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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 23:24

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Paul-Eric Blanrue est l’auteur du livre qu’on a voulu interdire en France par une forme subtile de censure, la censure « par le vide ». Le livre « Sarkozy, Israël et les Juifs » détaille les relations particulières qu’entretiennent les élites politiques françaises avec les réseaux pro-israéliens. Un livre politique (et pas spécialement polémique) dont y il a matière à débattre.



Le débat, c’est précisément ce qui a été refusé à l’auteur. Pire que ça : son éditeur, pour d’obscures raisons a refusé d’éditer le livre ... S’en est suivi toute une procédure juridique – menée avec Mê John-Bastardi Daumont (face à des gens qui sont parfois « au-delà » des procédures) – qui a permis, après des mois de labeur, d’enfin voir le livre diffusé en France ! 

C’est une superbe victoire pour la liberté d’expression – dans un pays qui, de surcroît, se dit ouvert et démocratique. Cela étant dit, cette « affaire » nous a appris bien des choses, ou du moins pose bien des questions.

 

1. Qui a décidé cette « mise sous silence », forme perfide de censure ?

2. Comment ce black out a pu s’organiser, au point que tous – éditeurs et diffuseurs – aient « poliment » rejeté ce livre sans explications précises ?

3. Qu’est-ce qui a été dit, et qui ne pouvait pas être dit, dans ce livre ?

4. L’auteur n’étant frappé d’aucun interdit légal, judiciaire ou réglementaire, pourquoi n’est-il pas possible de débattre du sujet, dans un pays – en principe –  ouvert ?

 

Autant de questions qui n’ont pas trouvé de réponses précises. Et c’est bien parce qu’on ne peut inventer des réponses à la place de ceux (les personnes de l’ombre) qui ont instauré cette omerta, que toutes les hypothèses sont envisageables ! 

La seule manière de dissiper les « pires soupçons » (un « lobby juif » qui tirerait les ficelles de l’appareil étatique français ?) était tout simplement de pas utiliser de tels procédés, de laisser ce livre se vendre normalement, d’en discuter, éventuellement le réfuter, et au pire : clarifier certains faits qui semblent avérés : le livre contient pas moins de 200 notes (sources et références) en bas de page.

 

 

Vu de l'extérieur 

Malgré une promotion qui n’a pu se faire que via l’Internet, le livre en est déjà à sa troisième édition (grâce, entre autres, à des réseaux qui se sont formés sur la toile, et qui ont soutenu la promotion du livre). Bien entendu l’indignation prévaut chez tous ceux qui se sont prononcés sur cette « subtile » interdiction. Au point que ceux qui ont voulu passer ce livre sous silence sont aujourd’hui, dans une position pour le moins inconfortable. 

Faire la promotion d’un livre en annonçant : « le livre qu’on a voulu interdire enfin distribué en France ! », c’est clair que ça ne manque pas d’attitrer l’attention.

 

Paul-Eric Blanrue, à défaut d’avoir été invité sur les plateaux télés, aura donc bénéficié d’un premier « buzz » sur le web, et d’un second « buzz » pour l’annonce victoire sur la censure : c’est-à-dire la diffusion dans toutes les grandes librairies.

 

… et on en est déjà à la troisième édition !

 

De quoi parle le bouquin ? En résumé, Paul-Eric Blanrue explique que l’ère Sarkozy a vu un virage à 180° dans la politique française. L’auteur évoque l’alliance et l’alignement sur la politique néoconservatrice étasunienne, avec bien entendu le soutien inconditionnel à Israël. Pendant toute la lecture, le lecteur parcourt (entre autres) des publications officielles sur ce que l’auteur considère comme le fil conducteur de la politique sarkozienne ; même s’il est très réducteur de limiter le travail de Paul-Eric Blanrue à du « découpage » dans les journaux. 

Le livre cite un nombre impressionnant de références (d’articles parus dans la presse), des citations et interventions de personnages politiques, tout cela en prenant bien soin de révéler le contexte (ce qui est faire preuve de la plus élémentaire décence intellectuelle).

