meilleure ? Ou les scélérats qui en font revenir d’autres après avoir renvoyé en charter express – dans des pays parfois en guerre ! – les pauvres malheureux, monnaie d’échange pour une clientèle électorale identitaire ? 

Qui sont les coupables ? Les Juifs qui ont le monopole dans les médias (et qui fatalement sont enclins à supporter Israël) ou les blaireaux qui regardent ces vulgaires propagandes et autres programmes débilisants pour mieux s’enfoncer, eux et leur compatriotes, et couler avec le navire de la niaiserie (et de la propagande antinationale, puisqu’européiste, cosmopolite, et novo-ordo-mondialiste).
 

Quant au conflit israélo-palestinien, je suis terriblement attristé quand j’entends des « arabo-musulmans » pleurer : « ils sont 15 millions (de Juifs) et ce sont eux qui dirigent le monde ! ». Dites-moi que c’est une blague ! 15 millions qui dirigent un milliard de musulmans (sans compter les autres soumis), ou un milliard (et plus) de gens qui se sont soumis et/ou qui ont perdu leurs valeurs (et peut-être une partie de leur honneur) ? Ne pas confondre la cause et la résultante !

Les Juifs parlons-en, leurs principaux ennemis sont – je vous le donne en mille – … les sionistes ! Ceux qui les ont conduits vers une inextricable fuite en avant, et qui aura – comme toute force d’occupation militaire – une fin. Le sionisme est promis, comme le nazisme, à être jeté dans la poubelle de l’histoire. Et comme ces « braves allemands » qui ont péri en 40-45, il y aura des « braves Juifs » qui périront dans cette folie perpétrée par « les leurs ».

 

La clé de la libération pour tous est l’éducation par le savoir, la connaissance, et la vertu. Sans vertu, le savoir et la connaissance auront toutes les chances d’être utilisés à des fins individuels/individualistes ; et dans une société libérale, c’est la corruption, la mort.

 

Il va de soi, que sans connaissance ni savoir, la vertu perd toute son essence progressiste. 

J’invite tout le monde à oser reconnaître ses vrais ennemis, sans mépris mais avec la sagesse de vouloir s’entendre sur le fond des choses, et laisser celui qui n’est pas prêt intellectuellement, poursuivre son chemin. Après tout, nous sommes tous libres (ou libres d’être soumis, ça c’est une autre histoire), et celui qui préfère rester dans son coin (voire même de raconter des conneries), c’est son droit le plus absolu. Il y aura toujours un imbécile (ou un faible d’esprit) pour l’écouter. Malheureusement c’est comme ça. 

J’invite les musulmans à étudier la vie du prophète (paix et bénédiction sur lui) et d’apprendre leur religion auprès de ceux qui savent ; pas sur les forums ni sur Internet. Mais dans les mosquées et lors des conférences. 

Néanmoins, pour vos recherches, voici une sélection de sites islamiques fiables présentés
ici sur Génération M

Et pour ceux qui aiment les rappels islamiques en vidéos, je vous dirige vers ce qu’il y a de mieux pour le public francophone,
l’Oasis de l’excellence.

Que Dieu nous facilite, nous éclaire, et nous assiste sur la voie de la sagesse !
 

 


D'après `Abd-Allah ibn `Amr ibn Al-`As (que Dieu l’agrée), un homme demanda au Prophète (paix et bénédiction sur lui) : « Qui est le meilleur musulman ? » et le Prophète de répondre :

 

« (Le meilleur des musulmans est) celui dont les gens sont à l'abri (des méfaits) de sa langue et de ses mains »

- Rapporte par Boukhari -


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Published by Génération M - dans Conscience islamique
commenter cet article
3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 16:10

Cet article a pour objet de promouvoir un excellent travail qui a été fait par un musulman – incha Allah – au profit de sa communauté. C’est un honneur moi pour de présenter ce travail à travers ce blog, moi qui fait partie de ceux qui pensent que la communauté musulmane ne pourra retrouver son rang que lorsqu’elle sera éduquée, et que lorsqu’elle comprendra sa religion : retourner aux sources et annihiler tout sentiment victimaire et tout esprit sectaire.

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Islam - foi - excellence

On notera que, d’une portée plus générale, chaque communauté se doit d’éduquer les siens selon ses propres valeurs, et toujours dans le respect de l’autre bien évidemment. Selon le principe des vases communicants : l’intérêt personnel passe par l’intérêt de son prochain. C’est un principe universel de solidarité, pour la bonne entente entre les individus qui composent une société.  

Mais pour que cela fonctionne correctement, il est indispensable que les individus soient en phase avec eux-mêmes, en phase avec les valeurs qu’ils revendiquent.

 


L’Oasis de l’excellence 

Je vais donc laisser le frère Abou Oumama présenter son projet, en espérant que cela soit profitable aux musulmans, et en particulier aux musulmans francophones.


 

 

Salamo alaikoum wa rahmato Allahi wa barakatoho,

Que la paix de DIEU, sa miséricorde et ses bénédictions soient sur vous mes frères et sœurs partout dans le monde,

Bonjour mes frères en humanité,

Avant de lire cette article, sachez que j’ai vraiment besoin de vous pour m’aider dans la transmission des rappels (que chacun de vous crée un article sur sa page et partage la liste des vidéos jointes avec ses contacts)…

Par ALLAH, mettez la liste des vidéos en article sur vos pages et de les partager avec vos contacts de temps en temps …


J’ai élaboré cet article pour rappeler et insister sur le sens et le pourquoi du comment de ma démarche...

Je commence et je finis par deux sourates et deux hadiths :

Allah sobhanaho wa taala dit dans la sourate de « Le temps (Al-Asr) » :


« 1. Par le Temps !
2. L'homme est certes, en perdition,
3. Sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, s'enjoignent mutuellement la vérité et s'enjoignent mutuellement l'endurance. »



L'immam Shaféi, paix sur lui, dit « Si Allah n’avait fait descendre sur ses créatures que cette sourate, elle leur aurait été suffisante ».

Cette sourate est une preuve qui indique que le musulman doit connaitre les quatre faits suivants (voir le livre « Les trois sources du monothéisme ») :

1- La science qui est la connaissance d’ALLAH, de son prophète et la connaissance de la religion musulmane par les preuves

2- Vivre selon l’Islam

3- Inviter les autres à suivre l’Islam

4- La patience dans l’épreuve qui pourrait s’en suivre »


Allah Sobhanaho wa Talla dis dans le verset 108 de la sourate « Joseph (Yusuf) » :

« Dis : "Voici ma voie, j'appelle les gens [à la religion] de Dieu, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente. Gloire à Dieu ! Et je ne suis point du nombre des associateurs. »

 

Notre aimé Mohammad Salla Allaho Alaihi wa Sallam a dit :

« Transmettez de moi ne fusse qu’un verset. »
- Rapporté par al Boukhari -

Notre bien aimé Mohammad Salla Allaho Alaihi wa Sallam a dit aussi : « Celui qui montre le bien est comme celui qui le fait ».


