Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 23:16

A l’heure où Haïti est en train de compter ses morts, et de mesurer l’ampleur des dégâts matériels causés par le séisme qui a ravagé le pays, il se passe des choses d’un point de vue (géo)politique qu’on ne peut se permettre de ne pas mettre en évidence.


haiti us

 

Je profite des excellents travaux des sites Mecanopolis, et Primitivi, en reprenant leurs diverses publications à ce sujet afin d’établir – à travers cet article – un document « de synthèse ». Il n’y a aucune prétention de faire la lumière sur tous les desseins (impérialistes) qui se cachent derrière Haïti puisque je ne suis pas journaliste mais simple blogueur amateur ; j’essaie modestement de rassembler des informations, certes pas toujours conventionnelles, mais qui méritent d’être exposées. Tout reste vérifiable. 

Dans tous les cas, il apparaît clairement qu’ils ne sont pas plus journalistes sur TF1, France Télévisions, RTL, ou la RTBF ! Entre un blogueur amateur (bénévole), et un porte-parole (bien rémunéré) d’une version impérialiste (ou humaniste-impérialiste, encore un oxymoron néo-ordo-mondialiste) des faits ; il y a le choix entre accepter une version simplifiée de l’histoire (pensée unique), ou avoir des éléments pour pouvoir ensuite creuser soi-même, en fonction des divers sons de cloche à travers le monde. 

Cet article donnera la parole (via des vidéos) aux résistants que sont Hugo Chavez, Kémi Séba, et la journaliste Naomi Klein (et sa stratégie du choc). Nous reviendrons également en fin d'article, sur la « folle rumeur » sur le net qui tend à dire que les Américains auraient provoqué le séisme.

 


Allocution poignante de Kémi Séba


 

 

Haïti : Les États-Unis prennent le commandement militaire de l’occupation,

le Brésil envoie des armes pour réprimer

 

haiti us parachutistes

Cinquante parachutistes américains ont fait une arrivée spectaculaire mardi près du palais présidentiel de Port-au-Prince, à bord d'au moins quatre hélicoptères, pour sécuriser les alentours. AFP


Obama envoit 10 000 soldats pour assumer le commandement direct de l’occupation militaire. Le Brésil envoie les armes létales (des machettes, des bombes de gaz lacrymogène et des armes avec balles de gomme) pour « appuyer les troupes ».

 

Le ministre de la Défense du Brésil déclare que l’occupation devra durer « au moins cinq ans de plus ».

 

Aux soldats de l’ONU qui occupent militairement Haïti, s’ajouteront encore 10 000 soldats de l’infanterie navale. Avec cela, le contingent militaire nord-américain va surpasser en nombre les « casques bleus »de l’ONU qui sont près de 6 700. 

Malgré qu’il déclare formellement que le Brésil sera toujours en charge du commandement de la Minustah (la mission de l’ONU pour Haïti) un mémorandum signé avec les États-Unis, établit que les marines nord-américains ne se soumettront à aucun contrôle qui ne provient pas de leur propre pays.

 

Ou bien, dans la pratique les États-Unis prennent le contrôle de l’occupation militaire d’Haïti.

 

L’intervention directe des forces armées nord-américaines, montre clairement la charge de subordonné assigné aux troupes de l’ONU. Après être arrivé, les États-Unis ont pris le contrôle de l’aéroport de Port-au-Prince, en empêchant jusqu’à l’atterrissage d’avions du Brésil. Avec l’envoi de 10 000 soldats des États-Unis, les « casques bleus » de l’ONU se convertiront en à peine une force auxiliaire. 

Dans l’après-midi du 16 janvier, la secrétaire d’État des États-Unis, Hillary Clinton, a défendu que le parlement haïtien octroyait une plus grande autorité au président Preval : « Un décret donnerait au gouvernement une énorme autorité, qui en pratique nous serait déléguée », a-t-elle affirmé dans un entretien avec le New York Times. 

Dans ce décret il y aurait le pouvoir de décréter un couvre-feu. Face à la menace d’une stabilité politique et sociale dans le pays, à cause de la calamité, les États-Unis écartent les intermédiaires et se résolvent à assumer directement le contrôle de la situation.

haiti us.gis

De nouveaux renforts militaires américains sont arrivés depuis lundi à Haïti.
Ils doivent sécuriser Port-au-Prince et participer à la distribution de l'aide humanitaire.
En tout, près de 7.500 GI's sont sur place, selon le Pentagone. AFP

 

 
La répression 

Alors qu’il n’est toujours pas possible de compter le nombre total de morts causés par le tremblement de terre [qui dépasserait les 110.000 morts – NDGM],

 

les forces d’occupation se préparent à réprimer de possibles protestations populaires.