 

Cela pour arriver à la conclusion suivante : on ne peut réussir une grande carrière politique en France (et peut-être ailleurs également) sans être israélo-compatible. Bernard Kouchner aux affaires étrangères étant l’exemple le plus flagrant.

 

Cela peut bien entendu être dit … par contre quand c’est clairement démontré ça pose problème. D’autant plus quand le travail a été effectué par un historien qui n’a pas spécialement de « passé sulfureux », quelqu’un qu’on peut définitivement qualifier de sérieux.* 

Certaines conclusions émergent donc d’elles-mêmes, et cela devient très problématique. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce livre remet en cause, ni plus ni moins, la crédibilité et la véritable indépendance de l’état ! Le gouvernement sert-il les intérêts de la population française ? Ou bien sert-il les intérêts d’autres nations (transcontinentales) ? C’est une question insoutenable pour une élite mise en face de ses propres contradictions.

 

* Paul Eric Blanrue est collaborateur à la revue Historia, depuis des années. Il est aussi un auteur de livres à succès, notamment : Le Secret du Suaire, autopsie d’une escroquerie ; Les Malveillantes, Enquêtes sur Jonathan Littell ; Le Monde contre soi ; Carla et Nicolas, Chronique d’une liaison dangereuse (avec Chriss Laffaille) ; Le Joueur, Jérôme Kierviel seul contre tous (avec Chris Laffaille). Ces ouvrages se sont vendus à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires.

 

 

Qui a décidé la mise sous silence ? On comprend que ça ne peut venir que de ceux qui n’avaient pas intérêt à ce qu’on étale sur la place publique leur appartenance (ou leur participation) à des réseaux pro-israéliens. Cela n’est certes pas très républicain, c'est le moins que l'on puisse dire ! 

 

Comment ce black out a pu s’organiser ? Cette question est très inquiétante, car elle envisage une structure bien établie pour limiter les libertés civiles, et intellecutelles, dès que la crédibilité républicaine de l’état est CLAIREMENT remise en cause. Cette structure ultra hiérarchisée exerçant une influence verticale (où chacun sait plus ou moins ce qu’il peut dire, et ce qu’il ne peut pas dire, ce qu’il peut faire et ce qu’il ne peut pas faire, ce qu’il peut admettre, et ce qu’il ne peut pas admettre) est, sans s'y méprendre, une des caractéristiques d’un état totalitaire (peut-être pas encore dictatorial en sens « africain » du terme. Quoique …), éventuellement à la bonne d’états plus puissants : c’est aussi, un des aspects du post-colonialisme, où l’influence est exercée administrativement plutôt qu’une occupation directe :

 

L’ « occupant » est ainsi caché dans les canevas juridico-administratifs de la « démocratie » ; les collaborateurs faisant tourner la boutique.

 

Voilà pourquoi le débat est impossible dans un état où les instances politiques (le président de la République en premier) n’ont pu faire autrement que de s’incliner devant un état plus fort, plus influent, et sans que cela n’apparaisse de trop dans les rapports entretenus avec le peuple. A moins qu’il ne s’agisse d’une trahison clairement assumée, où faire taire les vraies dissidences fait partie intrinsèque du projet … Nous parlons bien entendu des dissidences qui sont bien au-delà de qu’on appelle la démocratie et la « pluralité politique » – où chaque parti est, en réalité, une tentacule de la pieuvre du pouvoir en place. 

Ni Besancenot, ni le Pen ne sont des dangers pour l’état. C’est pour cela qu’ils ne parlent pas du sionisme ni de choses pouvant clairement déstabiliser le gouvernement. Les institutions veillent, et la damnation « antisémite » est le glas qui sonne la fin de carrière (politique). Logique qu’avec des salaires de députés (et des promesses de carrière) on fasse attention à ce qu’on dit. En d’autres termes : vive la démocratie !