En méditant sur ces verset/Hadith et d’autres, j’ai pris par la grâce d’ALLAH la décision de commencer à faire des rappels à moi-même et à mes frères et sœurs …

Faisons le type de DAAWA (prêche) qui a permis à des commerçants musulmans de montrer la grandeur et la beauté de l’Islam aux anciens indonésiens (l’Indonésie est aujourd’hui le plus grand pays musulman du monde) …

Dans le chemin du rappel et de la transmission du message d’ALLAH (la liste est loin d’être exhaustive) :

Nous devons avoir une sincérité sans fin et sans limite.

Nous devons toujours renouveler notre nia (intention) et nous devons demander à ALLAH de mettre la sincérité dans notre cœur et dans nos actes.

Nous devons prendre notre bien aimé comme modèle dans sa manière de vivre et de transmettre le message d’ALLAH.

Nous devons toujours dialoguer avec les autres en adoptant la meilleure manière et avec une sagesse totale

Nous devons montrer à l’humanité la grandeur de L’Islam, sa beauté, sa tolérance et sa globalité.

Nous devons prêcher par notre comportement

Nous devons nous remettre en cause jusqu'à notre dernier souffle …

Nous devons méditer sur l’histoire humaine et sur l’histoire musulmane.

Nous devons avoir la sagesse, l’honnêteté et le courage de voir, de reconnaitre et de saluer le bien même chez nos « ennemis » …

Nous devons avoir l’intelligence, la sagesse et l’honnêteté de souligner, de critiquer, de combattre, d’interdire et de bannir le mal en nous même et chez nos « amis » …

Nous devons supporter les attaques et les injustices dans le chemin d’ALLAH …

Nous devons prêcher par l’intelligence du rappel, par la planification de l’action et par la sagesse de la réaction

Nous devons nous mettre à la place de ceux que nous essayons de prêcher pour les comprendre et essayer de leur parler de la meilleure manière …

Nous devons divorcer avec tout type de sources de fitna

Nous devons avoir un respect sans limite pour les créatures d’ALLAH.

Nous devons recommander le bien sous toutes ses formes et interdire le mal sous toutes ses formes.

Nous devons chercher la sagesse quelle que soit son origine

Nous devons montrer à l’humanité que nous sommes dans un bonheur sans limite puisque nous sommes soumis à ALLAH chaque instant de notre vie.

Nous devons rappeler au monde que quand la créature pense pouvoir vivre sans son créateur, elle va droit vers les dérives et les malheurs sans fins …

Nous devons divorcer avec toute forme de xénophobie.

Nous devons divorcer définitivement avec toute forme d’injustice

Nous devons saluer toute forme de justice quelle que soit son origine et sa différence …

Nous devons divorcer définitivement avec tout type de futilités

Nous devons combattre doucement et intelligemment toute forme d’injustice et plus particulièrement celles qui ont comme origine une mauvaise compréhension de l’Islam et de sa globalité …


En essayant au maximum de suivre ces principes, j’ai élaboré des interventions de vidéo que je vous demande de m’aider à transmettre (voir vidéos jointes).

Il parait, selon des remarques que j’ai reçues de différentes personnes, que mes rappels servent à des typologies de personnes très différentes, par la grâce d’ALLAH …  

Merci alors de partager pour que vos frères et sœurs en bénéficient. Le partage vous demandera quelques minutes au grand maximum …

Il parait que les rappels touchent les cœurs de gens de toutes origines, de niveau, de race, d’âge, de niveau intellectuel, de pays, de niveau de cheminement, de niveau culturel, de religion, de niveau de foi, de niveau de préjugés, de niveau de haine …

Aucun étonnement ni surprise si les rappels d’ALLAH touchent les cœurs car c’est la promesse d’ALLAH.

Allah dit : « Rappelle car le rappel profite aux croyants ».*
Et Il dit aussi « C’est par l’évocation d’ALLAH que les cœurs s’apaisent ».**

 

* Sourate 51 v55

** Sourate 13 v28

 

Et sachez que je n’ai aucun mérite dans cette histoire car c’est la promesse d’ALLAH d’apaiser les cœurs par le rappel d’ALLAH.


Notre bien aimé Salla Allaho alaihi wa Sallam a dit :


« Soyez doux, évitez d'être durs, Réjouissez (les gens) en leur annonçant de bonnes nouvelles, et ne les faites pas fuir (en leur disant des choses repoussantes) »

- Rapporté par Al-Bokhari et Muslim -


 

C’est le principe des rappels que j’essaye de faire par la grâce d’ALLAH.

Parfois le « ton » semble être dur, rigoureux et intransigeant : sachez que c’est toujours en adéquation et en comptabilité avec le sujet que je traite (croyez moi que le « ton » ne peut pas être le même si je traite un rappel sur « la tendresse dans le couple » et « l’orgueil ») …

Sachez que je suis toujours dans un bonheur sans fin quelque soit ma condition personnelle et quelque soit le sujet que je traite (Alhamdo Lillah à l’infini) …

Vous pouvez consulter mes rappels directement sur Youtube (l’oasis de l’excellence) » :
http://www.youtube.com/user/Loasisdelexcellence 

N’hésitez pas à vous abonner (c’est gratuit) et ça peut par la grâce de DIEU vous apporter/rapporter des choses qui ont une valeur inestimable : invitation à la sagesse, invitation à l’auto critique, invitation à la remise en cause, cheminement vers DIEU, rappels, sérénité, stabilité, apaisement, réconfort, prise de recul, échange d’expériences de vie …

Je compte aussi sur vous pour évaluer mes vidéos et de donner vos avis avec les étoiles (ce qui est excellent pour le référencement « Youtube » et « Google » ) …

N’hésitez pas de les partager avec vos connaissances car ça peut toujours servir à nos frères et sœurs partout dans le monde …

Je compte sur vous pour poster mes articles et vidéos sur des forums ; les autres pages Facebook et sur les groupes …

N’hésitez pas à me soumettre des sujets qui vous tiennent à cœur et je ferai mon maximum pour les traiter dans mes articles et mes interventions vidéo.

N’hésitez pas à invitez vos contacts à être « ami » avec la page Facebook « l’oasis de l’excellence » :

http://www.facebook.com/group.php?v=wall&gid=235148724993#/profile.php?ref=profile&id=100000308205603 


Sachez que chaque réussite dans mes petites interventions sur la page « l’oasis de l’excellence » ou sur Youtube est par la grâce d’ALLAH

Sachez aussi que chaque défaut, faille, dérive est de moi et de Chaytane (Satan) et je demande à ALLAH de me pardonner …

Vos remarques, suggestions et critiques sont/seront les bienvenues.