 

Tandis que la majorité de la population attend une aide médicale et humanitaire qui n’arrive jamais, le Brésil envoie vers Haïti une cargaison étrange. Conformément au ministre de la Défense, Nelson Jobim, le gouvernement Lula envoie des armes létales, comme armes tirant des balles de gomme, des grandes lacrymogènes et des machettes pour « appuyer les troupes ».

 

Source : Primitivi [1]  

 

 

 

Comment les américains ont-ils pu prendre le contrôle du pays aussi facilement ?

Cela s’est fait via ce que nomme la journaliste Naomi Klein : la stratégie du choc !

 

 

 

Naomi Klein met en garde contre l’application d’un « capitalisme du désastre » à Haïti

par Antonin Sabo

 

naomi kleinAlors que les secours peinent toujours à se mettre en place en Haïti et que la population éprouve des difficultés à trouver de quoi se nourrir et boire, les pays qui lui viennent en aide parlent déjà de la reconstruction. Devant l’ampleur de la catastrophe, la tâche s’annonce énorme. Leonel Fernandez, président de la République dominicaine, estime que 10 milliards de dollars devront être débloqués pour permettre au pays de se reconstruire.

 

 

Un travail qui, selon l’ambassadeur haïtien en Espagne, pourrait demander jusqu’à 25 ans.

 

Au concert de bonnes volontés qui demandent l’annulation de la dette du pays ou l’augmentation des aides, viennent s’ajouter certaines qui disent voir dans la catastrophe des « opportunités pour les Etats-Unis ». Des voix, comme celle du think-tank conservateur américain Heritage Foundation, que la journaliste Naomi Klein accuse vouloir profiter de la catastrophe. 

Dans son dernier ouvrage « La Doctrine du choc », elle explique comment certains groupes de pression profitent des crises comme prétexte pour imposer les politiques qu’ils ne peuvent pas mettre en place dans des conditions de stabilité :

 

« Durant les périodes de crises extrêmes, les peuples sont assez désespérés pour recevoir une aide humanitaire de toute nature, toute forme de financement, et ils ne se trouvent pas dans une position favorable pour négocier les conditions de cette aide. »

 

Sur son site et lors d’une intervention dans le programme télévisé Democracy Now!, d’Amy Goodman, Naomi Klein redoute que ce qu’elle nomme le « capitalisme du désastre » ne vienne s’appliquer en Haïti. 

Elle dénonce par exemple la posture de la Heritage Foundation qui, parmi les « opportunités » présentées par la crise haïtienne, avance « l’amélioration de l’image des Etats-Unis dans la région » et présente comme une nécessité de renforcer les capacités des gardes-côtes pour empêcher les Haïtiens de prendre la mer en direction des Etats-Unis.

Dans le même ordre d’idée, l’International Peace Operations Association (un groupement d’entreprises privées spécialisées dans l’aide en cas de catastrophe) propose d’ores et déjà ses services pour reconstruire Haïti. Services déjà à l’œuvre en Irak et en Afghanistan, dont ceux de l’entreprise Triple Canopy, organe de sécurité privé, successeur de Blackwater en Irak.

 

Voir la vidéo (en anglais)

 

Source : blog.lemonde.fr [2]

 

 

Les arrêter avant qu’ils imposent le « choc » encore une fois

 

Une intervention de Naomi Klein jeudi 14 janvier, dans le programme d’Amy Goodman de Democracy Now !, sur les événements d’Haïti et sur ceux qui tirent déjà profit de cette tragédie.

 

Amy Goodman : Retournons à Naomi Klein. Son commentaire sur ce qui se passe actuellement en Haïti et qui en profite déjà.

 

Naomi Klein : Comme je l’ai écrit dans « The Shock Doctrine » (« La Doctrine du choc »), ils profitent des crises comme prétexte pour imposer les politiques qu’ils ne peuvent pas mettre en place dans des conditions de stabilité. Durant les périodes de crises extrêmes, les peuples sont assez désespérés pour recevoir une aide humanitaire de toute nature, toute forme de financement, et ils ne se trouvent pas dans une position favorable pour négocier les conditions de cette aide.