 

Pourquoi n’est-il pas possible d’ouvrir le débat ? Posons la question autrement :

 

« Pour ou contre l’ingérence sioniste dans le gouvernement français ? Monsieur Sarkozy dites nous pourquoi vous êtes pour … »

 

 

Pour conclure, 

si ce petit texte vous interpelle où si vous vous demandez s’il ne s’agit pas de l’opinion d’un « paranoïaque », je vous recommande de lire le bouquin. Tout simplement. 

Pour encourager la FNAC qui a du se résoudre à mettre le bouquin sur leur étalage, voici un lien sympathique pour commander : cliquez ici (on espère qu’ils auront bientôt « le courage » d’afficher la couverture du livre sur leur site). 

Son concurrent principal a déjà pris de l’avance (voir ici).

 

Autrement, rendez-vous dans toutes les bonnes librairies !

 

Note : Je ne suis ni français, ni même résident français (vive la Belgique !). Ceci est une opinion qui se veut neutre et qui défend le principe de liberté (et de vérité) de manière la plus désintéressée. C’est du moins l’objectif.

 

À la FNAC du Forum des Halles, et à celle des Ternes (Paris)

 

 

 

Dernière interview de Paul-Eric Blanrue (clap 36) - mise en ligne le 25/11/2009




Lire quelques extraits du livre sur Michel Collon.info

 


Texte de Paul-Eric Blanrue :



LIVRE CENSURÉ : COMMENT NOUS AVONS FINI PAR GAGNER !


Par Paul-Éric Blanrue

 

(extrait de la postface inédite – 20 pages - de la 3e édition du livre de
Paul-Éric Blanrue : Sarkozy, Israël et les juifs, Oser dire, 2009,
 qui sort le
2 décembre 2009)


Sarkozy, Israël et les juifs est sorti au début du mois de juin 2009, en Belgique, c’est-à-dire il y a près de six mois. Six mois, c’est le temps qu’il a fallu pour que nous trouvions le merle blanc, celui qui daigne que cet ouvrage - ni interdit par la loi, ni condamné, ni même traîné en justice - soit enfin mis en vente en France, le diffuseur habituel de mon éditeur
ayant refusé de s’acquitter de cette tâche pour d’obscures raisons qu’il ne m’a jamais fait l’honneur de préciser.

Phénomène non moins extraordinaire : depuis juin 2009,
aucun grand média français - presse écrite nationale ou régionale, radio ou télévision - n’a rendu compte de l’existence de Sarkozy, Israël et les juifs, ou ne s’est scandalisé de la décision unilatérale du diffuseur de me couper du public français. Tandis que cet ouvrage était « chroniqué » correctement par la presse tunisienne, algérienne, égyptienne ou saoudienne, pas un journaliste français ni francophone ne lui a consacré la moindre ligne pour le louer, le blâmer, ou simplement le signaler à l’attention de son lectorat.

Ce blocage n’est pas anodin.
La semaine où paraissait ce livre (celle du jeudi 28 mai), le Nouvel Observateur faisait sa une avec un sujet qui n’était guère éloigné de celui que je traitais : « Obama, Israël et les juifs ». Quelques mois plus tard, en septembre, sortait un livre dont le titre ressemblait curieusement au mien, à cette différence près qu’étant écrit par un ancien ambassadeur d’Israël, il soutenait avec ardeur l’évolution récente de la politique française et diffusait la fable éculée du président iranien appelant au génocide des Israéliens (son auteur, lui, fut invité à s’exprimer à son aise dans les médias). Ce n’est donc pas le sujet exposé qui a entraîné le mutisme de la presse, non plus que le titre choisi, mais l’angle que j’avais pris. Ma démonstration gênait aux entournures.