Votre frère en ALLAH,

Abou Oumama


Ci-joint la liste de mes interventions vidéo :

- Facebook et moi : http://www.youtube.com/watch?v=NBD5rW6HPDU

- Le prophète Mohammad le loué : http://www.youtube.com/watch?v=wzY8CTa_55E

- Si Dieu existe, il n y aurait pas tant de misères dans le monde : http://www.youtube.com/watch?v=dBSD87Zpo-U

- Les pseudos « Salafi, Soufi, Chiites… » : http://www.youtube.com/watch?v=mZkuWY_24SA

- Les sondages des carnages : http://www.youtube.com/watch?v=JLH7xb_sz_o

- Les feux de l'amour : http://www.youtube.com/watch?v=5Uc-XcZKOIs

- Les ravages de la médisance : http://www.youtube.com/watch?v=ybwjTE7_7UU

- La souffrance d'une chaussure : http://www.youtube.com/watch?v=T7GuvwgtF2M

- Rendez vous en boite de nuit : http://www.youtube.com/watch?v=N1PLhtQeRkg

- Réponse à « J'ai la haine contre ALLAH » : http://www.youtube.com/watch?v=RFEAeqawF3o

- Hors la loi pour un morceau de tissu : http://www.youtube.com/watch?v=VRQBG1KGj00

- Enculé, tu n'aimes pas les non musulmans : http://www.youtube.com/watch?v=7WxrhyY2J70

- Le lion s'est suicidé suite à... : http://www.youtube.com/watch?v=U9Vhsy7KK60

- Les métastases de l'identité nationale... : http://www.youtube.com/watch?v=IO_fC5x7ClE

- Papa Noel, tu as pris l'âme de... : http://www.youtube.com/watch?v=WdLFqL_f19k

- Fonce avec les gnous : http://www.youtube.com/watch?v=bgtAoDFMQUs


- A toi l'orgueilleux (se) : http://www.youtube.com/watch?v=dE6No9_4iSE

- Prenez exemple sur ce jeune : http://www.youtube.com/watch?v=4pvnscah63I

- La toilette du mort : http://www.youtube.com/watch?v=oAbB5FeUmCU

- Honte à la Oumma de Papa Noel : http://www.youtube.com/watch?v=goOCMnCqB1U

- Avant de fumer la première cigarette : http://www.youtube.com/watch?v=rXTEABzdYP8

- J'apprends à mes enfants l'excellence : http://www.youtube.com/watch?v=hY6rOQbtF-o

- J'apprends à mes enfants les bons comportements : http://www.youtube.com/watch?v=c3KnfV-U22o

- J'apprends à mes enfants la vie des prophètes : http://www.youtube.com/watch?v=BlQw0UP0ejM

- J'apprends l'arabe à mes enfants : http://www.youtube.com/watch?v=enHNQtWIfYY

- Mon pays qui m'aime m'a imposé la Burka : http://www.youtube.com/watch?v=4sCTOtTYq3k

- La chèvre de Monsieur Seguin : http://www.youtube.com/watch?v=bSMYOFF1vM8

- L'argent n'a pas de religion : http://www.youtube.com/watch?v=MWbmsj1B-HU

- Mon père que j'aime m'a imposé le Hijab : http://www.youtube.com/watch?v=z_wBjZ4451E

- Le cœur a ses raisons que la raison connait bien : http://www.youtube.com/watch?v=ilQVWwWtETk

- Voila ce dont tu t'écartais : http://www.youtube.com/watch?v=Eito8fQaEGA

- La génération du numérique : http://www.youtube.com/watch?v=MtxgcfWlD6o

- Avant de te suicider : http://www.youtube.com/watch?v=AnZXbk4b7RE

- J'aime les pays non musulmans : http://www.youtube.com/watch?v=Qb5o2g1jy6w

- Cheikh Yassine et cheikh Ibn Taymiya : http://www.youtube.com/watch?v=2lTph_V6a_E

- Les musulmans ne veulent plus entendre parler d'Islam : http://www.youtube.com/watch?v=0JtISZFVNws

- La répudiation : http://www.youtube.com/watch?v=EC8JXUdY78o

- Je ne suis plus musulman(e) : http://www.youtube.com/watch?v=LMteKACmTM8

- Les couples mixtes : http://www.youtube.com/watch?v=MeXutd_YAaI

- Tu es un espion au service du Mossad Israélien : http://www.youtube.com/watch?v=02BpdiSdoFY

- A toi l'Antisioniste : http://www.youtube.com/watch?v=iQXyWfZW24Y

- L'Islam est la religion de l'ignorance : http://www.youtube.com/watch?v=kB2heyYKMhs

- Les Islamistes : http://www.youtube.com/watch?v=9eNmXeCO74g

- Je veux me convertir mais : http://www.youtube.com/watch?v=Ojo2WML5WF4

- L'éducation des enfants : http://www.youtube.com/watch?v=kvdWbbec1cQ

- Arrêter de me droguer (en arabe) : http://www.youtube.com/watch?v=hbYHzBwFJD0

- Egorge ton fils : http://www.youtube.com/watch?v=0uqmDtbVIy8

- Tariq Ramadan est un : http://www.youtube.com/watch?v=OJDcsxKVul8

- La tendresse dans le couple : http://www.youtube.com/watch?v=dzlRbMHrj-U

- Elle ma toujours détesté depuis que nous étions petite : http://www.youtube.com/watch?v=KbwPcqqdshI

- Je ne veux pas mourir avant le match... : http://www.youtube.com/watch?v=fD-h4MpYlLs

- Toi et la mort... : http://www.youtube.com/watch?v=aI5jmTTU5Uw

- Une des preuves de l'existence de DIEU : http://www.youtube.com/watch?v=Mzl1VyRgw44

- Je ne connais rien de l’Islam… : http://www.youtube.com/watch?v=Hz03ZRauvD8

- J’aime un homme plus que DIEU (1)… : http://www.youtube.com/watch?v=wHrrxXyHaAs

- J’aime un homme plus que DIEU (2)… : http://www.youtube.com/watch?v=aNbF8crN6AM

- Je veux faire le Jihad... : http://www.youtube.com/watch?v=NGXRhkb6x-s

- Je veux faire le repentir mais les filles ... : http://www.youtube.com/watch?v=IhRYC1Cri3Q

- Il me demande de ne pas exposer ma beauté : http://www.youtube.com/watch?v=wVQSvNzjO84

- Je n'aime pas les handicapés (méditation profonde) : http://www.youtube.com/watch?v=TcEIxy3rsOw

- Je veux me protéger du mauvais œil et da la sorcellerie : http://www.youtube.com/watch?v=E4t9gxVGBlE

- Finalement tu n'étais pas vierge (1) : http://www.youtube.com/watch?v=9FH10y_iOPg

- Finalement tu n'étais pas vierge (2) : analyse des pas du Chaytane
http://www.youtube.com/watch?v=XoUjTfeClhg

- Un adorateur qui a fini en enfer piégé par les pièges de Chaytane : http://www.youtube.com/watch?v=udrGH4aKNW4

- J’ai forniqué ... : http://www.youtube.com/watch?v=dt3lH2MPupQ

- Mon mari m'a lancé un ultimatum : http://www.youtube.com/watch?v=VLe4dJPZfS0

- J'aide Satan et les égarés en colportant des sites : http://www.youtube.com/watch?v=yl5E0a5q-5c

- Ma mère a voulu me tuer... : http://www.youtube.com/watch?v=1G0TEV5CDEI

- Il s'est suicidé et il a payé de sa vie… : http://www.youtube.com/watch?v=emihs4CCNlQ

- Ma mère ma tué depuis ma naissance : http://www.youtube.com/watch?v=7CrCtoiFQXU

- La satisfaction par rapport au destin : http://www.youtube.com/watch?v=8n-vivDxtuo

- L’homme à la bicyclette : http://www.youtube.com/watch?v=S101xchmVys

- Julien : une vie entière a cheminer vers DIEU : http://www.youtube.com/watch?v=yJTEMTctCoI