Je veux juste faire une petite pause pour lire un document extraordinaire. Je viens juste de le publier sur mon site web [NDT : naomiklein.org]. Le titre est « Haïti : les arrêter avant qu’ils imposent le « choc » encore une fois ». L’information dont je parle étaient présente il y a encore quelques heures sur le site de l’Heritage Foundation (« think-tank » de l’élite de la classe dominante américaine qui formule les politiques et les idéologies mises en application par les gouvernements US).

« Au milieu de la souffrance, la crise en Haïti offre des opportunités aux États-Unis. En plus de fournir une aide humanitaire immédiate, la réponse des États-Unis face au tragique tremblement de terre donne l’occasion, en plus d’améliorer l’image des États-Unis dans cette région, de restructurer le gouvernement et l’économie d’Haïti qui sont en dysfonctionnement depuis un certain temps ». Et le document continue…

    

haiti us.occupation

Certains, comme le président vénézuélien Hugo Chavez, qualifient l’important déploiement américain d’"occupation". Mais le secrétaire américain à la Défense Robert Gates, assure que "l'ONU et la Minustah sont aux commandes". AFP

 


Maintenant, je ne sais pas si les choses sont entrain de s’améliorer ou non, parce que ça a demandé 13 jours à l’Heritage Foundation pour sortir 32 propositions néolibérales pour l’ouragan Katrina. Nous avons publié également ce document là sur notre site web. Leurs propositions pour les victimes de la Nouvelle-Orléans étaient d’arrêter les projets de logements publics, de transformer la côte du Golfe du Mexique en une zone franche et de se débarrasser du droit du travail qui oblige les entrepreneurs à payer un salaire minimum à leurs employés. 

 

Cela leur a pris 13 jours avant qu’ils ne fassent cela dans le cas de Katrina. Pour le cas d’Haïti ils n’ont même pas attendu 24 heures.

 

Maintenant, pourquoi je dis que je ne sais pas s’ils améliorent les choses ? Parce il y a deux heures ils ont enlevé ce document de leur site web. Il est probable que quelqu’un ait dû leur dire que ça n’était pas « correct ». Ils ont alors mis un document beaucoup moins sensible. 

Heureusement, les journalistes de Democracy Now ! ont réussi à découvrir le précédent document dans le cache de Google. Mais ce que vous trouverez maintenant est beaucoup plus doux « Ce dont il faut tenir compte pendant que nous aidons Haïti » [« Things to Remember While Helping Haiti »]. Et plus bas, il est dit « Pour la démocratie haïtienne et son économie les réformes sur le long terme sont aussi très en retard ».

Mais le point important est que nous devons nous assurer que l’aide qui va en Haïti est un don, pas un prêt. C’est absolument crucial. C’est un pays qui est déjà lourdement endetté. C’est un désastre qui, comme le disait Amy, d’un côté est naturel, le tremblement de terre, et d’un autre côté créé, accentué par la pauvreté dans laquelle nos gouvernements ont aidé Haïti à plonger.

 

Les crises, les catastrophes naturelles sont pires dans les pays comme Haïti, par exemple, parce qu’il y a une forte érosion du sol, parce que la pauvreté pousse les gens à construire de manière très précaire, alors les maisons glissent parce qu’elles sont construites dans des endroits où elles ne devraient pas.

 

Tout ceci est interconnecté. Mais il doit être absolument clair que cette tragédie, qui est en partie naturelle, en partie non-naturelle, ne doit, sous aucune circonstance, être utilisé ; un, pour endetter Haïti ; et deux, pour pousser les intérêts de nos compagnies au travers de politiques corporatistes impopulaires. Et ceci n’est pas une théorie de la conspiration. Ils font cela encore et encore.