Bien entendu, pendant ce temps, sur le net, les rumeurs et les
accusations fantaisistes
sur mon compte ne manquèrent pas d’être diffusées sur une grande échelle : on est allé jusqu’à me reprocher de m’être rendu au procès de l’humoriste Dieudonné, contre qui a été requis un an de prison avec sursis dans l’affaire du Zénith. Comme c’était prévisible, l’auteur anonyme d’un blog a qualifié ce livre d’« antisémite ». Je ne suis pas encore accusé d’avoir commis un crime contre l’humanité, mais il est palpable que certains grands inquisiteurs rêvent déjà de me faire porter la robe de bure des hérétiques condamnés au bûcher. Ils attendront.

Notons bien que je fais face à une
censure de fait, et non à une prohibition officielle
. La méthode est plus insidieuse : l’interdiction brutale de mon livre sur ordre d’un ministère, ou sur suggestion d’une organisation communautaire, eût peut-être provoqué des dizaines de milliers de réactions indignées, et au minimum signalé son existence. Ne pas en rapporter la parution revient à dire : « Circulez, il n’y a rien à voir ! ». Un livre dont on ne parle pas est (en théorie) un livre qui n’existe pas.

Pourquoi un tel silence ?, se demandera-t-on. C’est l’esprit de l’époque qui le réclame, de toute évidence. Il est avéré qu’en diverses circonstances, dont j’ai eu vent, quelques coups de fil ont été passés à des rédactions parisiennes afin de leur demander de ne pas évoquer mon opus. Mais je n’ai que fort peu de goût pour la théorie du complot, comme on le sait, et surtout je n’imagine pas l’Élysée ni des organismes communautaires, tel que le CRIF (par exemple), ourdir un plan diabolique pour s’assurer que je ne sois cité dans aucun organe de presse. D’après mon expérience, l’explication est moins complexe.

D’une manière générale, en France,
les journalistes n’ont plus la liberté d’expression nécessaire
, qu’il s’agisse de parler de mon livre comme de tout autre écrit remettant en cause les croyances instituées ou révélant les vrais dessous du pouvoir ; la concentration de la presse entre quelques mains n’a guère contribué à développer un climat favorisant le regard critique sur les gouvernants, surtout depuis que les grands patrons sont devenus des intimes du président et partagent ses convictions comme ses intérêts.

Ensuite, il faut le dire au risque d’étonner,
certains journalistes ont eu peur
. J’ai eu connaissance de leurs craintes de façon directe depuis que quelques-uns ont osé me confier que la férocité avec laquelle avaient été traités les rares esprits qui, jusque-là, étaient entrés en résistance sur la question israélienne, les préservait à tout jamais de l’envie de faire la promotion, voire juste mention, de mon ouvrage. Il s’agissait pour eux d’éviter les ennuis par anticipation ; ils ne désiraient pas être propulsés du « côté obscur de la force ».

Enfin, les journalistes ne sont pas une exception, tant s’en faut ;
nulle profession liée au monde de l’information, de l’édition et de la communication n’échappe à cet effroi paralysant
. Un grand site de vente en ligne a ainsi refusé, sans alléguer le moindre motif, de proposer le livre à l’achat, alors que je bats des records (relatifs, bien sûr, compte tenu de l’omertà) chez son concurrent direct. J’ai également eu affaire à un libraire parisien, a priori bienveillant, qui a lourdement insisté auprès de moi – tout en protestant de son courage – pour que j’ôte de mon blog la photo du livre prise dans sa boutique avec son agrément. Il faut reconnaître, à sa décharge, que la librairie Résistances, de Paris, qui avait mis mon ouvrage en vitrine, avait été auparavant vandalisée, le vendredi 3 juillet, par cinq nervis masqués de la (mal nommée) Ligue de défense juive (LDJ), lesquels arrosèrent d’huile de colza plusieurs milliers de ses livres et détruisirent ses ordinateurs sans encourir d’autre peine que du sursis.

Cet état de prostration générale, cette tension qui soumet des esprits sans doute brillants à des intérêts qui ne sont pas les leurs, cette pression mentale mais aussi cette autocensure que subissent les meilleurs professionnels du Livre, sont un signe des temps.
Jamais la question israélienne n’a été l’objet d’un tel tabou ; jamais la République française n’a été aussi fortement liée à un réseau dévoué à la cause sioniste.