- Je me suis tué Mon fils aveugle ma sauvé : http://www.youtube.com/watch?v=byEiv8Qe-Tk

- J’ai embrassé L’Islam grâce à un alcoolique : http://www.youtube.com/watch?v=1aJMvWZZ0nU

- Histoires de convertis : http://www.youtube.com/watch?v=WGxsPMGUGDc

- Naissance de ma fille que DIEU : http://www.youtube.com/watch?v=hwSFCQZnAW4

أبكى أمه وأغضبها وياويله إن لم يتب ويرضها : http://www.youtube.com/watch?v=BiyhqdOXVZg

- Mauvais comportement avec sa propre mère : http://www.youtube.com/watch?v=eylMsL3GuzU





Série sur le mariage :

Mariage 1 : http://www.youtube.com/watch?v=DprwlQYXxI0

Mariage 2 : http://www.youtube.com/watch?v=ce_CvaRWcJY

Mariage 3 : http://www.youtube.com/watch?v=1eBAWumD63k

Mariage 4 : http://www.youtube.com/watch?v=x_3iO7IV9_E

Mariage 5 : http://www.youtube.com/watch?v=TDWYFF_WJmA

Mariage 6 : http://www.youtube.com/watch?v=LnNGTXeJRCo



Série sur la paix avec Allah :

- La paix avec Allah 1 : http://www.youtube.com/watch?v=vHZnQMYXhEM

- La paix avec Allah 2 : http://www.youtube.com/watch?v=6C7x1yXUP-o

- La paix avec Allah 3 : http://www.youtube.com/watch?v=8OlkvLrUT4k

- La paix avec Allah 4 : http://www.youtube.com/watch?v=wrdIo17XXnQ

الصلح مع الله قبل أن يدركنا هادم الذات : http://www.youtube.com/watch?v=RSvHCfTsZCc



Je termine par une sourate et un Hadith :

Allah sobhanaho wa taala dit dans la sourate de « Le temps (Al-Asr) » :

« 1. Par le Temps !
2. L'homme est certes, en perdition,
3. Sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, s'enjoignent mutuellement la vérité et s'enjoignent mutuellement l'endurance. »


 

L'imam Shaféi, paix sur lui, dit « Si Allah n’avait fait descendre sur ses créatures que cette sourate, elle leur aurait été suffisante ».

Notre bien aimé Mohammad Salla Allaho Alaihi wa Sallam a dit que celui qui montre le bien est comme celui qui le fait :

 

Selon ‘Oqba Al Ansari (radia Allah anhu), le Messager de Dieu (sall Allah wa alaihi wa salam) a dit :

 

« Celui qui montre la voie d’une bonne action a l’égal du salaire de tous ceux qui la suivent. »

- Rapporté par Muslim -


Qu’ALLAH nous donne la sincérité des cœurs et des actes …
Qu’ALLAH nous guide.
Qu’ALLAH guide par nous.

Que la paix de DIEU et ses salutations soient sur notre bien aimé Mohammad.


Amine !


Nouvelles vidéos :

 

[Update 30.01.10 ]

 

- Ma main de Fatma me protège : http://www.youtube.com/watch?v=KhOoXVI_nDg

- Qu'ALLAH te guide : http://www.youtube.com/watch?v=gI4daNW9KCg

- L'arabe est la langue de : http://www.youtube.com/watch?v=XaZMElLGfO8

- La femme en Islam : http://www.youtube.com/watch?v=K8AU0ZumYb4

- Méditez sur cette remarque d'une Américaine : http://www.youtube.com/watch?v=duoABMvvVHc

- Oasis et excellence...SOS : http://www.youtube.com/watch?v=ziw3WHOgFJw

- Ta maison au paradis : http://www.youtube.com/watch?v=2oOvUfZNHXY

- Apprenons de et avec Laurent : http://www.youtube.com/watch?v=QW3cwgW-5Ws

- La prière : http://www.youtube.com/watch?v=vjKeC0w7rkg

- Ils ont essayé de combattre l'Islam : http://www.youtube.com/watch?v=i50Oe-u7ork

- Mon père n'a de L'Islam que le nom : http://www.youtube.com/watch?v=eOYW4FK63Fk

- L'intégration de la désintégration : http://www.youtube.com/watch?v=5CmREd_iGdA

- Mes proches me boudent parce que je suis Musulman : http://www.youtube.com/watch?v=jTemBIEzdGI

- Jésus nous demande de … : http://www.youtube.com/watch?v=zxVQiiK2lzw

- L'Islam est Paix : http://www.youtube.com/watch?v=rOTgYsBcSOA

- Le salut de l'humanité : http://www.youtube.com/watch?v=md3axtaAu40

- Formater les cerveaux et les cœurs : http://www.youtube.com/watch?v=3vADCTuiIS4

- L'Islam a failli disparaitre a jamais : http://www.youtube.com/watch?v=SUxx15d2seI

- Mise en garde... Les Tablighs... : http://www.youtube.com/watch?v=znYTCKkh-v8

- Il est mort sur elle : http://www.youtube.com/watch?v=Q2BsWrftJHQ

- J'aime les innovations ???!!! : http://www.youtube.com/watch?v=J7BX8zgok78

- Père, j'ai besoin de ton amour : http://www.youtube.com/watch?v=uVmj5TLDftU

- Les musulmans sont un danger public : http://www.youtube.com/watch?v=L1ujeXSLBSo

- Musulmans, Dégagez... : http://www.youtube.com/watch?v=_LluqGpARaA

- Se flageller pour le petit fils du prophète : http://www.youtube.com/watch?v=FXjc4I_YRYM

- Mahomet a inventé le coran : http://www.youtube.com/watch?v=qeQ9iCMInGE

- D'un musulman... à sa mère non musulmane... : http://www.youtube.com/watch?v=aD4ZNwoOVM0

 

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Published by Génération M - dans Conscience islamique
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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 03:19

Chaque année nous fêtons Noël, mais que fêtons-nous au juste ? Certes, le 25 décembre est supposé être le jour de la naissance du Christ, nous disons supposée car aucun évangile ne fait mention de cette date Mais alors pourquoi le 25 décembre ?

pere noel-copie-1 

Douter du 25 décembre comme étant le jour de naissance de Jésus est loin d’être une offense au Christianisme, car même dans le monde chrétien, on sait que cette date (symbolique) a été choisie par une espèce de convention. Sous l’expression « une espèce de convention » (expression fataliste) se cache bien entendu une ignorance totale de pourquoi cette date a été choisie. En fait cette date (le solstice d’hiver), et les rites qui l’accompagnent, existe depuis des milliers d’années …

 

 

Noël, une fête païenne ? 

Il n'y a pas de certitude quant au jour exact de la naissance de Jésus, mais en 306 après Jésus-Christ, le pape Jules Ier choisit officiellement le 25 décembre comme fête de la Nativité, neuf mois après la fête de l'Annonciation*, pour rappeler la célébration des Saturnales.

 

* L’Annonciation est l'annonce faite à la Vierge Marie de sa maternité divine par l'archange Gabriel. Cet événement biblique est célébré par les catholiques et les orthodoxes.