 

Source : Primitivi [3]

 

 

Allocution d’Hugo Chavez sur Haïti et l’impérialisme américain


 

Pour corroborer les propos d’Hugo Chavez, à savoir comment l’impérialisme a changé la face d’Haïti, voici une excellente publication de Mecanopolis :

 

Ce qu’on ne vous dit pas sur Haïti (mais que vous devriez savoir)

 

Dans les heures qui ont suivi le séisme qui dévastateur en Haïti, CNN, le New York Times et d’autres grands organes d’information ont adopté la même interprétation de l’ampleur des destructions: le séisme d’une magnitude de 7,0 a été si dévastateur parce qu’il a frappé des zones urbaines surpeuplées et très pauvres. Les maisons « construites les unes sur les autres » et bâties par les pauvres eux-mêmes ont résulté en une ville fragile. Et de longues années de sous-développement ainsi que les troubles politiques ont fait que le gouvernement haïtien était mal préparé à faire face à un tel désastre.

C’est assez vrai. Mais ce n’est pas toute l’explication, car il y manque l’explication de la raison pour laquelle tant d’Haïtiens résident dans Port-au-Prince et ses environs et pourquoi tant d’entre eux sont obligés de survivre avec si peu. En fait, même quand on ose une explication, elle est souvent scandaleusement fausse à l’image du témoignage d’un ancien diplomate US sur CNN selon qui la surpopulation de Port-au-Prince était due au fait que les Haïtiens, comme la plupart des autres peuples du Tiers-Monde, ne savaient rien du contrôle des naissances.

 

Les Américains affamés d’informations seront peut-être surpris d’apprendre que ces conditions de vie auxquelles les media attribuent, à raison, l’amplification de l’impact de cette immense catastrophe, résulte largement de politiques américaines et d’un modèle de développement orienté par les Etats Unis.

 

De 1957 à 1971, les Haïtiens ont vécu dans l’ombre sinistre de « Papa Doc » Duvalier, un dictateur brutal qui jouissait de l’appui des Etats Unis qui le voyaient comme un anti-communiste fiable. Après sa mort, Jean-Claude « Bébé Doc », son fils, est devenu président à vie à l’âge de 19 ans et il a dirigé Haïti jusqu’à son renversement en 1986. C’est dans les années 1970 et 1980 que Bébé Do, le gouvernement et les milieux d’affaires des Etats Unis ont collaboré pour engager Haïti et sa capitale sur la voie qui devait aboutir à la situation du pays au 12 janvier 2010.

 

Après l’intronisation de Bébé Doc, des planificateurs Américains, membres ou non du gouvernement des Etats Unis, ont lancé leur programme pour transformer Haïti en « Taiwan de la Caraïbe ».

 

Ce pays, petit et pauvre, idéalement situé non loin des Etats Unis, se vit enjoindre d’abandonner son passé agricole et de développer un secteur manufacturier fort et orienté vers l’exportation. C’était, avait-on dit à Duvalier et ses alliés, la manière d’aller vers la modernisation et le développement économique.

Du point de vue de la banque Mondiale et de l’United States Agency for International Development (USAID), Haïti était un parfait candidat pour ce lifting néolibéral. La pauvreté endémique des masses haïtiennes les forcerait à exercer des emplois faiblement rémunérés dans la confection d’articles de baseball et l’assemblage d’autres produits.

Mais l’USAID avait des plans aussi pour la campagne. Non seulement les villes d’Haïti devaient-elles devenir des centres d’exportation, mais les zones rurales également, par un remodelage de l’agriculture haïtienne vers des productions orientées vers l’exportation et la logique des marchés. Dans ce but, l’USAID, avec des industriels citadins et de propriétaires terriens, a travaillé à la création d’équipements de traitement des produits agro-alimentaires, alors même qu’ils renforçaient les pratiques de dumping sur le prix des surplus agricoles des Etats Unis vendus à la population haïtienne.

Cette « aide » américaine et les changements structurels dans le monde rural ont contraint, comme on pouvait le prévoir, des paysans Haïtiens qui ne pouvaient plus survivre à migrer vers les villes, particulièrement Port-au-Prince où les nouveaux emplois du secteur manufacturier éraient supposés se trouver. Mais une fois sur place, ils se rendirent compte que les emplois manufacturiers étaient loin d’être en nombres suffisants. La ville est devenue de plus en plus densément peuplée.

 

Les bidonvilles se sont étendus. Et pour satisfaire les besoins en logement des paysans déplacés, un programme de maisons bon marché et construites à la va vite a été mis en place, parfois en posant des maisons « sur le toit des autres. »

 

Assez rapidement, cependant, les planificateurs Américains et les élites haïtiennes décidèrent que leur modèle de développement ne fonctionnait peut-être pas si bien en Haïti et ils l’abandonnèrent. Les conséquences des changements effectués sous la direction des Etats Unis ont par contre subsisté.