Dans le soutien accordé sans réserve à l’État juif, Nicolas Sarkozy surpasse la présidence américaine
, ce qui constitue une sorte de prouesse au regard de l’Histoire. En deux ans, le nouveau président a fait accomplir à la politique étrangère française un virage à 180 degrés, rompant sèchement avec la tradition gaullienne de ses prédécesseurs. Jour après jour, gardant le cap qu’il s’est fixé, il entraîne la France dans une voie aussi dangereuse pour l’équilibre du Proche-Orient et du monde qu’elle l’est pour la souveraineté nationale. 
 

Ce faisant, l’hyper-président est devenu le « petit prince » d’Israël.

Le résultat est là : tout discours dissonant sur Israël doit être évacué de la scène intellectuelle et rendu impossible par chantage moral, au mépris des principes qui régissent toute démocratie, laquelle ne saurait reposer que sur le débat ouvert et franc. Si le silence médiatique que j’affronte n’est guère surprenant, compte tenu de ce que nous savons, il est d’autant plus remarquable que, depuis la parution de cet ouvrage, ma thèse n’a cessé de s’enrichir de nouvelles preuves.

Faut-il être pessimiste ? Ce n’est pas sûr. Tout nous indique en effet que les réseaux pro-israéliens en France, pourtant au faîte de leur puissance, sont un colosse aux pieds d’argile. D’abord, voyons l’effet qu’a eu la « censure par le vide » sur ce livre. Certes, la presse n’en a pipé mot. Mais on a pu mesurer, une nouvelle fois, que les critiques n’ont plus réellement d’impact sur les achats des lecteurs ; le public va maintenant glaner ses informations sur le net, où la censure s’exerce moins que dans les grands médias, désormais formatés. Pour preuve, nous en sommes déjà
à la troisième édition de cet ouvrage.

En soi, c’est une grande victoire. Mieux encore : grâce au « merle blanc », nous sommes désormais diffusés dans les plus grandes librairies de France.

Par ailleurs, j’ai reçu le soutien de diverses personnalités, comme le Pr. Jean Bricmont, le réalisateur Frank Barat, Roger Briottet, consultant juridique aux Nations unies et pour l’Union européenne, Alain Gresh, directeur-adjoint du Monde diplomatique, qui n’ont pas craint de voir leur nom associé au mien, ou de lancer le débat sur la thèse que je défends. Un groupe spécial s’est créé sur le réseau social Facebook, rassemblant quelque 3 000 membres réclamant, depuis des mois, un diffuseur pour la France. Près d’une centaine de lecteurs, dont une célèbre journaliste de France 2 désirant (pour l’instant) conserver l’anonymat, ont, quant à eux, décidé de poser en photo, avec mon livre à leurs côtés, en signe de protestation contre le black-out dont il est victime.

À ce jour, le moteur de recherche Google recense pas moins de 450 000 références internet à son sujet, ce qui n’est pas le « buzz » le plus insignifiant de l’année. Un jeune et brillant avocat,
Maître John Bastardi Daumont, premier secrétaire de la Conférence du barreau de Nice, s’est lui-même emparé de l’affaire : abattant un travail de Romain, il a dénoncé avec force et vaillance une nouvelle forme de violation des libertés.

En France, contrairement aux États-Unis, le phénomène de lobbying pro-israélien est récent, du moins sous la forme constituée qui est devenue la sienne. Son acmé a été atteinte en l’année 2007, avec l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. 
 

Seulement, on relèvera que les réseaux pro-israéliens français, bien qu’ils soient arrivés à leurs fins, ne sont guère à l’aise dans leur nouveau rôle.