 

Dans la Rome Antique, les Saturnales symbolisaient les cérémonies au cours desquelles on offrait au Dieu Saturne des sacrifices. Les festivités duraient sept jours pendant le solstice d'hiver et étaient l'occasion de multiples réjouissances. Les esclaves étaient libérés de leur servitude le temps de la fête et échangeaient leur rôle avec leur maître, les maisons étaient nettoyées et purifiées et leurs habitants les décoraient de houx et de branches de sapins, le seul arbre encore vert à cette époque. Une journée entière était en plus consacrée aux enfants.

saturnales.jpg


Les rites païens sont ainsi incorporés aux rites chrétiens plutôt que d'être combattus de front. C'est pourquoi la fête de Noël n'est pas exactement le jour d'anniversaire de Jésus, mais la célébration de sa venue sur Terre, les termes « noio » et « hel » signifiant « renaissance du soleil » en celte.

 

Il semble qu'en Occident la fête liturgique de Noël apparaisse en 340 avec les premières représentations de la crèche, pour se généraliser à partir du Vème siècle.

Quant à l’arbre de noël, c'est en 1521 qu’on en fait mention pour la première fois en Alsace. Il sert à décorer la maison et à regrouper les cadeaux. Les roses, les pommes et les friandises étaient les décorations habituelles du sapin, les pommes rouges faisant référence à l'histoire d'Adam et Eve.


Source : l’Internaute.com qui résume ce qu’on peut retrouver sur Internet sur le sujet

 

 

Et alors ? Est-ce grave ? 

Est-ce grave de mélanger une fête religieuse avec des rites païens ? La question peut faire avaler de travers un fervent croyant, mais ce n’est pas le sujet que j’ai envie de développer dans ce présent article ; ça pourrait effectivement être pris comme une « attaque » au Christianisme – bien que dans la chrétienté, on est divisé sur certaines questions – et je n’ai pas envie que cela soit interprété de la sorte. Ca ne serait profitable à personne. 

Par contre, d’un point de vue socioculturel (et éducatif), j’estime que je peux me permettre de donner un avis qui me semble pertinent.

 

Parlons du Père-Noël :

Le Père Noël est un personnage légendaire lié à la fête de Noël. Bien que la tradition du Père Noël ait des origines en Europe du Nord, il est popularisé aux États-Unis au XIXe siècle.

 

Le terme « Père Noël » apparaît plus tardivement en France, au début du XXe siècle.

 

Qu'il soit appelé Father Christmas ou Santa Claus en anglais, Weihnachtsmann en allemand, ou Père Noël, sa fonction principale est de distribuer des cadeaux aux enfants dans les maisons pendant la nuit de Noël qui a lieu chaque année du 24 au 25 décembre. (Lire plus de détail sur wikipedia)


santa_claus_cocacola.jpg 

 

Tu crois au Père-Noël ? 

Evidemment que pour un enfant, Noël c’est magnifique ! Le Père-Noël sur son traineau qui parcoure le monde en une nuit pour apporter des cadeaux aux enfants du monde. Et quel bonheur pour les parents de voir ces visages s’illuminer (sur le compte banque ça clignote rouge, mais ça c’est une autre histoire ; quand on aime on ne compte pas). Une histoire magnifique qui, évidemment personne n’en disconviendra, apporte du bonheur et de l’émerveillement dans un monde parfois cruel. 

Par contre, il y a un bémol : le fait de mélanger ces mythes païens avec des choses qui relèvent vraiment du Sacré pose problème si on prend les faits sous un angle bien précis. A un certain âge, les enfants ne croiront plus au Père-Noël, tout ça la faute d’un grand-frère qui aura grandi trop vite et qui aura vendu la mèche dans la cour de récré. Trop tard le mal est fait ! 

On peut certes imaginer la déception parmi les plus candides – nous sommes à peu près tous passé par là – mais derrière la déception se cache un fait : « mes parents m’ont menti ! » Certes ce ne sera pas la première fois, ils ont déjà fait le coup avec la petite souris, mais là il y a un hic : « et le petit Jésus » ? 

Lorsque l’on dessine un tableau et qu’on explique que « tout ça est faux » (enfin pas tout … une partie … enfin c’est pas important …), en fait c’est très important ! Aujourd’hui le Christianisme a perdu une grosse partie de son sens cultuel, d’ailleurs Noël est effectivement devenu un événement culturel, plus qu’une fête religieuse – c’est pourquoi je trouve les extrémistes laïcards tellement pathétiques lorsqu’ils veulent faire interdire les sapins dans les écoles, ça a encore moins de sens – si on suit leur logique de neutralité – que l’interdiction du voile lorsqu’il est considéré comme un « symbole religieux » (bien qu’il s’agisse d’un vêtement qui n’a pas choqué les générations précédentes, même dans la chrétienté). 

Il n’y a absolument aucun (ou alors très très peu) symbole religieux dans Noël tel qu’on le connait aujourd’hui, et plus particulièrement dans un sapin illuminé avec des guirlandes. Autrement c’eut été de notoriété publique qu’on lise quelques cantiques dans les chaumières le soir de Noël, ce qui ne semble pas être le cas dans la famille « laïque » traditionnelle qui célèbre le dîner de Noël chaque année.

 

C’est donc un fait : à travers Noël, une grosse partie du Christianisme est désacralisée.

 

Une grosse partie car Noël c’est l’image même de Jésus qui est écornée au milieu d’un tableau issu du paganisme. 

Certes, j’accepte d’entendre les « vrais Chrétiens » rétorquer que ce n’est pas vrai, que le Christianisme est bien vivant (je laisse à chacun son appréciation et son échelle de ce qu’il appelle « vivant »), ce n’est pas le problème. Mais à côté d’un Père-Noël qui n’existe pas (au fait qui a inventé le concept oxymorique de pieux mensonge ?) se cache un Jésus qui pourrait très bien ne pas exister non plus. Après tout, « les grands » disent tellement de bêtises que ce Dieu Tout Puissant (ou ce fils de Dieu selon ce que disent les Chrétiens) pourrait aussi être une de ces nombreuses « supercherie ». 

Vous savez un gosse n’est pas si bête que ça : il vous pardonnera certes vos histoires de petites souris, mais tenter de lui apprendre a toujours dire la vérité s’avérera ensuite aussi compliqué que les « chocs » (entendez les déceptions) qu’il a du encaisser de tous ces « pieux mensonges ». Quand on commence à expliquer quels sont les mensonges graves, et les mensonges pas graves, c’est déjà un peu le début de la fin. 

L’âge adulte le confirme : cette société « sous couvert de religieux » (c’est cela qui est subtil en fait) nous forme de bons laïques, voire des laïques-athées. J’insiste pour ne pas tomber une deuxième fois dans la supercherie – l’âge de la raison atteint – de croire qu’on puisse être catholique-laïque, musulman-laïque, ou juif-laïque (bien que le sens ethnique de Juif existe). Et cela n’a rien à voir avec une société laïque (très différent d’une société qui impose un espèce de laïcisme dogmatique) où les gens sont libres de croire ou de ne pas croire, libres de choisir leur religion, et de la pratiquer bien entendu – dans un cadre laïque, ce qui n’est pas (sensé être) un problème non plus.