Quand dans l’après-midi et la soirée du 12 janvier 2010 Haïti a subi cet horrible tremblement de terre et ses répliques, les destructions ont été indubitablement aggravées par l’extrême surpeuplement et la pauvreté de Port-au-Prince et de ses environs. 

Mais les Américains en état de choc peuvent faire plus que de secouer la tête et de faire un don par pitié. Ils peuvent s’intéresser aux responsabilités de leur propre pays dans les conditions de vie à Port-au-Prince qui ont amplifié l’impact du séisme, et ils peuvent reconnaître le rôle de l’Amérique pour empêcher Haïti de parvenir à un développement significatif. 

Accepter l’approche incomplète d’Haïti proposée par CNN et le New York Times revient à blâmer les Haïtiens d’être les victimes d’un processus qui n’est pas de leur fait. Comme l’écrivait John Milton, « ils ont ôté les yeux des gens, et leur reprochent d’être aveugles. »

 

Carl Lindskoog, pour Commondreams.org

Carl Lindskoog est un militant qui réside à Nex York. Historien, il termine son doctorat à la City University of New York.

 

Traduit de l’anglais par Mounadil al-Djazaïri

 

Source : Mecanopolis [4]

 

 

Haïti regorge de ressources en matières premières

 

En cherchant un peu sur le web, on peut trouver un grand nombre d’indicateurs qui expliquent que Haïti, la plus petite partie de Hispaniola (l’autre, et plus grande partie de l’île, étant la République Dominicaine ou Saint-Domingue) représente un potentiel énorme en ressources pétrolières, aurifères, mais également en Iridium (métal rare du groupe du Platine qui est actuellement utilisé dans l’industrie militaire : missiles nucléaires, mais aussi dans le développement de l’industrie liée à la conquête de l’espace : fusées, système de mise en orbite, etc.

 

A la lumière de ces éléments, on pourrait facilement en déduire que  la volonté et l’énergie déployées par Washington pour déployer rapidement entre 12 et 15.000 soldats sur le sol haïtien dans une mission qui, comme l’annonce le haut commandement militaire US, se prolongera dans le long terme.

 

Dans les années 70 des travaux géophysiques ont été entrepris en divers points d’Haïti. Les forages ont signalé la présence d’huile et de gaz révélateurs de l’existence de pétrole. Des réservoirs de pétrole ont été localisés dans les sédiments marins entre 6000 à 7000 mètres de profondeur dans le Canal de la Gonâve et spécifiquement dans la Baie de Rochelois à l’Ile de la Gonâve.

Parmi les zones d’intérêt potentiel, citons le Plateau Central, la partie terrestre de la Plaine du Cul-de-Sac et la Grande Caïmite. « L’état actuel des connaissances accumulées sur le potentiel pétrolier haïtien est suffisamment satisfaisant pour attirer des investissements. » conclut le rapport No 3 du Bureau des mines d’Haïti.

 

Mais pourquoi ne peut-on pas exploiter le pétrole d’Haïti et soulager la misère du Peuple haïtien ?

 

La raison est d’ordre politique. Haïti est considéré comme l’arrière-cour du Grand Voisin (les USA bien sur). Le pétrole haïtien est inclus dans leurs réserves au cas d’une pénurie mondiale causée par la Guerre ou l’épuisement de cette ressource naturelle non renouvelable sur les autres Continents.

En 1949, le Gouvernement de Dumarsais Estimé avait déjà tenté d’exploiter les gisements pétrolifères haïtiens en faisant appel à la « Atlantic Reffining Company » (ATRECO). Les travaux de forage ont été exécutés avec l’assistance du Ministère de l’Agriculture et des Ressources Naturelles et du Développement Rural sous la supervision de l’Agronome Jean David.

Encore aujourd’hui, si l’on se rend sur la localité de Caradeux, entre l’Aéroport International et Pétion-Ville, on peut voir les traces des Derricks qui ont œuvré dans la zone. La bouche du puits est scellée avec une plaque en cuivre portant la date de forage et le nom de la ATRECO.

 

L’ordre formel fut donné par Washington de cesser immédiatement les travaux, ATRECO fut dédommagée. Adieu pétrole haïtien !