Ils sentent qu’ils n’ont pas le vent en poupe. On a vu les imposantes manifestations qui se sont déroulées, tant en province qu’à Paris, lors des massacres de Gaza en janvier 2009. Il suffit de lancer une discussion de trottoir pour s’apercevoir que nombre de Français sont révoltés par l’oppression des Palestiniens. La pétition en ligne, lancée en juillet pour la dissolution de la LDJ, à l’initiative du Mouvement contre le racisme et l’amitié entre les peuples (MRAP) et d’un collectif d’avocats, a pour l’instant recueilli près de 4 000 signatures, ce qui révèle qu’un vrai changement dans les mentalités est en train de se produire.

C’est la raison pour laquelle ces réseaux ne peuvent se risquer à promouvoir le débat contradictoire sur des questions embarrassantes pour eux et sont contraints d’entretenir, contre tout opposant réel ou supposé, un odieux chantage à l’antisémitisme.

Ils en sont maintenant réduits à lancer l’idée d’une loi, abusivement nommée « Martin Luther King », qui assimilerait l’antisionisme à l’antisémitisme. Ce combat d’arrière-garde est perdu d’avance. Comment débattre loyalement quand on a soutenu et soutient encore des criminels de guerre ? C’est impossible. La tactique la plus rapide, efficace à court terme, consiste à condamner tout propos jugé « politiquement incorrect».  

Mais l’histoire a prouvé qu’on ne gagne jamais le coeur d’un peuple en utilisant la force ou la peur. Lorsque la contrainte est abusive, la population finit, un jour ou l’autre, par se rebeller.

C’est pourquoi j’en appelle plus que jamais à la libération de la parole.

Comment s’y prendre ?, m’a-t-on demandé. Selon moi, il importe que ceux qui énoncent des faits irrécusables
cessent de se justifier timidement, comme on l’exige d’eux. Il leur faut au contraire prendre la parole sans attendre qu’on la leur donne
, dire ce qu’ils pensent en toute simplicité, sans débordement inutile, mais, surtout, en ne reculant pas d’un pouce.

Car, enfin, nous n’avons pas à nous excuser d’être en faveur de la liberté d’expression. Nous n’avons pas à nous défendre d’être horrifiés par les crimes contre l’humanité perpétrés à Gaza. Nous ne devons pas non plus avoir peur d’être pour la paix. Nous ne sommes pas des coupables, mais des pionniers : voilà la façon dont il faut raisonner.

Dans ce climat de conformisme généralisé, de pensée crispée et de crainte larvée,
un peu d’esprit d’aventure ne nuira pas !

Paul-Éric Blanrue
(texte libre de droit)



Le blog du livre de Paul-Eric Blanrue :
sarkozyisraeletlesjuifs.blogspot.com

 

Note : 

On trouve désormais ce livre, entre autres, dans les Fnac parisiennes Étoile, Halles, St-Lazare, Italie… aux Virgin d’Avignon, Bercy, Rennes, St-Denis, St-Quentin-en-Yvelines, Strasbourg, Torcy… à la librairie Gallimard de Paris… chez Gibert Joseph… au Drusgtore des Champs-Élysées… à la Procure… dans les « Espace culturel » de Landernau, Lunéville, Plougastel, Romorantin, Clichy, Nantes, Rennes… - et dans une centaine de librairies dans toute la France, de la Griffe noire à Even (pour les Messins).

On peut également le commander sur amazon.fr ou sur le site de l'éditeur : oserdire.com

 

Annexe : voir les diverses interventions et interviews de Paul-Eric Blanrue, et notamment sa première conférence de presse (sans la presse), qui ont précédé la « levée d’interdiction ». >>> Cliquez ici

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Published by Génération M - dans Réflexions sur l'actu
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commentaires

LOU 04/12/2009 01:03


OUI ...mais dire que LE PEN n'est pas un danger pour l'état sioniste est une HONTE et est FAUX ! Le Pen est le seul homme politique valable, avec Gollnish...et dénoncer les lobbies, il l'a souvent
fait. Besancenot, oui, est une sous-merde !


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