 

Mais lorsque l’on veut imposer l’adjectif « laïque » pour le rattacher à la religion, on veut – quoiqu’en pense les laïcards – annihiler toute (ou une partie de) la substance, de la dimension Sacrée de la religion !

 

Un peu comme imposer « Santa Claus » et le mythe de Noël à Jésus (que la paix l’accompagne, ce serviteur de Dieu est bien au dessus de ce que « certains » ont voulu donner de lui comme image).

 

 

Jésus : de la divinité à la désacralisation 

En faisant quelques recherches, je suis tombé sur des coïncidences très troublantes : c’est en 306 que le pape Jules Ier choisit officiellement le 25 décembre comme fête de la Nativité, soit la même année où Constantin 1er est proclamé empereur.

 

C’est également sous Constantin Ier  que s’est tenu le concile de Nicée où fut « voté » (ou proclamé ?)  la divinité de Jésus.

 

L'empereur romain Constantin 1er (adorateur du soleil, sol invictus) convoque le concile. Il vient en effet de réunir l'Empire romain après avoir vaincu Licinius à Andrinople, en septembre 325. Se rendant en Orient, il constate vite le très grand nombre des dissensions entre ceux qui croient en la doctrine de Jésus et ceux de la doctrine de Paul* au sein du christianisme. Afin de rétablir la paix religieuse et de construire l'unité de l'Église, et sans doute aussi de parvenir à ses fins politiquement, il décide de réunir un concile. Celui-ci réunit des représentants de presque toutes les tendances du christianisme, peu après la fin des persécutions (celles lancées par Dioclétien durent jusqu’en 313, et certains évêques portent encore les traces des tortures infligées à cette occasion).

* Paul peut légitimement être considéré comme le fondateur du Christianisme avec (entre autre) sa doctrine « car le Christ est la fin de la Loi » (Romains 10 :4).

 

Après plusieurs mois au cours desquels les évêques ne parvinrent pas à se mettre d'accord sur un texte décidant de la nature de la relation du Christ au Père, l'empereur menace les quatorze récalcitrants. Trois restent fidèles à leurs conceptions, dont Arius, et sont excommuniés. (Lire davantage à propos du Concile de Nicée sur Wikipédia). 

Pour résumer les positions de Jésus à ce sujet, il est bon de noter que le Christ n’a jamais dit – et encore moins enseigné – être le fils (engendré) de Dieu.

 

« Jésus lui dit : "Ne me touche point ; car je ne suis pas encore monté vers mon père ; mais va vers mes frères, et dis leur que je monte vers mon père et votre père, et vers mon Dieu et votre Dieu" »

- Jean (20:17) -

 


Jésus ne se distingue pas des autres ; il dit qu'il est le fils de Dieu, adorateur de Dieu, au même titre, et dans les mêmes conditions, que ses disciples, que tous les autres hommes ; cet aveu solennel, fait dans ses derniers moments, confirme ce que Dieu dit de lui dans le Coran : « Je ne leur ai dit que ce que tu m'avais ordonné de leur dire : Adorez Dieu, qui est mon Dieu et le vôtre ».

 

« Je m'en vais à mon père, car mon père est plus grand que moi. »

- Jean (14:28) -

 

Autre aveu de l'humanité de Jésus, car Dieu n'a rien au dessus de lui. Et c’est cela qui a été enseigné par tous les prophètes bibliques, confirmé par le Coran. En vérité la seule différence qu’il y a entre le Coran (à propos de Jésus) et le dogme chrétien, c’est tout simplement ce qui a découlé du concile de Nicée en 326 après Jésus-Christ !

 

« ô gens du Livre (Chrétiens), n'exagérez pas dans votre religion, et ne dites d'Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dites pas “Trois”. Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Allah n'est qu'un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C'est à Lui qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit comme protecteur. »

[Sourate 4 v171. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]

 


Pour le croyant qui se reconnait en Jésus (pas en Paul ni en Constantin), il est très émouvant de lire cette parole attribuée à Jésus, qui ressemble à témoignage posthume :

 

« Celui qui ne m'aime pas, ne garde point mes paroles ; et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du père qui m'a envoyé. »

- Jean (14:24) -

 


Et quand Paul dit que Jésus c’est la fin de la loi (Romains 10:4), Jésus répond :

 

« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux »

- Mathieu (5:17-19) -

 

Certes, Paul dit que le Christ est la fin de Loi avec la rédemption ; le Christ est supposé être mort sur la croix pour laver les péchés de l’humanité (le fameux mythe du « péché originel »). Donc, selon la logique de Paul la Loi devient caduque puisqu’on devient blanc comme neige par le baptême et la foi en Jésus … mais cela, c'est la doctrine de Paul ! Car le Christ n’a JAMAIS parlé d’un quelconque péché originel.

 

Au contraire, il est écrit dans l’Ancien Testament :

 

« L'âme qui pèche, c'est celle qui mourra. Le fils ne portera pas l'iniquité de son père, et le père ne portera pas l'iniquité de son fils. La justice du juste sera sur lui, et la méchanceté du méchant sera sur lui. »

- Ezechiel (18:20) -

 

En même temps quelle injustice d’attribuer un péché à un bébé qui vient de naître. Ces contradictions là devront être assumées par leurs auteurs, où ceux qui se revendiquent de cette croyance. Personnellement je trouve ça tellement injuste que je m’accroche à la parole attribuée au Christ (pas à celle de Paul). 

Le but n’est pas de polémiquer, car je comprends très bien qu’un Chrétien peut se sentir outré de lire des choses pouvant mettre sa foi à l’épreuve. Je comprends aussi qu’un texte peut avoir « plusieurs lectures » ; et même lorsque le texte est clair on peut, toujours vouloir le lire de manière différente (cela peut demander un esprit partisan aussi). 

Comme pour prouver que la vérité n’a pas à avoir peur de la confrontation, lorsque je débats avec des Chrétiens (évangélistes, ça veut dire qui connaissent un minimum la Bible), et je vous promets que c’est vrai,  je n’ai pas peur de leur dire : « Je m’engage à me faire baptiser dès maintenant si vous me trouvez un passage – un seul passage – où Jésus dit clairement (Jésus, pas Paul) : "Je suis Dieu (ou fils de Dieu), adorez-moi ». 

Lorsque je raconte cela à des amis musulmans, ils me disent : « Mais enfin ! Tu sais que certains érudits ou théologiens peuvent être très habiles pour te trouver un passage pouvant aller en ce sens ! ». Je réponds qu’il n’y a aucun risque, la réponse que j’obtiens des plus érudits avec qui j’ai eu l’opportunité de débattre est la suivante : « effectivement, ce passage n’y est pas ». C’est terrible car il s’agit de la pierre angulaire, le fondement du dogme Chrétien ! 

Comment est-ce possible qu’il y ait autant d’incohérences entre le message du Christ et celui du Vatican ? La raison est très simple : 

 

Vous ne pouvez pas trouver dans la Bible, des choses qui ont été DECIDEES trois siècles après Jésus-Christ. C’est une évidence qui peut choquer le Chrétien croyant. Mais en l’absence d’une quelconque charge émotionnelle c’est très logique, et très facile à comprendre.