 

Il n’est pas superflu de mentionner qu’en 1975 le Gouvernement de Jean Claude Duvalier a fait appel à la Crux Limited pour l’exploration des dites ressources pétrolières repérées dans la rade de Port-au-Prince près de la Gonâve, aussi bien qu’à Grande Saline.

L’INAREM ou Institut National des Ressources Minières dont le Coordinateur fut Henri P.Bayard a entamé des recherches pendant près de 6 mois de Port-au-Prince jusqu’à la frontière dominicaine comme l’aire possible du forage entrepris par la ATRECO dans la Plaine du Cul-de-Sac.

Ce puits se trouverait sur la route vicinale qui sort de Caradeux pour aller à la chapelle Ste Marie de Pétion-ville.

 

Des échantillons ont été prélevés et analysés dans le laboratoire du Bureau des mines. Les ingénieurs ont établi l’existence d’une nappe de pétrole sous-marine contiguë aux gisements pétrolifères du Venezuela (la capacité de cette nappe est estimée par certains, 5 fois supérieure à celle de son voisin continental).

 

Une fois de plus, la Compagnie Crux Limited a été forcée d’abandonner les travaux d’exploration, pour les mêmes raisons qu’ATRECO en 1949.

Quelques années plus tard, un ingénieur géologue haïtien, ministre des Mines a tenté de reprendre les travaux de concert avec les autorités vénézuéliennes, et si ce n’est grâce à la vigilance de la police vénézuélienne, il serait mort suite à une tentative d’assassinat dans la chambre d’hôtel où il se trouvait lors de son séjour au Venezuela pour mettre les accords au point.

De plus, l’ex-président de la Raffinerie Dominicaine de Pétrole (REFIDOMSA), Leopold Espaillat Nanita, a expliqué que l’une des solutions pour que l’Etat haïtien puisse sortir de cette dette externe sans fin, mais aussi, afin de résoudre ses problèmes socio-économiques, se trouverait dans l’exploitation de ces gisement aurifères ainsi que ceux d’autres minéraux que possède le territoire voisin de la République Dominicaine.

 

Espaillat Nanita a révélé que les études et les recherches géologiques réalisées sur le sol haïtien indiquent que cette nation possède conjointement avec Saint-Domingue, possiblement le terrain aurifère non exploité le plus grand du monde.

 

De même, il existe un gisement (en seconde position après l’Afrique du Sud, le principal fournisseur mondial), d’un minerai peu connu : l’Iridium, utilisé dans la construction de navettes spatiales, missiles tactiques et autres engins.

 

Ces deux ressources sont suffisantes pour alléger la « pauvreté » du peuple haïtien…

 

Espaillat Nanita, qui est également architecte, dénonce le fait que ces ressources sont peu connues en raison d’une « conspiration » des multinationales, qui prétendent enlever aux Haïtiens leurs richesses naturelles.

L’ex-président de REFIDOMSA a dit que dans cette « conspiration », sont impliqués certains holdings pro-USA mais aussi des fonctionnaires d’Etat qui se dédient à entretenir la pauvreté et l’indigence en Haïti.

Dans ce sens, il appuie les déclarations du tout récent Premier ministre désigné, Jean-Max Bellerive, sur la recherche de nouvelles alternatives qui faciliteront la création d’emplois et attireront des investisseurs étrangers dans le plus petit des deux pays qui se partagent l’île d’Hispaniola au lieu de compter exclusivement sur la République Dominicaine.

Espaillat reconnaît qu’il existe en Haïti une classe nationaliste formée principalement d’hommes politiques et d’intellectuels – à laquelle appartient Bellerive (Désigné Premier ministre le 30 octobre 2009 par le président René Préval) – intéressée à ce que les problèmes d’Haïti trouvent des solutions sur son propre territoire et non dans une autre partie du monde, comme par exemple chez son voisin (Saint-Domingue).

L’ex-fonctionnaire de l’énergie a fait ces déclarations au cours d’un entretien réalisé par le programme de radio « Dejando huellas » sur Dominicana FM.

 

 Sources : Jean Erich René et Espacinsular.org

 

Traduction et mise en forme : Chevalier Jedi pour Mecanopolis [5]

 

 

 
Bonus : les américains ont-ils provoqué le séisme ?