 

Jésus, les rites païens, le Dieu-fait-homme, le Père-Noël, … tout ça est la logique même d’une religion JUDEO-ROMAINE : du Juif Paul ancien persécuteur du Christ aux romains qui ont organisé sa crucifixion (avec les Rabbins). 

Certes, on peut dire également que les ennemis de Mohammed (paix et bénédiction sur lui) ont embrassé l’Islam après avoir persécutés les musulmans. Oui mais, ces derniers se sont convertis DU VIVANT du prophète (paix et bénédiction sur lui), sans contrainte, et sans avoir « négocié » quoi que ce soit par rapport au dogme ! Ce fut une victoire éclatante, la victoire de la Parole de Dieu sur ceux qui ont voulu altérer le message de Jésus (que la paix l'accompagne).

 

« ô gens du Livre ! Notre Messager (Muhammad) est venu pour vous éclairer après une interruption des messagers afin que vous ne disiez pas : “Il ne nous est venu ni annonciateur ni avertisseur”. Voilà, certes, que vous est venu un annonciateur et un avertisseur. Et Allah est Omnipotent. »

[Sourate 5 v19. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]

 

« Dites : “Nous croyons en Allah et en ce qu'on nous a révélé, et en ce qu'on n'a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les Tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été donné aux prophètes, venant de leur Seigneur : nous ne faisons aucune distinction entre eux. Et à Lui nous sommes Soumis”. »

[Sourate 2 v136. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]

 

S’ils (le prophète et ses compagnons) avaient été défaits (ce qui fut le cas de Jésus, bien que les musulmans nuancent cela et croient en son retour sur Terre), on peut imaginer que les Juifs et les idolâtres de la Mecque se seraient alliés pour ensuite créer une religion, en se mettant d’accord sur un dogme servant les divers intérêts de ceux qui détiennent le pouvoir. C’est bien ce qui est arrivé au Christianisme, à partir de l’Empereur Constantin. 

Et comme pour corroborer le tout, voici une proposition révélée à Mohammed (paix et bénédiction sur lui), une proposition qui renverrait l’ascenseur aux impérialistes qui – de César à Obama – n’ont qu’une chose en tête : l’intérêt de l’Empire, certainement pas celui des peuples. Quant à leur salut, il aurait fallu que les impérialistes soient croyants (ce qui n’est pas le cas de ceux qui tuent des innocents, nous en conviendrons) pour s’en soucier. 

La proposition, la voici :

 

« Dis : “ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n'adorions qu'Allah, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d'Allah”. Puis, s'ils tournent le dos, dites : “Soyez témoins que nous, nous sommes soumis”. »

[Sourate 3 v64. Traduction relative et rapprochée du sens du verset]

 

Ceux qui « tournent le dos » doivent bien entendu être respectés. Ils sont libres de choisir leur religion, ou libre de ne pas croire. Comme ils sont également libres de faire confiance aux impérialistes dans leurs discours promettant le bonheur pour tous.  

Comme dirait l’autre : « le diable porte un masque ! »

 

 

L’histoire de Jésus


 

 

 

 Le dieu Soleil (et le 25 décembre)


 

 


Bonus : Jésus et sa mère (sur eux la paix) dans le Coran

 

Sourate 3 : la famille d'Imran 

 

42. (Rappelle-toi) quand les Anges dirent : “ô Marie, certes Allah t'a élue au-dessus des femmes des mondes.

 

43. “ô Marie, obéis à Ton Seigneur, prosterne-toi, et incline-toi avec ceux qui s'inclinent”.

 

44. - Ce sont là des nouvelles de l'Inconnaissable que Nous te révélons. Car tu n'étais pas là lorsqu'ils jetaient leurs calames pour décider qui se chargerait de Marie ! Tu n'étais pas là non plus lorsqu'ils se disputaient.

 

45. (Rappelle-toi,) quand les Anges dirent : "Ô Marie, voilà qu'Allah t'annonce une parole de Sa part : son nom sera “al-Masih” “Aissa” (Jésus), fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah”.

 

46. Il parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr et il sera du nombre des gens de bien”.

 

47. - Elle dit : “Seigneur ! Comment aurais-je un enfant, alors qu'aucun homme ne m'a touchée ? ” - “C'est ainsi ! ” dit-Il. Allah crée ce qu'Il veut. Quand Il décide d'une chose, Il lui dit seulement : “Sois”; et elle est aussitôt.

 

48. “Et (Allah) lui enseignera l'écriture, la sagesse, la Thora et l'évangile,

 

49. et Il sera le messager aux enfants d'Israël, [et leur dira]: “En vérité, je viens à vous avec un signe de la part de votre Seigneur. Pour vous, je forme de la glaise comme la figure d'un oiseau, puis je souffle dedans : et, par la permission d'Allah, cela devient un oiseau. Et je guéris l'aveugle-né et le lépreux, et je ressuscite les morts, par la permission d'Allah. Et je vous apprends ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons. Voilà bien là un signe, pour vous, si vous êtes croyants !

 

50. Et je confirme ce qu'il y a dans la Thora révélée avant moi, et je vous rends licite une partie de ce qui était interdit. Et j'ai certes apporté un signe de votre Seigneur. Craignez Allah donc, et obéissez-moi.

 

51. Allah est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le donc : voilà le chemin droit.”

 

52. Puis, quand Jésus ressentit de l'incrédulité de leur part, il dit : “Qui sont mes alliés dans la voie d'Allah ? ” Les apôtres dirent : “Nous sommes les alliés d'Allah. Nous croyons en Allah. Et sois témoin que nous Lui sommes soumis.

 

53. Seigneur ! Nous avons cru à ce que Tu as fait descendre et suivi le messager. Inscris-nous donc parmi ceux qui témoignent”.

 

54. Et ils [les autres] se mirent à comploter. Allah a fait échouer leur complot. Et c'est Allah qui sait le mieux leur machination !

 

55. (Rappelle-toi) quand Allah dit : "Ô Jésus, certes, Je vais mettre fin à ta vie terrestre t'élever vers Moi, te débarrasser de ceux qui n'ont pas cru et mettre jusqu'au Jour de la Résurrection, ceux qui te suivent au-dessus de ceux qui ne croient pas. Puis, c'est vers Moi que sera votre retour, et Je jugerai, entre vous, ce sur quoi vous vous opposiez.

 

56. Quant à ceux qui n'ont pas cru, Je les châtierai d'un dur châtiment, ici-bas tout comme dans l'au-delà; et pour eux pas de secoureurs.

 

57. Et quant à ceux qui ont la foi et font de bonnes œuvres, Il leur donnera leurs récompenses. Et Allah n'aime pas les injustes.

 

58. Voilà ce que Nous te récitons des versets et de la révélation précise.

 

59. Pour Allah, Jésus est comme Adam qu'Il créa de poussière, puis Il lui dit “Sois” : et il fut.

 

60. La vérité vient de ton Seigneur. Ne sois donc pas du nombre des sceptiques.

 

61. A ceux qui te contredisent à son propos, maintenant que tu en es bien informé, tu n'as qu'à dire : “Venez, appelons nos fils et les vôtres, nos femmes et les vôtres, nos propres personnes et les vôtres, puis proférons exécration réciproque en appelant la malédiction d'Allah sur les menteurs.