 

Une rumeur folle circule sur le net : les américains auraient provoqué le séisme ! Certes, il existe des outils militaires (voir les vidéos ci-dessous) qui pourraient le permettre, mais de là à affirmer il n’y a un pas que je ne franchirais pas, pour la bonne et simple raison qu’en dépit de tous les soupçons éventuellement « les plus légitimes », ça reste IMPOSSIBLE A PROUVER !

 

Pour ma part je reste sur ce qu’on peut observer, c'est-à-dire une occupation militaire pour des intérêts géostratégiques et (sans doute) économiques.

 

Je suis naturellement plus nuancé que pour les attentats du 11 septembre, car dans le cas des tours jumelles, il y a trop d’indices qui permettent de douter (et même plus) de la version officielle. Et puis, un séisme naturel (qui est loin d’être une première dans l’histoire) est bien plus plausible que de détourner des avions avec des cutters, pour ensuite retrouver les passeports intacts dans les décombres d’un mètre de poussière dans tout New-York …

Voir : « Il était une fois le 11 septembre » et « Israël : ennemi de l’Amérique ? »

 

Dans tous les cas, c’est toujours deux théories qui vont s’affronter :

 

« La théorie du complot »

contre

« La théorie de la bonne providence qui sourit (toujours) aux impérialistes »

 

Jusqu’à preuve du contraire : le « hasard » ne déstabilise JAMAIS (ou alors très rarement) l’Empire, mais bien les pauvres. Que chacun se fasse son opinion, la « vérité vraie » personne ne l’a … pas même TF1.

 

 

Le projet HAARP sur I-Télé


 

 

La machine à tremblement de terre


 

 

 

Et pour donner du grain à moudre aux « vilains conspirationnistes » qui ont du mal à accepter les grilles de lecture des médias traditionnels, voici ce qui s’est passé d’un point de vue géopolitique – et qui n’a pas été particulièrement relayé –, après le dernier Tsunami.

afghanistan pakistan7

Cliquez sur l’image pour comprendre l’enjeu plus global qui se situe derrière le détroit de Malacca.

  

 

Devant l’ampleur du mensonge, et la grossièreté du travail de ceux qu’on appelle « journalistes » ; les seuls qui appuient les théories alternatives (qu’on peut appeler « théories du complot ») sont les mass-médias eux-mêmes !

 

S’ils (les journaleux) faisaient un vrai travail d’information, non dépendant du pouvoir et de l’idéologie dominante en place, certains se poseraient moins de questions, et ne tomberaient pas sur des choses relevant de la science-fiction. Des choses qui existent néanmoins.

Rien n’est sous entendu par rapport au séisme qui s’est produit à Haïti, encore une fois c’est impossible à prouver ; mais qu’on sache que les rumeurs ou « psychoses » du net ne naissent pas de n’importe où.

 

Photo HAARP

HAARP womd

 

 

[1] http://www.primitivi.org/spip.php?article194

[2] http://news.blog.lemonde.fr/2010/01/21/naomi-klein-met-en-garde-contre-lapplication-dun-capitalisme-du-desastre-a-haiti/

[3] http://www.primitivi.org/spip.php?article198

[4] http://www.mecanopolis.org/?p=12590

[5] http://www.mecanopolis.org/?p=12802&type=1

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Génération M - dans Impérialisme et résistance
commenter cet article

commentaires

Bienvenue Sur Génération M !

  • : Génération M
  • Génération M
  • : Parce que l'ultra-libéralisme mondialiste droit-de-l'hommiste à la sauce atlanto-sioniste, n'empêche pas (encore) de réfléchir et de se poser les bonnes questions. BONNE VISITE !
  • Contact

Message d'accueil

logo_generationM.jpg
Bonjour et bienvenue sur ce blog !

Cet espace se veut être un lieu d'échanges et d'informations - disons - alternatives.
Vous êtes donc cordialement invités à laisser des commentaires ; je ne suis pas un "sectaire" qui prétend détenir "toute la vérité", c'est pourquoi je suis ouvert au dialogue. (lire plus...)

Merci d'avance de parler de ce blog.
Vous êtes la meilleure publicité !

bouton_intro-objectif.jpg
bouton actu
bouton pres-art

Recherche

Archives

www.generationM.be

Des idées pour améliorer ce blog ?
Vous avez noté une faute d'orthographe ?
Un lien qui ne fonctionne pas ?
Vous avez des questions ?
Merci de nous contacter
ici