 

62. Voilà, certes, le récit véridique. Et il n'y a pas de divinité à part Allah. En vérité, c'est Allah qui est le Puissant, le Sage.

 

63. Si donc ils tournent le dos... alors Allah connaît bien les semeurs de corruption !

 

64. - Dis : “ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n'adorions qu'Allah, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d'Allah”. Puis, s'ils tournent le dos,dites : “Soyez témoins que nous, nous sommes soumis”.

 

 

Sourate 19 : Maryam (Marie)

 

2. C'est un récit de la miséricorde de ton Seigneur envers Son serviteur Zacharie.

 

3. Lorsqu'il invoqua son Seigneur d'une invocation secrète,

 

4. et dit : “ô mon Seigneur, mes os sont affaiblis et ma tête s'est enflammée de cheveux blancs. [Cependant], je n'ai jamais été malheureux [déçu] en te priant, ô mon Seigneur.

 

5. Je crains [le comportement] de mes héritiers, après mois. Et ma propre femme est stérile. Accorde-moi, de Ta part, un descendant

 

6. qui hérite de moi et hérite de la famille de Jacob. Et fais qu'il te soit agréable, ô mon Seigneur”.

 

7. "Ô Zacharie, Nous t'annonçons la bonne nouvelle d'un fils. Son nom sera Yahya [Jean-Baptiste]. Nous ne lui avons pas donné auparavant d'homonyme”.

 

8. Et [Zacharie dit]: “ô mon Seigneur, comment aurai-je un fils, quand ma femme est stérile et que je suis très avancé en vieillesse ? ”

 

9. [Allah] lui dit : “Ainsi sera-t-il ! Ton Seigneur a dit : “Ceci m'est facile. Et avant cela, Je t'ai créé alors que tu n'étais rien”.

 

10. “ô mon Seigneur, dit [Zacharie], accorde-moi un signe”. “Ton signe, dit [Allah,] sera que tu ne pourras pas parler aux gens pendant trois nuits tout en étant bien portant.

 

11. Il sortit donc du sanctuaire vers son peuple; puis il leur fit signe de prier matin et soir.

 

12. ..."Ô Yahya (Jean-Baptiste), tiens fermement au Livre (la Thora) ! ” Nous lui donnâmes la sagesse alors qu'il était enfant,

 

13. ainsi que la tendresse de Notre part et la pureté. Il était pieux,

 

14. et dévoué envers ses père et mère; et ne fut ni violent ni désobéissant.

 

15. Que la paix soit sur lui le jour où il naquit, le jour où il mourra, et le jour où il sera ressuscité vivant !

 

16. Mentionne, dans le Livre (le Coran), Marie, quand elle se retira de sa famille en un lieu vers l'Orient.

 

17. Elle mit entre elle et eux un voile. Nous lui envoyâmes Notre Esprit (Gabriel), qui se présenta à elle sous la forme d'un homme parfait.

 

18. Elle dit : “Je me réfugie contre toi auprès du Tout Miséricordieux. Si tu es pieux, [ne m'approche point].

 

19. Il dit : “Je suis en fait un Messager de ton Seigneur pour te faire don d'un fils pur”.

 

20. Elle dit : “Comment aurais-je un fils, quand aucun homme ne m'a touchée, et je ne suis pas prostituée ? ”

 

21. Il dit : “Ainsi sera-t-il ! Cela M'est facile, a dit ton Seigneur ! Et Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part. C'est une affaire déjà décidée”.

 

22. Elle devient donc enceinte [de l'enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné.

 

23. Puis les douleurs de l'enfantement l'amenèrent au tronc du palmier, et elle dit : “Malheur à moi ! Que je fusse morte avant cet instant ! Et que je fusse totalement oubliée ! ”

 

24. Alors, il l'appela d'au-dessous d'elle, [lui disant : ] “Ne t'afflige pas. Ton Seigneur a placé à tes pieds une source.

 

25. Secoue vers toi le tronc du palmier : il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres.

 

26. Mange donc et bois et que ton œil se réjouisse ! Si tu vois quelqu'un d'entre les humains, dis [lui : ] “Assurément, j'ai voué un jeûne au Tout Miséricordieux : je ne parlerai donc aujourd'hui à aucun être humain”.

 

27. Puis elle vint auprès des siens en le portant [le bébé]. Ils dirent : “ô Marie, tu as fait une chose monstrueuse !

 

28. Sœur de Haroun, ton père n'était pas un homme de mal et ta mère n'était pas une prostituée”.

 

29. Elle fit alors un signe vers lui [le bébé]. Ils dirent : “Comment parlerions-nous à un bébé au berceau ? ”

 

30. Mais [le bébé] dit : “Je suis vraiment le serviteur d'Allah. Il m'a donné le Livre et m'a désigné Prophète.

 

31. Où que je sois, Il m'a rendu béni; et Il m'a recommandé, tant que je vivrai, la prière et la Zakat (l’aumône purificatrice) ;

 

32. et la bonté envers ma mère. Il ne m'a fait ni violent ni malheureux.

 

33. Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant”.

 

34. Tel est Issa (Jésus), fils de Marie : parole de vérité, dont ils doutent.

 

35. Il ne convient pas à Allah de S'attribuer un fils. Gloire et Pureté à Lui ! Quand Il décide d'une chose, Il dit seulement : “Soi ! ” et elle est.

 

36. “Certes, Allah est mon Seigneur tout comme votre Seigneur. Adorez-le donc. Voilà un droit chemin”.

 

37. [Par la suite,] les sectes divergèrent entre elles. Alors, malheur aux mécréants lors de la vue d'un jour terrible !

 

38. Comme ils entendront et verront bien le jour où ils viendront à Nous ! Mais aujourd'hui, les injustes sont dans un égarement évident.

 

39. Et avertis-les du jour du Regret, quand tout sera réglé; alors qu'ils sont [dans ce monde] inattentifs et qu'ils ne croient pas.

 

40. C'est Nous, en vérité, qui hériterons la terre et tout ce qui s'y trouve, et c'est à Nous qu'ils seront ramenés.

 


In fine

Ces passages ne sont pas les seuls qui parlent de Jésus et de Marie (que la paix les accompagne). Marie est élevée « au dessus de toutes les femmes de l’univers » dans le Coran. Quant à Jésus son nom apparaît bien plus de fois que celui de Mohammed ! 

Qu’on soit croyant ou pas, ces histoires sont absolument magnifiques. C’est vraiment regrettable qu’on ait remplacé ces traditions par le Père Noël ou Saint Nicolas. On ne peut m’empêcher de penser qu’à un moment donné (selon une évolution spécifique des croyances) quelqu’un a décidé que Noël a dû être ce qu’il est aujourd’hui. Cela renforce ma conviction que la laïcité telle qu’on la connait (la finalité d’un projet ?) aujourd’hui a remplacé un dogme par quelque chose qui lui appartient.  

On sait que la laïcité est le fruit des loges maçonniques. Mais derrière le rideau, dans les plus hauts degrés se cachent les rites occultent et ésotériques. Qu’on les nomme Illuminatis ou Templiers, ils servent tous une même église. 

Laquelle ? Devinez …

 

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Published by Génération M - dans Conscience islamique
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